41e division d'infanterie (France)

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41e division d'infanterie
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - bataille de Mulhouse
1914 - Bataille de Dornach
1916 - bataille de la Somme
1917 - Bataille du Chemin des Dames
1918 - 3e Bataille des Flandres
1918 - 2e bataille de la Marne
1918 - Offensive des Cent-Jours
(Bataille de la ligne Hindenburg)
(Bataille des crêtes des Flandres)
(Bataille de Roulers)

La 41e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 18 février 1895 - 1er mars 1898 : général Langlois
  • 10 mars 1898 - 26 mars 1899 : général Jouart
  • 3 avril 1899 - 3 septembre 1901 : général Jeannerod
  • 24 septembre 1901 - 9 octobre 1903 : général Deckherr
  • 20 octobre 1903 - 14 novembre 1907 : général Michel
  • 29 novembre 1907 : général Bonneau
  • 9 novembre 1910 : général Legrand-Girarde
  • 14 mai 1912 - 31 janvier 1914 : général Gérard
  • 3 septembre 1914 - 8 septembre 1914 : général Bataille[1]
  • 13 septembre 1914 : général Bolgert
  • 22 septembre 1914 : général Claret de la Touche
  • 17 septembre 1916 : général Mignot
  • 17 juin 1917 - 31 mai 1918 : général Guignadaudet
  • 31 mai 1918 - 23 décembre 1918 : général Babelon
  • 23 décembre 1918 : général de Lardemelle
  • 26 novembre 1921 - 10 avril 1923 : général Dillemann
  • 30 mai 1923 - 28 décembre 1925 : général Fillonneau
  • 1926 : général Zopff
  • 2 septembre 1939 - 17 juin 1940 : général Bridoux

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition au cours de la guerre[modifier | modifier le code]

  • Infanterie :
152e régiment d'infanterie d'août à décembre 1914 (transféré à la 66e D.I.)
5e bataillon de chasseurs à pied d'août à décembre 1914 (transféré à la 66e D.I.)
15e bataillon de chasseurs à pied d'août à décembre 1914 (transféré à la 66e D.I.)
23e régiment d'infanterie d'août 1914 à novembre 1918
133e régiment d'infanterie d'août 1914 à juin 1917 (transféré à la 23e D.I.)
46e bataillon de chasseurs alpins d'août 1914 à mai 1915
37e régiment d'infanterie coloniale de septembre 1914 à juin 1915 (transféré à la 16e D.I.C.)
70e bataillon de chasseurs alpins de septembre 1914 à mai 1915
363e régiment d'infanterie de septembre 1914 à septembre 1917
373e régiment d'infanterie de septembre 1914 à juin 1916 (dissolution)
22e bataillon alpin de chasseurs à pied de décembre 1914 à mai 1915
215e régiment d'infanterie de décembre 1914 à juin 1916
253e régiment d'infanterie de décembre 1914 à juin 1916
343e régiment d'infanterie de décembre 1914 à juin 1916 (dissolution)
41e bataillon de chasseurs à pied de février à novembre 1915
229e régiment d'infanterie de mars 1916 à novembre 1917 (dissolution)
42e régiment d'infanterie de juin 1917 à novembre 1918
128e régiment d'infanterie de novembre 1917 à novembre 1918
43e régiment d'infanterie territoriale
  • Cavalerie :
1 escadron du 11e régiment de chasseurs à cheval d'août 1914 à janvier 1916 puis de juillet 1917 à novembre 1918
2 escadrons du 14e régiment de dragons de janvier à juillet 1916
2 escadrons du 3e régiment de chasseurs à cheval de juillet 1916 à juillet 1917
  • Artillerie :
3 groupes de 75 du 4e régiment d'artillerie de campagne d'août 1914 à novembre 1918
101e batterie de 58 du 31e régiment d'artillerie de campagne de janvier 1916 à janvier 1918
101e batterie de 58 du 4e régiment d'artillerie de campagne de janvier à novembre 1918
6e groupe de 155c du 107e régiment d'artillerie lourde de juillet à novembre 1918
  • Génie :
compagnie 7/2 du 4e régiment du génie
1 bataillon du 54e régiment d'infanterie territoriale d'août à novembre 1918

Historique[modifier | modifier le code]

Mobilisée dans la 7e région.

1914 - 1915[modifier | modifier le code]

19 août : combats vers Dornach.
10 et 11 septembre : enlèvement du col de Mandray et du col des Journaux.
En février et en mars 1915 : combats vers la Chapelotte.
22 juin : perte de la cote 637.
8 juillet : reprise de la cote 637.
24 juillet : prise de Launois ; combats de la Fontenelle.
23 mars 1916 : front réduit, à droite, jusqu'au col de Sainte-Marie.
25 et 26 avril : combats à la Chapelotte.

1916[modifier | modifier le code]

  • 11 juin – 16 juillet : retrait du front, repos vers Bruyères. À partir du 13 juin, mouvement par étapes vers Bayon ; repos et instruction au camp de Saffais. À partir du 25 juin, transport par V.F. dans la région de Breteuil ; repos.
  • 16 juillet – 10 août : mouvement vers le front : engagée, à partir du 21, dans la bataille de la Somme, entre le bois de Hem et la Somme.
30 juillet, 7 et 8 août : attaques françaises (combats du bois de Hem, de la ferme Monacu et du bois de Retz).
12 septembre : prise de Bouchavesnes.
  • 14 – 20 septembre : retrait du front et repos au sud-ouest d'Amiens.
  • 20 – 29 septembre : transport par V.F. dans la région de Sainte-Menehould ; repos.
  • 29 septembre – 31 décembre : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le Four de Paris et Vienne-le-Château, étendu à gauche, le 31 octobre, jusque vers l'Aisne.
  • 31 décembre 1916 – 19 janvier 1917 : mouvement par étapes vers Mailly-le-Camp ; repos et instruction au camp.

1917[modifier | modifier le code]

15 Avril : bataille du Chemin des Dames, prise de Loivre et organisation des positions conquises.
4 mai : combat de Berméricourt.
  • 12 mai – 3 juin : retrait du front, repos vers Damery, à partir du 24 mai, au camp de Ville-en-Tardenois.
  • 3 – 18 juin : transport par camions dans la région de Châlons-sur-Marne ; repos et instruction vers Coupéville.
  • 18 juin – 16 septembre : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers la Courtine et la Côte 193.
  • 16 septembre – 6 octobre : retrait du front ; repos vers Saint-Germain-la-Ville et Pogny.
  • 6 – 17 octobre : transport par camions dans la région de Condé-en-Barrois, puis, le 15 octobre, dans celle de Verdun.
  • 17 octobre – 21 novembre : occupation d'un secteur vers la ferme Mormont et la Côte 344.
  • 21 novembre – 29 décembre : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Joinville-en-Vallage ; repos et instruction. À partir du 24 décembre, transport par V.F. dans la région Toul, Dombasle-sur-Meurthe.
  • 29 décembre 1917 – 22 avril 1918 : occupation d'un secteur entre le Sânon et Bezange-la-Grande.

1918[modifier | modifier le code]

20 mai : prise de l'hospice de Locre.
  • 1er – 29 juin : retrait du front ; repos vers Saint-Pol-sur-Mer. À partir du 7 juin, transport par camions vers Cassel ; repos et travaux de deuxième position.
  • 29 juin – 8 juillet : occupation d'un secteur vers Koutkot et Fontaine-Houck.
  • 8 – 17 juillet : retrait du front (relève par l'armée britannique); repos vers Cassel. À partir du 10 juillet, transport par V.F. dans la région de Senlis ; repos.
  • 17 juillet – 8 août : mouvement vers la lisière est de la forêt de Villers-Cotterêts. À partir du 18 juillet, engagée, vers Faverolles, dans la 2e bataille de la Marne. Offensive, depuis la Savières vers la Vesle, par Oulchy-le-Château (25 juillet) et Saponay.
  • 8 – 24 août : retrait du front et transport par camions à Étrépilly ; repos.
  • 24 août – 5 septembre : transport par camions vers Soissons. À partir du 25 août, engagée dans la poussée vers la position Hindenburg : progression, par Cuffies, jusque vers Laffaux.
  • 5 – 21 septembre : retrait du front, repos vers Soissons. À partir du 15 septembre, engagée encore dans la Poussée vers la position Hindenburg, à l'ouest de Vailly-sur-Aisne : combats au nord de Vailly.
  • 21 septembre – 3 octobre : retrait du front et mouvement vers Villers-Cotterêts. À partir du 22 septembre, transport par V.F. dans la région de Lederzeele, puis mouvement vers Ypres.
  • 3 – 21 octobre : engagée dans la bataille des crêtes des Flandres (en liaison avec l'armée belge) : progression, en combattant, de Poelkapelle vers Roulers.
14 - 15 octobre : engagée dans la bataille de Roulers : attaque et prise de Roulers (14 octobre).
  • 21 octobre – 10 novembre : travaux d'organisation des positions conquises. À partir du 31 octobre, engagée dans la bataille de la Lys et de l'Escaut (en liaison avec les armées américaine et britannique) : violents combats vers Audenarde ; puis franchissement de l'Escaut.
  • 10 – 11 novembre : retrait du front ; regroupement à l'ouest d'Audenarde.

Rattachements[modifier | modifier le code]

  • Affectation organique :
Mobilisation : 7e corps d'armée
Octobre 1914 : 34e corps d'armée
Juillet 1916 : 7e corps d'armée
2 – 11 août 1914
28 août – 8 décembre 1914
6 octobre – 24 décembre 1917
20 septembre 1916 – 20 janvier 1917
3 juin – 6 octobre 1917
20 janvier – 3 juin 1917
1er – 9 mai 1918
25 – 28 juin 1916
16 juillet – 20 septembre 1916
4 avril 1915 – 13 juin 1916
25 – 26 juillet 1918
19 octobre – 11 novembre 1918
24 décembre 1917 – 1er mai 1918
28 juin – 16 juillet 1916
10 – 15 juillet 1918
26 juillet – 21 septembre 1918
11 – 28 août 1914
13 - 25 juin 1916
9 mai – 30 juin 1918
8 décembre 1914 – 4 avril 1915
21 septembre - 19 octobre 1918
30 juin – 4 juillet 1918

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

La 41e division d'infanterie, formation de série A et de type Nord-est sous les ordres du général Bridoux, est rattachée au XVIIIe corps d'armée qui est intégré à la 2e armée. Elle renforce le 155e régiment d'infanterie de forteresse qui occupe le sous-secteur de Marville (secteur fortifié de Montmédy) disposant de fortifications plutôt solides[2]. La division n'est dans son ensemble pas concernée par les plans d'interventions en Belgique, elle doit continuer à défendre le front qu'elle occupe, entre la 3e division d'infanterie coloniale à sa gauche et la 3e armée (du groupe d'armées no 2) sur sa droite. Seul son groupe de reconnaissance de division d'infanterie, le 36e GRDI, doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en renforçant le groupement est de la 2e division légère de cavalerie ; cette division agit en avant de la 2e armée en direction de la frontière belgo-luxembourgeoise au sud de Martelange[3].

Composition[modifier | modifier le code]

Au 10 mai 1940[4] :

  • Cavalerie :
36e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
  • Infanterie :
101e régiment d'infanterie
103e régiment d'infanterie
104e régiment d'infanterie
  • Artillerie :
13e régiment d'artillerie divisionnaire
213e régiment d'artillerie lourde divisionnaire
10e batterie divisionnaire antichar du 13e RAD
41e parc d'artillerie divisionnaire
41e compagnie d’ouvriers d'artillerie
41e section de munitions hippomobile
241e section de munitions automobile
  • Génie :
compagnie de sapeurs-mineurs 41/1
compagnie de sapeurs-mineurs 4173/2
  • Transmissions
compagnie télégraphique 41/81
compagnie radio 41/82
  • Train
compagnie hippomobile 41/22
compagnie automobile 141/22
  • Intendance : groupe d’exploitation divisionnaire 41/22
  • Santé : 41e groupe sanitaire divisionnaire

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tué le 8 septembre 1914 au col du Bonhomme
  2. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ , 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 22.
  3. Mary 2009, p. 34 à 38.
  4. Mary 2009, p. 438.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

La 41e DI dans la bataille de l'Aisne (1917)