Damvillers

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Damvillers
Église Saint-Maurice.
Église Saint-Maurice.
Blason de Damvillers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Damvillers (siège)
Maire
Mandat
Jacques Stalars
2014-2020
Code postal 55150
Code commune 55145
Démographie
Gentilé Damvillois
Population
municipale
664 hab. (2014)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 36″ nord, 5° 24′ 02″ est
Altitude Min. 197 m – Max. 353 m
Superficie 18,33 km2
Localisation

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Damvillers

Damvillers est une commune française située dans le département de la Meuse, dans la région historique et culturelle de Lorraine, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ecarts et lieux-dits : Gibercy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennes mentions : Damvillerium (1086) ; Danviler (1204) ; Danvillers (1238) ; Villarum de Danvillers (1324) ; Moneta Damviller, moneta Damvile (XIVe siècle) ; Danviller (1413) ; Dampvillers (1538) ; Dampvilliers (1549) ; De Dompnovillari (1642) ; Danvilliers (1661) ; Damvillæum (1679) ; Damviller (1700) ; Dampville (1730) ; Damvillé, Danis-villa (1738) ; Damvilliers (1745)[1].

L'origine du nom viendrait de la juxtaposition du château de Dame, qui protégeait le village au moyen-âge, et du couvent de Villiers, qui lui était rattaché[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1285, Jean de Muraut ou Murauvaux, l'un des quatre pairs de l'évêque de Verdun, se trouvait au tournoi de Chauvency. Jacques Bretel en fait le héros d'une des joutes qu'il raconte. Le château de Muraut (détruit à l'époque de Louis XIII) se trouvait sur une des buttes, à l'écart de Damvillers, à la lisière de la forêt. Son autre résidence (également disparue aujourd'hui) aurait été, selon l'ancien historien J. Havet, le château de Murauvaux, près de Mont-Villers.

En 1317, Damvillers était un petit village dépendant du Duché du Luxembourg, protégé par un château qu'a habité Béatrix, reine de Bohême. Charles Quint en fit une place forte qui, après avoir soutenu plusieurs sièges et avoir appartenu à diverses puissances, fut cédé à la France par le traité des Pyrénées en 1659[2]. Damvillers fit ensuite partie du Luxembourg français jusqu'en 1790. Fut chef-lieu de prévôté[1].

En 1741, le Maréchal de Belle-Isle, fit vider les fossés des fortifications et fit fermer la ville par des palissades et des chevaux de frise.

En 1552, Henri II, lors du "voyage d'Allemagne", revient d'Alsace et s'empare le 11 juin de la ville qui a soutenu un siège de huit jours. Lors de cette bataille Ambroise Paré, chirurgien du roi, expérimenta la ligature artérielle lors de l'amputation.

Était rattaché au diocèse de Verdun.

Fusion de communes[modifier | modifier le code]

Le , Damvillers fusionne avec Gibercy sous le régime de la fusion simple[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1852   Jean-Baptiste Gérard    
1861   Gaspard Marchal    
1872   Gilbert Hyppolite Carton    
mars 2001 mars 2014 Roland Jehannin PS Conseiller général du canton de Damvillers (2008-2015)
mars 2014 en cours Jacques Stalars    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 664 habitants, en augmentation de 2,79 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
779 809 917 992 1 075 1 045 998 1 028 978
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
879 934 910 834 840 809 791 837 830
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
746 746 680 614 635 531 473 441 522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
566 588 631 674 627 620 636 655 664
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Statue de Jules Bastien-Lepage par Rodin.
Damvillers. Le presbytère. Carte postale ancienne.
L'ancien moulin de Gibercy pendant la Première Guerre mondiale. Carte postale allemande.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Maurice le premier portail.
Chapelle Saint-Hubert de Gibercy.
  • Église Saint-Maurice XIe siècle elle présente la particularité de posséder deux porches pour la même entrée.
  • Ancienne chapelle Saint-Hubert de Gibercy construite en 1716.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Baland (1904-1993) colonel de l'air, officier de la Légion d'honneur.
  • Jules Bastien-Lepage (1848-1884) peintre naturaliste français, né le 1er novembre 1848 à Damvillers.
  • Étienne Maurice Gérard (1773-1852) général de Napoléon 1er, fait maréchal de France sous Louis-Philippe en 1830. Né le 4 avril 1773 à Damvillers.
  • Jules Liégeois (1833-1908) juriste.
  • Louis Henri Loison (1771-1816) général des armées de la République et de l'Empire.
  • Maurice Louis Saint-Rémy, (1769-1841) général d'Empire.
  • L'annuaire statistique de 1804 du département de la Meuse[2] indique que "Cette ville fut le lieu de naissance de Desroziers, ce célèbre et malheureux aéronaute". Il est cependant établi que Jean-François Pilâtre de Rozier est né à Metz et non à Damvillers, mais peut-être y a-t-il vécu durant son enfance ?
  • Jean-Baptiste de Ternant (1751-1833), ambassadeur de France aux États-Unis de 1791 à 1793, né à Damvillers le 12 décembre 1751.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Damvillers Blason Parti : au premier, burelé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules à double queue, armé lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout ; au deuxième, d'azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton de gueules péri en bande.
Détails Les armes de Luxembourg, font allusion à la propriété des ducs de Luxembourg sur cette ville[8].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner
En losange, mi-parti à dextre, burelé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules losangé d'azur, couronné et armé d’or, à la queue fourchue (qui est de Luxembourg) ; et à sénestre, d'azur semé de fleurs de lis d'or sans nombre au bâton péri de gueules en bande (qui est de Clermont moderne)[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, 1872.
  2. a, b et c « 1804: Annuaire statistique du département de la Meuse (vue 29) », sur achirves.meuse.fr
  3. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=55&codecom=145
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, Chez l'auteur