Bataille de l'Ailette (1940)

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Bataille de l'Ailette
Description de cette image, également commentée ci-après

Vue sur l'Aisne à Soissons. La ville sera prise et occupée le 8 juin 1940 par l'armée allemande.

Informations générales
Date du 18 mai au
Lieu Ailette et Chemin des Dames, Aisne, France
Issue Victoire allemande
Belligérants
Drapeau de la France France Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
Drapeau de la France Robert-Auguste Touchon Drapeau de l'Allemagne Walter von Reichenau
Drapeau de l'Allemagne Fedor von Bock

Seconde Guerre mondiale,
Bataille de France

Batailles

Bataille de France et campagne des 18 jours
Pour le front néerlandais, voir Bataille des Pays-Bas.

Prélude et traversée allemande des Ardennes

Drôle de guerre · Évacuation des civils de la ligne Maginot · Mobilisation · Offensive de la Sarre · Baie de Heligoland · Accident de Mechelen · Plan jaune · Plan Dyle · Luxembourg · Ében-Émael · Hannut

Percées de la Meuse et rupture du front belge :

Sedan · Dinant · Monthermé · Givet · La Horgne · Gembloux · Flavion · Louvain · Charleroi

Tentatives de contre-attaques alliées :

Stonne · Montcornet · La Sambre · Arras

Défense des ports de la Manche et rembarquement britannique à Dunkerque :

L'Escaut · Amiens · La Lys · Massacre de Vinkt · Boulogne-sur-Mer · Calais · Poche de Lille · Massacre du Paradis · Abbeville · Dunkerque · Capitulation belge

Effondrement de la Ligne Weygand et avancée allemande sur la Seine :

L'Aisne · L'Ailette · Opération Paula · l’Exode

Front italien et percée allemande dans le Sud :
Pont-de-l'Arche · Les Alpes · Vallon du Seuil · Bombardement de Toulon · Opération Vado · La Loire · La vallée du Rhône · Bombardements de Marseille · Menton (Pont-Saint-Louis) · Armistice du 22 juin

L’Ailette et le Chemin des Dames connaissent à nouveau, au cours de la Bataille de France de 1940, des combats décisifs du 18 mai au pour la route de Paris, sur la Ligne Weygand[1]. La Bataille de l'Ailette fait suite à la percée allemande à Sedan dans le secteur de la Meuse.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Après la rupture du front français sur la Meuse le 14 mai 1940, la 6e Armée du général Touchon puis la 7e Armée du général Frère sont envoyées s'établir le long de l'Aisne et de l'Ailette afin de s'opposer à l'extension vers le sud de la percée allemande, qui atteint la mer le 20 mai tandis que la majeure partie des forces françaises se retrouve alors encerclée en Belgique et dans le nord de la France.

Préparatifs[modifier | modifier le code]

Le 17e Corps d'Armée du général Noël de la 6e Armée arrive sur l'Ailette à partir du 18 mai : 87e Division d'Infanterie d'Afrique Barbeyrac de Saint-Maurice à gauche et 28e Division d'Infanterie Alpine Lestien à droite. Dès le 21 mai, des attaques ennemies se déclenchent. Le 36e Bataillon de Chars de Combat[2] (Renault FT) puis la 7e Division d'Infanterie Hupel viennent renforcer le dispositif français[3].

L'attaque allemande[modifier | modifier le code]

L'attaque allemande débute le 5 juin 1940 (opération Fall Rot) par un violent bombardement terrestre et aérien.

Puis trois corps d'armée allemands : le 44e, 18e et le 42e corps, soit 9 divisions, appartenant aux 6. Armee von Reichenau et 9. Armee Strauß du Heeresgruppe B von Bock, se lancent à l'assaut du canal tenu par trois divisions françaises : la 87e Division d'Infanterie d'Afrique, 7e Division d'Infanterie et la 28e Division d'Infanterie Alpine, appartenant désormais au 24e Corps d'Armée Fougère de la 7e Armée Frère (87e DIA) et 17e Corps d'Armée Noël de la 6e Armée Touchon (7e et 28e DI Alpine).

Les assaillants parviennent à franchir le canal en plusieurs points au prix de lourdes pertes puis à contourner les premières lignes de défenses françaises qui résistent (Guny, Trosly-Loire…), ralentissant considérablement la progression allemande. Les combats sont particulièrement violents au nord dans le secteur de la 87e DIA, à la jonction avec la 23e DI, et au sud dans le secteur de la 28e DI, à la jonction avec la 7e DI. Le 5 juin au soir, l'avancée allemande reste limitée. En certains points les Allemands ont été rejetés derrière le canal mais la 25e Infanterie Division[4] du 18e corps allemand est parvenue à progresser par Chavignon vers le Chemin des Dames et La Malmaison.

Le 6 juin, la progression allemande reste difficile mais le 18e corps d'armée, durement accroché à Pinon dans le secteur de la 7e DI française, réussit à s'enfoncer vers Soissons : la 290. ID allemande atteint une ligne Vauxaillon - VauxrezisPommiers à l'ouest de la ville et la 25. ID arrive devant Missy-sur-Aisne à l'est avant de franchir l'Aisne dans la soirée.

Le 6 juin au soir, les deux divisions du 17e Corps français (7e et 28e) sont dès lors contraintes de se replier au sud de l'Aisne entrainant le repli de la 87e DIA très éprouvée. À gauche, Noyon tombe aux mains du 5e corps allemand le 7 juin au soir. À droite, Soissons est pris par la 290. ID le 8 juin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Les combats de 1940 sur l'Ailette - 18e RTA 1940 Quierzy
  2. (fr) www.chars-francais.net[réf. incomplète]
  3. Le jeune lieutenant Guy des Cars prend part à la campagne de France au sein du 102e RI de la 7e DI, épisode qu'il raconte dans son premier roman L'Officier sans nom, 1941.
  4. La 25e Infanterie Division sera transformée en Panzer Division en 1943.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]