Blérancourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Blason de Blérancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Vic-sur-Aisne
Intercommunalité Picardie des Châteaux
Maire
Mandat
Patrick Laplace
2014-2020
Code postal 02300
Code commune 02093
Démographie
Population
municipale
1 231 hab. (2014)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 01″ nord, 3° 09′ 05″ est
Altitude Min. 53 m – Max. 159 m
Superficie 10,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte administrative de l'Aisne
City locator 14.svg
Blérancourt

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Blérancourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Blérancourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Blérancourt

Blérancourt est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blérancourt est un bourg situé au croisement de la route départementale D 934, entre Noyon (au nord-ouest) et Coucy-le-Château-Auffrique (à l'est), avec la route départementale D 6 menant à Soissons (au sud-est).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Maison de Louis Antoine de Saint-Just à Blérancourt.

La terre de Blérancourt resta aux sires de Coucy jusqu'en 1230, pour passer ensuite aux mains de la famille de Fontaine. Bernard Potier de Gesvres, l'un des principaux propriétaires de Normandie par son mariage avec Charlotte de Vieux-Pont, en 1600, eut une grande influence sur le développement et la prospérité de Blérancourt. Il employa son immense fortune à l'embellissement du bourg, au soulagement des misères, à la fondation d'œuvres charitables. Ce personnage prestigieux, apprécié par Henri IV et Marie de Médicis, fit ériger le château où il attira savants et artistes. Gouverneur de Fougères, de Langres, grand bailli de Coucy, il fit construire une halle, un pressoir, des boutiques, créa un couvent des Feuillants et un hospice pour orphelins. Le château, mis à sac par les Espagnols, fut acheté en 1793 par les « Bandes noires », pour être démantelé.
Parmi les grandes figures de Blérancourt, il faut citer celle de Saint-Just qui fut désigné en 1790 comme électeur départemental pour le canton. Il fut présent à l'assemblée lorsque fut choisi le chef-lieu du département de l'Aisne. Partisan de Soissons, il dût s'incliner devant la majorité qui vota pour Laon. Député puis président de la Convention, il monta sur l'échafaud le 28 juillet 1794 (10 Thermidor An II), en compagnie de Robespierre, qui l'entraina dans sa chute. En 1917, Miss Morgan et Miss Dike vinrent s'installer au château, qui leur avait été assigné comme quartier général, pour soulager la population des misères de l'occupation ennemie.

En 1968, Blérancourt absorbe la commune voisine de Blérancourdelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel-de-ville, avec son fronton décoré.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1878 Denoyn[1]
Merlier
  Blérancourt
Blérancourdelle
1879   Caille[2]
Merlier
  Blérancourt
Blérancourdelle
.... .... Gaston Dessoubrie    
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Patrick Laplace PRG Conseiller juridique
Réélu pour le mandat 2014-2020[3], [4]

Gaston Dessoubrie a parrainé la candidature de Raymond Barre aux élections présidentielles de 1988.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 231 habitants, en diminution de -3,68 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
923 878 1 154 1 159 1 185 1 151 1 161 1 173 1 129
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 059 1 071 1 137 1 112 1 056 1 066 990 1 033 1 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
997 973 905 821 813 817 816 858 857
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
910 945 1 115 1 177 1 270 1 193 1 260 1 229 1 231
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • L'Atelier des Coteaux[9], entreprise de restauration d'automobiles anciennes, notamment de marque Jaguar.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La croix devant l'église
  • Église Saint-Pierre-ès-Liens, dont le portail est décoré de chaque côté par la sculpture d'un chevalier en armure, est classée aux monuments historiques depuis 1921. Vitraux de 1926 par Louis Mazetier et vitraux contemporains par Alain Mongrenier et Fleur Nabert.
  • Château (ancien château des ducs de Gesvres), avec le musée national de la coopération franco-américaine et les jardins du Nouveau-Monde. Construit à partir de 1612 en pierre de taille et entouré de fossé, il fut déclaré comme bien national sous la Révolution, puis fut fortement endommagé pendant la Première Guerre mondiale. À la fin de celle-ci, il abrita le quartier général pour l'organisation de secours portés aux civils puis fut transformé dans l'entre-deux-guerres en musée. L'édifice a été classé monument historique en cinq tranches entre 1925 et 2002.
  • Maison de Saint-Just, située 2 rue de la Chouette, est classée depuis 1987. La famille du futur révolutionnaire montagnard s'y est installée en 1776.
  • Ancien couvent des Feuillants, dont la porte monumentale est classée depuis 1928.
  • Hôtel de Fourcroy, ancienne propriété de Bernard Potier et de son épouse Charlotte de Vieuxpont, devenu en 1661 une Fondation pour l'éducation des orphelins de la région, classé depuis 1927.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à trois mains dextres appaumées d'or, au franc-quartier échiqueté d'argent et d'azur de quatre tires. Croix de guerre 1914-1918[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1878, p241.
  2. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1879, p223.
  3. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  4. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Atelier des Coteaux
  10. GASO - Banque du blason - 02093