64e régiment d'infanterie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

64e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 64e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 64e régiment d’infanterie.

Création 1672
Dissolution 1999
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Devise « Auxilium nostrum a domino »
Inscriptions
sur l’emblème
Mantoue 1796
Verone 1797
Austerlitz 1805
Iéna 1806
Artois 1915
Verdun 1916
L'Aisne 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de la Marne
(Bataille des Marais de Saint-Gond)
1918 - 2e bataille de la Marne
Fourragères Aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
une étoile de vermeil
Médaille d'or de la Ville de Milan.

Le 64e régiment d'infanterie (64e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Salis-Samade, un régiment d'infanterie suisse au service du Royaume de France.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • Création du régiment en 1672 : composé à l’origine de soldats suisses, il porte alors le nom de STUPPA (nom du 1er chef de corps).
  • 1782 à 1791 : régiment de Salis (suisse).
  • 1789 : 64e régiment d'infanterie.
  • 1792 : dissolution.
  • 1796 : 64e demi-brigade de ligne.
  • 1803 : 64e régiment d’infanterie de ligne.
  • 1815 : Waterloo 3e Corps (août dissolution).
  • 1823 : reformé à Lille le 1er mai.
  • 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le 264e régiment d'infanterie.
  • 1924 : le 1er janvier dissolution.
  • 1939 : reformé.
  • 1940 : dissolution.
  • 1990 : reformé comme (commandement des troupes) CT/64e RI, régiment de soutien 64e RI.
  • 1991 : donne aux unités de soutien des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, le nom de 64e Régiment d’Infanterie.
  • 1995 : Groupement-Soutien /64e RI (GS/64e RI)
  • 1999 : dissolution du régiment.
insigne de béret d'infanterie

Colonels/Chef de brigade[modifier | modifier le code]

  • 1672 : colonel Stuppa.
  • 1701 : colonel Brendle.
  • 1738 : colonel Seedorf.
  • 1752 : colonel Boccard.
  • 1782-1792 : colonel Salis, colonel Samade.
  • 1796 : chef de brigade Roucelet.
  • 1797 : chef de brigade Charlot.
  • 1803 : colonel Nerin.
  • 1808 : colonel Chauvel.
  • 1809 : colonel Henri Martin Peschery.
  • 1810 : colonel Vigent.
  • 1811 : colonel Aulard.
  • 1814-1815 : colonel Dubalen.
  • 1823 : colonel Gérard. Colonel Maquerel De Pleineseve.
  • 1828 : colonel Tardieu De saint Aubanet.
  • 1831 : colonel Brue.
  • 1835 : colonel Buhot
  • 1841 : colonel Picouleau.
  • 1850 : colonel Chalumeau De Verneuil.
  • 1855 : colonel Jouenne D'Esgrigny.
  • 1862 : colonel Le Beschu De La Bastays.
  • 1869-1871 : colonel Léger.
  • 1876 : colonel Duhamel-Grandprey.
  • 1882 : colonel Brissaud.
  • 1883 : colonel Lebrun.
  • 1884 : colonel Deade.
  • 1887 : colonel Laffont.
  • 1893 : colonel Roidot.
  • 1898 : colonel Bailly.
  • 1905 : colonel Lebigot.
  • 1907-1908 : colonel Circan.
  • 1909 : colonel Levessel.
  • 1912 : colonel Fourié.
  • 1913 : colonel Bouyssou.
  • 1914 : lieutenant-colonel Laffon De Ladebat. Lieutenant-colonelBrémond.
  • 1915 : lieutenant-colonel Dugonge.
  • 1922 : lieutenant-colonel Fischer.
  • 1940 : colonel Michaux.
  • 1991 : lieutenant-colonel Le Bastaro De Villeneuve.
  • 1992 : lieutenant-colonel De Tellechea.
  • 1996 : lieutenant-colonel Etronnier

Historique des garnisons, combats et batailles du 64e RI[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Régiment suisse servant la monarchie française, créé sous le règne de Louis XIV ; levé en vertu de la capitulation du 14 août 1671.


Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Bataille de Ligny (dernière victoire de Napoléon) peu avant Waterloo en 1815 au sein du 3e corps du Général Vandamne colonel Dubalen et du maréchal Grouchy[1].

Second Empire[modifier | modifier le code]

Sous le Second Empire, le 64e régiment d'infanterie de ligne stationne à Calais[2].

1870 à 1914[modifier | modifier le code]

Le 17 novembre 1870, durant la guerre franco-allemande eut lieu le combat de Torçay ou fut engagé une compagnie de marche du 64e RI qui composait le 36e régiment de marche.
Le 6 janvier 1871, la compagnie de marche du 64e RI qui composait le 36e régiment de marche est engagé dans l'affaire du Gué-du-Loir.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914 casernement : Ancenis, Saint-Nazaire, 41e brigade d'infanterie ; 21e division d'infanterie; 11e Corps d'Armée. Il était principalement composé à l'origine de Bretons et de Vendéens.

1914[modifier | modifier le code]

Le 5 août 1914 c'est le départ d'Ancenis le commandant est alors le Colonel Bouyssou, leur première apparition sur le front date du 22 août 1914 à Maissin en Belgique.
Ce régiment a mené de rudes combats avec une grande ténacité.

Photo 1914 le 64e RI à Ancenis.

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

  • Verdun lors des mois de juin à août 1916, le régiment participe à la défense de l'ouvrage de Thiaumont durant la dernière offensive allemande sur Verdun.

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

À la fin il ne restait que 33 hommes et officiers vivants et non blessés. Capitaines Angeli, Laine, Pradère-Niquel et Bironneau.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le 64e s’installe à Ancenis, au quartier de la Davrays. Dissous à nouveau le 1er janvier 1924.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Elle est rattachée à la 236e division légère d'infanterie.

Le 64e RI (Nord Est allégé) est formé le 5 juin 1940 à partir d'éléments du 148e RIF, 22e DI et 9e DIM au camp de Sourges (Gironde). Dissolution du régiment à l'Armistice.

Après 1945 jusqu'à nos jours[modifier | modifier le code]

le 30 mai 1990 sur la cour Rivoli, le général Renard commandant les Écoles, remet solennellement au lieutenant-colonel de Villeneuve chef de corps du CT (commandement des troupes) et à l’origine du projet ; le drapeau du 64e RI Le choix du drapeau du 64e régiment d’infanterie, comme emblème des unités de soutien des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Il prend le nom de (CT/64e RI). Le 1er juillet 1990 le CT/64e RI devient (RS/64e RI), Régiment de soutien 64e RI Enfin, la décision ministérielle du 17 juin 1991, donne aux unités de soutien des écoles, le nom de 64e régiment d’infanterie, jusqu’au 31 mai 1995. Le 1er juin 1995 nouvelle réorganisation, le 64 disparaît en tant que régiment ; il prend alors le nom de Groupement-Soutien / 64e R.I. G.S./64e R.I.. Le 31 mai 1999, le G.S./64e R.I. est dissous et par là même, le soutien des écoles perd la garde du drapeau. Ce dernier est alors remisé au musée du souvenir.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3]:

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918

64e régiment d'infanterie de ligne - drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée puis une citation à l'ordre du corps d'armée.

il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Traditions et uniformes[modifier | modifier le code]

Le dernier insigne du 64e régiment d'infanterie a été dessiné en 1990 par un des appelés effectuant son service national aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, à la suite d'un concours lancé par le chef de corps. La pucelle évoque le drapeau suisse de l'ancêtre de cette unité, le soleil d'Austerlitz et la Bretagne, où il était stationné.

Devise[modifier | modifier le code]

« Auxilium nostrum a domino »

Refrain[modifier | modifier le code]

Les ennemis sont dans le pays.
Pour se faire battre, ils réclament le 64.

Personnages célèbres ayant servi au 64e RI[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • À partir du Recueil d'historiques de l'infanterie française (général Andolenko - Eurimprim 1969).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. source 1815 HENRY HOUSSAYE
  2. Histoire de l'Infanterie en France, tome V, page 470, lieutenant-colonel Victor-Louis Jean-François Belhomme, 1893-1902
  3. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]