Île-de-Bréhat

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec l'île de Bréhat, la principale de l'archipel de Bréhat.
Île-de-Bréhat
Le Port-Clos à marée basse.
Le Port-Clos à marée basse.
Blason de Île-de-Bréhat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Paimpol
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Patrick Huet
2014-2020
Code postal 22870
Code commune 22016
Démographie
Gentilé Bréhatins
Population
municipale
404 hab. (2012)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 49″ N 2° 59′ 55″ O / 48.846944444, -2.99861111148° 50′ 49″ Nord 2° 59′ 55″ Ouest / 48.846944444, -2.998611111
Altitude 26 m (min. : 0 m) (max. : 34 m)
Superficie 3,09 km2
Localisation

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Liens
Site web iledebrehat.fr

Île-de-Bréhat [il də bʁea] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor au nord de la pointe de l'Arcouest en Bretagne, constitué par l'archipel de Bréhat qui doit son nom à l'île principale (dont le nom breton est Enez Vriad).

Cette commune est rattachée au canton de Paimpol (arrondissement de Saint-Brieuc).

Géographie[modifier | modifier le code]

Image satellite de Bréhat.

L'archipel qui forme le territoire de la commune est d'une superficie totale de 309 ha, constituée de l'île principale, accompagnée de 86 îlots et récifs voisins, séparée du continent par le chenal du Ferlas, large de 2 km.

Avec 290 ha, l'île principale, longue de 3,5 km et large de 1,5 km maximum[1], est en fait composée à marée haute de deux îles réunies au XVIIIe siècle, par un pont-chaussée (ou pont ar Prat c'est-à-dire « pont de la Prairie », appelé aussi « pont-chaussée Vauban »)[2] : l'« île Nord » au relief de landes et l'« île Sud » plus fleurie.

Bréhat fut le premier site naturel classé en France le 13 juillet 1907.

Climat[modifier | modifier le code]

Son microclimat, particulièrement doux en hiver (moyenne de 6°C), favorise une très grande diversité de fleurs et de plantes. On y trouve des mimosas, des figuiers, des eucalyptus, des céanothes, des echiums, des agapanthes, ou des hortensias. Les géraniums grimpent le long des façades des maisons. On y trouve même des Palmiers . C'est un des rares lieux en « Bretagne Nord » sur lequel peuvent pousser des plantes méditerranéennes, car les gelées y sont encore plus rares que sur les côtes de la commune de Ploubazlanec et de la partie continentale de la « Ceinture dorée ».

Géologie[modifier | modifier le code]

C'est également une île sur laquelle on trouve du granit rose, dont la côte homonyme se trouve à l'ouest de l'île.

D'ailleurs, les roches à fleurs d'eau de l'archipel de Bréhat forment des écueils dangereux, la navigation de plaisance y est particulièrement difficile et demande de solides connaissances maritimes.

Granit rose près du phare du Paon.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'accès à l'île s'effectue par une navette maritime assuré par les « vedettes de Bréhat »[3] qui accomplit toute l'année la traversée du chenal du Ferlas en une dizaine de minutes, jusqu'au Port-clos (sur la côte sud de l'île, face au continent) depuis L'Arcouest, quai d'embarquement le plus proche situé sur la commune de Ploubazlanec, et qui est lui-même desservie depuis Saint-Brieuc via Paimpol, par la ligne 9 du Tibus, le service de transport départementaux costarmoricains.
Les autres ports d'embarquement d'Erquy, de Dahouët, de Saint-Quay-Portrieux, de Binic et de Tréguier, ne sont opérationnels qu'en période estivale.

Les engins à moteur (automobiles et camions) sont en principe "interdits" sur l'île, mais de nombreux engins diesel circulent Aussi les vedettes ne transportent-elles pas de véhicules, un parking est donc mis à la disposition des passagers à L'Arcouest.

La circulation sur place se fait :

  • à pied ;
  • à vélo ;
  • en tracteur pour le transport en commun (« petit train »)
  • en engins de chantiers surdimensionnés et polluants

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cabaret des décapités devait son nom aux verres décorés des têtes des clients.
La chapelle Saint-Michel (au fond).
Bréhat vers 1780 (carte de Cassini).

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

À 2 km de la pointe de l'Arcouest, au nord de Paimpol, Bréhat est au centre d'une dizaine d'îlots ou l'on trouve des traces d'occupation datant du néolithique. Ce sont les traces apparentes d'une époque où les îles bretonnes n'étaient pas encore des îles, mais des sommets séparés par des vallées côtières au littoral actuel. Ici comme ailleurs, le paysage littoral a ensuite connu des transformations importantes. Le volume des mers a varié avec le climat. L'eau, immobilisée en glace durant les périodes froides, s'est libérée à la faveur des réchauffements de l'atmosphère pour retourner aux océans, créant ces îles.

Les premières traces d'occupation de l'île datent de la période gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Bréhat, enclavée dans l'évêché de Saint-Brieuc faisait partie du doyenné de Lanvollon relevant de l'évêché de Dol et était sous les vocables de saint Samson et Notre-Dame.

Au Moyen Âge, Bréhat devient un point militaire stratégique et le Comte de Penthièvre décide de fortifier l'île en construisant notamment un château au nord-est du bourg. Malgré ces fortifications, Bréhat sera régulièrement envahie par les Anglais, et même les Espagnols. En 1409, notamment, Bréhat est ravagée par les troupes anglaises, débarquées sur l'île Lavret et commandées par l'amiral Edmond Holland, Comte de Kent qui trouvera la mort lors de la bataille. Celui-ci agissait alors pour le compte du duc de Bretagne, Jean V, qui était en conflit avec la Comtesse de Penthièvre, Marguerite de Clisson). Les maisons sont incendiées, les gens sont massacrés et les défenseurs de l'île pendus aux ailes du « moulin du Nord », au sommet du tertre du Creac'h ar Pot. À la suite de cet épisode, son château, propriété de la Comtesse de Penthièvre, sera confisqué et rasé par le duc vers 1422. Tandis que la seigneurie qui fait jusque-là partie du comté de Penthièvre devient alors l'apanage de la famille ducale avec à sa tête Arthur III de Bretagne, le frère du duc.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Bréhat souffrit beaucoup de l'épidémie de choléra en 1832 puis encore en 1854, avec respectivement 120 et 54 victimes. Les corsaires furent également nombreux jusqu'au XIXe siècle.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Bréhat fut occupée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale jusqu'au . Au moment de leur retraite, ils dynamitèrent les phares du Paon et du Rosédo.

De nombreuses personnalités et artistes séjournèrent sur l'île : Prosper Mérimée, Ernest Renan, Pierre Loti, Max Jacob, Maurice Sachs, Théodore Botrel, les frères Edmond et Jules de Goncourt, Paul Gauguin, André Barsacq, Emil Cioran, Robert Giraud, Louis Guillaume, André Vermare, Paul Vaillant-Couturier, Charles Le Goffic ou Keiichirô Kume.

La jetée du port clos de l'île de Bréhat, à marée haute.

C'est en 1872 que l'Île-de-Bréhat est reliée télégraphiquement au continent, grâce à un câble venant de la Pointe de l'Arcouest en Ploubazlanec[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1947 1959 Yves Kerjolis    
mars 1959 1973 Yves Léon    
juillet 1973 1977 Benjamin Le Locat    
mars 1977 1983 Michel Moreux    
mars 1983 2001 Joseph Le Pache    
mars 2001 2008 Yvon Colin    
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Patrick Huet   Assureur

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Île-de-Bréhat[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Île-de-Bréhat s'établit à 1 339 000 € en dépenses et 1 395 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 958 000 € de charges (2 254 € par habitant) pour 1 060 000 € de produits (2 494 € par habitant), soit un solde de 102 000 € (240 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur totale de 454 000 € (47 %), soit 1 068 € par habitant, ratio supérieur de 228 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (326 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 886 € à 1 068 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour 500 000 € (47 %), soit 1 176 € par habitant, ratio supérieur de 102 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (583 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 688 € par habitant en 2010 et un maximum de 1 176 € par habitant en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Île-de-Bréhat[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur totale de 358 000 € (94 %), soit 841 € par habitant, ratio supérieur de 65 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (510 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 424 € par habitant en 2011 et un maximum de 841 € par habitant en 2013 ;
  • aucun remboursement d'emprunt[Note 7].

Les ressources en investissement de Île-de-Bréhat se répartissent principalement en[A2 4] :

  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur totale de 30 000 € (9 %), soit 70 € par habitant, ratio supérieur de 19 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (59 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 33 € par habitant en 2012 et un maximum de 162 € par habitant en 2009 ;
  • subventions reçues pour une valeur de 20 000 € (6 %), soit 47 € par habitant, ratio inférieur de 66 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (140 € par habitant).

L'endettement de Île-de-Bréhat au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 1 000 €, soit 2 € par habitant, ratio inférieur de 100 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (621 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de 0 € à 2 € par habitant[A2 5] ;
  • aucune annuité pour la dette. Depuis 5 ans, ce ratio diminue de façon continue de 15 € à 0 € par habitant[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 234 000 €, soit 550 € par habitant, ratio supérieur de 96 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (280 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 234 € par habitant en 2009 et un maximum de 717 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est de moins d'un an en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Démographie[modifier | modifier le code]

La population permanente, dont l'essentiel se regroupe autour du bourg situé dans la partie orientale de l'« île sud », a fortement diminué (près de 2 000 habitants en 1846, 1 559 en 1873, 1 400 en 1952, 653 en 1982, 421 en 1999, 406 en 2001 et 439 en 2007)[5].
En revanche, la population estivale peut atteindre une dizaine de milliers de personnes.

En 2012, la commune comptait 404 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 318 1 475 1 444 1 488 1 550 1 483 1 519 1 941 1 357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 348 1 202 1 212 1 114 1 059 1 172 1 086 1 012 984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
995 1 062 1 016 977 980 959 830 855 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
700 653 553 511 461 421 438 400 404
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Plaque commémorant Bréhat comme 1er site classé en France.

Le 13 juillet 1907, Bréhat sera le premier site naturel à être classé ou inscrit au titre des « sites et monuments remarquables naturels de caractéristiques artistiques ». Plus de 50 % du territoire de l'archipel sont classés en espaces remarquables[8],[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue vers le nord-ouest depuis la chapelle Saint-Michel.

Mythes et légendes[modifier | modifier le code]

  • Selon certain guides touristiques, Vauban qui aurait fortifié l'île sous Louis XIV, fit également construit le passage (pont en breton) qui relie les deux îles. Selon toute vraisemblance le Pont ar Prat (« pont de la prairie » – également appelé « pont Vauban ») - n'a jamais été conçu ou bâti par l'architecte. En réalité, il serait plus ancien et existait déjà au moment de la visite de Vauban sur l'île en 1695. Construit à l'origine sur un tombolo de galets, il fut cependant consolidé en moellons et pierre de taille en 1756. Depuis cette date, le Grand pont fut reconstruit entre 1795 et 1800, puis surélevé et consolidé à plusieurs reprises[2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine à la barre de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Atlas des îles de l'Atlantique (France) ; Collection "Références" du Commissariat général au Développement durable, juin 2009, 51 pages.
  • Par l'Association pour la sauvegarde et l'entretien du patrimoine religieux de Bréhat, Bribes d'Histoire de l'Archipel Bréhatin, Louis Menguy , 2005 , 507 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Île-de-Bréhat. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Île-de-Bréhat.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]