Tsugouharu Foujita
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Tsugouharu Foujita[1] ou Tsuguharu Fujita (藤田 嗣治, Fujita Tsuguharu), connu aussi sous son simple nom de famille, Foujita, ou sous le nom adopté à la fin de sa vie, Léonard Foujita, né le à Tokyo (Japon) et mort le à Zurich (Suisse)[2], est un peintre, dessinateur et graveur français d’origine japonaise, également illustrateur, céramiste, photographe, cinéaste et styliste.
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance et adolescence au Japon
[modifier | modifier le code]Tsuguharu (Héritier de la Paix) Fujita (Foujita à son arrivée en France) est fils du général Tsuguakira Fujita[3], médecin de l'Armée impériale japonaise et de Masa, qui meurt prématurément en 1891[réf. nécessaire] à Kumamoto. Tsuguharu a un frère aîné et deux sœurs qui le protègent au moment de la mort de leur père. Le berceau familial est particulièrement cultivé et ouvert aux idées occidentales nouvelles pour le Japon de l'époque.
Inscrit aux cours de français dès l'école primaire, Tsuguharu étudie la peinture de style occidental aux Beaux-Arts de Tōkyō[2], obtient son diplôme en 1910 et n'a qu'une idée en tête : aller à Paris. En 1913, il s'embarque finalement pour Marseille et arrive à Paris dans le quartier du Montparnasse le au matin, « vêtu d'une redingote rose et d'un casque colonial »[4]. Il s'est engagé auprès de sa famille à revenir au bout de trois ans, notamment pour épouser sa fiancée Tomiko[5]. Avec son meilleur ami Riichirō Kawashima, il s'installe à Montfermeil, en banlieue parisienne ; la Première Guerre mondiale arrive et leur maison est détruite[6]. En , ils se réfugient dans le Périgord noir, entre Les Eyzies et Montignac ; le comte Alphonse Claret de Fleurieu, fait alors installer les deux peintres dans la maison forte de Reignac puis, au départ de Kawashima à l'automne suivant, accueille Foujita dans son château de Marzac, que le peintre va quitter en [6].
Arrivée à Paris
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Le lendemain de son arrivée, le peintre chilien Manuel Ortiz de Zarate, qui l'aborde à la terrasse d'un café, l'entraîne chez Pablo Picasso[3] qui provoque le premier grand choc de sa vie d'artiste. Les compositions cubistes et les peintures du Douanier Rousseau de l'atelier de Picasso le poussent à oublier ce qu'il sait et à se jeter à fond dans la bataille des avant-gardes de l'art moderne que livre une centaine d'artistes de son âge décidés comme lui à imposer leurs idées nouvelles à Paris. Déjà bien avant la Première Guerre mondiale, l'École de Paris existe pour éclore tout à fait après 1918. Foujita en devient l'une des stars. Amedeo Modigliani, Jules Pascin, Hermine David, Carl Cohnen, Moïse Kisling, Chana Orloff, Chaïm Soutine, André Derain, Maurice de Vlaminck, Fernand Léger, Juan Gris, Michális Ikonómou, Henri Matisse et, en général, tous ses voisins de Montparnasse, dont le peintre japonais Ruytchi Souzouki, deviennent ses amis[7],[8],[9],[10].
Les premières expériences à Paris et Londres
[modifier | modifier le code]Après avoir résidé à l’Hôtel d'Odessa (en 1913), Foujita partage l'atelier de son premier ami japonais à Paris, Kawashima, dans une zone mal définie proche des fortifications au sud de Montparnasse. Ils suivent l'enseignement néo-grec de Raymond Duncan. Il hésite entre la danse et la peinture. Après un séjour à Londres en 1914, il revient cité Falguière, près de Soutine et Modigliani, jusqu'à ce qu'il rencontre sa première femme[10], Fernande Barrey, en 1917, et qu'il installe son atelier dans sa cour, au no 5, rue Delambre, où il restera jusqu'en 1924[11].

Les premiers succès parisiens
[modifier | modifier le code]Sa première exposition personnelle financée par François Coty[12] chez Georges Chéron en juin 1917 est un triomphe[13] ; il expose 110 aquarelles dans un genre mi japonais, mi-gothique, que Picasso admire. Avec ses gains, il offre un oiseau à Fernande, qui est à l'origine de cette exposition et installe chez eux une baignoire avec l'eau chaude courante, ce qui fait aussi le bonheur des modèles, dont Kiki de Montparnasse, modèle favori, dont on admire la beauté dans le fameux Nu couché à la toile de Jouy[14] (musée d'art moderne de la ville de Paris). En odalisque alanguie, le nu de Kiki fait sensation au Salon d'automne de 1922[14] et se vend pour l'énorme somme de 8 000 F.
Si Kiki de Montparnasse était cruciale à son succès, il n'en était pas moins qu'elle restait un modèle difficile. Il raconte, dans sa préface pour Souvenirs : « Quand elle a quitté son manteau, elle était absolument nue [...]. Elle prend ma place devant le chevalet, me demande de ne pas bouger et tranquillement commence à dessiner mon portrait. Elle m’a demandé de l’argent de sa pose et triomphalement est partie, son croquis, sous le bras. Trois minutes après, au café du Dôme, un riche collectionneur lui avait acheté un prix fou, ce croquis[15]. » En 1918, le poète et marchand polonais Léopold Zborowski entraîne Soutine, Modigliani et sa femme, Jeanne Hébuterne, avec Foujita et Fernande à Cagnes, pour s'abriter des bombes et vendre leurs peintures dans les palaces de la Côte d'Azur. C'est un moment fort pour Foujita qui peint avec ses deux amis pendant tout un été et qui rencontre Auguste Renoir juste avant sa mort.
Très rapidement, en particulier après ses trois premières expositions personnelles, Foujita connaît la gloire. Il est de tous les Salons de peinture, non seulement à Paris mais aussi à Bruxelles, en Allemagne, aux États-Unis et au Japon ; son nom et les photographies de ses exploits illustrent de nombreux articles de la presse nationale et internationale.
Le triomphe des Années folles à Montparnasse
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Alors que Fernande se détourne de lui, Foujita rencontre à la Rotonde Lucie Badoud, qu'il surnomme Youki (Yuki signifie « Neige » en japonais), à cause de la blancheur de sa peau[2] ; elle devient non seulement sa muse mais aussi une égérie de Montparnasse[16]. Ils sont de tous les bals et les stars des Années folles.
Le succès de Foujita tient à son style tellement original et nouveau qui le situe à la frontière de l'Orient et de l'Occident, dans un registre où il excelle. Ses sujets, de préférence occidentaux, sont dessinés avec sobriété et minutie sur des fonds ivoire de sa fabrication, qui lui permettent de déposer un fin et vigoureux trait noir et des couleurs à l'huile transparentes et légères. Foujita remet en vigueur un second japonisme. Ses tableaux de femmes, d'enfants et de chats entrent dans les plus grandes collections.
En 1925, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en France[2]. C'est sans doute l'un des artistes qui gagnent le plus d'argent. Il est envié et inconscient de l'ampleur de sa réussite. Celle-ci lui attire en 1928 un lourd redressement fiscal qui va bouleverser sa vie.
En 1928, il obtient le divorce et épouse en secondes noces Youki[17]. Afin d'aller y vendre ses œuvres, il retourne à Tokyo avec Youki après dix-sept ans d'absence et après avoir répudié sa première fiancée. Il doit diminuer son train de vie, vendre maison et voiture et perd Youki, follement éprise de Robert Desnos. Après avoir tenté l'expérience d'une vie à trois, Foujita ne voit qu'une issue possible, quitter Paris[13].
Période d'itinérance et retour avec succès au Japon
[modifier | modifier le code]Il part fin décembre 1931 avec son modèle, Madeleine, pour un voyage extraordinaire de deux ans en Amérique latine. Il se contente de laisser une lettre d'adieu à Youki et de recommandation à Desnos[13]. Madeleine, dite Mady Dormans, l'aide à surmonter ses déboires et leurs découvertes, Brésil, Argentine, Colombie, Pérou, Mexique et Californie, lui redonnent goût à la vie et à la peinture. Au Brésil, il est accueilli à Rio de Janeiro, en octobre 1931, par le peintre Candido Portinari[18]. Le couple vit du fruit des expositions et arrive à Tokyo le . Il y est accueilli comme une vedette et, très vite, organise à la galerie Nichido une succession d'expositions. Il devient alors membre de Nikakai et réalise de grandes peintures murales. Madeleine meurt soudainement d'une overdose à Tokyo en juin 1936[19]. Il fait la connaissance d'une jeune Japonaise, Kimiyo Horiuchi, auprès de qui il trouve le réconfort[2]. En 1938, Foujita se rend en Chine avec d'autres peintres, comme Ryōhei Koiso, en tant que peintre attaché aux armées en guerre.
Bref retour à Paris et période de la guerre au Japon
[modifier | modifier le code]Il séjourne à nouveau à Paris de 1939 jusqu'à l'arrivée des Allemands en mai 1940[2]. De 1939 à 1945 il travaille à des œuvres et des expositions de peintures de guerre, dont « Sensō-ga », La Bataille de la rive de la rivière Khalka (哈爾哈河畔之戦闘) (voir bataille de Halhin Gol) et La Charge suicide d'Attu (アッツ島玉砕). Sa collaboration au militarisme japonais, puis avec les Américains, sera à l'origine de critiques à l'après-guerre.
Sur son action dans l’armée impériale japonaise pendant cette période, l’historien J.-L. Margolin écrit que « figure de proue des peintres de guerre, il n’avait jamais manifesté le plus petit doute, même en privé, quant à la justesse de la cause impériale ». Une organisation japonaise[20] précisant même en 1946, que Foujita « collabora de la façon la plus active et la plus énergique avec l’armée au travers de son travail artistique. S’investit par écrit dans la propagande militariste. Voix écoutée dans le monde de l’art, comme dans la société, il eut un rôle important dans les mouvements militaristes et une influence extrêmement forte sur l’ensemble du peuple ». Cela ne l’empêcha pas d’être, dès 1945, « le principal collaborateur des Américains dans le domaine de l’art […] de rassembler pour eux des peintures de guerre, sans se priver au passage de placer certains de ses propres tableaux dans les meilleures collections américaines[21] ».
Renaissance à New York
[modifier | modifier le code]Seul son départ définitif du Japon pourra l'apaiser. Après une attente de trois années pour obtenir un visa, Foujita s'envole pour New York en 1949, protégé par le général MacArthur[22]. Kimiyo (septembre 1910 - avril 2009), celle qui sera sa dernière épouse[23],[24], le rejoint quelques semaines plus tard. Les peintures qu'il expose à la galerie Komor à New York demeurent parmi ses chefs-d'œuvre, dont Au Café (Roubaix, Musée de la Piscine).
Retour définitif à Paris, conversion au christianisme et apaisement mystique
[modifier | modifier le code]Le 14 février 1950, Il retrouve Paris[2] et s'installe avec Kimiyo de nouveau à Montparnasse, renouant avec ses anciens marchands et le succès. Paul Pétridès, Romanet et Jeanne Jarrige-Bernard sont ses principaux marchands. Ils lui organisent des expositions en Algérie, au Maroc et en Espagne. Son ami Georges Grosjean, journaliste, et Victor Berger-Vachon l'aident dans sa nouvelle carrière. Il repart à zéro à Paris. Il mène une vie calme, laborieuse, sereine et retirée du monde. Il se rend régulièrement à la cité Falguière pour dîner chez son ami Tadashi Kaminagai[25], qui, sur sa recommandation[18], s'était installé pour quelques années au Brésil en 1941 et y avait rencontré le succès.
En 1955, il obtient la nationalité française[2].
Il se convertit au catholicisme[2] le , après avoir connu, en compagnie de son ami Georges Prade, une illumination mystique en visitant la basilique Saint-Remi, à Reims. Sa marraine est Béatrice Taittinger, son parrain René Lalou ; il prend le prénom baptismal de « Léonard », en l'honneur du bienheureux Léonard Kimura, l'un des martyrs du Japon. Le prénom évoque aussi l'amour qu'il voue à l'art de Léonard de Vinci[16].
Il achète en 1960 une petite maison à Villiers-le-Bâcle, dans la vallée de Chevreuse, où il aspire à une retraite mystique et artistique avec sa femme, recevant seulement de très bons et vieux amis.
En 1964, il décide avec René Lalou — son parrain, qui dirigeait la maison de champagne Mumm —, de bâtir et décorer une chapelle à Reims : la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, dite chapelle Foujita, commencée en 1965, et terminée en 1966. Son dernier grand chantier sera les fresques de cette chapelle en étroite collaboration avec l'architecte rémois Maurice Clauzier[26].

Léonard Foujita meurt d'un cancer le , à Zurich, en Suisse. Après avoir été inhumé au Cimetière du Nord à Reims, puis exhumé pour le cimetière communal de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Villiers-le-Bâcle (Essonne), sa dépouille mortelle repose à nouveau (depuis le ) dans la chapelle Foujita à Reims, auprès du corps de sa dernière épouse qui l'a rejoint en 2009[27].
Parcours artistique
[modifier | modifier le code]Période des années 1920 et 1930
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En 1921, il voyage en Italie. Il est impressionné notamment par les œuvres de Michel-Ange à la chapelle Sixtine. À partir de 1923, il intensifie le modelé de ses corps. Il réalise des études détaillées de l’anatomie à partir d’un travail préparatoire à la mine de plomb, au fusain et à l’encre. Ses fonds semblaient aussi lisses et satinés que de l’ivoire[2]. L’utilisation seule de teintes grisées sur un blanc opale[2] fait écho à la sculpture. L’intérêt de Foujita pour l’art de la Renaissance (les œuvres du XVIe siècle et celles du Trecento) est commun avec d’autres peintres de l’entre-deux guerres. Ce retour au classicisme, à la représentation de la figure humaine et ce goût pour la fréquentation des musées d’art est défini dans la peinture comme un « rappel à l’ordre » (terme emprunté à un opuscule de Jean Cocteau, paru en 1926).
Foujita se distingue cependant de ses contemporains en employant une technique qui ressemble à celle de la peinture sur ivoire. Sa technique se caractérise par l’utilisation du cerné noir réalisé avec un pinceau fin et l'emploi de couleurs finement poudrées posées en transparence. À une époque où beaucoup de ses contemporains mettaient en œuvre une couleur pure avec une accumulation de la matière, Foujita mettait au point une œuvre toute en transparence, plus proche du dessin que de la peinture.
Il ne réalise plus de grands groupes de nus dans les années 1930, même si son attrait pour le monumental se poursuit. Ses œuvres deviennent plus colorées, linéaires et narratives. En 1930, il peint quatre tableaux : Le Salon à Montparnasse, La Dompteuse au lion, Trois femmes et Le Triomphe de la vie sur la mort. Les formes de ses modèles féminins sont outrancières : ces œuvres d’une crudité jusque-là inconnue l'éloignent du raffinement et de l’élégance de ses œuvres antérieures, caractérisées par une ligne épurée des personnages, la délicatesse des tonalités et l’aspect quasi émaillé de ses tableaux.

Peu attiré par l’audace des compositions cubistes en vogue à son époque, Foujita préfère retenir dans la peinture occidentale l’art de la figuration, l’art du rendu des volumes, le sens des ombres qui modulent les formes, la souplesse de la ligne. Il porte une attention particulière à l’art du glacis qui, par superposition de fines couches de peinture à l'huile, apporte de la transparence aux couleurs d’impression.
Des techniques orientales de la peinture, il retient l’art de l’estampe de l’époque Edo, l’ukiyo-e (travail avec des couleurs à l'eau appliquées par frottement à l’aide d’un tampon à feuilles de bambou, le baren). La transparence des coloris obtenus valorise le tracé de contour exécuté à l’encre : le sumi. En utilisant simultanément la technique de la peinture à l'huile et celle des estampes, les œuvres de Foujita présentent un caractère inédit. Ses huiles sur toile ressemblent plus à des dessins et sa matière picturale semble presque évanescente. Les critiques français ont employé l’expression « grands fonds blancs[28] » pour qualifier ses œuvres, tandis que les critiques japonais ont utilisé la formule « blancheur de lait ».
En 1928, il réalise quatre tableaux de format carré mesurant chacun trois mètres sur trois. Cet ensemble composé de deux diptyques propose d’une part des lutteurs (diptyque Combats) et, d’autre part, des personnes enlacées et alanguies (diptyque Grande composition avec le panneau de gauche intitulé Composition au lion et le panneau de droite Composition au chien). Deux atmosphères antagonistes se dégagent de l’ensemble avec une vision dynamique (Combats) d’un côté et plus sereine de l’autre (Grande composition).
Les corps des personnages des tableaux sont inspirés par ceux de la sculpture grecque (les kouroi), de Michel-Ange et de Rodin (Le Baiser), des œuvres de la Renaissance italienne, de L'Enlèvement des Sabines, de Poussin et de Vénus à son miroir, de Diego Vélasquez. L’iridescence des fonds qui rappellent l’utilisation, par les artistes de l’ukiyo-e, de mica, de coquillage et la sûreté du trait témoignent de l’influence orientale. Foujita commence par réaliser sur papier des dessins à la mine de plomb, au fusain et à l’encre. Sur ces premières esquisses, il ajoute des ombres. Il reprend ensuite chacun des motifs sur des calques, parfois teintés, reproduisant plusieurs fois son tracé. Ce dessin préparatoire sur papier transparent est inspiré de l’art de l’estampe japonaise, où le peintre trace d’abord le sujet à grands traits, le dessin à l’encre étant ensuite repris par le graveur qui fait ressortir les lignes en un tracé continu et fin. Foujita s’inspire de cette technique en utilisant des calques pour en relever les contours sur la toile, soit par transparence en les apposant au revers du tableau qu’il éclaire, soit de mémoire en plaçant le dessin à côté de son châssis. Il utilise directement l’encre ou l’huile avec un pinceau fin japonais.
Parfois, Foujita peut réaliser un dessin préparatoire d’ensemble, comme pour le tableau Avec qui voulez-vous lutter ? (1957). Il découpe ensuite le papier figure par figure, avant de réaliser le tableau définitif. Cette technique, inspirée de la tradition japonaise, lui permet de reproduire plus facilement à main levée son motif sur la toile en séparant chacune des figures. Dans l’art du tsukuri-e (« dessin construit »), le peintre dessine une première esquisse très détaillée puis la reproduit plusieurs fois plus ou moins librement avant de commencer son travail définitif en découpant scène par scène sa composition. Foujita dessinait souvent en étant accroupi comme le font beaucoup de peintres japonais.
La reproduction de mémoire des esquisses préparatoires permet au peintre d’intégrer un jeu de représentations en miroir en recopiant des figures inversées. Dans la Grande composition, il reproduit deux fois la figure du Baiser, influencé par la sculpture de Rodin, mais en inversant le sens des modèles et en invertissant le coloris des chevelures des personnages. Il les a représentés sur deux panneaux différents, contribuant ainsi à créer un lien entre les deux tableaux et à intensifier la diagonale du diptyque. Après avoir posé le contour de chaque figure, Foujita façonne le modelé de ses modèles par frottements et essuyages. Il applique ensuite à la brosse et en très fines couches des jus à l’huile colorés en petite quantité (huile de lin, blanc de plomb, silicate de magnésium [talc], de carbonate de calcium [craie] et de pigments d’origine végétale ou organique).
Le peintre emploie le blanc non comme une matière couvrante mais en transparence[2]. L’utilisation de poudre de nacre et d'un mélange complexe de colle animale et de blanc d'argent, notamment, permet d’obtenir la délicatesse des carnations et les grisés du modelé des corps humains. Les sujets du tableau sur un fond blanc immaculé[2] semblent flotter sans repères et un aspect désordonné se dégage de l’ensemble. Foujita unifie son œuvre en terminant par le fond qu'il grise et façonne avec un tissu imprégné de pigments noirs. Une zone blanche est laissée autour des contours mettant en relief chaque motif. Cette unité ténue grâce au fond grisé est confortée par une ligne d’horizon pour le diptyque Combats et un jeu de draperies pour celui de Grande composition.
L’unité des deux huiles sur toile est obtenue par la représentation de deux hommes soulevant un tonneau, répartie sur chacun des deux panneaux du diptyque.
Période de la guerre au Japon
[modifier | modifier le code]Il réalise des tableaux de propagande respectant les contraintes imposées (sujet, format, modalité d'exécution) par le gouvernement japonais. Ses premières œuvres présentent une vision héroïque idéalisée. Cet engagement du peintre auprès de l'armée impériale traduisait à la fois une ambition picturale et un respect filial à la tradition. Il avait pourtant réussi à prendre ses distances. En effet, ces commandes étaient destinées à valoriser l'acte guerrier. Mais le peintre y répondra en mettant en valeur les désastres de la guerre. Ainsi, à partir de 1942, et notamment avec son tableau Le dernier jour de Singapour, ses toiles mettent en relief la destinée tragique des soldats dans leur singularité et leur anonymat. Avec La Mort lumineuse aux îles d'Attu (1943), Foujita a mis en scène 2 500 réservistes japonais affrontant les troupes américaines. Combattants, blessés et soldats morts se mêlent dans un corps à corps qui occupe les deux tiers du tableau. L'œuvre fait écho à La Tranchée, d'Otto Dix et au Radeau de la Méduse, de Théodore Géricault. Cette œuvre se caractérise par l'absence de personnage central, d'ordre, de hiérarchie entre les personnages et de premier plan. Le spectateur est happé par la violence macabre de l'œuvre, soldats américains et japonais semblant être unis dans une destinée tragique. La présence de fleurs bleues près de la signature du peintre semble lancer un message d'espoir.
Foujita a cependant rédigé pendant la guerre des écrits, amplement diffusés, mettant en relief son engagement patriotique, qui contrastent avec le désespoir qui l'anime en peignant ses tableaux.
On peut s'interroger sur l'origine de ces écrits et se demander si Foujita ne les découvrit pas au même moment que les lecteurs.
Après la capitulation du Japon le 15 aout 1945, les États-Unis, pour faire disparaitre tout signe de propagande impérialiste et d'antiaméricanisme, s'intéressent aux commandes de tableaux par l'armée japonaise. Le gouvernement japonais est sollicité par le bureau tokyoite de la section des biens historiques du département de guerre pour obtenir la mise à disposition de Foujita — qui est l'artiste considéré comme le plus pertinent pour rassembler ces œuvres. Les œuvres transportées par les États-Unis après la guerre ont été restituées sous forme de prêt à durée indéterminée au Japon en 1970. Ces œuvres sont conservées actuellement au musée national d'art moderne de la ville de Tokyo.
Cette mission fera basculer Foujita du statut de héros à traître et collaborateur. Cette remise en cause a été ressentie comme une injustice par le peintre. Désirant quitter le Japon pour toujours, il obtient un visa auprès des États-Unis en mars 1949[29]. Il rappelle qu'un peintre ne doit s'occuper que de peinture. Seuls « la paix et le beau véritable » doivent être recherchés avec obstination. Cette nouvelle vision de la place de l'artiste dans la société allait contribuer à créer une rupture dans son parcours artistique.
L'après-guerre
[modifier | modifier le code]Son univers artistique change après la guerre. Il représente un environnement idéalisé, avec des enfants et des paysages paisibles. Foujita met en scène des personnages inspirés de Francisque Poulbot. Il se prononce pour le parti des « verts paradis des amours enfantines ».
Si l'âpreté de l'existence n'est jamais visible, les œuvres présentent quand même un aspect inquiétant et sombre. Dans ses tableaux Hommage à La Fontaine (1949), des animaux sont rassemblés autour d'une table pour prendre leur repas. Au mur apparaît une œuvre de l'artiste. Avec un maniérisme allégorique intensifié, ces toiles témoignent de la défiance d'un homme blessé par les critiques. Il essaie de reconstruire un monde éloigné des affres de la guerre et des conflits internationaux.
Le Baptême des fleurs reprend le thème issu du tableau des Trois Grâces de Raphaël. Les femmes ressemblent à des personnages issus des contes de fées, mais le spectateur éprouve une crainte sourde et une menace diffuse à la vision de ce trio.
La peinture religieuse
[modifier | modifier le code]Foujita s'est intéressé très tôt à l'art religieux. Il a étudié l'art occidental et ses racines gréco-romaines, le monde antique du Proche-Orient (comme l'art égyptien qui est fortement ancré dans le religieux). Il connait parfaitement l'iconographie religieuse grâce à la découverte de ses représentations lors de ses périples en Europe, en Amérique latine et dans la fréquentation de tous les musées internationaux. Il participe brièvement à l'expérience insolite de Raymond Duncan, frère d'Isadora Duncan, qui a créé l'Akademia Duncan à Paris, où sont proposés des ateliers de tissage, de danse et de sculpture. Raymond Duncan, peintre, sculpteur et poète, passionné par la Grèce antique, enseignait dans son académie le retour à l'hellénisme, y compris dans la vie courante. En 1908, il avait aussi créé à Berlin une colonie grecque. En 1917, il peint plusieurs versions de La Mort de Bouddha. En 1918, il réalise plusieurs sujets religieux comme la Vierge à l'enfant, des femmes en prière ou le Christ en croix. Il a peint de grandes figures stylisées à la manière des primitifs (peinture italienne et française du XIVe siècle) et des imagiers du Moyen Âge abordant des thèmes de la légende chrétienne.
Une importante exposition à Paris en 1904 avait mis à l'honneur les primitifs. Elle avait été marquée par l'entrée de Pieta d'Avignon, œuvre d'Enguerrand Quarton, peinte autour de 1445, découverte par Prosper Mérimée dans une église paroissiale de Villeneuve-les-Avignon en 1834. Elle avait profondément impressionné Foujita qui avait pu admirer les tableaux peints sur bois, les contours incisés, la netteté des aplats qui valorisaient le plissé des draperies. Il y retrouvait certaines réminiscences de l'art japonais : précision et netteté du trait, fonds dorés, mise en œuvre de la couleur par grands aplats. Mais la personnalité de Foujita imprègne ses œuvres : sa ligne est plus nerveuse et il a une attention particulière au rendu de l'arrière-plan. Auparavant, il réalisait un travail s'apparentant plus à une patine. Désormais, il applique des feuilles disjointes qui laissent apparaitre à certains endroits des fonds blancs. Un effet géométrique anime l'arrière-plan des toiles religieuses.
Le choix de la représentation de la religion chrétienne chez le peintre japonais Foujita s'explique par la fréquentation régulière des musées où ses thématiques dans l'art pictural sont nombreuses et sa volonté d'afficher son intégration à la France, pays à dominante catholique où les signes religieux sont présents dans la vie quotidienne. Foujita s'est converti au catholicisme et a été accompagné dans sa démarche par des personnalités religieuses éminentes, comme le cardinal Daniélou.
À partir de 1927, il interrompt sa production de tableaux en lien avec la religion pour la reprendre à partir de 1951. En 1963, il peint une œuvre singulière : Adoration. Foujita et sa femme Kimiyo y sont représentés en donateurs. Le peintre a été influencé par la tradition des tableaux de dévotion avec commanditaires, si nombreux dans l'Europe du Nord et chez les primitifs italiens. En arrière-plan, à droite, est représentée sa maison de Villiers-le-Bâcle avec le paysage de la vallée de Chevreuse où Foujita vivait. À gauche, toujours en arrière-plan, est dessinée la campagne italienne. Le couple porte des habits qui n'appartiennent à aucun ordre religieux. Foujita y arbore la médaille offerte par le pape Jean XXIII lors d'une audience privée en 1960. Au premier plan, les oiseaux évoquent Saint François d'Assise parlant aux oiseaux de Giotto, et le lapin fait écho au lièvre gravé par Dürer ou à La Vierge au lapin, du Titien. Le peintre a donc pris une certaine liberté avec les codes de la symbolique chrétienne.
Son baptême à la cathédrale de Reims a été suivi par 17 télévisions venues du monde entier. Il choisit pour prénom de baptême Léonard en hommage à Léonard de Vinci, entre autres.
Œuvres
[modifier | modifier le code]Liste d’œuvres
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- Portrait de jeune femme (Anna Zborowska), 1918, collection particulière[30].
- Nu couché à la toile de Jouy, 1922, Musée d'art moderne de la ville de Paris[31], don de l'artiste en 1961.
- Autoportrait dans l'atelier, 1926, musée des beaux-arts de Lyon[32].
- Un bistrot à Saint-Germain-des-Prés, 1958, collection particulière[33].
- La Jeune Fille à la corbeille de fruits, 1960, collection particulière[7].
Fresques murales
[modifier | modifier le code]- Grands magasins Sogo, Osaka, 1935.
- Maison franco-japonaise, Kyoto, 1936.
- Palais de Chaillot, Paris, fresque du bar en collaboration avec Raoul Dufy, 1937[34].
Ouvrages illustrés par Foujita
[modifier | modifier le code]Cette liste concerne aussi bien les ouvrages collectifs que personnels[30] :
- Komaki Ohmia, Quelques poèmes (12 dessins), La Belle Édition, Paris, 1919.
- Collectif, Les Lettres parisiennes, Jacinto Greu…, Foujita…, Les Lettres parisiennes, Paris, 1919.
- in L’Œuvre, janvier 1920, 2e époque, 54e fascicule (2 dessins, Mouton jouant avec une pomme et La Bougie).
- in L’Œuvre, février 1920, 2e époque, 5e fascicule (2 dessins, Visage de femme et Les Canards).
- Rabindranath Tagore, traduit par André Gide, Amal et la lettre du Roi, titres composés par André Cochin, bois originaux gravés par Foujita (7 pièces), Les Publications Lucien Vogel (copyright librairie Gallimard), Paris, 1922.
- Recueillies par T. Foujita, Légendes japonaises (les plus belles légendes du monde), préface de Claude Farrère (66 illustrations de Foujita), Édition de l’Abeille d’Or, Paris, 1923.
- Paul Claudel, Un coup d’œil sur l'âme japonaise : discours aux étudiants de Nikko, Paris, éditions de la Nouvelle Revue Française, 1923, (portrait de l'auteur gravé sur cuivre).
- Lucien Fabre, Vanikoro (poèmes), Éditions de la Nouvelle Revue Française, Paris, 1923 (une illustration de Foujita).
- Guillaume Apollinaire, Les Vergers des Amours, Monaco, René Bonnel,1924 (6 eaux-fortes de Foujita).
- Maurice Delage, Sept Hai-Kaïs [musique imprimée pour chant et orchestre], Paris, J. Jobert, 1924 (couverture illustrée).
- Paul Claudel, Connaissance de l'Est, Paris, Georges Crès et Cie, 1925 (planches hors-textes, en-têtes et culs-de-lampe dessinés et gravés).
- Baronne Renée de Brimont, Épigrammes japonaises, Édition de l’Étoile, Paris, 1925 (49 gravures de Foujita), sans doute jamais paru.
- Géo-Charles, Jeux olympiques (premier spectacle du théâtre en plein air), Éditions de la Nouvelle Revue Française, Paris, 1925 (une eau-forte de Foujita).
- Pierre Louÿs, Les Aventures du Roi Pausole, Arthème-Fayard et Cie, Paris, 1925.
- Pierre Loti, Madame Chrysanthème, Édition Excelsior, Paris, 1926 (frontispice, 14 hors-textes lithographiés en couleurs sur fond chamois, 45 vignettes).
- in Revue franco-nipponne, 1re année, no 1, 15 février 1926, couverture illustrée, Deux profils, le Japon et la France, Paris, Foujita.
- in Revue franco-nipponne, 1re année, no 1, mai 1926, reproduction en couverture d’un dessin de Foujita, Deux femmes de profil.
- in Revue franco-nipponne, 1re année, no 3, 15 août 1926, reproduction en couverture sur fond rouge d’un dessin de Foujita, Nu au bras levé.
- in Revue franco-nipponne, 1re année, no 4, novembre 1926, reproduction en couverture d’un dessin de Foujita, Femme endormie (dessin également reproduit dans Paris-Shuho, 5 septembre 1927).
- Claude Dazil, Tu m’aimeras (comédie en trois actes), Librairie Baudinière, Paris, 1926 (une eau-forte de Foujita).
- E. Steinilber Oberlin (ancien chef de cabinet du ministre de l’Instruction publique) et Hidetake Iwamura, Chansons des geishas, éditions Georges Crès et Cie, coll. « Les Heures Légères »), Paris, 1926 (pochoir des aquarelles et vignettes [28] par Foujita).
- Pierre Loti, La Troisième Jeunesse de madame Prune, Éditions d’Art Devambez, Paris, 1926 (17 illustrations gravées en couleurs par Foujita).
- Claire et Yvan Goll, Poèmes de Jalousie, Jean Budry, Paris, 1926 (1 eau-forte et deux reproductions en noir)
- Commentaires de Thomas Raucat, La Chambre secrète, Édition de l’Étoile, Paris, 1926.
- Jacques Brindejonc-Offenbach, Les Divertissements d’Eros, Editions Henry-Parville, Paris, 1927 (9 compositions à pleine-page et vignettes aquarellées au pochoir).
- Michel Vaucaire, Barres parallèles, typographie de François Bernouard, Paris, 1927 (5 eaux-fortes).
- Thomas Raucat, L’Honorable partie de campagne, Librairie Gallimard, Paris, 1927 (29 compositions gravées à l’eau-forte, en couleurs) ; nouvelle édition réalisée par Les Libraires associés, achevé d’imprimer le 31 décembre 1957, Club des libraires de France.
- Paul Morand, Mr U, Éditions des Cahiers Libres, Paris, 1927 (480 exemplaires numérotés, une eau-forte en frontispice).
- Collectif, Tableaux de Paris (19 auteurs et 19 artistes), Éditions Émile-Paul frères, Paris, 1927 (une eau-forte de Foujita).
- Kikou Yamata, Les Huit Renommées (L’invitation au voyage), André Delpeuch, Paris, 1927 (51 dessins originaux).
- Paul Claudel, L’Oiseau noir dans le soleil levant, Édition Excelsior, Paris, 1927 (27 eaux-fortes de Foujita).
- Pierre Louÿs, Pybrac (poésie), Cythère-Au-coq hardi, Paris, 1927 (une eau-forte de Foujita).
- Collectif, L'Imagier de la gravure sur bois originale, publié par la Société de la gravure sur bois originale, Paris, 1927 (une gravure de Foujita).
- Tristan Bernard, Le Chien de pique. Au Sans pareil, Paris, 1927.
- Paul Valéry, Roger Allard, Francis Carco, Jean Cocteau, Colette, Tristan Derème, Georges Duhamel, Raymond Escholier, Jean Giraudoux, Max Jacob, Edmond Jaloux, Jacques de Lacretelle, Valéry Larbaud, Paul Morand, Pierre Mac Orlan, André Salmon, Jean-Louis Vaudoyer, Charles Vildrac, André Warnod et André Suarès, Tableaux de Paris, 14 eaux-fortes et 6 lithographies par Pierre Bonnard, Edmond Ceria, Jean-Gabriel Daragnès, Hermine David, Maurice de Vlaminck, Henry de Waroquier, André Dunoyer de Segonzac, Pierre Falké, Tsugouharu Foujita, Chas Laborde, Marie Laurencin, Albert Marquet, Charles Martin, Henri Matisse, Luc-Albert Moreau, Jean Oberlé, Jules Pascin, Georges Rouault, Maurice Utrillo et Kees van Dongen, 225 exemplaires numérotés, imprimerie Duchâtel / Émile-Paul Frères, Paris, 1927.
- Collectif, André Gide, Édition du Capitole, Paris, 1928 (une gravure de Foujita).
- Henri Chaumet, Bêtes et Cie, Kra Édition, Paris, 1928 (25 eaux-fortes de Foujita).
- Paul Morand, Foujita, Éditions des Chroniques du Jour, Paris, 1928 (une eau-forte originale, 5 illustrations de Foujita et 30 planches de reproductions d’œuvres datées de 1913 à 1928).
- Jules Boissière, Propos d’un intoxiqué, Javal et Bourdeaux, Paris, 1928 (16 phototypes rehaussés au pochoir d’après des aquarelles de Foujita).
- Kikou Yamata, Shizouka princesse tranquille, Éditions M. P. Trémois, Paris, 1929 (3 illustrations de Foujita).
- Kiki de Montparnasse, Kiki. Souvenirs, Henri Broca, Paris, 1929 (une illustration de Foujita).
- Collectif, Maria Lani, Édition des Quatre Chemins, Paris, 1929 (œuvres de 51 artistes dont 1 de Foujita).
- Michel Georges-Michel, Les Montparnos : roman illustré par les Montparnos, Fasquelle Édition, Paris, 1929 (3 illustrations de Foujita).
- Lucien Aressy, Les Nuits et les ennuis du Mont-Parnasse, Jouve et Cie Éditeur, Paris, 1929 (3 pièces de Foujita).
- Foujita, Profil de Paris (Pari no Yokogao), Jitsugyo-no-Nihon-Sha, Tokyo, 1929, 261 p. (4 reproductions de dessins à l’encre, 11 reproductions de photographies concernant l’artiste et 3 reproductions de ses peintures).
- Michael Joseph, A Book of Cats, Covici, Friede Publisher, New York, 1930.
- Lucien Graux, La Fleur aux mille pétales d’or, Édition d’Art Apollo, Paris, 1930.
- Collectif, Pax Mundi (Livre d’Or de la Paix), La Société Paxunis, Genève, 1932.
- Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, Arthème Fayard & Cie, Paris, 1932.
- K. Matsuo et E. Steinilber-Oberlin, Haikai de Basho et de ses disciples, Collection japonaise, Institut international de coopération intellectuelle, 1936.
- Ken Yanagizawa et T. Foujita, Le Monde illustré. Récit de voyages, Okagura Sho-Bo, Tokyo, mars 1936, 115 p. (10 illustrations [reproductions d’aquarelles] sur le Mexique, 10 illustrations sur Paris, 9 illustrations sur Pékin, 14 illustrations sur le Japon et un portrait de Yanagizawa).
- Jacques Meurgey, Poèmes essoufflés, Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1936, avec un portrait de l’auteur par Foujita.
- T. Foujita, Un seul bras (Udde ippon), Toho, Tokyo, décembre 1936, 213 p. (91 reproductions de petits dessins à l’encre).
- Jean Cocteau, Mon premier voyage, 1937
- Jean Giraudoux, Combat avec l’image, Édition Émile-Paul frères, Paris, 1941.
- T. Foujita, Nager sur la terre (Chi wo oyogu), Shomotsu, Tenbô-Shà, Tokyo, 1942 (33 reproductions de petits dessins à l’encre à l’intérieur, couverture et intérieur de couverture illustrées).
- Mitiyo Mori, Poésies indochinoises, Tokyo, Librairie Meiji-Shobo, 1942
- T. Foujita, Oka, Sekizawa et Yamagizawa Figures, Nippon Sha, Tokyo, 1949, 230 p. (15 reproductions de dessins signés « F » en tête des 15 chapitres).
- Elizabeth Coatsworth, Night and the Cat, New York, The Macmillan Company, 1950
- René Héron de Villefosse, La Rivière enchantée, Bernard Klein Éditeur, Paris, 1951.
- Collectif, Vins, fleurs et flammes, Bernard Klein Éditeur, Paris, 1952.
- Jean Cocteau, Le Dragon des mers, Éditions Georges Guillot, Paris, 1955.
- Youki Desnos, Les Confidences de Youki, Librairie Arthème-Fayard, Paris, 1957.
- Yvonne de Bremond d'Ars, C’est arrivé en plein Paris, Henri Lefèvre Éditeur, Paris, 1957.
- Charles Guyot (Géo-Charles), Poèmes choisis, Les Écrivains réunis / Armand Henneuse Éditeur, Lyon, 1958.
- Emil Cioran, Jean Cocteau, Daniel-Rops, Jean Giono, Jean Guitton, Ernst Jünger et Jean Rostand, L'Apocalypse de Saint Jean, « livre-monument » en exemplaire unique de 210 kilos, 21 œuvres originales peintes par Bernard Buffet, Salvador Dalí, Leonor Fini, Tsugouharu Foujita, Georges Mathieu, Pierre-Yves Trémois et Ossip Zadkine, Joseph Foret éditeur, Issoire, 1959[35].
- G. H. Mumm, A la gloire du plus célèbre des vins !, G. H. Mumm & Co, 1959
- Albert Fournier, Les Petits Métiers et Gagne-petit, Pierre de Tartas/Édition Rombaldi, Paris, 1960.
- Collectif, Les Peintres témoins de leur temps : la jeunesse, 1960
- Collectif, La Fontaine, 20 fables, Jaspard Polus et Cie, Monaco, 1961.
- Joseph, Foret, L’Apocalypse, « livre-monument », Joseph Foret Éditeur d’Art, Paris 1961[36]. Trois œuvres (0,46 × 0,58 cm) : Les Quatre Cavaliers, Les Sept Trompettes, Paradis et Enfer (encre de Chine et aquarelle sur parchemin).
- Georges Bonneau, Douce-comme-le-miel ou La lune brille à l’est, Librairie Arthème-Fayard, Paris, 1962.
- Jean Cocteau, La Mésangère, Pierre de Tartas, 1963.
- Léon-Paul Fargue, Au temps de Paris, Paris-Bièvre, 1964.
- Collectif, La Bible, Pierre de Tartas, 1971.
Réception critique
[modifier | modifier le code]- « Sa notoriété est "légitimée" lors de sa toute première exposition d'aquarelles en 1915. Mais c'est entre 1920 et 1930 que le Tout-Paris le reconnaît enfin ; en effet, en 1924, Youki, déesse de la neige, exposée au Salon d'Automne, fut encensée par la critique. Devenu portraitiste renommé, Foujita doit supporter les mêmes conséquences que Kees Van Dongen : sa capacité à synthétiser le réalisme occidental et l'art traditionnel japonais reste dans l'ombre d'un travail de portraitiste mondain qui lui apporte célébrité et gloire éphémère. Tout au long de sa vie, son œuvre oscilla entre un graphisme net et léger et des huiles à prédominance de gris colorés. Avec ses nus, chats et enfants que l'on retrouve dans beaucoup de ses œuvres, il associa le travail au tampon et au glacis à un dessin méticuleusement détaillé. » - Patrick-F. Barrer[37]
- « Foujita se fixe à Paris en 1913 et son activité est inséparable du Bœuf sur le toit, des Ballets russes et de la Revue nègre. "Si je peins différemment des autres, disait-il, c'est parce que je suis Japonais et myope : je vois de minuscules détails et je peins avec de tout petits pinceaux". » - Gérald Schurr[38]
- « Il aura surtout découvert l'art français vivant, un peu comme les artistes français avaient, un demi-siècle plus tôt, découvert l'art japonais classique. Ce qui revient à dire que Foujita fut aussi le créateur d'un art capable de séduire par sa part de modernisme occidental appuyé sur une tradition japonaise, et d'un art "qui a rendu aux écoliers du Japon l'audace de peindre en Japonais". » - André Salmon[39]
Collections publiques
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Australie
[modifier | modifier le code]- Musée national du Victoria, Melbourne, 2 estampes[40].
Belgique
[modifier | modifier le code]- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 4 œuvres[41].
- Musée des Beaux-Arts de Liège[39].
- Musée Alice et David van Buuren, Uccle, Amour, huile sur toile 35x27cm, 1924[42].
États-Unis
[modifier | modifier le code]- Art Institute of Chicago, 14 œuvres[43].
- Brooklyn Museum, New York, Portrait de fille au chat, lithographie 50,6x39,5cm[44].
- Metropolitan Museum of Art, New York, 6 œuvres dont Chat, dessin 16x22cm[45].
- Museum of Modern Art, New York Autoportraits, 2 gravures, 1923 et 1927[46].
- National Gallery of Art, Washington, 10 estampes, 1927 et 1929[47].
- Smithsonian American Art Museum, Washington, Autoportrait au chat, gravure[48].
France
[modifier | modifier le code]- Maison-atelier de Foujita[49],[50],[51], située au no 7, route de Gif, à Villiers-le-Bâcle, dans laquelle on peut voir son travail préparatoire à la réalisation de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix de Reims.
- Musée Faure (villa Les Chimères, no 10, boulevard des Côtes), Aix-les-Bains : deux toiles du peintre y sont exposées.
- Musée Angladon - Collection Jacques Doucet, Mon portrait, gouache et feuille d'or 38,4x27,2cm[52].
- Musée Calvet, Avignon, Autoportrait, lithographie[53].
- Château Grimaldi, Cagnes-sur-Mer.
- Conseil départemental de l'Essonne, Évry-Courcouronnes, Combats et Compositions au lion et au chien, diptyques monumentaux, 1928.
- Musée de Grenoble, Le lutteur Tochigiyama, encre et peinture sur soie 116x89cm, 1926[54].
- Musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre[39].
- Musée des beaux-arts de Lyon, Autoportrait au chat, huile sur toile 95,5x68,5cm, 1926[55],[56].
- Musée des Beaux-Arts de Nancy, Mon intérieur - Nature morte à l'accordéon, huile sur toile 130x97cm, 1922[57].
- Musée des Beaux-Arts de Nîmes, Nu allongé, huile sur toile 75,5x115,7cm, 1922[58].
- Cercle de l'Union interalliée, Paris, Oiseaux d'eau et Oiseaux de terre, 8 panneaux muraux[59].
- Fonds d'art contemporain - Paris Collections, Paris, Atelier de Foujita, burin et eau-forte 27,5x19,5cm, avant 1952[60].
- Maison du Japon, Cité internationale universitaire de Paris, Les chevaux et L'arrivée des Occidentaux au Japon, deux frasques murales (hall et grand salon)[61].
- Musée d'art moderne de la ville de Paris :
- Fillette, huile sur toile 35x27cm, 1917[62].
- Nu couché à la toile de Jouy, 1922[31].
- Chien, dessin, vers 1930[63].
- Panthère, dessin, vers 1930[64].
- Deux chats, dessin, 1931[65].
- Fillette et enfant, dessin, 1952[66].
- Je reviens de suite, huile, 1956[67].
- Âge mécanique, huile, 1958-1959[68].
- Baptême de fleurs, huile, 1959[69].
- Nativité, huile, 1960[70].
- 48 richesses de la France, technique mixte sur isorel (assemblage de 48 panneaux 8x6cm), 1960-1961[71].
- Les imprimeurs, lithographie, vers 1961[72].
- Marchand de marrons, lithographie, vers 1961[73].
- Vagabond, lithographie, vers 1961[74].
- Musée Carnavalet, Paris :
- L'hôtel Edgar-Quinet, boulevard Edgar-Quinet, huile sur toile 27x22cm, 1950[75].
- Portrait de Jean Rostand (1894-1977), biologiste et écrivain, huile sur toile 82x66cm, 1955[76].
- Jean Rostand, lithographie 55,8x38,1cm[77].
- Intérieur d'un café, huile sur toile 97x146cm, 1958[78].
- Atelier de Foujita, eau-forte 38x28,2cm[79].
- Musée national d'art moderne, Paris, 10 œuvres[80] dont Mon intérieur à Paris - Nature morte au réveil-matin, huile sur toile, 1921[81].
- Reims[82] :
- Musée des beaux-arts de Reims, importante donation dont La maison triste (atelier de Chaïm Soutine), huile sur toile 41x33cm, 1913[83].
- la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix[84],[85].
- La Piscine, Roubaix.
- Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg :
Japon
[modifier | modifier le code]- Musée d'art d'Akita, The events of Akita, fresque murale 265x2050cm[88],[89].
- Musée d'art de Fuchū, 1 œuvre[90].
- Musée d'Art de Fukuoka, 5 œuvres[90].
- Musée préfectoral d'Art (en), Fukushima (Fukushima), 1 œuvre[90].
- Musée des beaux-arts de Gifu, neuf œuvres[90].
- Musée d'art moderne de Gunma, 3 œuvres[90].
- Musée d'Art Murauchi, Hachiōji, 1 œuvre[90].
- Musée Pola, Hakone, 200 œuvres[90],[91],[89].
- Izumi Museum of Art, Hiroshima, 1 œuvre[90].
- Musée préfectoral d'art de Hiroshima, 1 œuvre[90].
- Kagoshima City Museum of Art (en), Kagoshima, 1 œuvre[90].
- Musée préfectoral d'art d'Ishikawa, Kanazawa, 2 œuvres[90].
- Musée Ando, Karuizawa, environ 300 œuvres[92].
- Musée d'Art Ōkawa, Kiryū, 18 œuvres[90].
- Tenshin Memorial Museum of Art (en), Kitaibaraki, une œuvre[90].
- Musée d'art moderne Morohashi, Kitashiobara, 2 œuvres[90].
- Kobe City Koiso Memorial Museum of Art (en), Kobe, 1 œuvres[90].
- Musée préfectoral d'Art de Hyōgo, Kobe, 3 œuvres[90].
- Musée d'Art de Kōchi, 51 œuvres[90].
- Musée d'art Menard, Komaki, 1 œuvre[90].
- Kure Municipal Museum of Art, Kure, 2 œuvres[90].
- Kushiro City Museum (en), Kushiro (Hokkaidō), 1 œuvre[90].
- Musée d'art moderne de Kyoto, 8 œuvres[90],[89].
- Iwami Art Museum (en), Masuda, 1 œuvre[90].
- Musée d'Art de Shimane, Matsue, 2 œuvres[90]
- Ibaraki Museum of Modern Art (en), Mito, 24 œuvres[90].
- Musée préfectoral d'art de Miyazaki, 1 œuvre[90].
- Musée d'Art de la préfecture d'Aichi, Nagoya, 8 œuvres[90].
- Nagoya City Art Museum (en), Nagoya, 7 œuvres[90].
- Otani Memorial Art Museum (de), Nishinomiya, 1 œuvre[90].
- Musée d'Art de la préfecture d'Ōita (en), Ōita,4 œuvres[90].
- Musée des Beaux-Arts de Nakanoshima, Osaka, 1 œuvre[90].
- Musée national d'art, Osaka, 2 œuvres[90].
- Musée d'Art moderne (en), Saitama, 4 œuvres[90].
- Hokkaido Museum of Modern Art (en), Sapporo, 32 œuvres[90].
- Shimonoseki City Art Museum (en), Shimonoseki, 37 œuvres[90].
- Musée préfectoral d'art de Shizuoka, 1 œuvre[90].
- Musée d'art moderne (en) de Tokushima, 1 œuvre[90].
- Musée Artizon, Tokyo, 22 œuvres[93].
- Musée d'art contemporain de Tokyo, 8 œuvresd[90].
- Musée d'Art Fuji de Tokyo, 192 œuvres[90].
- Musée d'Art de Meguro, Tokyo.
- Musée d'Edo-Tokyo, Tokyo, 1 œuvre[90].
- Musée national d'Art moderne de Tokyo, 21 œuvres[90],[89].
- Musée national de l'Art occidental, Tokyo, 4 œuvres[90] dont Une femme assise, huile sur toile 110x125cm, 1929[94].
- Sompo Museum of Art (en), Tokyo, 4 œuvres[90].
- Tamagawa University Museum of Education (en), Tokyo, une œuvre[90].
- Tamashiri Art Museum, Tokyo, 2 œuvres[90].
- Université des Arts de Tokyo, 5 œuvres[90].
- Musée d'Art et d'Histoire (en), Toyohashi, 1 œuvre[90].
- Musée municipal d'Art de Toyota, Toyota (Aichi), 3 œuvres[90].
- Musée préfectoral d'art de Mie, Tsu, 4 œuvres[90].
- Musée préfectoral des Beaux-arts de Tochigi, Utsunomiya, 2 œuvres[90].
- Musée d'Art de la préfecture de Yamanashi (en), 5 œuvres[90].
- Musée d'Art de Yokohama, 2 œuvres[90].
- Musée des arts de Yokosuka, 2 œuvres[90].
Royaume-Uni
[modifier | modifier le code]- British Museum, Londres, 4 estampes[95].
Serbie
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Suisse
[modifier | modifier le code]- Petit Palais, Genève :
- Les deux amies, huile, 1926.
- La dompteuse et le lion, 1930.
- Musée d'art de Pully.
Expositions
[modifier | modifier le code]Expositions personnelles
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- 1968 : Hommage à Foujita, Musée central de Tokyo, du 7 septembre au 21 octobre ; Musée municipal d'art de Kyoto, du 25 octobre au 1er décembre.
- « Desnos, Foujita et Youki, un amour surréaliste » - Paris, musée du Montparnasse, 10 mai -29 juillet 2001.
Commissariat : Sylvie Buisson, conservateur délégué au Musée du Montparnasse.
- Du 27 juin au 25 septembre 2004 : Foujita, le maitre japonais de Montparnasse, Palais des Arts et du festival, commissaire : Sylvie Buisson, assistée de Élie Szapiro.
- Du 2 février au 8 mai 2005, C'est la vie, Musée de l'Image, Épinal.
- « Foujita, entre Oriente y Occidente » organisée par Bancaja, le Museu Diocesa de Barcelone,
et D’OS, agencia de servicios para la cultura y Arte, à Valence du 19 juillet au 4 septembre 2005 et à Barcelone, Museu Diocesa Barcelone du 7 septembre au 23 octobre 2005., dans le cadre de l’Année des échanges entre l’Union européenne et le Japon . Commissariat : Sylvie Buisson, conservateur délégué, chargée des expositions du Musée du Montparnasse.
- Mai 2006 : Léonard Foujita - Non-Japanese who fascinated Paris, Musée national d'Art moderne de Tokyo[96].
- Du 30 juin au 19 septembre 2010 : Foujita et ses amis du Montparnasse, château de Chamerolles, exposition organisée par le conseil général du Loiret, commissariat Sylvie Buisson, avec le concours de la Maison-atelier Foujita, les musées des beaux-arts de Nîmes, d'Orléans, du musée Bourdelle et du musée Zadkine.
- Du 31 mars 2010 au 28 juin 2010 : Foujita monumental : enfer et paradis, commissariat de David Liot, conservateur en chef du musée des beaux-arts de Reims et Anne Lediberder, chargée de la Maison-Atelier Foujita et de ses collections, en relation avec la bibliothèque Carnegie de Reims, la Maison-atelier Foujita, la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix et le musée des beaux-arts de Reims[97],[98].
- Du 29 septembre au 29 décembre 2015 : Foujita, Pascin et les années folles de Montparnasse, Musée Pouchkine, Moscou, commissaire : Sylvie Buisson.
- Avril-septembre 2016 : Leonard Foujita : Art bridging in the East and the West, Nagoya City Art Museum (en), 29 avril - 4 juillet ; Musée préfectoral d'Art de Hyōgo, 16 juillet - 22 septembre.
- Du 17 septembre 2016 au 15 janvier 2017 : Foujita et ses modèles, Kawamura Memorial DIC Muséum, Iwaki City Museum, Niigata Bandaijima Museum, Akita Museum of Art, Conception : Curators Inc. Art & Architecture.
- 2018-2019 : On the occasion of the 50(th) anniversary of the death of Tsugouharu Foujita : bookworks and the world of words and images, Otani Memorial Art Museum (en), Nishinomiya, du 13 janvier au 25 février 2018 ; Musée d'Art de Meguro, Tokyo, du 14 avril au 10 juin 2018 ; Bernard Buffet Art Museum, Shizuoka, du 23 juin au 30 octobre 2018 ; Musée d'Art Fuji de Tokyo, du 19 janvier au 24 mars 2019[99].
- Du 7 mars au 15 juillet 2018 : Foujita, peindre dans les Années folles, Musée Maillol, Paris[100],[101],[102],[103],[104],[105],[106], commissaires : Sylvie Buisson, Anne Le Diberder.
- Août-octobre 2018 : Foujita - Rétrospective, Musée d'Art métropolitain de Tokyo[107].
- Du 14 septembre 2018 au 12 janvier 2019 : Foujita, artiste du livre, commissariat de Delphine Quéreux-Sbaï et de Sabine Maffre, bibliothèque Carnegie, Reims.
- Du 16 janvier au 16 mars 2019, Maison de la Culture du Japon à Paris[108],[109] », commissaires : Yoko Hayashi, Sophie Krebs.
- Du 19 juin au 31 octobre 2021 : Chefs-d'œuvre du Musée Faure : Tsugouharu Foujita, les nus des années 20, Musée Faure, Aix-les-Bains.
- Septembre-octobre 2021, Les nus de Foujita, Musée Faure, Aix-les-Bains[110].
- Du 4 octobre 2025 au 4 janvier 2026, Special loans from the Musée des Beaux-Arts de Reims - From Tsugouharu Foujita to Léonard Foujita - A journey of tansformation, Musée Ando, Karuizawa[111],[112].
- Du 1er février 2025 au 29 mars 2026, Les sept passions de Foujita, exposition en tournée au Japon. (dont Sompo Museum of Art (en), Tokyo, 12 avril - 22 juin 2025)[113],[85].
Expositions collectives
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- 1919, 1920, 1921, 1922[84], 1923, 1924, 1925, 1926, 1940, 1950, Salon d'Automne, Paris[37].
- 1920, Salon des Indépendants, Paris[114].
- Avril 1929, Exposition d'art japonais, Musée du Jeu de paume, Paris[115].
- Du 22 décembre 1978 au 1er avril 1979, La Ruche à Montparnasse, Musée Jacquemart-André, Paris.
- Du 5 mai au 10 septembre 1987 « Léonard Foujita », Paris, Musée de Montmartre (suite de l’exposition itinérante du centenaire de la naissance de Foujita au Japon, oct.1986-avril 1987), commissariat sylvie Buisson (90 oeuvres, 11 musées et coll. part.)
- Du 26 janvier au 11 juin 1989 : La France, images of woman and ideas of Nation : 1789-1989, Hayward Gallery, Londres, puis Walker Art Gallery, Liverpool.
- Du 9 au 21 avril 1997, Œuvres récupérées après la Seconde Guerre mondiale, confiées à la garde du Musée national d'art moderne, Musée national d'art moderne, Paris[80].
- Du 24 octobre 2007 au 26 octobre 2008, De Kuroda à Foujita - Peintres japonais à Paris, Maison de la culture du Japon à Paris.
- « Foujita et ses amis du Montparnasse », au Château de Chamerolles, 45170 Chilleurs-aux-Bois, du 1er juillet au 19 septembre 2010.
Commissariat : Sylvie Buisson, conservateur délégué au Musée du Montparnasse.Catalogue, Éd. Gallimard, Paris 2010
- Décembre 2019 - janvier 2020, Joseph Foret, un éditeur hors du commun, médiathèque Albert-Camus, Issoudun[35].
- Du 9 juillet au 13 novembre 2022 : Chagall, Modigliani, Soutine et Cie - L'École de Paris, 1900-1939, Musée d'Art moderne de Céret.
- Avril - 6 mai 2025 : Tsugouharu Foujita et Yasuo Kuniyoshi : deux carrières parallèles - Des retrouvailles après cent ans, Musée préfectoral d'Art de Hyōgo, Kobe[116].
- Du 20 septembre au 7 décembre 2025 : The history of cat paintings beginning with Foujita cats by Tsugouharu Foujita and other western-style painters, Musée d'Art de Fuchu, Tokyo.
Domiciles successifs de son arrivée à Paris à sa fugue
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- 1913 :
- Hôtel d’Odessa, no 28, rue d'Odessa, à Paris, en août[117] ;
- chez Kawashima Riishirō[117], près des fortifs ;
- 1914 :
- Montfermeil (Seine Saint-Denis) sur un terrain acquis avec Kawashima, ils y habitent une maison jusqu'à la déclaration de la guerre[117] ;
- 1915 :
- 14, cité Falguière, à Paris :
Dordogne, Château de Marzac et maison-forte de Reignac à partir du mois de juin[117] ;
- 14, cité Falguière, à Paris :
- 1916
- 1916-1917 ou 1917[118] :
- no 3, rue Vercingétorix, à Paris ;
- 1917-1924 :
- 5, rue Delambre, à Paris ;
- 1924-1927 :
- 17, rue Henri-Martin, à Paris ;
- 1927-1930 :
- 3, square Montsouris, à Paris ;
- 1930-1931 :
- 6, rue Lacretelle, à Paris.
Marché de l'art
[modifier | modifier le code]Les œuvres de Tsuguharu Fujita sont très prisées par les collectionneurs du monde entier.
- Jeune fille dans le parc, une huile sur toile de 1957 a été vendue 5 500 000 USD, soit 4 125 000 €, le 16 mai 1990 à New York[119].
- Les Deux Amies (Youki et Mado), une huile sur toile de 1926 a été vendue 204 000 £ avec les frais, soient 304 572 € chez Sotheby's, le 6 février 2007 à Londres[119]
- Bonhams, Londres, oct. 2018 - "La Fête d'anniversaire" une huile sur toile réalisée à New York en 1949, demeurée dans avec son cadre original sculpté par l'artiste, a été adjugée avec les frais à 8 095 615 euros, c'est le record d'une vente aux enchères. Expert, Sylvie Buisson.
- Bonhams-Cornette de St-Cyr, Londres "Les Chiens savants " 1922, une huile sur toile demeurée dans la même famille depuis son acquisition auprès de l'artiste à la Nationale des Beaux-Arts à été vendu le 16 octobre 2025 à £3,980,900 contre une estimation de £1,500,000 - 2,000,000, experts Sylvie et Casimir Buisson.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Cf. Sylvie Buissone et Dominique Buisson, Léonard-Tsuguharu Foujita, vol. 1, ACR Edition, , « 1913-1917 », p. 32 : « Désormais, Fujita Tsuguharu devient et signe Tsugouharu Foujita » (ordre nom de famille puis nom personnel postnom inversé pour devenir nom personnel prénom puis nom de famille et le « u » de Fujita et le deuxième « u » de Tsuguharu sont transformés en « ou »)..
- Fondaation Foujita, Léonard Tsugouharu Foujita, biographie (dates)
- Sylvie Buisson et Dominique Buisson, Léonard-Tsuguharu Foujita, acr-edition.com, (ISBN 978-2-86770-149-8, lire en ligne), p. 3.
- ↑ Sabine Cayrol, « Foujita : sa dernière demeure est son œuvre », Paris-Match, février 1968
- ↑ David Briand, « Périgord noir : le séjour méconnu du grand peintre japonais Foujita dans la vallée de la Vézère pendant la Grande Guerre », Sud Ouest, .
- David Briand, « En 1915-1916, le grand peintre Foujita vécut dans le Périgord », Sud Ouest Week-End no 674, supplément à Sud Ouest, , p. 8-10.
- « FOUJITA et ses amis du Montparnasse ».
- ↑ « Léonard Tsuguharu Foujita », sur artnet.com (consulté le ).
- ↑ « Ruytchi Souzouki, un artiste japonais à Paris », sur deneulin.fr (consulté le ).
- Acte no 275 dressé au 14e arrondissement de Paris, mariage de 1917.
- ↑ Exposition « Étrangers célèbres et anonymes du 14e arrondissement », mairie du 14e, octobre 2011, p. 8. (lien vers le livret en [PDF]).
- ↑ (en) Roulhac Toledano, François Coty : Fragrance, Power, Money, Pelican Publishing, , 336 p. (ISBN 978-1-58980-639-9, lire en ligne), p. 140.
- « Robert Desnos - Foujita », sur desnos.udenap.org (consulté le ).
- « Livret Cafés Montparnos mai 2015 ».
- ↑ (en) Robert Scholes, Paradoxy of Modernism, Connecticut, Yale University Press, , 295 p. (ISBN 0-300-10820-6 et 9780300108200, lire en ligne), p. 246.
- Sylvie Buisson, « Léonard Foujita », sur foujita.org (consulté le ).
- ↑ Acte no 158 dressé au 14e arrondissement de Paris, mariage de 1929.
- (pt) Alfredo Grieco, « Arrivons dimanche - Foujita no Rio de Janeiro », Revista Al Ceu de l'Université catholique de Rio de Janeiro, , p. 95-109 (lire en ligne).
- ↑ « Foujita, l’excentrique et le séducteur », sur Les Lettres Françaises (consulté le ).
- ↑ Ligue japonaise de la culture démocratique.
- ↑ Jean-Louis Margolin, L’Armée de l’empereur : Violence et crimes du Japon en guerre 1937-1945, Paris, Édition Armand Colin, , 479 p. (ISBN 978-2-200-26697-4), p. 395-396.
- ↑ « Foujita ».
- ↑ Aya Louisa McDonald, « the artist's widow syndrome East and West : the case of Foujita Kimiyo », Art Journal, vol.76, n°1, printemps 2017, pp. 177-188
- ↑ Fondation Foujita, Merci, chère Kimiyo Foujita
- ↑ (en) Phyllis Birnbaum, Glory in a Line : A Life of Foujita--the Artist Caught Between East and West, Farrar, Straus and Giroux, , 321 p. (ISBN 978-0-374-70696-8, lire en ligne), p. 42-43.
- ↑ « Cinq choses à savoir sur Foujita », Interenchères, 14 novembre 2023
- ↑ « Une donation de 663 œuvres de Foujita à la ville de Reims » (consulté le ).
- ↑ Vincent BOLANTIN, « Bienvenue sur www.foujita.essonne.fr », sur foujita.essonne.fr (consulté le ).
- ↑ Digital Museum of the history of Japanese in New York, Tsuguharu Foujita in New York
- « Léonard-Tsuguharu Foujita par Sylvie Buisson et Dominique Buisson », sur books.google.fr.
- GAYA - La nouvelle agence, « Nu couché à la toile de Jouy », sur Musée d'art moderne de la ville de Paris (consulté le ).
- ↑ Jennifer Thiault, « L'art de Foujita : une représentation du corps sous influence ? », sur cmdr.ens-lyon.fr.
- ↑ « Le grenier de Jes68 (Jes68's Attic) • Léonard Foujita. Un bistrot à… » (consulté le ).
- ↑ Les Muses - Encyclopédie des arts, Grange Batelière, Paris, 1972, vol.7, pp. 2249-2250.
- Jean-Marc Laurent, « Joseph Foret, l'éditeur auvergnat démesuré exposé à Issoudun », La Montagne, 14 décembre 2019
- ↑ « Présentation de l'ouvrage et de l'éditeur », sur Éditions d'Art KC.
- Patrick-F. Barrer, L'Histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde éditions d'art, 1992, pp. 121 et 208.
- ↑ Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Ēditions de l'Amateur, 1996, pp. 322-323.
- André Salmon et Christophe Dorny, « Foujita », Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.5, pp. 603-605.
- ↑ Musée national de Victoria, Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Musée royaux des Beaux-Arts de Belgique, Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Musée Alice et David van Buuren, "Amour" dans les collections
- ↑ Art Institute of Chicago, Ttsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Brooklyn Museum, "Portrait de fille au chat" dans les collections
- ↑ Metropolitan Museum of Art, Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Metropolitan Museum of Art, Foujita dans les collections
- ↑ National Gallery of Art, Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Smithsonian American Art Museum, Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Maison-atelier Foujita
- ↑ Artist Studio Museum, Maison-atelier Foujita, Villiers-le-Bâcle
- ↑ Département de l'Essonne, Viste de la maison-atelier Foujita (source : YouTube ; durée : 10'23")
- ↑ Musée Angladon, "Mon portrait" dans les collections
- ↑ Musée Calvet, Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Musée de Grenoble, "Le lutteur Tochigiyama" dans les collections
- ↑ Musée des beaux-arts de Lyon, "Autoportrait au chat" dans les collections
- ↑ Jennifer Thiault, « L'art de Foujita : une représentation du corps sous influence ? », colloque Corps et représentations : une liaison dangereuse ?, E.N.S. Lyon, 16-18 octobre 2013
- ↑ Musée des Beaux-Arts de Nancy, "Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Musée des Beaux-Arts de Nîmes, "Nu allongé" dans les collections
- ↑ « Restauration des Foujita du Cercle de l'Union interalliée », site Foujita
- ↑ Fonds d'art contemporain - Paris Collections, "L'atelier de Foujita" dans les collections
- ↑ Cité internationale universitaire de Paris, présentation de la Maison du Japon
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Fillette" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Chien" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Panthère" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Deux chats" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Fillette et enfant" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Je reviens de suite" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Âge mécanique" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Baptême de fleurs" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Nativité" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "48 richesses de la France" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Les imprimeurs" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Marchand de marrons" dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Vagabond" dans les collections
- ↑ Musée Carnavalet, "Hôtel Edgar-Quinet" dans les collections
- ↑ Musée Carnavalet, "Portrait de Jean Rostand" dans les collections
- ↑ Musée Carnavalet, "Jean Rostand" (lithographie) dans les collections
- ↑ Musée Carnavalet, "Intérieur d'un café" dans les collections
- ↑ Musée Carnavalet, "Atelier de Foujita" dans les collections
- Musée national d'art moderne, Tsugouharu Foujita
- ↑ « Mon intérieur à Paris - Nature morte au réveil-matin », A Still life collection, juillet 2015
- ↑ S. V., « La vie et les œuvres de Tsugouharu Foujita dit Léonard Foujita », Japan Experience, 22 juillet 2019
- ↑ Musée des beaaux-arts de Reims, "La maison triste (atelier de Soutine)" dans les collections
- Claire Maingon, « Léonard Foujita en deux minutes », Beaux-Arts, 14 janvier 2019
- Masahido Sumida, conférence du 21 juin 2025, exposition Les sept passions de Foujita, Sompo Museum of Art, Tokyo
- ↑ Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, "Buste de jeune femme", lavis dans les collections
- ↑ Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, "Buste de jeune femme", crayon rehaussé dans les collections
- ↑ Kanpai, Musée d'art d'Akita : exposition dédiée à Léonard Foujita
- Musée Ando, présentation des musees japonais qui abritent les œuvres de Foujita et les œuvres elles-mêmes
- Art Platform, Foujita dans les musées japonais : inventaire des œuvres
- ↑ Pola Museum, La collection : Foujita
- ↑ Musée Ando, la collection
- ↑ Musée Artizon, Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Musée national de l'Art occidental, "Une femme assise" dans les collections
- ↑ British Museum, Tsugouharu Foujita dans les collections
- ↑ Asato Ikeda, « Foujita retrospective 2006 : resurrection of a fromer official war painter », Review of Japanese culture and society, University of Hawaii Press, vol.21, décembre 2009, pp. 97-115
- ↑ Reims-Champagne Actu, Foujita au Musée des Beaux-Arts de Reims, 2010
- ↑ Nicole Salez, « Foujita monumental : enfer et paradis », Tout pour les femmes, avril 2010
- ↑ Aya Louisa McDonald, « Foujita's year in the sun », Art Journal, vol.78, novembre 2019, pp. 131-135
- ↑ Musée Maillol, Foujita, peindre dans les Années folles, dossier de presse, 2018
- ↑ « Foujita », Musée Maillol, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Expositions et salons : "Foujita - Les Années folles, 1913-1931" au musée Maillol », Claire en France, 2018
- ↑ « Paris redécouvre le peintre japonais Foujita, entre Orient et Occident », Le Point, 6 mars 2018
- ↑ Éric Biétry-Rivierre, « Foujita et les lignes claires de Youki nue », Le Figaro, 14 mars 2018
- ↑ « Les années folles de Foujita », Pen, 25 juillet 2018
- ↑ « Foujita - Peindre dans les Années folles », documentaire de Valerio Truffa, Les Lumières du regard, 2018 (source : YouTube ; durée : 17'12")
- ↑ « L'exposition Tsugouharu Foujita inaugurée cinquante ans après sa mort », Japanese books for everyone, 2 août 2018
- ↑ Valérie Oddos, « Foujita, des Années folles à la guerre : toute une vie à la Maison de la culture du Japon à Paris », France Info, 17 janvier 2019
- ↑ Céline Delavaux, « Foujita, les multiples métamorphoses d'un peintre énigmatique et singulier, Télérama, 3 février 2019
- ↑ Martine Pullara, « Exposition au Musée Faure en Savoie : les nus de Foujita », Lyon Capitale, 19 septembre 2021
- ↑ Musée Ando, Third anniversary project : Reims Museum collection : from Tsugouharu Foujita to Léonard Foujita : the path to prayer, 2025
- ↑ Ville de Reims, Des œuvres du Musée des Beaux-Arts de Reims exposées au Japon, 2025
- ↑ Sompo Museum of Art, Les sept passions de Foujita, présentation de l'exposition,2025
- ↑ Les amis du Musée Cernuschi, Foujita : peindre dans les années folles
- ↑ « Inauguration de l'exposition d'art japonais : Tsugouharu Foujita, Mineiro Adatci et André François-Poncet au Musée du Jeu de paume », Snippet of History, avril 1929
- ↑ Musée préfectoral d'Art de Hyōgo, Tsuguharu Foujita et Yasuo Kuniyoshi : deux carrières parallèles - Des retrouvailles après cent ans, 2025
- Musée Maillol, Foujita : Peindre dans les années folles, dossier de presse de l’exposition présentée au musée Maillol du 7 mars au 15 juillet 2018 (en ligne).
- ↑ Sylvie Buisson, Foujita, ACR Éditions, 2001, p. 62 et 68.
- Résultats de ventes aux enchères.
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Patrick-F. Barrer, L'Histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du monde éditions d'art, Paris, 1992.
- Gérard Bauër, Robert Rey, Foujita, coll. Cahiers de la peinture, Paris, 1958.
- Emmanuel Bénézit (article d'André Salmon et Christophe Dorny), Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol.5, Gründ, 1999.
- Phyllis Birnbaum, Glory in a line : a life of Foujita - The artist caught beetween East and West, Faber & Faber, Londres, 2006.
- Sylvie Buisson, Foujita et ses amis du Montparnasse, Paris, Éditions Alternatives, 2010 (ISBN 9782862276526).
- Sylvie Buisson, Foujita inédits, Catalogue Raisonné Vol. 3, À l'encre rouge, Archives artistiques, Paris, Fondation Nichido, 2007 (ISBN 9782917330005).
- Sylvie Buisson, Foujita, le maître japonais de Montparnasse, Paris, Musée du Montparnasse, 2004.
- Sylvie Buisson, Léonard-Tsuguharu FoujitaCatalogue Raisonné Vol. 2, ACR éditions, 2001 (ISBN 2-86770-145-7) (en ligne).
- Sylvie et Dominique Buisson, Catalogue Raisonné Vol. 1, Vie et œuvre de Foujita, ACR Éditions, 1987, réédité en 2002 : Léonard-Tsuguharu Foujita, ACR Éditions, , 588 p. (ISBN 978-2-86770-149-8, lire en ligne).
- Jean-Paul Crespelle, « Monsieur Foujita, Don Juan aux yeux bridés », Montparnasse vivant, Hachette, 1962, chapitre 6, pp. 142-177.
- Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001.
- Anne Le Diberder, Foujita (catalogue de l'exposition du Conseil Général de l'Essonne), 2007.
- Anne Le Diberder, Foujita, Le maître du trait, Arles, Philippe Picquier, 2008 (ISBN 9782809700602)
- Collectif, Desnos, Foujita et Youki, un amour surréaliste, Paris, Éditions des Cendres et Musée du Montparnasse, 2001.
- Collectif, Foujita monumental, Paris, Hazan, 2010 (ISBN 9782754104777).
- Bernard Dorival, L'École de Paris au Musée national d'art moderne, Aimery Somogy, Paris, 1961, pp. 73-74, 286.
- Yōko Hayashi, « L'année 2000 et la redécouverte de l'œuvre de Foujita », Ebisu - Études japonaises, n°24, 2000, pp. 157-161 (lire en ligne).
- Yōko Hayashi (sous la direction de Françoise Levaillant), Tsugouharu Foujita, l'évolution d'un artiste transatlantique et transpacifique : nouvelles recherches sur sa vie et son œuvre de 1910 à 1950, thèse de doctorat, UFR 03 Histoire de l'Art et de l'Archéologie, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, 25 février 2006 (présentation en ligne).
- Yōko Hayashi, À la découverte des œuvres de Foujita - Voyage, travail manuel, japonité, Nagoya Daigaku Shuppan-Kai, Nagoya, 2008 (en ligne : analyse de l'ouvrage Par Cléa Patin, Ebisu - Études japonaises, n°39, 2008, pp. 189_193.
- Yōko Hayashi et Sophie Krebs, Foujita, 1886-1968 - Œuvres d'une vie, éditions Gourcugg-Gradenigo, 2010.
- Michael Lucken, L'art du Japon au XXe siècle : pensée, formes, résistances, éditions Hermann, Paris, 2001.
- Michael Lucken, Grenades et amertume. Les peintres japonais à l'épreuve de la guerre, 1935-1952, Les Belles Lettres, 2005 (ISBN 2-251-44281-2 et 978-2-251-44281-5).
- Paul Morand, Des artistes sans mensonges : de Callot à Foujita, La Bibliothèque des Arts, 1996.
- Kimiko Nizeki, Tōru Arayashiki, Christophe Marquet et Misaho Shimazu, De Kuroda à Foujita - Peintres japonais à Paris, éditions Fragments International, 2007.
- Sous la direction de Béatrice Salmon, Collection du Musée des Beaux-Arts de Nancy - Regard, Réunion des musées nationaux, 1999, pp. 214-215.
- Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, Paris, 1996.
- Jean Selz, Foujita, Flammarion, 1980.
- Sabine Maffre, Delphine Quéreux-Sbaï, Carole Boivineau, Marie-Héléne Montout Richard, Annika Baudry, Foujita, artiste du livre, Reims, Bibliothèque de Reims et Fondation Foujita, 2018
Articles de presse (sélection)
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- Fritz-René Vanderpyl, « Foujita », L'Amour de l'art, 1921, p. 274 (lire en ligne).
- Thomas Raucat, « Foujita et le Japon », L'Amour de l'art, 1927, p. 317-320 (lire en ligne).
- Caroline Legrand, « L'art et la religion selon Foujita », La Gazette de l'Hôtel Drouot, 24 novembre 2021 (lire en ligne).
- Francis de Miomandre, « Foujita », L'Art et les Artistes, n°120, octobre 1931, pp. 1-29 (lire en ligne).
- Dominique Raizon, « Foujita, le maître japonais de Montparnasse », R.F.I., 24 septembre 2004 (lire en ligne).
- Maryse Emel, « Un Japonais dans le Paris des avant-gardes », Non Fiction, 16 mai 2018 (lire en ligne).
- Vincent Rémy, « Qui était vraiment Foujita, grand peintre japonais des années folles ? », Télérama, 27 novembre 2018 (lire en ligne).
- Jérôme Coignard, « Récit d'une vie : Léonard Foujita, artiste fou de dessin », Connaissance des arts, 27 novembre 2019 (lire en ligne).
- Gusté Matulionyté, « Cats, nudes and war propaganda : examining the œuvre of Tsugouharu Foujita », Hasta, 27 mars 2022 (lire en ligne).
- David Briand, « Périgord noir : le séjour méconnu du grand peintre japonais Foujita dans la vallée de la Vézère pendant la Grande Guerre », Sud-Ouest, 26 juillet 2025 (lire en ligne).
Radiophonie
[modifier | modifier le code]- Sophie Krebs, Anne Le Diberder, David Liot et Michael Lucken, « Foujita, de la tradition japonaise à l'art moderne », Les jeudis de l'expo, France Culture, 10 juin 2010 (écouter en ligne).
- Anaïs Kien (réalisation de Séverine Cassar), « Foujita, le plus parisien des Japonais, une traversée des années folles », La Fabrique de l'Histoire, France Culture, 27 février 2018 (écouter en ligne).
- « Foujita sous l'œil de Sophie Krebs », Le Réveil culturel, France culture, 29 janvier 2019 (écouter en ligne).
- Maison de la culture du Japon à Paris, Foujita, œuvres d'une vie, Radio Classique, 2019 (écouter en ligne).
- Matthieu Garrigou-Lagrange, série « Les années folles - La vie réinventée », émission La compagnie des œuvres, France Culture, deux émissions consacrées à Foujita :
- La vie curieuse de Foujita, 13 janvier 2020 avec Sylvie Buisson, historienne d'art et spécialiste de Foujita,(écouter en ligne)
- Foujita, artiste total, 14 janvier 2020 avec Anne Le Diberder, directrice de la Maison-Atelier Foujita de Villiers-Le -Bâcle, (écouter en ligne).
Télévision
[modifier | modifier le code]- Rencontre avec le peintre d'origine japonaise Foujita, Journal télévisé de 20 heures, 18 septembre 1966 (archive INA en ligne - durée : 4'43").
- Émission la foi prise au mot de Kto du 4 décembre 2022 deuxième épisode consacré au conversion , série de l'Avent [« Vivez l'Avent avec KTO — KTOTV », sur KTO TV, (consulté le ).Sylvie Buisson et Casimir Buisson - 6 déc. 2022
Conférences
[modifier | modifier le code]- Michael Lucken, Foujita, peintre classique ?, Maison de la culture du Japon à Paris, 2019 (visionner en ligne - Source : YouTube ; durée : 74'02").
- Toshio Shimizu, Foujita and Paris - Modernity and the Japanese painter, Fondation Giacometti, Paris, 10 juin 2020 (écouter en ligne - Source : YouTube ; durée : 49'59").
- Sylvie Buisson, Conférence à Aix-les-Bains le 7 octobre 2021 “FOUJITA OBJET (S) D'ART”, dans le cadre de l'exposition "Foujita" au Musée Faure.
- Sylvie Buisson, Cycle de cinq cours - École du louvre, 15 oct. 2018- 14 janvier 2019 "Tsuguharu-Léonard Foujita, Le phénomène japonais de Montparnasse" au Conservatoire régional de Reims.
Fonds d'archives
[modifier | modifier le code]- Fonds Youki-Foujita-Desnos, 1908-1966, bibliothèque Kandinsky, Musée national d'art moderne, Paris (présentation en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Amedeo Modigliani
- Chaïm Soutine
- Musée d'art d'Akita
- École de Paris
- Sylvie Buisson
- Foujita (film), film biographique
Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Art Institute of Chicago
- Artists of the World Online
- Bénézit
- Bridgeman Art Library
- British Museum
- Grove Art Online
- Institut national de recherche pour les biens culturels
- Kunstindeks Danmark
- Musée national du Victoria
- Museum of Modern Art
- MutualArt
- National Gallery of Art
- National Portrait Gallery
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- Smithsonian American Art Museum
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- Nationalencyklopedin
- Proleksis enciklopedija
- Store norske leksikon
- Treccani
- Universalis
- Visuotinė lietuvių enciklopedija
- Épitaphe sur lavieremoise.free.fr.
- (en) Tsuguharu Fujita dans Artcyclopedia.
- (ja) Art & Bell by Tora sur le tableau La Bataille de la rive de la rivière Khalka.
- Site d'études, de recherche et de publication raisonnée sur la vie et l'œuvre de L. Foujita.
- Peintre japonais du XXe siècle
- Peintre portraitiste japonais
- Peintre français du XXe siècle
- Peintre portraitiste français
- Peintre expressionniste français
- Peintre d'art sacré
- Illustrateur japonais
- Illustrateur français du XXe siècle
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- Lithographe français du XXe siècle
- Graveur japonais du XXe siècle
- Graveur français du XXe siècle
- Aquafortiste japonais
- Aquafortiste français du XXe siècle
- Graveur à la pointe sèche
- Buriniste japonais
- Buriniste français
- École de Paris
- Japonais expatrié en France
- Chevalier de l'ordre de Léopold
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- Naissance en novembre 1886
- Naissance à Tokyo
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- Décès à Zurich
- Décès à 81 ans
- Mort d'un cancer en Suisse
- Élève de l'école des beaux-arts de Tokyo
- Personnalité de la liste Portraits de France
