Tsugouharu Foujita

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Tsugouharu Foujita
藤田 嗣治
Ismael Nery - Retrato de Foujita, déc. 1930.jpg

Ismael Nery, Portrait de Foujita (1930)
São Paulo, Collection Isaac Krasilchick.

Naissance
Décès
(à 81 ans)
Zurich, Drapeau de la Suisse Suisse
Nationalités
Activité
Formation
Mouvement
Influencé par
Distinction

Tsugouharu Foujita[1] ou Tsuguharu Fujita (藤田 嗣治, Fujita Tsuguharu?), connu sous son nom francisé en Léonard Foujita[2],[1], est un peintre, dessinateur et graveur français d’origine japonaise, également illustrateur, céramiste, photographe, cinéaste et styliste, né le à Tokyo (Japon), et mort le à Zurich (Suisse)[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence au Japon[modifier | modifier le code]

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Tsuguharu (Héritier de la Paix) Fujita (Foujita à son arrivée en France) est fils du général Tsuguakira Fujita, médecin de l'Armée impériale japonaise et de Masa, qui meurt prématurément en 1891 à Kumamoto. Tsuguharu a un frère ainé et deux sœurs qui le protègent au moment du drame. Le berceau familial est particulièrement cultivé et ouvert aux idées occidentales nouvelles.

Inscrit aux cours de français dès l'école primaire, Tsuguharu étudie la peinture de style occidental aux Beaux-Arts de Tōkyō, obtient son diplôme en 1910 et n'a qu'une idée en tête : aller à Paris. En 1913, il s'embarque finalement pour Marseille et débarque à Paris dans le quartier du Montparnasse le 6 août au matin. Il s'est engagé auprès de sa famille à revenir au bout de trois ans, notamment pour épouser sa fiancée Tomiko.

Arrivée à Paris[modifier | modifier le code]

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Le lendemain, Ortiz de Zarate, qui l'aborde à la terrasse d'un café, l'entraîne chez Pablo Picasso qui provoque le premier grand choc de sa vie d'artiste. Les compositions cubistes et les peintures du Douanier Rousseau de l'atelier de Picasso le poussent à oublier ce qu'il sait et à se jeter à fond dans la bataille des avant-gardes de l'art moderne que livre une centaine d'artistes de son âge décidés comme lui à imposer leurs idées nouvelles à Paris. Déjà bien avant la première guerre, l'École de Paris existe pour éclore tout à fait après 1918. Foujita en devient l'une des stars. Amedeo Modigliani, Jules Pascin, Hermine David, Moïse Kisling, Chana Orloff, Chaïm Soutine, André Derain, Maurice de Vlaminck, Fernand Léger, Juan Gris, Henri Matisse et, en général, tous ses voisins de Montparnasse, deviennent ses amis.

Les premières expériences à Paris et Londres[modifier | modifier le code]

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Après avoir résidé à l'hôtel d'Odessa, Foujita partage l'atelier de son premier ami japonais à Paris, Kawashima, dans une zone mal définie proche des fortifications au sud de Montparnasse. Ils suivent l'enseignement néo-grec de Raymond Duncan. Il hésite entre la danse et la peinture. Après un séjour à Londres en 1914, il revient cité Falguière près de Soutine et Modigliani jusqu'à ce qu'il rencontre sa première femme, Fernande Barrey, en 1917, et qu'il installe son atelier dans sa cour, au no 5 rue Delambre.

Les premiers succès parisiens[modifier | modifier le code]

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Sa première exposition personnelle chez Chéron en juin 1917 est un triomphe ; il expose 110 aquarelles dans un genre mi japonais, mi-gothique que Picasso admire. Avec ses gains il offre un oiseau à Fernande qui est à l'origine de cette exposition et installe chez eux une baignoire avec l'eau chaude courante, ce qui fait aussi le bonheur des modèles, dont Kiki de Montparnasse, modèle favori, dont on admire la beauté dans le fameux Nu couché à la toile de Jouy (musée d'art moderne de la ville de Paris). Odalisque alanguie, le nu de Kiki fait sensation au Salon d'automne de 1921 et se vend l'énorme somme de 8 000 francs.

En 1918, le poète et marchand polonais Léopold Zborowski entraîne Soutine, Modigliani et sa femme Jeanne Hébuterne avec Foujita et Fernande à Cagnes pour s'abriter des bombes et vendre leurs peintures dans les palaces de la Côte d'Azur. C'est un moment fort pour Foujita qui peint avec ses deux amis pendant tout un été et rencontre Auguste Renoir juste avant sa mort.

Très rapidement, en particulier après ses trois premières expositions personnelles, Foujita connaît la gloire. Il est de tous les Salons de peinture non seulement à Paris mais à Bruxelles, en Allemagne, aux États-Unis et au Japon ; son nom et les photographies de ses exploits illustrent de nombreux articles de la presse nationale et internationale.

Le triomphe des Années folles à Montparnasse[modifier | modifier le code]

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Alors que Fernande se détourne de lui, Foujita rencontre à la Rotonde Lucie Badoud, qu'il surnomme Youki (« Neige » en japonais) à cause de sa blancheur de peau ; elle devient non seulement sa muse mais aussi une égérie de Montparnasse. Ils sont de tous les bals, les stars des Années folles. Le succès de Foujita tient à son style tellement original et novateur qui le situe, à la frontière de l'Orient et de l'Occident, dans un registre où il excelle. Ses sujets, de préférence occidentaux, sont dessinés avec sobriété et minutie sur des fonds ivoire de sa fabrication qui lui permettent de déposer un fin et vigoureux trait noir et des couleurs à l'huile transparentes et légères. Foujita remet en vigueur un second Japonisme. Ses tableaux de femmes, d'enfants et de chats entrent dans les plus grandes collections.

En 1925, il est décoré de l'ordre de Léopold en Belgique et nommé chevalier de la Légion d'honneur en France. C'est sans doute l'un des artistes qui gagne le plus d'argent. Il est envié et inconscient de l'ampleur de sa réussite. Cette réussite lui attire en 1928 un lourd redressement fiscal qui va bouleverser sa vie. Afin d'aller y vendre ses œuvres, il retourne à Tokyo avec Youki après 17 ans d'absence et avoir répudié sa première fiancée. Il doit minimiser son train de vie, vendre maison et voiture et perd Youki, follement éprise de Robert Desnos. Après avoir tenté l'expérience utopique d'une vie à trois, Foujita ne voit qu'une issue possible, quitter Paris.

Période d'itinérance et retour avec succès au Japon[modifier | modifier le code]

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Il part fin décembre 1931 avec son modèle, Madeleine, pour un voyage extraordinaire de deux ans en Amérique Latine. Il se contente de laisser une lettre d'adieu à Youki et de recommandation à Desnos. Madeleine, dite Mady Dormans, l'aide à surmonter ses déboires et leurs découvertes, Brésil, Argentine, Colombie, Pérou, Mexique et Californie, lui redonnent goût à la vie et à la peinture. Le couple vit du fruit des expositions et arrive à Tokyo le 16 novembre 1933. Il y est accueilli comme une vedette et très vite organise à la galerie Nichido une succession d'expositions. Il devient alors membre de Nikakai et réalise de grandes peintures murales. Madeleine meurt soudainement d'une overdose à Tokyo en juin 1936. Il connaît une jeune japonaise Kimiyo Horiuchi auprès de qui il trouve le réconfort. En août 1936, il participe aux compétitions artistiques des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin et sera médaillé de bronze en peinture avec son tableau Ice Hockey[4]. En 1938, Foujita se rend en Chine avec d'autres peintres comme Ryōhei Koiso en tant que peintre attaché aux armées en guerre.

Bref retour à Paris et période de la guerre au Japon[modifier | modifier le code]

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Il séjourne à nouveau à Paris de 1939 jusqu'à l'arrivée des Allemands en mai 1940. De 1939 à 1945 il travaille à des œuvres et des expositions de peintures de guerre, dont « Sensō-ga ». La Bataille de la rive de la rivière Khalka (哈爾哈河畔之戦闘) (voir Bataille de Halhin Gol) et La Charge suicide d'Attu (アッツ島玉砕). Sa collaboration au militarisme japonais, puis avec les Américains, sera à l'origine de critiques à l'après-guerre.

Sur son action dans l’armée impériale japonaise pendant cette période, l’historien J.L. Margolin écrit que « figure de proue des peintres de guerre, il n’avait jamais manifesté le plus petit doute, même en privé, quant à la justesse de la cause impériale ». Une organisation japonaise[5] précisant même en 1946, que Fujita « collabora de la façon la plus active et la plus énergique avec l’armée au travers de son travail artistique. S’investit par écrit dans la propagande militariste. Voix écoutée dans le monde de l’art, comme dans la société, il eut un rôle important dans les mouvements militaristes et une influence extrêmement forte sur l’ensemble du peuple ». Cela ne l’empêcha pas d’être, dès 1945 « le principal collaborateur des Américains dans le domaine de l’art […] de rassembler pour eux des peintures de guerre, sans se priver au passage de placer certains de ses propres tableaux dans les meilleures collections américaines »[6].

Renaissance à New-York[modifier | modifier le code]

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Seul son départ définitif du Japon pourra l'apaiser. Après une attente de trois années pour obtenir un visa, Foujita s'envole pour New-York en 1949 protégé par le Général Mac-Arthur. Kimiyo, celle qui sera sa dernière épouse, le rejoint quelques semaines plus tard. Les peintures qu'il expose à la galerie Komor à New-York demeurent parmi ses chefs d'œuvre, dont Au Café (Paris, musée national d’art moderne).

Retour définitif à Paris, conversion au christianisme et apaisement mystique[modifier | modifier le code]

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Intérieur de la chapelle Foujita à Reims.

Le 14 février 1950, Il retrouve Paris et s'installe avec Kimiyo de nouveau à Montparnasse, renouant avec ses anciens marchands et le succès. Paul Pétridès, Romanet et Jeanne Jarrige-Bernard sont ses principaux marchands. Ils lui organisent des expositions en Algérie, au Maroc et en Espagne. Son ami Georges Grosjean, journaliste, et Victor Berger-Vachon l'aident dans sa nouvelle carrière. Il repart à zéro à Paris. Il mène une vie calme, laborieuse, sereine et retirée du monde.

En 1955, malgré son action avec l’armée Japonaise en Indochine en 1941, il obtient la nationalité française.

Il se convertit au catholicisme le après avoir connu, en compagnie de son ami Georges Prade, une illumination mystique en visitant la basilique Saint-Remi à Reims. Sa marraine est Béatrice Taittinger, son parrain René Lalou ; il prend le prénom baptismal de « Léonard », en l'honneur du bienheureux Léonard Kimura, l'un des martyrs du Japon. Le prénom évoque aussi l'amour qu'il voue à l'art de Léonard de Vinci.

Il achète en 1960 une petite maison à Villiers-le-Bâcle, dans la vallée de Chevreuse où il aspire à une retraite mystique et artistique avec sa femme, recevant seulement de très bons et vieux amis.

En 1964, il décide avec René Lalou (son parrain, qui dirigeait la maison de champagne Mumm) de bâtir et décorer une chapelle à Reims : la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, dite chapelle Foujita, commencée en 1965, et terminée en 1966. Son dernier grand chantier sera les fresques de cette chapelle.

Léonard Foujita meurt d'un cancer le à Zurich, en Suisse. Après avoir été inhumé à Reims, puis exhumé pour Villiers-le-Bâcle (Essonne), sa dépouille mortelle repose à nouveau (depuis le ) dans la chapelle Foujita à Reims, auprès du corps de sa dernière épouse qui l'a rejoint en 2009.

Parcours artistique[modifier | modifier le code]

Période des années 1920 et 1930[modifier | modifier le code]

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En 1921, il voyage en Italie. Il est impressionné notamment par les œuvres de Michel-Ange à la chapelle Sixtine. À partir de 1923, il intensifie le modelé de ses corps. Il réalise des études détaillées de l’anatomie à partir d’un travail préparatoire à la mine de plomb, au fusain et à l’encre. Ses fonds semblaient aussi lisses et satinés que de l’ivoire. L’utilisation seule de teintes grisées sur un blanc opales fait écho à la sculpture. L’intérêt de Foujita pour l’art de la Renaissance (les œuvres du XVIe siècle et celles du Trecento) est commun avec d’autres peintres de l’entre-deux guerres. Ce retour au classicisme, à la représentation de la figure humaine et ce goût pour la fréquentation des musées d’art est défini dans la peinture comme un « rappel à l’ordre »  (terme emprunté à un opuscule de Jean Cocteau paru en 1926).

Foujita se distingue cependant de ses contemporains en employant une technique qui ressemble à celle de la peinture sur ivoire. Sa technique se caractérise par l’utilisation du cerné noir réalisé avec un pinceau fin et l'emploi de couleurs finement poudrées posées en transparence. À une époque où beaucoup de ses contemporains mettaient en œuvre une couleur pure avec une accumulation de la matière, Foujita mettait au point une œuvre toute en transparence, plus proche du dessin que de la peinture.

Il ne réalise plus de grands groupes de nus dans les années 1930 même si son attrait pour le monumental se poursuit. Ses œuvres deviennent plus colorées, linéaires et narratives. En 1930, il peint quatre tableaux : Le Salon à Montparnasse, La Dompteuse au lion, Trois Femmes et Le Triomphe de la vie sur la mort. Les formes de ses modèles féminins sont outrancières : ces œuvres d’une crudité jusque-là inconnue l'éloignent du raffinement et de l’élégance de ses œuvres antérieures caractérisées par une ligne épurée des personnages, la délicatesse des tonalités et l’aspect quasi émaillé de ses tableaux.

Peu attiré par l’audace des compositions cubistes en vogue à son époque, Foujita préfère retenir dans la peinture occidentale l’art de la figuration, l’art du rendu des volumes, le sens des ombres qui modulent les formes, la souplesse de la ligne. Il porte une attention particulière à l’art du glacis qui par superposition de fines couches à huile apporte de la transparence aux couleurs d’impression.

Des techniques orientales de la peinture, il retient l’art de l’estampe de l’époque Edo de l’ukiyo-e (travail avec des couleurs à l'eau appliquées par frottement à l’aide d’un tampon à feuilles de bambou, le frotton. La transparence des coloris obtenue valorise le tracé de contour exécuté à l’encre : le sumi. En utilisant simultanément la technique de la peinture à huile et celle des estampes, les œuvres de Foujita présentent un caractère inédit. Ses huiles sur toile ressemblent plus à des dessins et sa matière picturale semble presque évanescente. Les critiques français ont employé l’expression « grands fonds blancs » pour qualifier ses œuvres tandis que les critiques japonais ont utilisé la formule « blancheur de lait ».

En 1928, il réalise quatre tableaux de format carré mesurant chacun trois mètres sur trois. Cet ensemble composé de deux diptyques propose d’une part des lutteurs (diptyque Combats) et d’autre part des personnes enlacées et alanguies (diptyque Grande Composition avec le panneau de gauche intitulé Composition au lion et le panneau de droite Composition au chien). Deux atmosphères antagonistes se dégagent de l’ensemble avec une vision dynamique (Combats) d’un côté et plus sereine de l’autre (Grande Composition).

Les corps des personnages des tableaux sont inspirés par ceux de la sculpture grecque (les kouroi) , de Michel-Ange et de Rodin (Le Baiser), des œuvres de la Renaissance italienne, de L'Enlèvement des Sabines (Poussin) et de Vénus à son miroir de Diego Vélasquez. L’iridescence des fonds qui rappellent l’utilisation par les artistes de l’ukiyo-e de mica, de coquillage et la sûreté du trait témoignent de l’influence orientale. Foujita commence par réaliser sur papier des dessins à la mine de plomb, au fusain et à l’encre. Sur ces premières esquisses, il ajoute des ombres. Il reprend ensuite chacun des motifs sur des calques, parfois teintés, reproduisant plusieurs fois son tracé. Ce dessin préparatoire sur papier transparent est inspiré de l’art de l’estampe japonaise où le peintre trace d’abord le sujet à grands traits. (Le dessin à l’encre est ensuite repris par le graveur qui fait ressortir les lignes en un tracé continu et fin.) Foujita s’inspire de cette technique en utilisant des calques pour en relever les contours sur la toile soit par transparence en les apposant au revers du tableau qu’il éclaire soit de mémoire, le dessin placé à côté de son châssis. Il utilise directement l’encre ou l’huile et avec un pinceau fin japonais.

Parfois, Foujita peut réaliser un dessin préparatoire d’ensemble comme par exemple pour le tableau Avec qui voulez vous lutter ? (1957). Il découpe ensuite le papier figure par figure avant de réaliser le tableau définitif. Cette technique, inspirée de la tradition japonaise, lui permet de reproduire plus facilement à main levée son motif sur la toile en séparant chacune des figures. Dans l’art du Tsukuri-e (« dessin construit »), le peintre dessine une première esquisse très détaillée puis la reproduit plusieurs fois plus ou moins librement avant de commencer son travail définitif en découpant scène par scène sa composition. Foujita dessinait souvent en étant accroupi comme le font beaucoup de peintres japonais.

La reproduction de mémoire des esquisses préparatoires permet au peintre d’intégrer un jeu de représentations en miroir en recopiant des figures inversées. Dans la Grande Composition, il reproduit deux fois la figure du Baiser, influencé par la sculpture de Rodin, mais en inversant le sens des modèles et en invertissant le coloris des chevelures des personnages. Il les a représentés sur deux panneaux différents contribuant ainsi à créer un lien entre les deux tableaux et à intensifier la diagonale du dyptique. Après avoir posé le contour de chaque figure, Foujita façonne le modelé de ses modèles par frottements et essuyages. Il applique ensuite à la brosse et en très fines couches des jus à l’huile colorés en petite quantité (huile de lin, de blanc de plomb, de silicate de magnésium (talc), de carbonate de calcium (craie) et de pigments d’origine végétale ou organique).

Le peintre emploie le blanc non comme une matière couvrante mais en transparence. L’utilisation du talc permet d’obtenir la délicatesse des carnations et les grisés du modelé des corps humains. Les sujets du tableau sur un fond blanc immaculé semblent flotter sans repères et un aspect désordonné se dégage de l’ensemble. Foujita unifie son œuvre en terminant par le fond qu’il grise et façonne avec un tissu imprégné de pigments noirs. Une zone blanche est laissée autour des contours mettant en relief chaque motif. Cette unité ténue grâce au fond grisé, est confortée par une ligne d’horizon pour le diptyque Combats et un jeu de draperies pour le celui de Grande Composition.

L’unité des deux huiles sur toile est obtenue par la représentation de deux hommes soulevant un tonneau, réparti sur chacun des deux panneaux du diptyque.

Période de la guerre au Japon[modifier | modifier le code]

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Il réalise des tableaux de propagande respectant les contraintes imposées (sujet, format, modalité d'exécution) par le gouvernement japonais. Ses premières œuvres présentent une vision héroïque idéalisée. Cet engagement du peintre auprès de l'armée impériale traduisait à la fois une ambition picturale et un respect filial à la tradition. Il avait pourtant réussi à prendre ses distances. En effet, ces commandes étaient destinées à valoriser l'acte guerrier. Mais le peintre y répondra en mettant en valeur les désastres de la guerre. Ainsi, à partir de 1942, et notamment avec son tableau Le dernier jour de Singapour, ses toiles mettent en relief la destinée tragique des soldats dans leur singularité et leur anonymat. Avec La Mort lumineuse aux îles d'Attu (1943), Foujita a mis en scène 2500 réservistes japonais combattant les troupes américaines. Combattants, blessés et soldats morts se mêlent dans un corps à corps qui occupe les deux tiers du tableau. L'œuvre fait écho à La Tranchée d'Otto Dix et au Radeau de la Méduse de Théodore Géricault. Cette œuvre se caractérise par l'absence de personnage central, d'ordre, de hiérarchie entre les personnages et de premier plan. Le spectateur est happé par la violence macabre de l'œuvre, soldats américains et japonais semblant être unis dans une destinée tragique. La présence de fleurs bleues près de la signature du peintre semble lancer un message d'espoir.

Foujita a cependant pendant la guerre rédigé des écrits amplement diffusés mettant en relief son engagement patriotique qui contrastent avec le désespoir qui l'anime en peignant ses tableaux.

Après la capitulation du Japon le 15 aout 1945, les États-Unis, pour faire disparaitre tout signe de propagande impérialiste et d'antiaméricanisme, s'intéressent aux commandes de tableaux par l'armée japonaise. Le gouvernement japonais est sollicité par le bureau tokyoite de la section des biens historiques du département de guerre pour obtenir la mise à disposition de Foujita (artiste considéré comme le plus pertinent pour rassembler ces œuvres). Les œuvres transportées par les États-Unis après la guerre ont été restituées sous forme de prêt à durée indéterminée au Japon en 1970. Ces œuvres sont conservées actuellement au musée national d'art moderne de la ville de Tokyo.

Cette mission le fera basculer du statut de héros à traitre et collaborateur. Cette remise en cause a été ressentie comme une injustice par le peintre. Désirant quitter le Japon pour toujours, il obtient un visa auprès des États-Unis en mars 1949. Il rappelle qu'un peintre ne doit s'occuper que de peinture. Seuls « la paix et le Beau véritable » doit être recherché avec obstination. Cette nouvelle vision de la place de l'artiste dans la société allait contribuer à créer une rupture dans son parcours artistique.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

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Son univers artistique change après la guerre. Il représente un environnement idéalisé, avec des enfants et des paysages paisibles. Foujita met en scène des personnages inspirés de Francisque Poulbot. Il se prononce pour le parti des « verts paradis des amours enfantines ».

Si l'âpreté de l'existence n'est jamais visible, les œuvres présentent quand même un aspect inquiétant et sombre. Dans ses tableaux Hommage à La Fontaine (1949), des animaux sont rassemblés autour d'une table pour prendre leur repas. Au mur, apparaît une œuvre de l'artiste. Avec un maniérisme allégorique intensifié, ces toiles témoignent de la défiance d'un homme blessé par les critiques. Il essaie de reconstruire un monde éloigné des affres de la guerre et des conflits internationaux. Le Baptême des fleurs reprend le thème issu du tableau des Trois Grâces de Raphaël. Les femmes ressemblent à des personnages issus des contes de fées mais le spectateur éprouve une crainte sourde et une menace diffuse à la vision de ce trio.

La peinture religieuse[modifier | modifier le code]

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Foujita s'est intéressé très tôt à l'art religieux. Il a étudié l'art occidental et ses racines gréco-romaines, le monde antique du Proche-Orient (comme l'art égyptien qui est fortement ancré dans le religieux). Il connait parfaitement l'iconographie religieuse grâce à la découverte de ses représentations lors de ses périples en Europe, en Amérique latine et dans la fréquentation de tous les musées internationaux. Il participe brièvement à l'expérience insolite de Raymond Duncan, frère d'Isadora Duncan, qui a créé l'Akademia Duncan à Paris où sont proposés des ateliers de tissage, de danse et de sculpture. Raymond Duncan, peintre, sculpteur et poète, passionné par la Grèce Antique, enseignait dans son Académie le retour à l'hellénisme, y compris dans la vie courante. En 1908, il avait créé aussi à Berlin une colonie grecque. En 1917, il peint plusieurs versions de La Mort de Bouddha. En 1918, il réalise plusieurs sujets religieux comme la Vierge à l'enfant, des femmes en prière ou le Christ en croix. Il a peint de grandes figures stylisées à la manière des primitifs ( peinture italienne et française du 14ème siècle) et des imagiers du Moyen Âge abordant des thèmes de la légende chrétienne.

Une importante exposition à Paris en 1904 avait mis à l'honneur les primitifs. Elle avait été marquée par l'entrée de Pieta d'Avignon, œuvre d'Enguerrand Quarton, peinte autour de 1445, découverte par Prosper Mérimée dans une église paroissiale de Villeneuve-les-Avignon en 1834. Elle avait profondément impressionné Foujita qui avait pu admirer les tableaux peints sur bois, les contours incisés, la netteté des aplats qui valorisaient le plissé des draperies. Il y retrouvait certaines réminiscences de l'art japonais : précision et netteté du trait, fonds dorés, mise en œuvre de la couleur par grands aplats. Mais la personnalité de Foujita imprègne ses œuvres : sa ligne est plus nerveuse et il a une attention particulière au rendu de l'arrière plan. Auparavant, il réalisait un travail s'apparentant plus à une patine. Désormais, il applique des feuilles disjointes qui laissent apparaitre à certains endroits des fonds blancs. Un effet géométrique anime l'arrière plan des toiles religieuses.

Le choix de la représentation de la religion chrétienne chez le peintre japonais Foujita s'explique par la fréquentation régulière des musées où ses thématiques dans l'art pictural sont nombreuses et sa volonté d'afficher son intégration à la France, pays à dominante catholique où les signes religieux sont présents dans la vie quotidienne. Foujita s'est converti au catholicisme et a été accompagné dans sa démarche par des personnalités religieuses éminentes comme le cardinal Daniélou.

À partir de 1927, il interrompt sa production de tableaux en lien avec la religion pour la reprendre à partir de 1951. En 1963, il peint une œuvre singulière : Adoration. Foujita et sa femme Kimiyo y sont représentés en donateurs. Le peintre a été influencé par la tradition des tableaux de dévotion, avec commanditaires, si nombreux dans l'Europe du nord et chez les primitifs italiens. En arrière plan, à droite, est représentée sa maison de Villiers-le-Bâcle avec le paysage de la vallée de Chevreuse où Foujita vivait. À gauche, toujours en arrière plan, est dessinée la campagne italienne. Le couple porte des habits qui n'appartiennent à aucun ordre religieux. Foujita y arbore la médaille offerte par le pape Jean XXIII lors d'une audience privée en 1960. Au premier plan, les oiseaux évoquent Saint François d'Assise parlant aux oiseaux de Giotto et le lapin fait écho au lièvre gravé par Dürer ou à La Vierge au lapin de Titien. Le peintre a donc pris une certaine liberté avec les codes de la symbolique chrétienne.

Son baptême à la cathédrale de Reims a été suivi par 17 télévisions venues du monde entier. Il choisit pour prénom de baptême Léonard en hommage à Léonard de Vinci, entre autre.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Liste de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Illustration d'un menu d'un salon de thé François à Kyoto au Japon.

Ouvrages illustrés par Foujita[modifier | modifier le code]

Cette liste concerne aussi bien les ouvrages collectifs que personnels[9]:

  • Komaki Ohmia, Quelques poèmes, (12 dessins) La Belle Edition, Paris 1919.
  • Collectif, Les Lettres parisiennes, Jacinto Greu…, Foujita…, Les lettres Parisiennes, Paris 1919.
  • in L’Œuvre, janvier 1920, 2e époque, 54e fascicule, (2 dessins Mouton jouant avec une pomme et La Bougie)
  • in L’Œuvre, février 1920, 2e époque, 5e fascicule, (2 dessins Visage de femme et Les Canards)
  • Rabindranath Tagore traduit par André Gide, Amal et la lettre du Roi, titres composés par André Cochin, bois originaux gravés par Foujita (7 pièces), Les Publications Lucien Vogel (copyright librairie Gallimard), Paris 1922
  • Recueillies par T.Foujita, Légendes japonaises (les plus belles légendes du monde), préface de Claude Farrère, (66 illustrations de Foujita) Edition de l’Abeille d’Or, Paris 1923
  • Lucien Fabre, Vanikoro (Poèmes), Éditions de la Nouvelle Revue Française, Paris 1923 (1 illustration de Foujita)
  • Guillaume Apollinaire, Les Vergers des Amours, Monaco 1924 (6 eaux-fortes de Foujita)
  • Paul Claudel, Connaissance de l’Est, éditions Georges Grès et Cie, Paris 1925 (115 illustrations dessinées et gravées sur bois par Foujita)
  • Baronne Renée de Brimont, Épigrammes japonaises, Édition de l’Étoile, Paris 1925 (49 gravures de Foujita)sans doute jamais paru
  • Géo-Charles, Jeux olympiques (premier spectacle du théâtre en plein air), Editions de la Nouvelle Revue Française, Paris 1925 (1 eau-forte de Foujita)
  • Pierre Louÿs, Les Aventures du Roi Pausole, Arthème-Fayard et Cie, Paris 1925
  • Pierre Loti, Madame Chrysanthème, Edition Excelsior, Paris 1925 (phototypes de 60 illustrations originales de Foujita rehaussées au pochoir)
  • in Revue Franco-Nippone, 1re année n° 1, 15 février 1926, couverture illustrée Deux Profils, le Japon et la France, Paris, Foujita
  • in Revue Franco-Nipponne, 1re année n° 2, 1er mai 1926, en couverture, reproduction d’un dessin de Foujita Deux femmes de profil
  • in Revue Franco-Nipponne, 1re année n° 3, 15 août 1926, en couverture reproduction sur fond rouge d’une dessin de Foujita Nu au bras levé
  • in Revue Franco-Nipponne, 1re année n° 4, novembre 1926, en couverture reproduction d’un dessin de Foujita, Femme endormie (dessin également reproduit dans Paris-Shuho, 5 septembre 1927)
  • Claude Dazil, Tu m’aimeras (comédie en trois actes) Librairie Baudinière, Paris 1926 (1 eau-forte de Foujita)
  • E. Steinilber Oberlin (ancien chef de cabinet du ministre de l’Instruction publique) et Hidetake Iwamura, Chansons des Geishas (coll. « Les Heures Légères »), éditions Georges Crès et C(ie), Paris 1926 (pochoir des aquarelles et vignettes (28) par Foujita)
  • Pierre Loti, La Troisième jeunesse de Madame Prune, édition d’Art Devambez, Paris 1926 (17 illustrations gravées en couleurs par Foujita)
  • Commentaires de Thomas Raucat, La Chambre Secrète, Edition de l’Etoile, Paris 1926
  • Jacques Brindejonc-Offenbach, Les Divertissements d’Eros, Edition Henri-Parville, Paris 1927 (10 illustrations rehaussées au pochoir par Foujita)
  • Michel Vaucaire, Barres parallèles, Typographie François Bernouard, Paris 1927 (5 eaux-fortes de Foujita)
  • Thomas Raucat, L’Honorable Partie de campagne, Librairie Gallimard, Paris 1927 (32 compositions gravées à l’eau-forte, en couleurs, de Foujita) ; nouvelle édition réalisée par Les Libraires associés, achevé d’imprimer le 31 décembre 1957, Club des libraires de France
  • Paul Morand, Mr U, Editions des Cahiers Libres, Paris 1927 (1 eau-forte)
  • Collectif, Tableaux de Paris, (19 auteurs et 19 artistes) Editions Emile-Paul frères, Paris 1927 (1 eau-forte de Foujita)
  • Kikou Yamata, Les Huit renommées (L’invitation au voyage), André Delpeuch, Paris 1927 (51 dessins originaux)
  • Paul Claudel, L’Oiseau noir dans le soleil levant, Edition Excelsior, Paris 1927 (27 eaux-fortes de Foujita)
  • Pierre Louÿs, Pybrac (Poésie), Cythère-Au-coq hardi, Paris 1927 (1 eau-forte de Foujita)
  • Imagier de la société de la gravure sur bois originale, Paris 1927 (1 gravure de Foujita)
  • Tristan Bernard, Le Chien de pique, Au Sans pareil, Paris 1927
  • Collectif, André Gide, Edition du Capitole, Paris 1928 (1 gravure de Foujita)
  • Henri Chaumet, Bêtes et Cie, Kra Edition, Paris 1928 (25 eaux-fortes de Foujita)
  • Paul Morand, Foujita, Editions Chroniques du Jour, Paris 1928 (une eau-forte originale, 5 illustrations de Foujita et 30 planches de reproductions d’œuvres datées de 1913 à 1928)
  • Jules Boissière, Propos d’un intoxiqué, Javal et Bourdeaux, Paris 1928 (16 phototypes rehaussés au pochoir d’après des aquarelles de Foujita)
  • Kikou Yamata, Shizouka princesse tranquille, Editions M.P. Trémois, Paris 1929 (3 illustrations de Foujita
  • Kiki, Kiki, Souvenirs, Henri Broca, Paris 1929 (1 illustration de Foujita)
  • Collectif, Maria Lani, Edition des Quatre Chemins, Paris 1929 (œuvres de 51 artistes dont 1 de Foujita).
  • Michel Georges-Michel, Les Montparnos, Fasquelle Edition, Paris 1929 (3 illustrations de Foujita)
  • Lucien Aressy, Les Nuits et les ennuis du Mont-Parnasse, Jouve et Cie Editeur, Paris 1929 (3 pièces de Foujita)
  • Foujita, Profil de Paris (Pari no Yokogao, Jitsugyo-no-Nihon-Sha, Tokyo 1929, 261 pages, 4 reprod. de dessins à l’encre, 11 reprod. de photographies concernant l’artiste et 3 reprod. de ses peintures
  • Michael Joseph, A Book of cats, Covici, Friede Publisher, New York 1930
  • Docteur Lucien-Graux, La Fleur aux mille pétales d’or, Edition d’Art Apollo, Paris 1930
  • Collectif, Pax Mundi (Livre d’Or de la Paix), la Société Paxunis, Genève 1932
  • Pierre Louÿs, les aventures du roi Pausole, Arthème Fayard & Cie, Paris, 1932
  • K. Matsuo et E.Steinilber-Oberlin, Haikai de Basho et de ses disciples, Collection japonaise, Institut international de coopération intellectuelle, 1936
  • Ken Yanagizawa et T.Foujita, Le Monde Illustré, Récit de Voyages, Okagura Sho-Bo, mars Tokyo 1936, 115 pages, 10 illustrations (reprod. d’aquarelles) sur le Mexique, 10 illustrations sur Paris, 9 illustrations sur Pékin, 14 illustrations sur le Japon et un portrait de Yanagizawa
  • Jacques Meurgey, Poèmes essoufflés, Nouvelles Editions Latines, Paris 1936, avec un portrait de l’auteur par Foujita
  • T.Foujita, Un seul bras (Udde Ippon), Toho, Tokyo décembre 1936, 213 pages, 91 reproductions de petits dessins à l’encre
  • Jean Giraudoux, Combat avec l’image, Edition Emile-Paul frères, Paris 1941
  • T.Foujita, Nager sur la terre (Chi Wo Oyogu), Shomotsu, Tenbô-Shà, Tokyo 1942, 33 reproductions de petits dessins à l’encre à l’intérieur, couverture et intérieur de couverture illustrées
  • T.Foujita, Oka, Sekizawa et Yamagizawa Figures, Nippon Sha, Tokyo 1949, 230 pages, 15 reproductions de dessins signé f en tête des XV chapitres
  • René Héron de Villefosse, La Rivière enchantée, Bernard Klein Editeur, Paris 1951
  • Collectif, Vins, fleurs et flammes, Bernard Klein Editeur, Paris 1953
  • Jean Cocteau, Le Dragon des mers, Editions Georges Guillot, Paris 1955
  • Youki Desnos, les Confidences de Youki, Librairie Arthème-Fayard, Paris 1957
  • Yvonne de Brémond d’Ars, C’est arrivé en plein Paris, Henri Lefèvre Editeur, Paris 1957
  • Charles Guyot (Géo-Charles), Poèmes choisis, Les Écrivains réunis/ Armand Henneuse Editeur, Lyon 1958
  • Albert Fournier, Les Petits Métiers et Gagne-petit, Pierre de Tartas/Edition Rombaldi, Paris 1960
  • Collectif, La Fontaine, 20 Fables, Jaspard Polus et Cie, Monaco 1961
  • Georges Bonneau, Douce-comme-le-miel ou la lune brille à l’Est, Librairie Arthème-Fayard, Paris 1962
  • Jean Cocteau, La Mésangère, Pierre de Tartas, 1963
  • Léon-Paul Fargue, Au temps de Paris, Paris-Bièvre 1964
  • Collectif, L’Apocalypse, « livre-monument » Joseph Foret Éditeur d’Art, Paris 1961[10]. Trois œuvres (0,46 sur 0,58) : Les Quatre Cavaliers, Les Sept Trompettes, Paradis et Enfer (encre de Chine et aquarelle sur parchemin)
  • Collectif, La Bible, Pierre de Tartas, 1971

Lieux d'exposition[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Du 30 juin au 19 septembre 2010, Foujita et ses amis du Montparnasse, château de Chamerolles, exposition organisée par le conseil général du Loiret, commissariat Sylvie Buisson avec le concours de la Maison-atelier Foujita, les musées des beaux-arts de Nîmes, d'Orléans, du musée Bourdelle et du musée Zadkine.
  • Du 1er avril 2010 au 28 juin 2010, Foujita monumental, enfer et paradis, commissariat de David Liot, conservateur en chef du musée des beaux-arts de Reims et Anne Lediberder, chargée de la Maison-Atelier Foujita et de ses collections, en relation avec la bibliothèque Carnegie de Reims, la Maison-atelier Foujita, la chapelle Notre-Dame de la Paix et le musée des beaux-arts de Reims.

Domiciles successifs de son arrivée à Paris à sa fugue[modifier | modifier le code]

La maison-atelier de Villiers-le-Bâcle.

Marché de l'art[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Tsuguharu Fujita sont très prisées par les collectionneurs du monde entier.

  • Jeune fille dans le parc, une huile sur toile de 1957 a été vendue 5 500 000 USD soient 4 125 000 euros le 16 mai 1990 à New York[12].
  • Les deux amies (Youki et Mado), une huile sur toile de 1926 a été vendue 204 000 £ avec les frais, soient 304 572 euros chez Sotheby's, le 6 février 2007 à Londres[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rubrique « Vie des arts » du magazine La Vie[réf. incomplète].
  2. Après son baptême en 1959.
  3. Il repose à Reims dans la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix qu'il a imaginée et peinte à la fin de sa vie.
  4. (en) « Tsuguharu-Léonard Fujita », sur www.sports-reference.com (consulté le 5 août 2012)
  5. Ligue japonaise de la culture démocratique
  6. Jean-Louis Margolin, L’armée de l’empereur : Violence et crimes du Japon en guerre 1937-1945, Edition Armand Colin, (ISBN 978-2-2002-6697-4), p. 395-396
  7. « Léonard-Tsuguharu Foujita Par Sylvie Buisson,Dominique Buisson », sur books.google.fr
  8. « L'art de Foujita : une représentation du corps sous influence ? Par Jennifer Thiault », sur cmdr.ens-lyon.fr
  9. Sources : archives de Sylvie Buisson.[réf. incomplète]
  10. « Présentation de l'ouvrage et de l'éditeur », sur Éditions d'Art KC
  11. Maison-atelier Foujita
  12. a et b Résultats de ventes aux enchères

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Buisson, Foujita et ses amis du Montparnasse, Paris, Éditions Alternatives, 2010 (ISBN 9782862276526).
  • Collectif, Foujita monumental, Paris, Hazan, 2010 (ISBN 9782754104777).
  • Sylvie Buisson, Foujita inédits, À l'encre rouge, Archives artistiques, Paris, Fondation Nichido, 2007 (ISBN 9782917330005).
  • Michael Lucken, Grenades et amertume - Les Peintres japonais à l'épreuve de la guerre, 1935-1952, Les Belles Lettres, 2005 (ISBN 2-251-44281-2 et 978-2-251-44281-5).
  • Sylvie Buisson, Foujita, le maître japonais de Montparnasse, Paris, Musée du Montparnasse, 2004.
  • Sylvie Buisson, Léonard-Tsugouharu Foujita, ACR éditions, 2001 (ISBN 2-86770-145-7) (en ligne).
  • Collectif, Desnos, Foujita et Youki, un amour surréaliste, Paris, Éditions des Cendres et Musée du Montparnasse, 2001.
  • Sylvie et Dominique Buisson, Vie et œuvre de Foujita, ACR Éditions, 1987, réédité en 2002 : Léonard-Tsuguharu Foujita, ACR Éditions, 588 p. (ISBN 9782867701498, lire en ligne).
  • Jean Selz, Foujita, Flammarion, 1980.
  • Gérard Bauër, Robert Rey, Foujita, coll. Cahiers de la peinture, Paris, 1958.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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