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Tsugouharu Foujita

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Tsugouharu Foujita
Tsugouharu Foujita (1924).
Naissance
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Shin-ogawamachi (d) (Ushigome-ku (d))Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nationalités
française (à partir de )
japonaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Formation
Représenté par
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Influencé par
Fratrie
Tsuguo Fujita (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Distinctions
signature de Tsugouharu Foujita
Signature

Tsugouharu Foujita[1] ou Tsuguharu Fujita (藤田 嗣治, Fujita Tsuguharu?), connu aussi sous son simple nom de famille, Foujita, ou sous le nom adopté à la fin de sa vie, Léonard Foujita, né le à Tokyo (Japon) et mort le à Zurich (Suisse)[2], est un peintre, dessinateur et graveur français d’origine japonaise, également illustrateur, céramiste, photographe, cinéaste et styliste.

Enfance et adolescence au Japon

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Tsuguharu (Héritier de la Paix) Fujita (Foujita à son arrivée en France) est fils du général Tsuguakira Fujita[3], médecin de l'Armée impériale japonaise et de Masa, qui meurt prématurément en 1891[réf. nécessaire] à Kumamoto. Tsuguharu a un frère aîné et deux sœurs qui le protègent au moment de la mort de leur père. Le berceau familial est particulièrement cultivé et ouvert aux idées occidentales nouvelles pour le Japon de l'époque.

Inscrit aux cours de français dès l'école primaire, Tsuguharu étudie la peinture de style occidental aux Beaux-Arts de Tōkyō[2], obtient son diplôme en 1910 et n'a qu'une idée en tête : aller à Paris. En 1913, il s'embarque finalement pour Marseille et arrive à Paris dans le quartier du Montparnasse le au matin, « vêtu d'une redingote rose et d'un casque colonial »[4]. Il s'est engagé auprès de sa famille à revenir au bout de trois ans, notamment pour épouser sa fiancée Tomiko[5]. Avec son meilleur ami Riichirō Kawashima, il s'installe à Montfermeil, en banlieue parisienne ; la Première Guerre mondiale arrive et leur maison est détruite[6]. En , ils se réfugient dans le Périgord noir, entre Les Eyzies et Montignac ; le comte Alphonse Claret de Fleurieu, fait alors installer les deux peintres dans la maison forte de Reignac puis, au départ de Kawashima à l'automne suivant, accueille Foujita dans son château de Marzac, que le peintre va quitter en [6].

Arrivée à Paris

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Modigliani dans l'atelier de Foujita à la cité Falguière (1909).

Le lendemain de son arrivée, le peintre chilien Manuel Ortiz de Zarate, qui l'aborde à la terrasse d'un café, l'entraîne chez Pablo Picasso[3] qui provoque le premier grand choc de sa vie d'artiste. Les compositions cubistes et les peintures du Douanier Rousseau de l'atelier de Picasso le poussent à oublier ce qu'il sait et à se jeter à fond dans la bataille des avant-gardes de l'art moderne que livre une centaine d'artistes de son âge décidés comme lui à imposer leurs idées nouvelles à Paris. Déjà bien avant la Première Guerre mondiale, l'École de Paris existe pour éclore tout à fait après 1918. Foujita en devient l'une des stars. Amedeo Modigliani, Jules Pascin, Hermine David, Carl Cohnen, Moïse Kisling, Chana Orloff, Chaïm Soutine, André Derain, Maurice de Vlaminck, Fernand Léger, Juan Gris, Michális Ikonómou, Henri Matisse et, en général, tous ses voisins de Montparnasse, dont le peintre japonais Ruytchi Souzouki, deviennent ses amis[7],[8],[9],[10].

Les premières expériences à Paris et Londres

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Après avoir résidé à l’Hôtel d'Odessa (en 1913), Foujita partage l'atelier de son premier ami japonais à Paris, Kawashima, dans une zone mal définie proche des fortifications au sud de Montparnasse. Ils suivent l'enseignement néo-grec de Raymond Duncan. Il hésite entre la danse et la peinture. Après un séjour à Londres en 1914, il revient cité Falguière, près de Soutine et Modigliani, jusqu'à ce qu'il rencontre sa première femme[10], Fernande Barrey, en 1917, et qu'il installe son atelier dans sa cour, au no 5, rue Delambre, où il restera jusqu'en 1924[11].

Foujita photographié par Jean Agélou en 1923.

Les premiers succès parisiens

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Sa première exposition personnelle financée par François Coty[12] chez Georges Chéron en juin 1917 est un triomphe[13] ; il expose 110 aquarelles dans un genre mi japonais, mi-gothique, que Picasso admire. Avec ses gains, il offre un oiseau à Fernande, qui est à l'origine de cette exposition et installe chez eux une baignoire avec l'eau chaude courante, ce qui fait aussi le bonheur des modèles, dont Kiki de Montparnasse, modèle favori, dont on admire la beauté dans le fameux Nu couché à la toile de Jouy[14] (musée d'art moderne de la ville de Paris). En odalisque alanguie, le nu de Kiki fait sensation au Salon d'automne de 1922[14] et se vend pour l'énorme somme de 8 000 F.

Si Kiki de Montparnasse était cruciale à son succès, il n'en était pas moins qu'elle restait un modèle difficile. Il raconte, dans sa préface pour Souvenirs : « Quand elle a quitté son manteau, elle était absolument nue [...]. Elle prend ma place devant le chevalet, me demande de ne pas bouger et tranquillement commence à dessiner mon portrait. Elle m’a demandé de l’argent de sa pose et triomphalement est partie, son croquis, sous le bras. Trois minutes après, au café du Dôme, un riche collectionneur lui avait acheté un prix fou, ce croquis[15]. » En 1918, le poète et marchand polonais Léopold Zborowski entraîne Soutine, Modigliani et sa femme, Jeanne Hébuterne, avec Foujita et Fernande à Cagnes, pour s'abriter des bombes et vendre leurs peintures dans les palaces de la Côte d'Azur. C'est un moment fort pour Foujita qui peint avec ses deux amis pendant tout un été et qui rencontre Auguste Renoir juste avant sa mort.

Très rapidement, en particulier après ses trois premières expositions personnelles, Foujita connaît la gloire. Il est de tous les Salons de peinture, non seulement à Paris mais aussi à Bruxelles, en Allemagne, aux États-Unis et au Japon ; son nom et les photographies de ses exploits illustrent de nombreux articles de la presse nationale et internationale.

Le triomphe des Années folles à Montparnasse

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Robert Desnos et Youki.
Portrait de Tsugouharu Foujita par Ismael Nery (1930).

Alors que Fernande se détourne de lui, Foujita rencontre à la Rotonde Lucie Badoud, qu'il surnomme Youki (Yuki signifie « Neige » en japonais), à cause de la blancheur de sa peau[2] ; elle devient non seulement sa muse mais aussi une égérie de Montparnasse[16]. Ils sont de tous les bals et les stars des Années folles.

Le succès de Foujita tient à son style tellement original et nouveau qui le situe à la frontière de l'Orient et de l'Occident, dans un registre où il excelle. Ses sujets, de préférence occidentaux, sont dessinés avec sobriété et minutie sur des fonds ivoire de sa fabrication, qui lui permettent de déposer un fin et vigoureux trait noir et des couleurs à l'huile transparentes et légères. Foujita remet en vigueur un second japonisme. Ses tableaux de femmes, d'enfants et de chats entrent dans les plus grandes collections.

En 1925, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en France[2]. C'est sans doute l'un des artistes qui gagnent le plus d'argent. Il est envié et inconscient de l'ampleur de sa réussite. Celle-ci lui attire en 1928 un lourd redressement fiscal qui va bouleverser sa vie.

En 1928, il obtient le divorce et épouse en secondes noces Youki[17]. Afin d'aller y vendre ses œuvres, il retourne à Tokyo avec Youki après dix-sept ans d'absence et après avoir répudié sa première fiancée. Il doit diminuer son train de vie, vendre maison et voiture et perd Youki, follement éprise de Robert Desnos. Après avoir tenté l'expérience d'une vie à trois, Foujita ne voit qu'une issue possible, quitter Paris[13].

Période d'itinérance et retour avec succès au Japon

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Il part fin décembre 1931 avec son modèle, Madeleine, pour un voyage extraordinaire de deux ans en Amérique latine. Il se contente de laisser une lettre d'adieu à Youki et de recommandation à Desnos[13]. Madeleine, dite Mady Dormans, l'aide à surmonter ses déboires et leurs découvertes, Brésil, Argentine, Colombie, Pérou, Mexique et Californie, lui redonnent goût à la vie et à la peinture. Au Brésil, il est accueilli à Rio de Janeiro, en octobre 1931, par le peintre Candido Portinari[18]. Le couple vit du fruit des expositions et arrive à Tokyo le . Il y est accueilli comme une vedette et, très vite, organise à la galerie Nichido une succession d'expositions. Il devient alors membre de Nikakai et réalise de grandes peintures murales. Madeleine meurt soudainement d'une overdose à Tokyo en juin 1936[19]. Il fait la connaissance d'une jeune Japonaise, Kimiyo Horiuchi, auprès de qui il trouve le réconfort[2]. En 1938, Foujita se rend en Chine avec d'autres peintres, comme Ryōhei Koiso, en tant que peintre attaché aux armées en guerre.

Bref retour à Paris et période de la guerre au Japon

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Il séjourne à nouveau à Paris de 1939 jusqu'à l'arrivée des Allemands en mai 1940[2]. De 1939 à 1945 il travaille à des œuvres et des expositions de peintures de guerre, dont « Sensō-ga », La Bataille de la rive de la rivière Khalka (哈爾哈河畔之戦闘) (voir bataille de Halhin Gol) et La Charge suicide d'Attu (アッツ島玉砕). Sa collaboration au militarisme japonais, puis avec les Américains, sera à l'origine de critiques à l'après-guerre.

Sur son action dans l’armée impériale japonaise pendant cette période, l’historien J.-L. Margolin écrit que « figure de proue des peintres de guerre, il n’avait jamais manifesté le plus petit doute, même en privé, quant à la justesse de la cause impériale ». Une organisation japonaise[20] précisant même en 1946, que Foujita « collabora de la façon la plus active et la plus énergique avec l’armée au travers de son travail artistique. S’investit par écrit dans la propagande militariste. Voix écoutée dans le monde de l’art, comme dans la société, il eut un rôle important dans les mouvements militaristes et une influence extrêmement forte sur l’ensemble du peuple ». Cela ne l’empêcha pas d’être, dès 1945, « le principal collaborateur des Américains dans le domaine de l’art […] de rassembler pour eux des peintures de guerre, sans se priver au passage de placer certains de ses propres tableaux dans les meilleures collections américaines[21] ».

Renaissance à New York

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Seul son départ définitif du Japon pourra l'apaiser. Après une attente de trois années pour obtenir un visa, Foujita s'envole pour New York en 1949, protégé par le général MacArthur[22]. Kimiyo (septembre 1910 - avril 2009), celle qui sera sa dernière épouse[23],[24], le rejoint quelques semaines plus tard. Les peintures qu'il expose à la galerie Komor à New York demeurent parmi ses chefs-d'œuvre, dont Au Café (Roubaix, Musée de la Piscine).

Retour définitif à Paris, conversion au christianisme et apaisement mystique

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Le 14 février 1950, Il retrouve Paris[2] et s'installe avec Kimiyo de nouveau à Montparnasse, renouant avec ses anciens marchands et le succès. Paul Pétridès, Romanet et Jeanne Jarrige-Bernard sont ses principaux marchands. Ils lui organisent des expositions en Algérie, au Maroc et en Espagne. Son ami Georges Grosjean, journaliste, et Victor Berger-Vachon l'aident dans sa nouvelle carrière. Il repart à zéro à Paris. Il mène une vie calme, laborieuse, sereine et retirée du monde. Il se rend régulièrement à la cité Falguière pour dîner chez son ami Tadashi Kaminagai[25], qui, sur sa recommandation[18], s'était installé pour quelques années au Brésil en 1941 et y avait rencontré le succès.

En 1955, il obtient la nationalité française[2].

Il se convertit au catholicisme[2] le , après avoir connu, en compagnie de son ami Georges Prade, une illumination mystique en visitant la basilique Saint-Remi, à Reims. Sa marraine est Béatrice Taittinger, son parrain René Lalou ; il prend le prénom baptismal de « Léonard », en l'honneur du bienheureux Léonard Kimura, l'un des martyrs du Japon. Le prénom évoque aussi l'amour qu'il voue à l'art de Léonard de Vinci[16].

Il achète en 1960 une petite maison à Villiers-le-Bâcle, dans la vallée de Chevreuse, où il aspire à une retraite mystique et artistique avec sa femme, recevant seulement de très bons et vieux amis.

En 1964, il décide avec René Lalou — son parrain, qui dirigeait la maison de champagne Mumm —, de bâtir et décorer une chapelle à Reims : la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, dite chapelle Foujita, commencée en 1965, et terminée en 1966. Son dernier grand chantier sera les fresques de cette chapelle en étroite collaboration avec l'architecte rémois Maurice Clauzier[26].

L'ancienne tombe de Tsugouharu Foujita au cimetière de Villiers-le-Bâcle (Essonne).

Léonard Foujita meurt d'un cancer le , à Zurich, en Suisse. Après avoir été inhumé au Cimetière du Nord à Reims, puis exhumé pour le cimetière communal de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Villiers-le-Bâcle (Essonne), sa dépouille mortelle repose à nouveau (depuis le ) dans la chapelle Foujita à Reims, auprès du corps de sa dernière épouse qui l'a rejoint en 2009[27].

Parcours artistique

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Période des années 1920 et 1930

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Tsugouharu Foujita en 1926

En 1921, il voyage en Italie. Il est impressionné notamment par les œuvres de Michel-Ange à la chapelle Sixtine. À partir de 1923, il intensifie le modelé de ses corps. Il réalise des études détaillées de l’anatomie à partir d’un travail préparatoire à la mine de plomb, au fusain et à l’encre. Ses fonds semblaient aussi lisses et satinés que de l’ivoire[2]. L’utilisation seule de teintes grisées sur un blanc opale[2] fait écho à la sculpture. L’intérêt de Foujita pour l’art de la Renaissance (les œuvres du XVIe siècle et celles du Trecento) est commun avec d’autres peintres de l’entre-deux guerres. Ce retour au classicisme, à la représentation de la figure humaine et ce goût pour la fréquentation des musées d’art est défini dans la peinture comme un « rappel à l’ordre » (terme emprunté à un opuscule de Jean Cocteau, paru en 1926).

Foujita se distingue cependant de ses contemporains en employant une technique qui ressemble à celle de la peinture sur ivoire. Sa technique se caractérise par l’utilisation du cerné noir réalisé avec un pinceau fin et l'emploi de couleurs finement poudrées posées en transparence. À une époque où beaucoup de ses contemporains mettaient en œuvre une couleur pure avec une accumulation de la matière, Foujita mettait au point une œuvre toute en transparence, plus proche du dessin que de la peinture.

Il ne réalise plus de grands groupes de nus dans les années 1930, même si son attrait pour le monumental se poursuit. Ses œuvres deviennent plus colorées, linéaires et narratives. En 1930, il peint quatre tableaux : Le Salon à Montparnasse, La Dompteuse au lion, Trois femmes et Le Triomphe de la vie sur la mort. Les formes de ses modèles féminins sont outrancières : ces œuvres d’une crudité jusque-là inconnue l'éloignent du raffinement et de l’élégance de ses œuvres antérieures, caractérisées par une ligne épurée des personnages, la délicatesse des tonalités et l’aspect quasi émaillé de ses tableaux.

Tsugouharu Foujita et Alice Ernestine Prin (Kiki) à Paris en 1926, photographie d'Iwata Nakayama.

Peu attiré par l’audace des compositions cubistes en vogue à son époque, Foujita préfère retenir dans la peinture occidentale l’art de la figuration, l’art du rendu des volumes, le sens des ombres qui modulent les formes, la souplesse de la ligne. Il porte une attention particulière à l’art du glacis qui, par superposition de fines couches de peinture à l'huile, apporte de la transparence aux couleurs d’impression.

Des techniques orientales de la peinture, il retient l’art de l’estampe de l’époque Edo, l’ukiyo-e (travail avec des couleurs à l'eau appliquées par frottement à l’aide d’un tampon à feuilles de bambou, le baren). La transparence des coloris obtenus valorise le tracé de contour exécuté à l’encre : le sumi. En utilisant simultanément la technique de la peinture à l'huile et celle des estampes, les œuvres de Foujita présentent un caractère inédit. Ses huiles sur toile ressemblent plus à des dessins et sa matière picturale semble presque évanescente. Les critiques français ont employé l’expression « grands fonds blancs[28] » pour qualifier ses œuvres, tandis que les critiques japonais ont utilisé la formule « blancheur de lait ».

En 1928, il réalise quatre tableaux de format carré mesurant chacun trois mètres sur trois. Cet ensemble composé de deux diptyques propose d’une part des lutteurs (diptyque Combats) et, d’autre part, des personnes enlacées et alanguies (diptyque Grande composition avec le panneau de gauche intitulé Composition au lion et le panneau de droite Composition au chien). Deux atmosphères antagonistes se dégagent de l’ensemble avec une vision dynamique (Combats) d’un côté et plus sereine de l’autre (Grande composition).

Les corps des personnages des tableaux sont inspirés par ceux de la sculpture grecque (les kouroi), de Michel-Ange et de Rodin (Le Baiser), des œuvres de la Renaissance italienne, de L'Enlèvement des Sabines, de Poussin et de Vénus à son miroir, de Diego Vélasquez. L’iridescence des fonds qui rappellent l’utilisation, par les artistes de l’ukiyo-e, de mica, de coquillage et la sûreté du trait témoignent de l’influence orientale. Foujita commence par réaliser sur papier des dessins à la mine de plomb, au fusain et à l’encre. Sur ces premières esquisses, il ajoute des ombres. Il reprend ensuite chacun des motifs sur des calques, parfois teintés, reproduisant plusieurs fois son tracé. Ce dessin préparatoire sur papier transparent est inspiré de l’art de l’estampe japonaise, où le peintre trace d’abord le sujet à grands traits, le dessin à l’encre étant ensuite repris par le graveur qui fait ressortir les lignes en un tracé continu et fin. Foujita s’inspire de cette technique en utilisant des calques pour en relever les contours sur la toile, soit par transparence en les apposant au revers du tableau qu’il éclaire, soit de mémoire en plaçant le dessin à côté de son châssis. Il utilise directement l’encre ou l’huile avec un pinceau fin japonais.

Parfois, Foujita peut réaliser un dessin préparatoire d’ensemble, comme pour le tableau Avec qui voulez-vous lutter ? (1957). Il découpe ensuite le papier figure par figure, avant de réaliser le tableau définitif. Cette technique, inspirée de la tradition japonaise, lui permet de reproduire plus facilement à main levée son motif sur la toile en séparant chacune des figures. Dans l’art du tsukuri-e (« dessin construit »), le peintre dessine une première esquisse très détaillée puis la reproduit plusieurs fois plus ou moins librement avant de commencer son travail définitif en découpant scène par scène sa composition. Foujita dessinait souvent en étant accroupi comme le font beaucoup de peintres japonais.

La reproduction de mémoire des esquisses préparatoires permet au peintre d’intégrer un jeu de représentations en miroir en recopiant des figures inversées. Dans la Grande composition, il reproduit deux fois la figure du Baiser, influencé par la sculpture de Rodin, mais en inversant le sens des modèles et en invertissant le coloris des chevelures des personnages. Il les a représentés sur deux panneaux différents, contribuant ainsi à créer un lien entre les deux tableaux et à intensifier la diagonale du diptyque. Après avoir posé le contour de chaque figure, Foujita façonne le modelé de ses modèles par frottements et essuyages. Il applique ensuite à la brosse et en très fines couches des jus à l’huile colorés en petite quantité (huile de lin, blanc de plomb, silicate de magnésium [talc], de carbonate de calcium [craie] et de pigments d’origine végétale ou organique).

Le peintre emploie le blanc non comme une matière couvrante mais en transparence[2]. L’utilisation de poudre de nacre et d'un mélange complexe de colle animale et de blanc d'argent, notamment, permet d’obtenir la délicatesse des carnations et les grisés du modelé des corps humains. Les sujets du tableau sur un fond blanc immaculé[2] semblent flotter sans repères et un aspect désordonné se dégage de l’ensemble. Foujita unifie son œuvre en terminant par le fond qu'il grise et façonne avec un tissu imprégné de pigments noirs. Une zone blanche est laissée autour des contours mettant en relief chaque motif. Cette unité ténue grâce au fond grisé est confortée par une ligne d’horizon pour le diptyque Combats et un jeu de draperies pour celui de Grande composition.

L’unité des deux huiles sur toile est obtenue par la représentation de deux hommes soulevant un tonneau, répartie sur chacun des deux panneaux du diptyque.

Période de la guerre au Japon

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Il réalise des tableaux de propagande respectant les contraintes imposées (sujet, format, modalité d'exécution) par le gouvernement japonais. Ses premières œuvres présentent une vision héroïque idéalisée. Cet engagement du peintre auprès de l'armée impériale traduisait à la fois une ambition picturale et un respect filial à la tradition. Il avait pourtant réussi à prendre ses distances. En effet, ces commandes étaient destinées à valoriser l'acte guerrier. Mais le peintre y répondra en mettant en valeur les désastres de la guerre. Ainsi, à partir de 1942, et notamment avec son tableau Le dernier jour de Singapour, ses toiles mettent en relief la destinée tragique des soldats dans leur singularité et leur anonymat. Avec La Mort lumineuse aux îles d'Attu (1943), Foujita a mis en scène 2 500 réservistes japonais affrontant les troupes américaines. Combattants, blessés et soldats morts se mêlent dans un corps à corps qui occupe les deux tiers du tableau. L'œuvre fait écho à La Tranchée, d'Otto Dix et au Radeau de la Méduse, de Théodore Géricault. Cette œuvre se caractérise par l'absence de personnage central, d'ordre, de hiérarchie entre les personnages et de premier plan. Le spectateur est happé par la violence macabre de l'œuvre, soldats américains et japonais semblant être unis dans une destinée tragique. La présence de fleurs bleues près de la signature du peintre semble lancer un message d'espoir.

Foujita a cependant rédigé pendant la guerre des écrits, amplement diffusés, mettant en relief son engagement patriotique, qui contrastent avec le désespoir qui l'anime en peignant ses tableaux.

On peut s'interroger sur l'origine de ces écrits et se demander si Foujita ne les découvrit pas au même moment que les lecteurs.

Après la capitulation du Japon le 15 aout 1945, les États-Unis, pour faire disparaitre tout signe de propagande impérialiste et d'antiaméricanisme, s'intéressent aux commandes de tableaux par l'armée japonaise. Le gouvernement japonais est sollicité par le bureau tokyoite de la section des biens historiques du département de guerre pour obtenir la mise à disposition de Foujita — qui est l'artiste considéré comme le plus pertinent pour rassembler ces œuvres. Les œuvres transportées par les États-Unis après la guerre ont été restituées sous forme de prêt à durée indéterminée au Japon en 1970. Ces œuvres sont conservées actuellement au musée national d'art moderne de la ville de Tokyo.

Cette mission fera basculer Foujita du statut de héros à traître et collaborateur. Cette remise en cause a été ressentie comme une injustice par le peintre. Désirant quitter le Japon pour toujours, il obtient un visa auprès des États-Unis en mars 1949[29]. Il rappelle qu'un peintre ne doit s'occuper que de peinture. Seuls « la paix et le beau véritable » doivent être recherchés avec obstination. Cette nouvelle vision de la place de l'artiste dans la société allait contribuer à créer une rupture dans son parcours artistique.

L'après-guerre

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Son univers artistique change après la guerre. Il représente un environnement idéalisé, avec des enfants et des paysages paisibles. Foujita met en scène des personnages inspirés de Francisque Poulbot. Il se prononce pour le parti des « verts paradis des amours enfantines ».

Si l'âpreté de l'existence n'est jamais visible, les œuvres présentent quand même un aspect inquiétant et sombre. Dans ses tableaux Hommage à La Fontaine (1949), des animaux sont rassemblés autour d'une table pour prendre leur repas. Au mur apparaît une œuvre de l'artiste. Avec un maniérisme allégorique intensifié, ces toiles témoignent de la défiance d'un homme blessé par les critiques. Il essaie de reconstruire un monde éloigné des affres de la guerre et des conflits internationaux.

Le Baptême des fleurs reprend le thème issu du tableau des Trois Grâces de Raphaël. Les femmes ressemblent à des personnages issus des contes de fées, mais le spectateur éprouve une crainte sourde et une menace diffuse à la vision de ce trio.

La peinture religieuse

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Foujita s'est intéressé très tôt à l'art religieux. Il a étudié l'art occidental et ses racines gréco-romaines, le monde antique du Proche-Orient (comme l'art égyptien qui est fortement ancré dans le religieux). Il connait parfaitement l'iconographie religieuse grâce à la découverte de ses représentations lors de ses périples en Europe, en Amérique latine et dans la fréquentation de tous les musées internationaux. Il participe brièvement à l'expérience insolite de Raymond Duncan, frère d'Isadora Duncan, qui a créé l'Akademia Duncan à Paris, où sont proposés des ateliers de tissage, de danse et de sculpture. Raymond Duncan, peintre, sculpteur et poète, passionné par la Grèce antique, enseignait dans son académie le retour à l'hellénisme, y compris dans la vie courante. En 1908, il avait aussi créé à Berlin une colonie grecque. En 1917, il peint plusieurs versions de La Mort de Bouddha. En 1918, il réalise plusieurs sujets religieux comme la Vierge à l'enfant, des femmes en prière ou le Christ en croix. Il a peint de grandes figures stylisées à la manière des primitifs (peinture italienne et française du XIVe siècle) et des imagiers du Moyen Âge abordant des thèmes de la légende chrétienne.

Une importante exposition à Paris en 1904 avait mis à l'honneur les primitifs. Elle avait été marquée par l'entrée de Pieta d'Avignon, œuvre d'Enguerrand Quarton, peinte autour de 1445, découverte par Prosper Mérimée dans une église paroissiale de Villeneuve-les-Avignon en 1834. Elle avait profondément impressionné Foujita qui avait pu admirer les tableaux peints sur bois, les contours incisés, la netteté des aplats qui valorisaient le plissé des draperies. Il y retrouvait certaines réminiscences de l'art japonais : précision et netteté du trait, fonds dorés, mise en œuvre de la couleur par grands aplats. Mais la personnalité de Foujita imprègne ses œuvres : sa ligne est plus nerveuse et il a une attention particulière au rendu de l'arrière-plan. Auparavant, il réalisait un travail s'apparentant plus à une patine. Désormais, il applique des feuilles disjointes qui laissent apparaitre à certains endroits des fonds blancs. Un effet géométrique anime l'arrière-plan des toiles religieuses.

Le choix de la représentation de la religion chrétienne chez le peintre japonais Foujita s'explique par la fréquentation régulière des musées où ses thématiques dans l'art pictural sont nombreuses et sa volonté d'afficher son intégration à la France, pays à dominante catholique où les signes religieux sont présents dans la vie quotidienne. Foujita s'est converti au catholicisme et a été accompagné dans sa démarche par des personnalités religieuses éminentes, comme le cardinal Daniélou.

À partir de 1927, il interrompt sa production de tableaux en lien avec la religion pour la reprendre à partir de 1951. En 1963, il peint une œuvre singulière : Adoration. Foujita et sa femme Kimiyo y sont représentés en donateurs. Le peintre a été influencé par la tradition des tableaux de dévotion avec commanditaires, si nombreux dans l'Europe du Nord et chez les primitifs italiens. En arrière-plan, à droite, est représentée sa maison de Villiers-le-Bâcle avec le paysage de la vallée de Chevreuse où Foujita vivait. À gauche, toujours en arrière-plan, est dessinée la campagne italienne. Le couple porte des habits qui n'appartiennent à aucun ordre religieux. Foujita y arbore la médaille offerte par le pape Jean XXIII lors d'une audience privée en 1960. Au premier plan, les oiseaux évoquent Saint François d'Assise parlant aux oiseaux de Giotto, et le lapin fait écho au lièvre gravé par Dürer ou à La Vierge au lapin, du Titien. Le peintre a donc pris une certaine liberté avec les codes de la symbolique chrétienne.

Son baptême à la cathédrale de Reims a été suivi par 17 télévisions venues du monde entier. Il choisit pour prénom de baptême Léonard en hommage à Léonard de Vinci, entre autres.

Liste d’œuvres

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Nu couché à la toile de Jouy, Musée d'Art Moderne de Paris.

Fresques murales

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Ouvrages illustrés par Foujita

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Cette liste concerne aussi bien les ouvrages collectifs que personnels[30] :

  • Komaki Ohmia, Quelques poèmes (12 dessins), La Belle Édition, Paris, 1919.
  • Collectif, Les Lettres parisiennes, Jacinto Greu…, Foujita…, Les Lettres parisiennes, Paris, 1919.
  • in L’Œuvre, janvier 1920, 2e époque, 54e fascicule (2 dessins, Mouton jouant avec une pomme et La Bougie).
  • in L’Œuvre, février 1920, 2e époque, 5e fascicule (2 dessins, Visage de femme et Les Canards).
  • Rabindranath Tagore, traduit par André Gide, Amal et la lettre du Roi, titres composés par André Cochin, bois originaux gravés par Foujita (7 pièces), Les Publications Lucien Vogel (copyright librairie Gallimard), Paris, 1922.
  • Recueillies par T. Foujita, Légendes japonaises (les plus belles légendes du monde), préface de Claude Farrère (66 illustrations de Foujita), Édition de l’Abeille d’Or, Paris, 1923.
  • Paul Claudel, Un coup d’œil sur l'âme japonaise : discours aux étudiants de Nikko, Paris, éditions de la Nouvelle Revue Française, 1923, (portrait de l'auteur gravé sur cuivre).
  • Lucien Fabre, Vanikoro (poèmes), Éditions de la Nouvelle Revue Française, Paris, 1923 (une illustration de Foujita).
  • Guillaume Apollinaire, Les Vergers des Amours, Monaco, René Bonnel,1924 (6 eaux-fortes de Foujita).
  • Maurice Delage, Sept Hai-Kaïs [musique imprimée pour chant et orchestre], Paris, J. Jobert, 1924 (couverture illustrée).
  • Paul Claudel, Connaissance de l'Est, Paris, Georges Crès et Cie, 1925 (planches hors-textes, en-têtes et culs-de-lampe dessinés et gravés).
  • Baronne Renée de Brimont, Épigrammes japonaises, Édition de l’Étoile, Paris, 1925 (49 gravures de Foujita), sans doute jamais paru.
  • Géo-Charles, Jeux olympiques (premier spectacle du théâtre en plein air), Éditions de la Nouvelle Revue Française, Paris, 1925 (une eau-forte de Foujita).
  • Pierre Louÿs, Les Aventures du Roi Pausole, Arthème-Fayard et Cie, Paris, 1925.
  • Pierre Loti, Madame Chrysanthème, Édition Excelsior, Paris, 1926 (frontispice, 14 hors-textes lithographiés en couleurs sur fond chamois, 45 vignettes).
  • in Revue franco-nipponne, 1re année, no 1, 15 février 1926, couverture illustrée, Deux profils, le Japon et la France, Paris, Foujita.
  • in Revue franco-nipponne, 1re année, no 1, mai 1926, reproduction en couverture d’un dessin de Foujita, Deux femmes de profil.
  • in Revue franco-nipponne, 1re année, no 3, 15 août 1926, reproduction en couverture sur fond rouge d’un dessin de Foujita, Nu au bras levé.
  • in Revue franco-nipponne, 1re année, no 4, novembre 1926, reproduction en couverture d’un dessin de Foujita, Femme endormie (dessin également reproduit dans Paris-Shuho, 5 septembre 1927).
  • Claude Dazil, Tu m’aimeras (comédie en trois actes), Librairie Baudinière, Paris, 1926 (une eau-forte de Foujita).
  • E. Steinilber Oberlin (ancien chef de cabinet du ministre de l’Instruction publique) et Hidetake Iwamura, Chansons des geishas, éditions Georges Crès et Cie, coll. « Les Heures Légères »), Paris, 1926 (pochoir des aquarelles et vignettes [28] par Foujita).
  • Pierre Loti, La Troisième Jeunesse de madame Prune, Éditions d’Art Devambez, Paris, 1926 (17 illustrations gravées en couleurs par Foujita).
  • Claire et Yvan Goll, Poèmes de Jalousie, Jean Budry, Paris, 1926 (1 eau-forte et deux reproductions en noir)
  • Commentaires de Thomas Raucat, La Chambre secrète, Édition de l’Étoile, Paris, 1926.
  • Jacques Brindejonc-Offenbach, Les Divertissements d’Eros, Editions Henry-Parville, Paris, 1927 (9 compositions à pleine-page et vignettes aquarellées au pochoir).
  • Michel Vaucaire, Barres parallèles, typographie de François Bernouard, Paris, 1927 (5 eaux-fortes).
  • Thomas Raucat, L’Honorable partie de campagne, Librairie Gallimard, Paris, 1927 (29 compositions gravées à l’eau-forte, en couleurs) ; nouvelle édition réalisée par Les Libraires associés, achevé d’imprimer le 31 décembre 1957, Club des libraires de France.
  • Paul Morand, Mr U, Éditions des Cahiers Libres, Paris, 1927 (480 exemplaires numérotés, une eau-forte en frontispice).
  • Collectif, Tableaux de Paris (19 auteurs et 19 artistes), Éditions Émile-Paul frères, Paris, 1927 (une eau-forte de Foujita).
  • Kikou Yamata, Les Huit Renommées (L’invitation au voyage), André Delpeuch, Paris, 1927 (51 dessins originaux).
  • Paul Claudel, L’Oiseau noir dans le soleil levant, Édition Excelsior, Paris, 1927 (27 eaux-fortes de Foujita).
  • Pierre Louÿs, Pybrac (poésie), Cythère-Au-coq hardi, Paris, 1927 (une eau-forte de Foujita).
  • Collectif, L'Imagier de la gravure sur bois originale, publié par la Société de la gravure sur bois originale, Paris, 1927 (une gravure de Foujita).
  • Tristan Bernard, Le Chien de pique. Au Sans pareil, Paris, 1927.
  • Paul Valéry, Roger Allard, Francis Carco, Jean Cocteau, Colette, Tristan Derème, Georges Duhamel, Raymond Escholier, Jean Giraudoux, Max Jacob, Edmond Jaloux, Jacques de Lacretelle, Valéry Larbaud, Paul Morand, Pierre Mac Orlan, André Salmon, Jean-Louis Vaudoyer, Charles Vildrac, André Warnod et André Suarès, Tableaux de Paris, 14 eaux-fortes et 6 lithographies par Pierre Bonnard, Edmond Ceria, Jean-Gabriel Daragnès, Hermine David, Maurice de Vlaminck, Henry de Waroquier, André Dunoyer de Segonzac, Pierre Falké, Tsugouharu Foujita, Chas Laborde, Marie Laurencin, Albert Marquet, Charles Martin, Henri Matisse, Luc-Albert Moreau, Jean Oberlé, Jules Pascin, Georges Rouault, Maurice Utrillo et Kees van Dongen, 225 exemplaires numérotés, imprimerie Duchâtel / Émile-Paul Frères, Paris, 1927.
  • Collectif, André Gide, Édition du Capitole, Paris, 1928 (une gravure de Foujita).
  • Henri Chaumet, Bêtes et Cie, Kra Édition, Paris, 1928 (25 eaux-fortes de Foujita).
  • Paul Morand, Foujita, Éditions des Chroniques du Jour, Paris, 1928 (une eau-forte originale, 5 illustrations de Foujita et 30 planches de reproductions d’œuvres datées de 1913 à 1928).
  • Jules Boissière, Propos d’un intoxiqué, Javal et Bourdeaux, Paris, 1928 (16 phototypes rehaussés au pochoir d’après des aquarelles de Foujita).
  • Kikou Yamata, Shizouka princesse tranquille, Éditions M. P. Trémois, Paris, 1929 (3 illustrations de Foujita).
  • Kiki de Montparnasse, Kiki. Souvenirs, Henri Broca, Paris, 1929 (une illustration de Foujita).
  • Collectif, Maria Lani, Édition des Quatre Chemins, Paris, 1929 (œuvres de 51 artistes dont 1 de Foujita).
  • Michel Georges-Michel, Les Montparnos : roman illustré par les Montparnos, Fasquelle Édition, Paris, 1929 (3 illustrations de Foujita).
  • Lucien Aressy, Les Nuits et les ennuis du Mont-Parnasse, Jouve et Cie Éditeur, Paris, 1929 (3 pièces de Foujita).
  • Foujita, Profil de Paris (Pari no Yokogao), Jitsugyo-no-Nihon-Sha, Tokyo, 1929, 261 p. (4 reproductions de dessins à l’encre, 11 reproductions de photographies concernant l’artiste et 3 reproductions de ses peintures).
  • Michael Joseph, A Book of Cats, Covici, Friede Publisher, New York, 1930.
  • Lucien Graux, La Fleur aux mille pétales d’or, Édition d’Art Apollo, Paris, 1930.
  • Collectif, Pax Mundi (Livre d’Or de la Paix), La Société Paxunis, Genève, 1932.
  • Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, Arthème Fayard & Cie, Paris, 1932.
  • K. Matsuo et E. Steinilber-Oberlin, Haikai de Basho et de ses disciples, Collection japonaise, Institut international de coopération intellectuelle, 1936.
  • Ken Yanagizawa et T. Foujita, Le Monde illustré. Récit de voyages, Okagura Sho-Bo, Tokyo, mars 1936, 115 p. (10 illustrations [reproductions d’aquarelles] sur le Mexique, 10 illustrations sur Paris, 9 illustrations sur Pékin, 14 illustrations sur le Japon et un portrait de Yanagizawa).
  • Jacques Meurgey, Poèmes essoufflés, Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1936, avec un portrait de l’auteur par Foujita.
  • T. Foujita, Un seul bras (Udde ippon), Toho, Tokyo, décembre 1936, 213 p. (91 reproductions de petits dessins à l’encre).
  • Jean Cocteau, Mon premier voyage, 1937
  • Jean Giraudoux, Combat avec l’image, Édition Émile-Paul frères, Paris, 1941.
  • T. Foujita, Nager sur la terre (Chi wo oyogu), Shomotsu, Tenbô-Shà, Tokyo, 1942 (33 reproductions de petits dessins à l’encre à l’intérieur, couverture et intérieur de couverture illustrées).
  • Mitiyo Mori, Poésies indochinoises, Tokyo, Librairie Meiji-Shobo, 1942
  • T. Foujita, Oka, Sekizawa et Yamagizawa Figures, Nippon Sha, Tokyo, 1949, 230 p. (15 reproductions de dessins signés « F » en tête des 15 chapitres).
  • Elizabeth Coatsworth, Night and the Cat, New York, The Macmillan Company, 1950
  • René Héron de Villefosse, La Rivière enchantée, Bernard Klein Éditeur, Paris, 1951.
  • Collectif, Vins, fleurs et flammes, Bernard Klein Éditeur, Paris, 1952.
  • Jean Cocteau, Le Dragon des mers, Éditions Georges Guillot, Paris, 1955.
  • Youki Desnos, Les Confidences de Youki, Librairie Arthème-Fayard, Paris, 1957.
  • Yvonne de Bremond d'Ars, C’est arrivé en plein Paris, Henri Lefèvre Éditeur, Paris, 1957.
  • Charles Guyot (Géo-Charles), Poèmes choisis, Les Écrivains réunis / Armand Henneuse Éditeur, Lyon, 1958.
  • Emil Cioran, Jean Cocteau, Daniel-Rops, Jean Giono, Jean Guitton, Ernst Jünger et Jean Rostand, L'Apocalypse de Saint Jean, « livre-monument » en exemplaire unique de 210 kilos, 21 œuvres originales peintes par Bernard Buffet, Salvador Dalí, Leonor Fini, Tsugouharu Foujita, Georges Mathieu, Pierre-Yves Trémois et Ossip Zadkine, Joseph Foret éditeur, Issoire, 1959[35].
  • G. H. Mumm, A la gloire du plus célèbre des vins !, G. H. Mumm & Co, 1959
  • Albert Fournier, Les Petits Métiers et Gagne-petit, Pierre de Tartas/Édition Rombaldi, Paris, 1960.
  • Collectif, Les Peintres témoins de leur temps : la jeunesse, 1960
  • Collectif, La Fontaine, 20 fables, Jaspard Polus et Cie, Monaco, 1961.
  • Joseph, Foret, L’Apocalypse, « livre-monument », Joseph Foret Éditeur d’Art, Paris 1961[36]. Trois œuvres (0,46 × 0,58 cm) : Les Quatre Cavaliers, Les Sept Trompettes, Paradis et Enfer (encre de Chine et aquarelle sur parchemin).
  • Georges Bonneau, Douce-comme-le-miel ou La lune brille à l’est, Librairie Arthème-Fayard, Paris, 1962.
  • Jean Cocteau, La Mésangère, Pierre de Tartas, 1963.
  • Léon-Paul Fargue, Au temps de Paris, Paris-Bièvre, 1964.
  • Collectif, La Bible, Pierre de Tartas, 1971.

Réception critique

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  • « Sa notoriété est "légitimée" lors de sa toute première exposition d'aquarelles en 1915. Mais c'est entre 1920 et 1930 que le Tout-Paris le reconnaît enfin ; en effet, en 1924, Youki, déesse de la neige, exposée au Salon d'Automne, fut encensée par la critique. Devenu portraitiste renommé, Foujita doit supporter les mêmes conséquences que Kees Van Dongen : sa capacité à synthétiser le réalisme occidental et l'art traditionnel japonais reste dans l'ombre d'un travail de portraitiste mondain qui lui apporte célébrité et gloire éphémère. Tout au long de sa vie, son œuvre oscilla entre un graphisme net et léger et des huiles à prédominance de gris colorés. Avec ses nus, chats et enfants que l'on retrouve dans beaucoup de ses œuvres, il associa le travail au tampon et au glacis à un dessin méticuleusement détaillé. » - Patrick-F. Barrer[37]
  • « Foujita se fixe à Paris en 1913 et son activité est inséparable du Bœuf sur le toit, des Ballets russes et de la Revue nègre. "Si je peins différemment des autres, disait-il, c'est parce que je suis Japonais et myope : je vois de minuscules détails et je peins avec de tout petits pinceaux". » - Gérald Schurr[38]
  • « Il aura surtout découvert l'art français vivant, un peu comme les artistes français avaient, un demi-siècle plus tôt, découvert l'art japonais classique. Ce qui revient à dire que Foujita fut aussi le créateur d'un art capable de séduire par sa part de modernisme occidental appuyé sur une tradition japonaise, et d'un art "qui a rendu aux écoliers du Japon l'audace de peindre en Japonais". » - André Salmon[39]

Collections publiques

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États-Unis

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Royaume-Uni

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Expositions

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Expositions personnelles

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Chapelle Foujita, Reims
Musée Maillol, Paris
Musée d'Art métropolitain de Tokyo
Maison de la culture du Japon à Paris
  • 1968 : Hommage à Foujita, Musée central de Tokyo, du 7 septembre au 21 octobre ; Musée municipal d'art de Kyoto, du 25 octobre au 1er décembre.
  • « Desnos, Foujita et Youki, un amour surréaliste » - Paris, musée du Montparnasse, 10 mai -29 juillet 2001.

Commissariat : Sylvie Buisson, conservateur délégué au Musée du Montparnasse.

  • Du 27 juin au 25 septembre 2004 : Foujita, le maitre japonais de Montparnasse, Palais des Arts et du festival, commissaire : Sylvie Buisson, assistée de Élie Szapiro.
  • Du 2 février au 8 mai 2005, C'est la vie, Musée de l'Image, Épinal.
  • « Foujita, entre Oriente y Occidente » organisée par Bancaja, le Museu Diocesa de Barcelone,

et D’OS, agencia de servicios para la cultura y Arte, à Valence du 19 juillet au 4 septembre 2005 et à Barcelone, Museu Diocesa Barcelone du 7 septembre au 23 octobre 2005., dans le cadre de l’Année des échanges entre l’Union européenne et le Japon . Commissariat : Sylvie Buisson, conservateur délégué, chargée des expositions du Musée du Montparnasse.

Expositions collectives

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Musée du Jeu de paume, Paris
Musée préfectoral d'Art de Hyōgo, Kobe

Commissariat : Sylvie Buisson, conservateur délégué au Musée du Montparnasse.Catalogue, Éd. Gallimard, Paris 2010

  • Décembre 2019 - janvier 2020, Joseph Foret, un éditeur hors du commun, médiathèque Albert-Camus, Issoudun[35].
  • Du 9 juillet au 13 novembre 2022 : Chagall, Modigliani, Soutine et Cie - L'École de Paris, 1900-1939, Musée d'Art moderne de Céret.
  • Avril - 6 mai 2025 : Tsugouharu Foujita et Yasuo Kuniyoshi : deux carrières parallèles - Des retrouvailles après cent ans, Musée préfectoral d'Art de Hyōgo, Kobe[116].
  • Du 20 septembre au 7 décembre 2025 : The history of cat paintings beginning with Foujita cats by Tsugouharu Foujita and other western-style painters, Musée d'Art de Fuchu, Tokyo.


Domiciles successifs de son arrivée à Paris à sa fugue

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La maison-atelier de Villiers-le-Bâcle.
Plaque au 28 rue d'Odessa.
Plaque au 5 rue Delambre.

Marché de l'art

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Les œuvres de Tsuguharu Fujita sont très prisées par les collectionneurs du monde entier.

  • Jeune fille dans le parc, une huile sur toile de 1957 a été vendue 5 500 000 USD, soit 4 125 000 , le 16 mai 1990 à New York[119].
  • Les Deux Amies (Youki et Mado), une huile sur toile de 1926 a été vendue 204 000 £ avec les frais, soient 304 572  chez Sotheby's, le 6 février 2007 à Londres[119]
  • Bonhams, Londres, oct. 2018 - "La Fête d'anniversaire" une huile sur toile réalisée à New York en 1949, demeurée dans avec son cadre original sculpté par l'artiste, a été adjugée avec les frais à 8 095 615 euros, c'est le record d'une vente aux enchères. Expert, Sylvie Buisson.
  • Bonhams-Cornette de St-Cyr, Londres "Les Chiens savants " 1922, une huile sur toile demeurée dans la même famille depuis son acquisition auprès de l'artiste à la Nationale des Beaux-Arts à été vendu le 16 octobre 2025 à £3,980,900 contre une estimation de £1,500,000 - 2,000,000, experts Sylvie et Casimir Buisson.

Notes et références

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  1. Cf. Sylvie Buissone et Dominique Buisson, Léonard-Tsuguharu Foujita, vol. 1, ACR Edition, , « 1913-1917 », p. 32 : « Désormais, Fujita Tsuguharu devient et signe Tsugouharu Foujita » (ordre nom de famille puis nom personnel postnom inversé pour devenir nom personnel prénom puis nom de famille et le « u » de Fujita et le deuxième « u » de Tsuguharu sont transformés en « ou »)..
  2. a b c d e f g h i j k l et m Fondaation Foujita, Léonard Tsugouharu Foujita, biographie (dates)
  3. a et b Sylvie Buisson et Dominique Buisson, Léonard-Tsuguharu Foujita, acr-edition.com, (ISBN 978-2-86770-149-8, lire en ligne), p. 3.
  4. Sabine Cayrol, « Foujita : sa dernière demeure est son œuvre », Paris-Match, février 1968
  5. David Briand, « Périgord noir : le séjour méconnu du grand peintre japonais Foujita dans la vallée de la Vézère pendant la Grande Guerre », Sud Ouest, .
  6. a et b David Briand, « En 1915-1916, le grand peintre Foujita vécut dans le Périgord », Sud Ouest Week-End no 674, supplément à Sud Ouest, , p. 8-10.
  7. a et b « FOUJITA et ses amis du Montparnasse ».
  8. « Léonard Tsuguharu Foujita », sur artnet.com (consulté le ).
  9. « Ruytchi Souzouki, un artiste japonais à Paris », sur deneulin.fr (consulté le ).
  10. a et b Acte no 275 dressé au 14e arrondissement de Paris, mariage de 1917.
  11. Exposition « Étrangers célèbres et anonymes du 14e arrondissement », mairie du 14e, octobre 2011, p. 8. (lien vers le livret en [PDF]).
  12. (en) Roulhac Toledano, François Coty : Fragrance, Power, Money, Pelican Publishing, , 336 p. (ISBN 978-1-58980-639-9, lire en ligne), p. 140.
  13. a b et c « Robert Desnos - Foujita », sur desnos.udenap.org (consulté le ).
  14. a et b « Livret Cafés Montparnos mai 2015 ».
  15. (en) Robert Scholes, Paradoxy of Modernism, Connecticut, Yale University Press, , 295 p. (ISBN 0-300-10820-6 et 9780300108200, lire en ligne), p. 246.
  16. a et b Sylvie Buisson, « Léonard Foujita », sur foujita.org (consulté le ).
  17. Acte no 158 dressé au 14e arrondissement de Paris, mariage de 1929.
  18. a et b (pt) Alfredo Grieco, « Arrivons dimanche - Foujita no Rio de Janeiro », Revista Al Ceu de l'Université catholique de Rio de Janeiro,‎ , p. 95-109 (lire en ligne).
  19. « Foujita, l’excentrique et le séducteur », sur Les Lettres Françaises (consulté le ).
  20. Ligue japonaise de la culture démocratique.
  21. Jean-Louis Margolin, L’Armée de l’empereur : Violence et crimes du Japon en guerre 1937-1945, Paris, Édition Armand Colin, , 479 p. (ISBN 978-2-200-26697-4), p. 395-396.
  22. « Foujita ».
  23. Aya Louisa McDonald, « the artist's widow syndrome East and West : the case of Foujita Kimiyo », Art Journal, vol.76, n°1, printemps 2017, pp. 177-188
  24. Fondation Foujita, Merci, chère Kimiyo Foujita
  25. (en) Phyllis Birnbaum, Glory in a Line : A Life of Foujita--the Artist Caught Between East and West, Farrar, Straus and Giroux, , 321 p. (ISBN 978-0-374-70696-8, lire en ligne), p. 42-43.
  26. « Cinq choses à savoir sur Foujita », Interenchères, 14 novembre 2023
  27. « Une donation de 663 œuvres de Foujita à la ville de Reims » (consulté le ).
  28. Vincent BOLANTIN, « Bienvenue sur www.foujita.essonne.fr », sur foujita.essonne.fr (consulté le ).
  29. Digital Museum of the history of Japanese in New York, Tsuguharu Foujita in New York
  30. a et b « Léonard-Tsuguharu Foujita par Sylvie Buisson et Dominique Buisson », sur books.google.fr.
  31. a et b GAYA - La nouvelle agence, « Nu couché à la toile de Jouy », sur Musée d'art moderne de la ville de Paris (consulté le ).
  32. Jennifer Thiault, « L'art de Foujita : une représentation du corps sous influence ? », sur cmdr.ens-lyon.fr.
  33. « Le grenier de Jes68 (Jes68's Attic) • Léonard Foujita. Un bistrot à… » (consulté le ).
  34. Les Muses - Encyclopédie des arts, Grange Batelière, Paris, 1972, vol.7, pp. 2249-2250.
  35. a et b Jean-Marc Laurent, « Joseph Foret, l'éditeur auvergnat démesuré exposé à Issoudun », La Montagne, 14 décembre 2019
  36. « Présentation de l'ouvrage et de l'éditeur », sur Éditions d'Art KC.
  37. a et b Patrick-F. Barrer, L'Histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde éditions d'art, 1992, pp. 121 et 208.
  38. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Ēditions de l'Amateur, 1996, pp. 322-323.
  39. a b et c André Salmon et Christophe Dorny, « Foujita », Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.5, pp. 603-605.
  40. Musée national de Victoria, Tsugouharu Foujita dans les collections
  41. Musée royaux des Beaux-Arts de Belgique, Tsugouharu Foujita dans les collections
  42. Musée Alice et David van Buuren, "Amour" dans les collections
  43. Art Institute of Chicago, Ttsugouharu Foujita dans les collections
  44. Brooklyn Museum, "Portrait de fille au chat" dans les collections
  45. Metropolitan Museum of Art, Tsugouharu Foujita dans les collections
  46. Metropolitan Museum of Art, Foujita dans les collections
  47. National Gallery of Art, Tsugouharu Foujita dans les collections
  48. Smithsonian American Art Museum, Tsugouharu Foujita dans les collections
  49. Maison-atelier Foujita
  50. Artist Studio Museum, Maison-atelier Foujita, Villiers-le-Bâcle
  51. Département de l'Essonne, Viste de la maison-atelier Foujita (source : YouTube ; durée : 10'23")
  52. Musée Angladon, "Mon portrait" dans les collections
  53. Musée Calvet, Tsugouharu Foujita dans les collections
  54. Musée de Grenoble, "Le lutteur Tochigiyama" dans les collections
  55. Musée des beaux-arts de Lyon, "Autoportrait au chat" dans les collections
  56. Jennifer Thiault, « L'art de Foujita : une représentation du corps sous influence ? », colloque Corps et représentations : une liaison dangereuse ?, E.N.S. Lyon, 16-18 octobre 2013
  57. Musée des Beaux-Arts de Nancy, "Tsugouharu Foujita dans les collections
  58. Musée des Beaux-Arts de Nîmes, "Nu allongé" dans les collections
  59. « Restauration des Foujita du Cercle de l'Union interalliée », site Foujita
  60. Fonds d'art contemporain - Paris Collections, "L'atelier de Foujita" dans les collections
  61. Cité internationale universitaire de Paris, présentation de la Maison du Japon
  62. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Fillette" dans les collections
  63. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Chien" dans les collections
  64. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Panthère" dans les collections
  65. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Deux chats" dans les collections
  66. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Fillette et enfant" dans les collections
  67. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Je reviens de suite" dans les collections
  68. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Âge mécanique" dans les collections
  69. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Baptême de fleurs" dans les collections
  70. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Nativité" dans les collections
  71. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "48 richesses de la France" dans les collections
  72. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Les imprimeurs" dans les collections
  73. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Marchand de marrons" dans les collections
  74. Musée d'art moderne de la ville de Paris, "Vagabond" dans les collections
  75. Musée Carnavalet, "Hôtel Edgar-Quinet" dans les collections
  76. Musée Carnavalet, "Portrait de Jean Rostand" dans les collections
  77. Musée Carnavalet, "Jean Rostand" (lithographie) dans les collections
  78. Musée Carnavalet, "Intérieur d'un café" dans les collections
  79. Musée Carnavalet, "Atelier de Foujita" dans les collections
  80. a et b Musée national d'art moderne, Tsugouharu Foujita
  81. « Mon intérieur à Paris - Nature morte au réveil-matin », A Still life collection, juillet 2015
  82. S. V., « La vie et les œuvres de Tsugouharu Foujita dit Léonard Foujita », Japan Experience, 22 juillet 2019
  83. Musée des beaaux-arts de Reims, "La maison triste (atelier de Soutine)" dans les collections
  84. a et b Claire Maingon, « Léonard Foujita en deux minutes », Beaux-Arts, 14 janvier 2019
  85. a et b Masahido Sumida, conférence du 21 juin 2025, exposition Les sept passions de Foujita, Sompo Museum of Art, Tokyo
  86. Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, "Buste de jeune femme", lavis dans les collections
  87. Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, "Buste de jeune femme", crayon rehaussé dans les collections
  88. Kanpai, Musée d'art d'Akita : exposition dédiée à Léonard Foujita
  89. a b c et d Musée Ando, présentation des musees japonais qui abritent les œuvres de Foujita et les œuvres elles-mêmes
  90. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay et az Art Platform, Foujita dans les musées japonais : inventaire des œuvres
  91. Pola Museum, La collection : Foujita
  92. Musée Ando, la collection
  93. Musée Artizon, Tsugouharu Foujita dans les collections
  94. Musée national de l'Art occidental, "Une femme assise" dans les collections
  95. British Museum, Tsugouharu Foujita dans les collections
  96. Asato Ikeda, « Foujita retrospective 2006 : resurrection of a fromer official war painter », Review of Japanese culture and society, University of Hawaii Press, vol.21, décembre 2009, pp. 97-115
  97. Reims-Champagne Actu, Foujita au Musée des Beaux-Arts de Reims, 2010
  98. Nicole Salez, « Foujita monumental : enfer et paradis », Tout pour les femmes, avril 2010
  99. Aya Louisa McDonald, « Foujita's year in the sun », Art Journal, vol.78, novembre 2019, pp. 131-135
  100. Musée Maillol, Foujita, peindre dans les Années folles, dossier de presse, 2018
  101. « Foujita », Musée Maillol,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  102. « Expositions et salons : "Foujita - Les Années folles, 1913-1931" au musée Maillol », Claire en France, 2018
  103. « Paris redécouvre le peintre japonais Foujita, entre Orient et Occident », Le Point, 6 mars 2018
  104. Éric Biétry-Rivierre, « Foujita et les lignes claires de Youki nue », Le Figaro, 14 mars 2018
  105. « Les années folles de Foujita », Pen, 25 juillet 2018
  106. « Foujita - Peindre dans les Années folles », documentaire de Valerio Truffa, Les Lumières du regard, 2018 (source : YouTube ; durée : 17'12")
  107. « L'exposition Tsugouharu Foujita inaugurée cinquante ans après sa mort », Japanese books for everyone, 2 août 2018
  108. Valérie Oddos, « Foujita, des Années folles à la guerre : toute une vie à la Maison de la culture du Japon à Paris », France Info, 17 janvier 2019
  109. Céline Delavaux, « Foujita, les multiples métamorphoses d'un peintre énigmatique et singulier, Télérama, 3 février 2019
  110. Martine Pullara, « Exposition au Musée Faure en Savoie : les nus de Foujita », Lyon Capitale, 19 septembre 2021
  111. Musée Ando, Third anniversary project : Reims Museum collection : from Tsugouharu Foujita to Léonard Foujita : the path to prayer, 2025
  112. Ville de Reims, Des œuvres du Musée des Beaux-Arts de Reims exposées au Japon, 2025
  113. Sompo Museum of Art, Les sept passions de Foujita, présentation de l'exposition,2025
  114. Les amis du Musée Cernuschi, Foujita : peindre dans les années folles
  115. « Inauguration de l'exposition d'art japonais : Tsugouharu Foujita, Mineiro Adatci et André François-Poncet au Musée du Jeu de paume », Snippet of History, avril 1929
  116. Musée préfectoral d'Art de Hyōgo, Tsuguharu Foujita et Yasuo Kuniyoshi : deux carrières parallèles - Des retrouvailles après cent ans, 2025
  117. a b c et d Musée Maillol, Foujita : Peindre dans les années folles, dossier de presse de l’exposition présentée au musée Maillol du 7 mars au 15 juillet 2018 (en ligne).
  118. Sylvie Buisson, Foujita, ACR Éditions, 2001, p. 62 et 68.
  119. a et b Résultats de ventes aux enchères.

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Bibliographie

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  • Patrick-F. Barrer, L'Histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du monde éditions d'art, Paris, 1992.
  • Gérard Bauër, Robert Rey, Foujita, coll. Cahiers de la peinture, Paris, 1958.
  • Emmanuel Bénézit (article d'André Salmon et Christophe Dorny), Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol.5, Gründ, 1999.
  • Phyllis Birnbaum, Glory in a line : a life of Foujita - The artist caught beetween East and West, Faber & Faber, Londres, 2006.
  • Sylvie Buisson, Foujita et ses amis du Montparnasse, Paris, Éditions Alternatives, 2010 (ISBN 9782862276526).
  • Sylvie Buisson, Foujita inédits, Catalogue Raisonné Vol. 3, À l'encre rouge, Archives artistiques, Paris, Fondation Nichido, 2007 (ISBN 9782917330005).
  • Sylvie Buisson, Foujita, le maître japonais de Montparnasse, Paris, Musée du Montparnasse, 2004.
  • Sylvie Buisson, Léonard-Tsuguharu FoujitaCatalogue Raisonné Vol. 2, ACR éditions, 2001 (ISBN 2-86770-145-7) (en ligne).
  • Sylvie et Dominique Buisson, Catalogue Raisonné Vol. 1, Vie et œuvre de Foujita, ACR Éditions, 1987, réédité en 2002 : Léonard-Tsuguharu Foujita, ACR Éditions, , 588 p. (ISBN 978-2-86770-149-8, lire en ligne).
  • Jean-Paul Crespelle, « Monsieur Foujita, Don Juan aux yeux bridés », Montparnasse vivant, Hachette, 1962, chapitre 6, pp. 142-177.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001.
  • Anne Le Diberder, Foujita (catalogue de l'exposition du Conseil Général de l'Essonne), 2007.
  • Anne Le Diberder, Foujita, Le maître du trait, Arles, Philippe Picquier, 2008 (ISBN 9782809700602)
  • Collectif, Desnos, Foujita et Youki, un amour surréaliste, Paris, Éditions des Cendres et Musée du Montparnasse, 2001.
  • Collectif, Foujita monumental, Paris, Hazan, 2010 (ISBN 9782754104777).
  • Bernard Dorival, L'École de Paris au Musée national d'art moderne, Aimery Somogy, Paris, 1961, pp. 73-74, 286.
  • Yōko Hayashi, « L'année 2000 et la redécouverte de l'œuvre de Foujita », Ebisu - Études japonaises, n°24, 2000, pp. 157-161 (lire en ligne).
  • Yōko Hayashi (sous la direction de Françoise Levaillant), Tsugouharu Foujita, l'évolution d'un artiste transatlantique et transpacifique : nouvelles recherches sur sa vie et son œuvre de 1910 à 1950, thèse de doctorat, UFR 03 Histoire de l'Art et de l'Archéologie, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, 25 février 2006 (présentation en ligne).
  • Yōko Hayashi, À la découverte des œuvres de Foujita - Voyage, travail manuel, japonité, Nagoya Daigaku Shuppan-Kai, Nagoya, 2008 (en ligne : analyse de l'ouvrage Par Cléa Patin, Ebisu - Études japonaises, n°39, 2008, pp. 189_193.
  • Yōko Hayashi et Sophie Krebs, Foujita, 1886-1968 - Œuvres d'une vie, éditions Gourcugg-Gradenigo, 2010.
  • Michael Lucken, L'art du Japon au XXe siècle : pensée, formes, résistances, éditions Hermann, Paris, 2001.
  • Michael Lucken, Grenades et amertume. Les peintres japonais à l'épreuve de la guerre, 1935-1952, Les Belles Lettres, 2005 (ISBN 2-251-44281-2 et 978-2-251-44281-5).
  • Paul Morand, Des artistes sans mensonges : de Callot à Foujita, La Bibliothèque des Arts, 1996.
  • Kimiko Nizeki, Tōru Arayashiki, Christophe Marquet et Misaho Shimazu, De Kuroda à Foujita - Peintres japonais à Paris, éditions Fragments International, 2007.
  • Sous la direction de Béatrice Salmon, Collection du Musée des Beaux-Arts de Nancy - Regard, Réunion des musées nationaux, 1999, pp. 214-215.
  • Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, Paris, 1996.
  • Jean Selz, Foujita, Flammarion, 1980.
  • Sabine Maffre, Delphine Quéreux-Sbaï, Carole Boivineau, Marie-Héléne Montout Richard, Annika Baudry, Foujita, artiste du livre, Reims, Bibliothèque de Reims et Fondation Foujita, 2018

Articles de presse (sélection)

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Francis de Miomandre
Thomas Raucat

Radiophonie

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Télévision

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  • Rencontre avec le peintre d'origine japonaise Foujita, Journal télévisé de 20 heures, 18 septembre 1966 (archive INA en ligne - durée : 4'43").
  • Émission la foi prise au mot de Kto du 4 décembre 2022 deuxième épisode consacré au conversion , série de l'Avent [« Vivez l'Avent avec KTO — KTOTV », sur KTO TV, (consulté le ).Sylvie Buisson et Casimir Buisson - 6 déc. 2022

Conférences

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Fonds d'archives

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Articles connexes

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Liens externes

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