Phare des Héaux de Bréhat

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Phare des Héaux de Bréhat
Phare Héaux de Bréhat.jpg
Le phare en septembre 2006
Localisation
Coordonnées
Adresse
Histoire
Construction
Automatisation
Statut patrimonial
Gardienné
non
Visiteurs
non
Architecture
Hauteur focale
48 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Élévation
57 m
Équipement
Portée
15 milles (blanc)
11 milles (rouge et vert)
Feux
3 occ. 12 s
3 secteurs blanc, rouge, vert
Identifiants
ARLHS
Localisation sur la carte des Côtes-d’Armor
voir sur la carte des Côtes-d’Armor
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

Construit par l’ingénieur Léonce Reynaud en 1840 sur les récifs des Épées de Tréguier, à la pointe du sillon de Talbert, le phare des Héaux de Bréhat signale l’extrémité ouest de la baie de Saint-Brieuc et balise l’entrée du chenal du Trieux vers l’île de Bréhat, dans les Côtes-d'Armor.

Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Commission des phares décide de construire un phare sur le récif des Épées de Tréguier en 1831 et confie la construction d’un ouvrage provisoire à un charpentier de Saint-Brieuc. L’ouvrage, un feu fixe blanc, sera livré en 1832 et le devis largement dépassé en raison des difficultés rencontrées et de la dangerosité de l’endroit ; la zone est en effet encerclée de courants violents et les déferlantes y sont redoutables. En un an, la charpente provisoire est en ruine et, en avril 1834, Augustin Fresnel demande à Léonce Reynaud, jeune ingénieur de 32 ans, de rédiger le projet d’une tour définitive. Il s’agit de construire un phare « de premier ordre » sur un rocher submergé à chaque marée.

Le projet de Reynaud est audacieux et ne ressemble en rien aux archétypes architecturaux de l’époque, essentiellement britanniques dans ce domaine. Le bâtiment est fait de deux volumes distincts : un premier bloc, très massif est construit sur le modèle des phares britanniques d’Eddystone et de Bell Rock, une tour plus légère place ensuite la lanterne à sa hauteur définitive.

Vue aérienne du phare

Les blocs de granite sont taillés à terre, numérotés puis acheminés sur place pour y être assemblés. Les difficultés rencontrées sont nombreuses : plusieurs entrepreneurs résilient leur contrat devant les dangers rencontrés, la pose de la première pierre est repoussée à cause du mauvais temps, des grèves arrêtent le chantier en octobre 1838, et le budget prévu par l’administration est en fin de compte largement dépassé. Le phare aura finalement coûté 531 679,28 francs, non compris la lanterne et l'appareil optique.

Le feu s’illumine enfin le 1er février 1840, en haut d’une tour massive de 47 mètres.

Le 18 juin 1903, il devient phare à éclat blanc, avec une période de 4 secondes.

En août 1944, les Allemands font sauter le haut de la tour à la dynamite ; 15 mètres de phare disparaissent dans les vagues, mais la tour est vite reconstruite et surélevée d’un étage pour atteindre les 57 mètres actuels. La période passe à 5 secondes.

Le feu est automatisé en 1982.

Après le phare du plateau du Four, construit en 1822, c’est le plus ancien phare français de haute mer, mais il le dépasse de plus de 30 mètres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]