Kerfot

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Kerfot
Kerfot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Caroline Samson-Raoul
2020-2026
Code postal 22500
Code commune 22086
Démographie
Gentilé Kerfotais, Kerfotaise
Population
municipale
676 hab. (2018 en diminution de 2,17 % par rapport à 2013)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 14″ nord, 3° 01′ 43″ ouest
Altitude 40 m
Min. 28 m
Max. 101 m
Superficie 5,71 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paimpol
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Paimpol
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Kerfot

Kerfot [kɛʁfɔt] Écouter est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Kerfot
Paimpol
Plourivo Kerfot Plouézec
Yvias

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Kerfot est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paimpol, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[4] et 17 674 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paimpol, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (79,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48,7 %), terres arables (20 %), forêts (17 %), zones urbanisées (14,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Kerfault au XVe siècle[11], Nostre Dame de Kerfod en 1677, Kerfot en 1699[12].

Son nom viendrait du breton Ker et fat, du vieux français faulx signifiant « garenne, réserve à lapin »[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'ancien régime, la trève de Kerfot dépendait de la paroisse d'Yvias, de l'évêché de Saint-Brieuc et du comté du Goëlo.

Eglise de Kerfot.
  • 1387 : première mention de la chapelle tréviale de Kerfot ;
  • 1500 : le château de Correc appartient au sieur de Guemené ;
  • 1646: le château de Correc est acheté par Nicolas Fouquet, surintedant des finances ;
  • 1727: le château de Correc passe à la famille Vittu de Kerraoul. Il en sera ainsi jusqu'en 1789 ;
  • 1783-1787 : affaire de la clique des voleurs de Kerfot ;
  • 1793: le château de Correc est nationalisé puis vendu en 1795 ;
  • 1841 : première pétition demandant la création de la commune de Kerfot ;
  • 1849 : deuxième pétition demandant la création de la commune de Kerfot ;
  • 1850 : rejet, par le Conseil général, de la demande de création de la commune de Kerfot ;
  • 1850 : création de la paroisse de Kerfot. D'un point de vue religieux, Kerfot était en effet une trêve de la paroisse d'Yvias ;
  • 1859 : loi du érigeant Kerfot en commune indépendante ;
  • 1944 : maquis de Kerfot.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 30 soldats morts pour la Patrie[13] :

  • 26 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 28 mai 2020 Jean-Claude Vitel DVD Cadre
Conseiller général (1992-2004)
28 mai 2020 En cours Caroline Samson-Raoul[14],[15]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
732774751813758784738698670
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
651631591578524496475454483
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
465466612617590588630698676
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Coutume et tradition[modifier | modifier le code]

A Kerfot, lorsqu’un projet connu de mariage se trouve définitivement rompu, par suite d’une autre union que contracte l’une des parties intéressées, on avait l’habitude de railler la déconvenue de celle qui reste en lui faisant eur c’halantezen. On appelle ainsi un couple de poupées, sommairement façonnées avec des morceaux de linge et de drap bourrés de paille ; elles sont en costumes de mariés et figurent les époux manqués ; un mouchoir est mis dans la main de l’une d’elles, pour indiquer si c’est le prétendant ou la prétendue à qui il ne reste plus que les yeux pour pleurer. Le tout est fixé secrètement, pendant la nuit, sur la maison habitée par la personne visée, où, à défaut, sur un arbre du voisinage ; dans ce dernier cas, pour qu’elle n’en ignore rien, on a l’attention délicate de répandre une traînée de balle allant de son domicile à la galantezen[18].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame de Kerfot (XVIe siècle - 1922) ;
  • La chapelle Saint-Yves (1868) ;
  • Le château de Correc, aujourd'hui disparu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Paimpol », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 3 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 3 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, , 126 p. (ISBN 978-2-87747-482-5 et 2-87747-482-8, lire en ligne), p. 74.
  12. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Kerfot » (consulté le 9 février 2017).
  13. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 25 février 2021).
  14. « Kerfot. L’écharpe de maire à Caroline Samson-Raoul », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Singuliers présents distribués aux amoureux évincés en Bretagne, d’après « Mélusine : Revue de mythologie, littérature populaire, traditions et usages », paru en 1901.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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