Dolérite

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Sill de dolérite, Namibie

Une dolérite (du grec doleros, « trompeur » )[1] est un microgabbro. Elle est constituée de grains visible à la loupe. De teinte verdâtre à bleuâtre, elle est composée de plagioclase en latte (ou baguette) englobé par des pyroxènes. C'est une roche compacte.

Formation géologique[modifier | modifier le code]

La dolérite est une roche éruptive dense, dure et massive, finement grenue, qui s'est formée en profondeur, mais métamorphisée (diabase) dans un sill ( inclusion horizontale en position de lopolite, due à la remontée de magma dans une faille entre deux couches préexistantes, synchrones du plissement Hercynien. L'érosion a ensuite fait apparaitre la dolérite en surface du fait de son caractère plus résistant, que les schistes adjacents[2]. La dolérite est une roche formée d'albite (plagioclastes altérés) , d'épidote, d'augite (pyroxène partiellement transformé en amphibole fibreux), de chlorite et aussi de microcristaux de quartz, particulièrement résistante et qui semble de plus continuer à durcir après extraction.

Les dolérites peuvent être séparées en 2 types :

  • dolérite à olivine ;
  • dolérite sans olivine.

Le terme dolérite est souvent employé pour désigner des microdiorites et des microgabbros.

Variétés[modifier | modifier le code]

Les tuyaux d'orgue du mont Wellington en Tasmanie sont constitués de dolérite.
  • L'ophite est une dolérite pyrénéenne datant du Trias supérieur.
  • La diabase, ou dolérite épimétamorphique, ou métadolérite, est une dolérite altérée de teinte verte[3].

Structure doléritique[modifier | modifier le code]

La structure doléritique est composée de cristaux en baguettes visibles à l'œil prises dans une pâte de cristaux plus petits.

Gisement[modifier | modifier le code]

Pointes de haches en Sillimanite et Jadéite du Néolithique, Bretagne

On trouve de la dolérite par exemple dans certains gisements affleurants dans le centre de la Bretagne et notamment près du village de Plussulien sur le site de Quelfennec qui est connu comme étant l'un des principaux sites de fabrication de haches polies de la période Néolithique qui s'exportèrent dans tout l'ouest de la France.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire encyclopédique Quillet, Paris, 1934
  2. http://rosquelfen-pj.blogspot.fr/search/label/min%C3%A9ralogie
  3. Yves Coppens, « Glossaire », sur books.google.fr, Histoire de l'homme, Odile Jacob, 2008, p. 220.