Maurice Duclos

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Maurice Duclos
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François Maurice DuclosVoir et modifier les données sur Wikidata
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Plaque Vendome.jpg
plaque commémorative

Maurice Duclos, né le à Neuilly-sur-Seine (France) et mort le à Buenos Aires (Argentine), fut un agent de renseignement de la France libre au cours de la Seconde Guerre mondiale. Connu sous le nom de Saint-Jacques, Compagnon de la Libération, il fut l'un des premiers à répondre à l'appel du général de Gaulle.

Avant-guerre[modifier | modifier le code]

En 1926, Maurice Duclos s'engage dans l'artillerie coloniale et sert pendant deux années à Madagascar. En , il est libéré du service actif avec le grade de maréchal des logis.

La Cagoule[modifier | modifier le code]

Dans les années 1930, il devient membre de la Cagoule, organisation clandestine d'extrême droite. Il est incarcéré pendant trois mois et demi à la prison de la Santé pour avoir fourni les explosifs utilisés le , lors de deux actions terroristes qui avaient pour objectif d’en faire accuser les communistes, et qui sont connues sous le nom d'attentats de l'Étoile, en raison de la proximité de la place de ce nom. Chacun de ces attentats à la bombe qui visaient la confédération générale du patronat français 4, rue de Presbourg et l'Union des industries et métiers de la métallurgie 4, rue Boissière, a tué un policier en faction[1].

Les combats de 1940 en Norvège[modifier | modifier le code]

Devenu lieutenant de réserve, il est mobilisé le et affecté comme lieutenant de tir au 10e régiment d'artillerie coloniale (10e RAC).

En mai-, il participe avec son unité à l'expédition de Norvège. Détaché comme officier de liaison auprès de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE), il se distingue dans les combats de Narvik et reçoit le grade de caporal honoraire de la Légion étrangère et la croix de guerre (Norvège).

Le BCRA[modifier | modifier le code]

Après que Philippe Pétain a appelé à cesser le combat, Maurice Duclos et quelques camarades parviennent à passer en Angleterre, via Jersey, à bord d'un bateau de pêche. Dès le , il se rallie à la France libre du général de Gaulle, sous les ordres du capitaine Passy, affecté au Service de renseignements qui allait devenir le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA).

Première mission en France[modifier | modifier le code]

Débarqué sur la plage de Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados) le 4 août suivant pour évaluer le potentiel militaire allemand mis en place en vue de l'opération de débarquement en Angleterre prévu par Hitler, il rejoint Paris, où il crée le réseau Saint-Jacques, avant de jeter les bases du réseau Paris Job puis de fonder avec Gilbert Renault le réseau Confrérie Notre-Dame.

Le réseau Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à l'entrée d'un immeuble de la Place Vendôme, à Paris.

De retour à Londres la veille de Noël, il est parachuté en Dordogne dans la nuit du 13 au . Mais, blessé aux jambes à l'atterrissage et arrêté par la police, il est conduit à l'hôpital de Périgueux, avant d'être libéré au bout d'un mois avec un non-lieu grâce à ses anciennes connaissances. Sa sœur aînée et sa nièce sont arrêtées en août, et son réseau est progressivement démantelé à la suite des dénonciations de son radio jusqu'en septembre : les hommes sont fusillés au Mont-Valérien, les femmes déportées.

Chef du service Action[modifier | modifier le code]

Après avoir rejoint l'Angleterre par avion le , il devient chef de la section « Action, études et coordination » du BCRA. Promu capitaine le 26 mai puis chef d'escadron le mois suivant, il effectue plusieurs missions de sabotage en France et organise les plans Vert, Tortue et Violet en vue du débarquement allié en Normandie. Le , le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération, ainsi qu'au colonel Passy.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Démobilisé le , il entre dans d'importantes sociétés, dont le groupe l'Oréal, et se fixe en Argentine, où il devient président de la section de l'Association des Français libres, ainsi que de l'Union française des anciens combattants d'Argentine et du comité des sociétés françaises.

En octobre 1948, il revient volontairement à Paris pour figurer dans le box des accusés du procès de la Cagoule. Il est acquitté en même temps que onze des quarante-neuf accusés présents[2].

Il était Compagnon de la Libération[3], officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre de l'Empire britannique, mais aussi titulaire de la croix de guerre 1939-1945(4 citations), de la croix du combattant volontaire 1939-1945 et de la Military Cross.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Actualité, Les lieux secrets de la résistance
  2. Philippe Bourdrel, La Cagoule, Paris, Albin Michel, , 374 p. (ISBN 978-2-501-00814-3), De 39 aux années 60, l'aventure continue
  3. Fiche biographique sur le site de l'Ordre de la Libération[1]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]