Georges Wague

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Georges Wague
Georges Wague par Jules Chéret 1909.jpg
Georges Wague
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
MentonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Georges Wague, né Georges Marie Valentin Waag le à Paris[1] et mort le à Menton dans les Alpes-Maritimes, est un mime, pédagogue et un acteur de cinéma muet français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

L’enfance de Georges Wague se déroule auprès de parents stricts et dévots. À neuf ans, sa mère meurt et il est placé à l’école des Frères de la doctrine chrétienne, de la rue d'Assas à Paris. Il assiste là à des spectacles donnés par une Association des jeunes gens de la paroisse Saint-Sulpice et commence à déclamer des poèmes dans cette association. À l’adolescence, en opposition avec son père sur son avenir, il quitte le foyer familial et s’inscrit au conservatoire à titre d’auditeur au cours de Dupont-Vernon.

Début de la carrière de mime[modifier | modifier le code]

Dès 1894 Wague participe aux soirées de La Plume, la revue littéraire créée par Léon Deschamps, où il se fait remarquer en récitant des vers. Xavier Privas propose alors à Georges Wague d’interpréter ses chansons et il crée une nouvelle expression artistique qu'il nomme « cantomime » (canto, le chant et mime, le geste) où le décor sépare le chanteur, Privas, du mime Wague. Les cantomimes seront jouées pour la première fois aux soirées du Procope. Puis ils s’installeront au théâtre de la Bodinière de la rue Saint-Lazare. C’est là que la renommée de son personnage de Pierrot devient parisienne.

À son retour de service militaire en 1898, pour relancer sa carrière, Georges Wague reprend le chemin des soirées d’artistes : les «  Veillées artistiques de Plaisance » où il retrouve Xavier Privas qui lui écrira une pièce intitulée Sommeil blanc sur une musique de Louis Huvey. À la suite de rivalités avec d’autres acteurs sur le registre des cantomimes, Georges Wague crée une compagnie avec Christiane Mandelys (ou Mendelys), qui devient son épouse, pour conserver ses droits d’inventeur du mot cantomime. Avec sa troupe, il joue à La Roulotte dirigée par Georges Chartron. Il obtient le succès et entame des tournées en France et à l’étranger, aboutissant à la représentation du dernier spectacle à l’Exposition universelle de 1900 où il interprète différentes pièce de Pierrot (Pierrot infidèle, Le Noël de Pierrot etc).

Mime renommé[modifier | modifier le code]

Le succès et la renommée de Georges Wague est liée à son art de la pantomime. Il décide de passer de la pantomime blanche, où les gestes et les mouvements sont amples, à la pantomime dramatique. Pour cela il adapte son jeu de scène : son mime est composé de gestes réduits aux attitudes les plus simples pour exprimer toute la palette d’une pensée en perpétuelle mouvement. Peu conventionnel, il n’utilise pas l’alphabet mimique.

Il donne alors des cours de pantomime notamment à l'écrivaine Colette avec laquelle il réalise une tournée de 1906 à 1912 et provoque le scandale avec les représentations de La Chair où Colette est largement dévêtue[2]. Il commence également sa carrière au cinéma en 1907 avec le film muet L'Enfant prodigue de Michel Carré où il incarne évidemment un Pierrot. Il jouera dans environ une trentaine de films, jusqu'en 1922 dans Faust de Gérard Bourgeois.

Georges Wague donnait par ailleurs de nombreux cours de mime et de comédie chez lui, rue Pigalle, et au Conservatoire de musique et de déclamation à partir de 1916, ce qui constitue une reconnaissance de son travail. Il prend pour accompagnatrice au piano Yvette Blavet et comme régisseur Robert Darriet.

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1962 : Grande médaille de vermeil de la Ville de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 6/1874/135, date et lieu du décès mentionnés en marge de l’acte (consulté le 6 janvier 2013)
  2. (en) "The Triumph of the Flesh": Women, Physical Culture, and the Nude in the French, Patricia Tilburg, Radical History Review, 2007(98):63-80.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Wague, le mime de la Belle Époque, Tristan Rémy, éditions Georges Girard , 1964.

Liens externes[modifier | modifier le code]