Jacques-Nicolas Bellin

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Carte réduite de l’océan septentrional ..., de Bellin L’hydrographie françoise, Paris 1766

Jacques-Nicolas Bellin, né en 1703 à Paris et mort le à Versailles (paroisse Saint-Louis), est un cartographe hydrographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1721, Jacques-Nicolas Bellin est nommé hydrographe du ministère de la Marine à la suite de la création de l’office hydrographique français et du Dépôt des cartes et plans de la Marine. Nommé ingénieur hydrographe en août 1741. Membre de l’Académie de Marine et la Royal Society of London.

Au cours d’une carrière de 50 ans, il dessine les cartes de plusieurs ouvrages majeurs de son temps tels que Histoire et description générale de la Nouvelle-France de Charlevoix (1744) ou Histoire générale des voyages de l’abbé Prévost (publié entre 1746 et 1759). Il est le cartographe le plus copié du XVIIIe siècle[1].

Ses cartes du Canada et des territoires français de l’Amérique du Nord (Nouvelle-France, Acadie, Louisiane) sont d’une valeur considérable. Ceci est d'autant plus remarquable que, archétype du cartographe de cabinet, Bellin n'est jamais venu en Amérique. Pour sa cartographie du fleuve Saint-Laurent, il confiait à des navigateurs des cartes manuscrites à corriger et enrichir. À chaque retour de ces cartes, il mettait à jour ses connaissances[2]. Sa cartographie de l'Amérique du Nord est animée par deux besoins fondamentaux : sécuriser la navigation sur le fleuve Saint-Laurent et revendiquer pour la France les terres explorées par des Français dans la région des Grands Lacs et le long du fleuve Mississippi[1].

Il a donné 994 articles à l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert. Une grande partie de ses travaux sont aujourd'hui conservés au département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France, ce qui permet l'étude de l'homme, de l'œuvre et de l'histoire de la cartographie marine.

Certains des documents produits par Jacques-Nicolas Bellin sont conservés au sein des collections spéciales et des archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[3].

Jacques-Nicolas Bellin meurt le à Versailles et il est inhumé le lendemain, , en l'église Saint-Louis[4] de Versailles. Dans l'acte de sépulture, il est qualifié de « premier ingénieur de la marine et du dépôt des plans, censeur royal de l'académie de marine et de la société royale de Londres ». Son inhumation se fait en présence de son gendre Étienne-François Taitbout de la Tour, de Jean-François Vaneau, contrôleur de la Maison du Roi, et de Joseph-Marie-Anne Gros de Besplas, aumônier du Comte de Provence.

Publications[modifier | modifier le code]

Carte de la Baie de Douarnenez (par Jacques-Nicolas Bellin, 1764)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alban Berson, Nouvelle-France, histoire et patrimoine n. 1 : 1759, la chute de Québec, Paris, SOTECA, , 140 p. (ISBN 978-2-37663-029-6), « La cartographie de la vallée du Saint-Laurent », p. 86-91
  2. Alban Berson, « Enquête sur la carte ancienne révélée à l’émission Découverte, Carnet de la Bibliothèque nationale  |  BAnQ », sur blogues.banq.qc.ca (consulté le 7 mai 2018)
  3. Fonds Jacques-Nicolas Bellin (P433) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  4. Registre paroissial de la paroisse Saint-Louis de Versailles, année 1772, acte de sépulture en date du 22 mars 1772, registre en ligne page 19/59, Archives départementales des Yvelines.
  5. Jacques-Nicolas Bellin, Essai géographique sur les Isles Britanniques : contenant une descriprion de l'Angleterre, l'Écosse, et l'Irlande, tant pour la navigation des costes que pour la connoissance de l'interieur du païs, Paris, Nyon, 17(7-1759 (OCLC 311861264).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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