Saint-Quay-Portrieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Quay.

Saint-Quay-Portrieux
Saint-Quay-Portrieux
Le port d'échouage de Saint-Quay-Portrieux
Blason de Saint-Quay-Portrieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Plouha
Intercommunalité Saint-Brieuc Armor Agglomération
Maire
Mandat
Thierry Simelière
2014-2020
Code postal 22410
Code commune 22325
Démographie
Gentilé Quinocéen, Quinocéenne
Population
municipale
2 918 hab. (2016 en diminution de 6,77 % par rapport à 2011)
Densité 754 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 51″ nord, 2° 49′ 40″ ouest
Altitude 20 m
Min. 0 m
Max. 74 m
Superficie 3,87 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Saint-Quay-Portrieux

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Saint-Quay-Portrieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Quay-Portrieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Quay-Portrieux
Liens
Site web saintquayportrieux.fr

Saint-Quay-Portrieux [sɛ̃kɛpɔʁtʁijø] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Ses habitants sont appelés les Quinocéens. Saint-Quay-Portrieux appartient au pays historique du Goëlo.

La commune est à la fois une station balnéaire, un port de pêche et de plaisance sur la Manche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Quay-Portrieux, en breton Sant-Ke-Porzh-Olued, se trouve dans le département des Côtes-d'Armor, autrefois appelé les Côtes du Nord, sur la côte nord de la Bretagne. Elle se situe dans la baie de Saint-Brieuc, qui est la préfecture du département.

La commune de Saint-Quay-Portrieux se situe sur l'ancienne route nationale D 786 de Saint-Malo (92 km à l'est) et Saint-Brieuc (préfecture, 20 km au sud-est) à Paimpol (27 km au nord-ouest), Lannion et Morlaix. Guingamp est à 28 km au sud-ouest, Rennes à 117 km au sud-est.

La côte de Saint-Quay-Portrieux, appelée Côte du Goëlo, s'étend de Saint-Brieuc jusqu'à Paimpol plus au nord, face à l'archipel de Bréhat.
Sur ces mêmes côtes et à quelques kilomètres de Saint-Quay Portrieux se trouve la commune de Plouha, sur la côte de laquelle se dressent les plus hautes falaises de Bretagne culminant à 104 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Phare de l'île Harbour, au large de Saint-Quay-Portrieux

L'île Harbour est un îlot rocheux situé à 1,8 km du rivage de Saint-Quay-Portrieux, face à la pointe de Saint-Quay encore appelée la pointe du sémaphore. Cette roche, surmontée d'un feu datant de 1850 qui marque l'archipel des Roches de Saint-Quay[1], est la plus haute de son archipel et la seule à abriter de la végétation. Le phare de l'Île Harbour permet de signaler le plateau rocheux des îles Saint Quay situé à 1,2km de la côte. Il permet aussi d'indiquer l'entrée de la rade de Portrieux . Le feu a été allumé le .

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[2].

Située à l'extrémité orientale du plateau du Trégor, Saint-Quay-Portrieux est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Saint-Quay-Portrieux appartient plus précisément à l'unité du Trégor-Hague représentée principalement par un complexe volcano-plutonique comprenant le batholite du Trégor s.s. (pluton de granitoïdes calco-alcalins — diorites à granites — mis en place au sein des gneiss icartiens et qui fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[Note 1]) et les « Tufs de Tréguier » (tufs, ignimbrites et laves intermédiaires à acides)[3].

L'histoire géologique du plateau du Trégor est marquée par le cycle icartien (de ca. -2 200 Ma à -1 800 Ma) dont la géodynamique est mal connue, et le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m[4] et regroupait à cette époque (avant l'ouverture de l'océan Atlantique) des terrains du Canada oriental, d'Angleterre, d'Irlande, d'Espagne et de Bohême[5]. Cette ceinture cadomienne se suit à travers le Nord du Massif armoricain depuis le Trégor (baie de Morlaix) jusqu'au Cotentin. À une collision continentale succède une période de subduction de l'océan celtique[6] vers le sud-est, sous la microplaque Armorica appartenant alors au supercontinent Gondwana. Des failles de direction N40°-N50°enregistrent un raccourcissement oblique, orienté environ NNE-SSW[7]. Cette tectonique régionale entraîne un métamorphisme à haute température et basse pression. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens issus de l’érosion rapide de la chaîne cadomienne sont ainsi fortement déformés, plissés, formant essentiellement des schistes et des gneiss[8]. Les massifs granitiques du Mancellien (notamment le massif côtier nord-trégorrois, le granite de Plouha, les diorites et gabbros de Saint-Quay-Portrieux), dont la mise en place est liée au cisaillement nord-armoricain[9] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[10]. À leur tour, ces massifs granitiques sont arasés, leurs débris se sédimentant dans de nouvelles mers, formant les « Séries rouges » qui se déposent dans le bassin ordovicien de Plouézec-Plourivo, hémi-graben limité au nord par la faille de Trégorrois. Les grands traits de l’évolution géologique du Trégor sont alors fixés. L'altération a également transformé les roches métasédimentaires en formations argilo-sableuses. Enfin, au Plio-quaternaire, les roches du substratum sont localement recouvertes par des dépôts récents issus de l'action du vent (lœss, limons sur les coteaux)[11].

La région de Saint-Quay-Portrieux est ainsi formée d'un plateau de 40 à 100 m de hauteur, descendant vers la Manche. Elle correspond à la subduction d'un domaine océanique vers le sud-est sous la marge nord du Gondwana, entraînant un métamorphisme à haute température et basse pression (subduction engendrant un bassin intra-arc ou une zone de chevauchement, les deux hypothèses restant débattues)[12].

Pétrographiquement, la formation de Saint-Quay-Portrieux, datée de 570 Ma, « est constituée de diorites, dominantes à l'affleurement, renfermant des gabbros qui se présentent sous forme de corps de dimension variable depuis des enclaves pluricentimétriques jusqu'à de grosses masses décamétriques. Les diorites, moyennement sombres, sont constituées de minéraux noirs (amphibole, biotite) et de minéraux gris-blanc (plagioclase, quartz) bien visibles à l'œil nu et, le plus souvent, à peu près sans orientation préférentielle. Les gabbros sont plus noirs du fait d'une plus grande proportion de minéraux sombres de taille très variable. Lorsqu'elles ne sont pas altérées, ces roches sont très dures, mais l'altération est souvent forte et rend la roche friable ou la transforme en sable grossier (arène) sur une épaisseur de plusieurs mètres[13] ».

Économiquement, la sombre gabbro-diorite de Saint-Quay-Portrieux a été exploitée. Il « a été observé à Pléhédel dans les portes nord et sud, ainsi qu'à Plouézec (assise dans la façade occidentale, porte de la sacristie)[14] ».

Touristiquement, les principaux aspects de la géologie dans cette région peuvent être abordés au cours de balades naturalistes et géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit du territoire, des roches d'âge et de nature différents, témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, métamorphisme, érosion…)[15].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Tréveneuc (Manche) (Manche) Rose des vents
Plourhan N (Manche)
O    Saint-Quay-Portrieux    E
S
Plourhan Étables-sur-Mer (Manche)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Scophili en 1138, Ecclesia Sancti Cophili de super mare en 1158, Ecclesia Sancti Kecoledoci en 1163, Ecclesia Sancti Coledoci en 1181, Ecclesia Sancti Kecoledoci en 1197, Sanct Ke en 1237 et en 1240, Parochia Sancti Gue en 1270, Portus Orieut in parochia Sancti Kequoledoci en 1278, Sancto Quequelodeco en 1280, Sanctus Queocus en 1308, Sanctus Ke vers 1330, Saint Qué en 1516[16].
La forme actuelle de Saint-Quay apparaît dès 1656, Saint-Quay-Etables en 1860, puis Saint-Quay-Portrieux dès 1875 (officialisé le 28 décembre 1921)[17].

Saint-Quay-Portrieux doit son nom à Ke ou Keenan, un saint irlandais surnommé Colodoc, qui débarqua à Cléder[17].

Saint Quay, qui a donné son nom à Saint-Quay-Portrieux est assimilé au sénéchal Keu, un des Chevaliers de la Table ronde.

Portrieux (Port Oriot en 1370[18]) viendrait de rieux, qui signifie « filet de pêche » mais qui désigne aussi les « feux allumés qui guidaient les navires ».

Sant-Ke-Porzh-Olued en breton[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines, étymologie et Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Quay, enclavée dans l'évêché de Saint-Brieuc, faisait partie du doyenné de Lanvollon relevant de l'évêché de Dol, sous le nom de Saint Quay. Sous l’ancien régime, elle appartenant au comté du Goëlo.

Le berceau de Saint-Quay-Portrieux est le village de Kertugal, signifiant en langue bretonne "la demeure des Gaulois" (ker-tud-gal). C’est autour de la petite anse appelée aujourd’hui « Fontaine Saint-Quay » que se concentrait l’activité de cette population de marins et de paysans. De là, ils commerçaient avec l'Angleterre ou l'Irlande.
La commune, comme beaucoup d'autres dans la région, fut évangélisée au Ve siècle.

L'origine du nom de Saint Quay : La légende prétend qu’au Ve siècle l'ermite Sant-Ke (ou Kenan ou encore Kolodoc'h) débarqua de Cambrie (sud du Pays de Galles) dans une auge de pierre, sans aviron, sans voile, sans vivres. Parvenu, non sans mal, dans l'anse de Kertugal, il fut brutalement accueilli par des lavandières qui prirent peur à sa vue, convaincues qu'il s'agissait d'un démon. Armées de branches de genêt, elles le battirent et le laissèrent pour mort. Le saint homme pria alors la Vierge de lui venir en aide. Elle lui apparut et fit jaillir sous ses flancs une source qui soigna ses blessures. Elle le guida ensuite à l’abri d’une ronce gigantesque pour qu'il se repose. Le lendemain, les femmes qui l'avaient battu implorèrent son pardon. La fontaine Saint-Quay se dresse depuis à l'emplacement où jaillit la source, et la chapelle Notre-Dame de la Ronce (détruite en 1875) à l'endroit où Saint-Ké s'était reposé.

La forme actuelle de Saint-Quay apparaît dès 1656, Saint-Quay-Étables en 1860. La paroisse de Saint-Quay élit sa première municipalité au début de 1790.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle époque[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Quay-Portrieux porte les noms de 84 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; 16 d'entre eux au moins sont des marins disparus en mer ; deux au moins (Jean Le Croizie le à Dixmude et François Le Gall le à Westvleteren) sont morts en Belgique et deux au moins (Stanislas Le Touzé et Charles Moizan) à Salonique (Grèce) en 1918 dans le cadre de l'expédition de Salonique ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Trois (François Le Gall, Amédée Méner et François Michel) ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Eugène Le Creurer a reçu la Légion d'honneur et la Croix de guerre ; Pierre Le Blaye la Médaille militaire ; Jules Uro la Légion d'honneur[19].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1921, la commune prit le nom de Saint-Quay-Portrieux pour se différencier de Saint-Quay-Perros.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Quay-Portrieux porte les noms de 72 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles : Francis Jaffry, membre des Forces françaises libres, disparu le à bord du sous-marin Surcouf dans le Golfe du Mexique ; plusieurs résistants morts en déportation (Jean Allenou, Pierre Labbé, Emmanuel Salaün et Jean Salaün au camp de concentration de Gross-Rosen (Pologne), Léon Audoin et Jules Corapied à celui de Sachsenhausen, Ange Gautier à Hambourg, Louis Guillou et Jean Lanlo à celui de Neuengamme, Robert Henry et Joseph Le Séven à Nordhausen, Léon Le Mons à Bochum ; Maurice Pédron est mort en captivité en Allemagne ; Louis Revours, décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance, est mort des suites de ses blessures le à Swansea (Pays de Galles)[20].

19 jeunes voulant rejoindre les rangs des Forces françaises libres partirent de Portrieux à bord du Viking le , mais ils se perdirent dans la tempête et échouèrent à Guernesey ; déportés dans des camps de concentration, 13 d'entre eux y moururent[21].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Quay-Portrieux Blason D'or à la nef de gueules équipée de sable, voguant sur des ondes d'azur mouvant de la pointe, au chef d'azur chargé d'une crosse issant du champ, accostée de six mouchetures d'hermine d'argent posées 2 et 1 à dextre et à senestre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie[modifier | modifier le code]

L'île de la Comtesse, découverte à marée basse

Apparu avec le développement des bains de mer au début du XXe siècle, le tourisme, tirant profit d'un littoral pittoresque et de la présence de plusieurs plages, reste une activité importante. La commune, classée station balnéaire, offre en particulier des opportunités pour la pratique des sports nautiques.

Saint-Quay-Portrieux est aujourd'hui le 6e port de pêche français et l'un des centres de la coquille Saint-Jacques en France. Le port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor. Le port de Saint-Quay-Portrieux est composé d'un port d'échouage et d'un port en eau profonde. La construction de ce dernier débuta en 1988 et dura deux ans. Le plan d'eau est d'une superficie de 17 ha, offrant 950 anneaux de plaisance, 70 anneaux “visiteurs” et 120 anneaux pour la pêche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2016, la commune comptait 2 918 habitants[Note 2], en diminution de 6,77 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7942 0651 7791 9652 1642 2742 3832 4822 967
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8583 0302 9762 7982 5952 5772 6482 7272 918
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0983 1863 1372 8432 9913 1633 0484 1213 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 4023 1053 1232 9773 0183 1143 0363 0602 937
2016 - - - - - - - -
2 918--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Calvaire de la rue Louais
Moulin Saint-Michel
L'église Saint-Quay.

Le patrimoine de Saint-Quay Portrieux est riche de chapelles, calvaires, lavoirs et manoirs :

  • L'église Saint-Quay.
  • La chapelle Sainte-Anne de Portrieux. En 2007, restauration de la décoration de la voûte et et de la fresque ainsi que de la statuaire.
  • La chapelle Notre-Dame de la Garde de Kertugal et ses ex-voto. Restauration de la voûte en peinture à l'huile en 2006, de trois statues de la chapelle en ronde-bosse bois polychrome du XVIe siècle en 2008, d'un ex-voto représentant le naufrage de "La Perle" en 1836 (œuvre de 2,70 X 1,80 m.) la même année[26].
  • Le sémaphore :
Le sémaphore

Il fut édifié vers 1860. Afin de prévenir toute invasion ennemie, les Romains avaient déjà installé une tour de guet sur la Pointe du Sémaphore. Idéalement placé en un endroit où la côte peut être surveillée sur des dizaines de lieues, devenu par la suite "cabane" de douanier, cet édifice disparut au début du XVIIIe siècle. Un premier sémaphore est construit en 1860 et le bâtiment actuel voit le jour en 1986. De ce point dominant la mer par 100 mètres d'altitude, toute la baie de Saint-Brieuc se découvre au regard. Par temps clair, la vue porte à près de 180 degrés du Cap-d'Erquy jusqu'à l'archipel de Bréhat.

  • Les moulins à vent :

Les ruisseaux alimentaient en énergie des moulins à eau, un peu partout dans le pays. Certains étés secs asséchant ces ruisseaux, il fallut trouver d'autres moyens. C'est ainsi que, comme tout au long de cette côte balayée par les vents, plusieurs moulins furent construits sur les hauteurs. Le moulin Saint-Michel produisit de la farine de grain jusqu'en 1900. Il est aujourd’hui entièrement restauré et en état de marche grâce à quelques passionnés réunis en association.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Tous les 3 ans au mois d'avril se déroule à Saint-Quay-Portrieux la fête de la coquille St-Jacques.
  • Tous les étés a lieu le festival de musique Place aux Artistes dont les concerts sont gratuits. Diane Tell, Sansévérino, Cock Robin, Brune s'y sont par exemple produits.
  • Saint-Quay-Portrieux a accueilli le Festival international du film court Paul Simon en mai 2016.

Sports[modifier | modifier le code]

Voile[modifier | modifier le code]

  • D'importantes compétitions de match racing féminin sont organisées chaque année à Saint Quay Portrieux.
  • Le 6 juillet 2011 la ville a accueilli une étape du tour de France à la voile (le même jour le tour de France cycliste traversait la commune).
  • Le Cercle de Voile du Portrieux (CVPx) est une association créée après la seconde guerre mondiale et qui organise des événements de plaisance comme des régates, ou encore l'accueil du Triangle de Dinard chaque année. Son local se trouve sur la plage du Port.
  • Le Sport Nautique de Saint-Quay-Portrieux (SNSQP) a son siège sur l'esplanade du nouveau port.

Football[modifier | modifier le code]

FC Goëlo[27].

Tennis[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un important club de tennis (Saint-Quay-Portrieux Tennis Club) où se dispute chaque été une compétition internationale l'Open Market rassemblant des joueurs du top 30 français et devenu CNGT en 2016.

Tennis de table[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un club de tennis de table : L' Espérance Saint-Quay-Portrieux Tennis de table[28].

Beach volley[modifier | modifier le code]

La ville accueille chaque année la phase finale des championnats de France de beach volley.

Tir à l'arc[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un club de tir à l'arc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugène-Louis Boudin (1824 - 1898) a fait de nombreux tableaux sur "Portrieux".
  • Léopold Levert (1828- ?) a peint quatre tableaux présentés à la seconde exposition immpressionniste de 1876 : Vue de Portrieux, Plage de Portrieux, La Jetée de Portrieux , Port de Portrieux
  • Ernest Le Nordez (1839-1905), né à Montebourg, mort à Marseille, journaliste-écrivain français, auteur du Guide du Baigneur à St Quay Portrieux (1889)
Le port de Portrieux, la houle (1888)
par Paul Signac.
  • Berthe Morisot (1841 - 1895), peintre impressionniste française, venait y séjourner.
  • Jean-Baptiste Barat (1855 - 1931), photographe et éditeur de cartes postales. Il a photographié la ville durant plus de 30 ans entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, léguant ainsi un véritable patrimoine photographique.
  • Paul Signac (1863 - 1935), peintre néo-impressionniste français, en a peint plusieurs vues lors de séjours chez Berthe Morisot.
  • Louis Malbert (1881-1949), commandant, né et enterré à Saint-Quay-Portrieux. Il fut, avec le remorqueur Iroise, le précurseur du sauvetage en haute-mer.
  • Stèle en l'honneur du commandant Louis Malbert, capitaine de l'Iroise, à Saint-Quay-Portrieux (22) - Gravure : « Commandant Louis Malbert - s'est illustré en sauvant à bord de l'Iroise plusieurs centaines de marins »
    L'astronome français Alexandre Schaumasse (1882 – 1958) y est né. Il est connu pour avoir découvert la comète périodique 24P/Schaumasse et également pour avoir nommé 2 astéroïdes Alsace (Alsatia) et Lorraine, à la suite de l'annexion allemande qui suivit la guerre de 1870.
  • Henry-Laverne (1888 - 1953) y est décédé.
  • Joséphine Baker (1906 - 1975) venait y passer ses vacances.
  • Marie-Thérèse Auffray (1912-1990), artiste peintre et héroïne de la Seconde Guerre mondiale, est née dans la commune. Une rétrospective lui est consacrée en 2018 au Centre de Congrès[29], après son exposition à l'Orangerie du Sénat, à Paris, en 2017.
  • Pauline Bringuet, née Briand, fut une résistante des réseaux Mithridate, Oaktree et Shelburn[30]. Son fils Pierre Moreau l'accompagna et fut l'agent de liaison de Raymond Labrosse, organisateur de Shelburn. Le colonel Rémy leur consacra un chapitre complet dans son ouvrage "Autour de la plage Bonaparte" publié en 1969.
  • Ambroise Got, journaliste et homme de lettres, écrivit de 1940 à 1945 un journal de 122 cahiers. Il mêle dans son récit la perception des faits internationaux et nationaux comme les réactions des populations locales, en particulier celle de Saint-Quay-Portrieux. Ce journal est consultable aux archives départementales à Saint-Brieuc.
  • Loÿs Pétillot (1911 - 1983), auteur français de bandes dessinées, est né le 10 octobre 1911 à Sa Đéc (Indochine) et mort le 18 novembre 1983 à Saint-Quay-Portrieux.
  • Alain Guel (1913 - 1993), alias Alain Le Banner, de son vrai nom Alexandre Jouannard, était un écrivain, poète, peintre et nationaliste breton. Il fut commerçant au Portrieux vers 1965.
  • Eric Tabarly (1931 - 1998) avait inauguré l'espace du nouveau port qui porte son nom.
  • Jean-Paul Hameury (1933 - 2009), écrivain et poète français né à Saint-Quay-Portrieux.
  • Jean Le Dû (1938-), celtisant, sociolinguiste, géolinguiste, professeur émérite à l'université de Brest, fondateur de la revue La Bretagne Linguistique, auteur de nombreuses articles scientifiques et d’ouvrages littéraires, il a publié notamment : Du café vous aurez - Quand les Bretons parlent le français[31] et Le trégorrois à Plougrescant - Dictionnaire breton-français et français-breton[32].
  • Jean-Claude Fournier (1943-), dessinateur, illustrateur. "Papa" des albums SPIROU de 1968 à 1981.
  • Paul Vatine (1957 – 1999), navigateur, en avait fait son port d'attache.
  • Claire Leroy (1980-), navigatrice, membre du Sport nautique de Saint-Quay-Portrieux, championne du monde de match racing 2007 et 2008, élue Marin international 2007 par l'ISAF.
  • Patrick Ladroue, journaliste, chroniqueur radio, cofondateur de radio Montmartre, sociologue, humaniste et œnologue, est installé à Saint-Quay-Portrieux depuis 2006.
  • René Le Cam, écrivain et poète né à Saint-Quay-Portrieux, auteur de plusieurs ouvrages sur sa vie et la commune : Mon vieux Port, Fleur de Mer (2003), Entre Flot et Jusant (2004), Plaisir d'Écrire (2006) préfacé par Louis Capart, A la Gloire de mon petit Port (2009), Le Rocher dans la Lande (2012).
  • Mathieu Petitjean, écrivain, auteur de la monographie illustrée Saint Quay Portrieux - A l'Abri de la Ronce Bénie (1998), préfacé par Alain Decaux de l'Académie Française.
  • Arnaud Collin, écrivain, auteur de la monographie illustrée Saint-Quay-Portrieux Tome I (2008) et Tome II (2009) dans la collection « Mémoire en images » aux éditions Alan Sutton.

Patrimoine naturel Natura 2000[modifier | modifier le code]

Criste marine
(Crithmum maritimum)

Saint-Quay-Portrieux est concerné par deux ZNIEFF.

La ZNIEFF continentale de type 2 de la « Côte ouest de la baie de Saint-Brieuc »[33] précédemment appelée « Falaises de Plouha », soit 4 256,4 hectares sur six communes : Binic-Étables-sur-Mer, Lanloup, Plouha, Pordic, Saint-Quay-Portrieux et Tréveneuc. Elle vise les côtes rocheuses et falaises maritimes. S'y trouve notamment la patience des rochers ou oseille des rochers (Rumex rupestris), espèce protégée en France métropolitaine.
La ZNIEFF continentale de type 1 de la « Pointe de Saint-Marc »[34], soit 15,96 hectares sur les deux communes de Saint-Quay-Portrieux et Tréveneuc. Elle vise les côtes rocheuses (les rochers de l'estran) et les falaises maritimes entre la plage Saint-Marc sur Tréveneuc et la Grève de Fonteny sur Saint-Quay-Portrieux. Ses habitats déterminants sont faits de landes, fruticées, pelouses et prairies. On y trouve entre autres la criste marine (Crithmum maritimum), espèce réglementée en France métropolitaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roches de Saint-Quay sur la carte interactive de geoportail.fr. Couches « Carte littorale » et « Cartes IGN » activées. Vous pouvez moduler la transparence des couches dans le menu « Ma sélection de données » et en ajouter d'autres depuis le menu « Catalogue de données ».
  2. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  3. La chaîne panafricaine en Bretagne, France, E. Le Goff, M. Ballèvre, E. Egal, D. Thieblemont, C. Truffert, éditions du BRGM, , p. 5.
  4. « Une promenade, à la découverte des pierres… », sur ouest-france.fr, .
  5. E. Égal et al., Carte géol. France (1/50 000), feuille Pontrieux-Etables-sur-Mer (204), éditions du BRGM, 1996, p. 5
  6. La position de cet océan est suggérée par une importante anomalie magnétique orientée NE-W qui a été reconnue dans la partie médiane de la Manche actuelle et qui pourrait être un corps ophiolitique CF. Serge Elmi, Claude Babin, Histoire de la Terre, Dunod (lire en ligne), p. 64.
  7. (en) J.-P.Brun, P.Guennoc, C.Truffert, J. Vairon, « Cadomian tectonics in northern Brittany: a contribution of 3-D crustal-scale modelling », Tectonophysics, vol. 331, nos 1–2,‎ , p. 229-246 (DOI 10.1016/S0040-1951(00)00244-4).
  8. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  9. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  10. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  11. Jean Plaine, « Plouézec (22) », sur sgmb.univ-rennes1.fr, .
  12. Michel Ballèvre, Valérie Bosse, Marie-Pierre Dabard, Céline Ducassou, Serge Fourcade, et al, « Histoire Géologique du massif Armoricain : Actualité de la recherche », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, nos 10-11,‎ , p. 21
  13. E. Égal, E. Le Goff, P. Guennoc, D. Thieblemont , B. Hallégouët, E. Houlgatte, M. Callier et A. Carna, Carte géologique à 1/50 000, feuille 204 « Pontrieux – Étables-sur-Mer », éditions du BRGM, 1996, p. 20
  14. Louis Chauris, « La pierre dans les édifices religieux de la région paimpolaise : émanations du terroir et apports lointains », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, vol. 91,‎ , p. 20 (lire en ligne).
  15. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 44.
  16. Cartulaire de Redon
  17. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Quay-Portrieux »
  18. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  19. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=24984
  20. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=55546
  21. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=55545
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  26. Les ex-voto marins, chapelle Notre-Dame de la Garde - Kertugal, sur ex-voto-marins.net.
  27. FC Goëlo sur fff.fr.
  28. "L'Espérance Saint-Quay-Portrieux", club de tennis de table sur st-quay-portrieux-tt.
  29. « Marie-Thérèse Auffray Ouest-France »
  30. La commune durant l’occupation sur portrieux.com.
  31. Jean Le Dû, Du café vous aurez ? Quand les Bretons parlent le français, Emgleo Breiz, (ISBN 978-2-35974-039-4).
  32. (fr + et + br) Jean Le Dû, Le trégorrois à Plougrescant - Dictionnaire breton-français, Emgleo Breiz, , 500 p. (ISBN 978-2-35974-035-6).
  33. « Côte ouest de la baie de Saint-Brieuc » - 530014725. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  34. « Pointe de Saint-Marc » - 530013338. Fiche ZNIEFF Natura 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]