Alexandre Séon

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Alexandre Séon
Alexandre Séon, le Récit, circa 1898, Musée de Brest.jpg

Le Récit, vers 1898, musée des beaux-arts de Brest.

Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Alexandre Séon, né le à Chazelles-sur-Lyon (Loire) et mort à Paris le , est un peintre symboliste français.

Portrait du Sâr Peladan, 1892
La Pensée
Jeanne d’Arc

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de commerçants, Alexandre Séon bénéficie d'une enfance paisible et d'une culture rurale qui, par ses légendes, lui communique le goût du merveilleux. Élève à l'Académie des beaux-arts de Lyon, il pratique également les arts décoratifs et le dessin d'ornement pour l'industrie textile lyonnaise.

En 1877, il s'installe à Paris et suit les cours d'Henri Lehmann, il rencontre Georges Seurat[1], Alphonse Osbert, Edmond Aman-Jean, mais c'est Pierre Puvis de Chavannes dont il devient l'élève et l'assistant durant dix ans, qui l'influence notablement. Il expose à partir de 1879 dans les divers Salons et devient une figure marquante du symbolisme. Autour de 1890, ses œuvres reflètent toutefois l'influence de Seurat dont il adapte la technique avec l'aide du critique et théoricien Alphonse Germain afin de parvenir à un néo-impressionnisme qui puisse transmettre ses aspirations idéalistes.

Alphonse Germain[2] dans Art et Critique le définit comme « symboliste-idéiste », Émile Verhaeren relève son « pays de lumière » lors de son exposition chez Le Barc de Boutteville en 1892.

En 1892, Séon participe à la fondation de la Rose-Croix dont il reste un fidèle. Il brosse un portrait de Joséphin Peladan[3] en « nabi de l'idéalité ». Professeur de dessin à la Ville de Paris de 1881 à 1915, il reçoit peu de commandes officielles et, en dépit de ses panneaux pour la mairie de Courbevoie, son ambition de décorateur ne sera pas favorisée. Il écrit des ouvrages théoriques sur la division perspective du ton et sur la symbolique de la ligne et des teintes. Ami de Georges Deherme (fondateur des universités populaires), il crée des lithographies bon marché, organise des visites du musée du Louvre pour les ouvriers et milite pour le Palais du peuple.

À partir de 1894 il fait des séjours fréquents à l’île de Bréhat, dont les paysages de bord de mer (plages, rochers) deviennent un thème fréquent, sujet principal ou décor, dans ses tableaux.

Il illustre des ouvrages ésotériques, réalise les emblèmes de la Rose-croix et les frontispices des œuvres de Joséphin Peladan. Inspiration poétique, vénération des formes pures, soucis théoriques et préoccupations sociales s'allient dans cet œuvre complexe et idéaliste[4]. Une rétrospective lui est consacrée en 2015 au musée de Quimper (juin-septembre) puis au musée des beaux-arts de Valence (novembre 2015-février 2016).

Le nom d’Alexandre Séon a été donné à une rue de sa commune natale, Chazelles, et une place à Saint-Étienne.

Une importante exposition monographique, la première depuis 1901, a été consacrée à Séon en 2015-2016 ; elle s'est tenue au Musée des Beaux-Arts de Quimper de juin à septembre 2015 et au Musée d'Art et d'Archéologie de Valence de novembre 2015 à la fin février 2016. Cette manifestation a donné lieu à la publication d'un catalogue scientifique, sous la direction de Jean-David Jumeau-Lafond.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Séon est le seul peintre que Seurat voulut encore fréquenter à la fin de sa vie et autour de 1890, ses œuvres reflètent son influence ; il en adapte la technique avec l'aide du critique et théoricien Alphonse Germain afin de parvenir à un néo-impressionnisme qui puisse transmettre ses aspirations idéalistes. Cf. Jean-David Jumeau-Lafond, "Le Néo-impressionnisme idéaliste d'Alexandre Séon", dans Du Romantisme à l'Art déco, Mélanges offerts à Jean-Paul Bouillon, Rennes, PUR, 2011.
  2. Alphose Germain, évoquait les « teintes fugitives où l'indécis au précis se joint ».
  3. Dit le « Sâr Peladan ».
  4. Jean-David Jumeau-Lafond, Les Peintres de l'Âme, le Symbolisme idéaliste en France, 1999 ; Painters of the soul, Symbolism in France, 2007

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Artricles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]