Ploëzal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ploëzal
Ploëzal
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Guy Connan
2020-2026
Code postal 22260
Code commune 22204
Démographie
Gentilé Ploëzalais, Ploëzalaise
Population
municipale
1 232 hab. (2019 en diminution de 3,14 % par rapport à 2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 02″ nord, 3° 12′ 06″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 94 m
Superficie 26,24 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bégard
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Ploëzal
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Ploëzal
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ploëzal
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ploëzal
Liens
Site web http://www.ploezal.fr/

Ploëzal (/plo.e.zal/[Note 1]Écouter) est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 10,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 811 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lanleff », sur la commune de Lanleff, mise en service en 1987[7] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[8],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,6 °C et la hauteur de précipitations de 839,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 34 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ploëzal est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[14],[15],[16].

La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

La commune, bordée par l'estuaire du Trieux, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[19]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,5 %), zones agricoles hétérogènes (12,2 %), forêts (5,4 %), zones urbanisées (3 %), eaux maritimes (1,9 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploisal et Ploisaul en 1294, Ploysa en 1330, Ploesal en 1461. Le nom est devenu Ploëzal le [24].

Ploëzal vient de l’ancien breton ploe (paroisse) et Saul (un saint breton inconnu)[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premiers documents mentionnant Ploëzal datent de 1294, lorsque Richard de la Roche Jagu reconnait devoir la moitié d’un chevalier à l’armée du duché de Bretagne.

La ville devient une paroisse en 1330, pour la canonisation de saint Yves. C’est d’ailleurs une fille de Ploëzal qui demande, la première, une enquête sur la vie de saint Yves, grand patron de la région[25].

Plus tard, la ville sera occupée par les Anglais[25].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Ploëzal est devenue une commune en 1790.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts porte les noms de 136 soldats morts pour la Patrie[26] :

L'administration communale[modifier | modifier le code]

En 1973, la commune fusionne avec Runan pour former Ploëzal-Runan[27]. Les deux communes reprennent leur indépendance en 1986.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1827 1866 François Le Goff   propriétaire agriculteur
1900 1919 Yves-Marie Le Gallou Rép. de gauche Agriculteur
Député (1921-1928)
1925 1941 Yves Hervé URD Exploitant agricole
Député (1936-1940)
1944 1967 Yves Henry SFIO Exploitant agricole
Député (1945-1946)
Sénateur (1946-1948)
1989 1995 Henry Le Roux   Agriculteur
1995 2001 Lucien François PS Technicien agronome
2001 En cours Guy Connan UMPLR Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2019, la commune comptait 1 232 habitants[Note 8], en diminution de 3,14 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3012 1752 6372 7153 1533 0583 1073 2093 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2093 1103 1573 0662 9962 8482 8122 7292 558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3922 3312 3052 1032 0011 9391 8941 7291 731
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 5761 4581 6861 5261 2321 1901 1991 2031 265
2017 2019 - - - - - - -
1 2501 232-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Pleuzal.

À la rentrée 2017, 17 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 14,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[32].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Le Goff, propriétaire cultivateur à Ploëzal, Maire de Ploëzal pendant 39 ans, chevalier de la Légion d'honneur, né le 30 nivôse an II à Ploëzal, décédé le à Ploëzal. "Élu en 1827 à l'écharpe de maire sur les recommandations d'Yves Pasquiou (maire démissionnaire), il commença alors le plus long mandat de l'histoire du village. Après avoir prêté serment politique au préfet (ce serment était : "je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois du Royaume"), il s'occupa de ses nouvelles fonctions. Très respecté, il échappa ainsi à des bandits qui le laissèrent repartir lorsqu'ils le reconnurent. Donateur pour la restauration de l'église de Ploëzal, il possédait de nombreuses propriétés. C'est ainsi qu'il vendit l'ancien presbytère du village à Auguste Henry et au recteur de l'époque, l'abbé Henry (le presbytère fut transformé en une école privée sous le nom de Saint-Joseph). Maintenu dans ses fonctions de maire à l'avènement du Second Empire, il dut revoir son serment et jurer "obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur". Développant le village, il finit par démissionner en avec ce motif : "épuisement de toutes mes facultés". Ces 39 années de sage administration lui valurent la croix de la Légion d'honneur."
  • Marie-Anne Le Goff, en religion sœur Dosithée. Fille du précédent. Elle fut la mère supérieure de la communauté de Paris des filles de la Croix. Née le à Ploëzal et décédée le dans la 38e année de sa profession.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Lanleff - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Ploëzal et Lanleff », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Lanleff - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Ploëzal et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « Les communes soumises à la loi littoral », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  20. « La loi littoral », sur collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. a et b « Étymologie et Histoire de Ploëzal », sur infobretagne.com.
  25. a et b « Ploëzal : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Pontrieux) », sur infobretagne.com (consulté le ).
  26. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  27. MagicSite, « Ploëzal Histoire et patrimoine », sur ploezal.fr (consulté le ).
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  32. (br) EOLAS, « Enseignement - Ofis Publik ar Brezhoneg », sur opab-oplb.org (consulté le ).
  33. Notice no PA00089447, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. Notice no PA00089448, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]