Abbaye de Beauport

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Abbaye de Beauport
Image illustrative de l’article Abbaye de Beauport
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Début de la construction 1202
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)
Site web http://www.abbaye-beauport.com
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Ville Paimpol
Coordonnées 48° 46′ 04″ nord, 3° 01′ 10″ ouest

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Abbaye de Beauport

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Abbaye de Beauport

L'abbaye de Beauport est située sur la commune de Paimpol (dans le village de Kérity) dans le département des Côtes-d'Armor, en Bretagne. Elle est classée au titre des Monuments historiques depuis 1862 et le site protégé par le Conservatoire du littoral depuis 1995.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sceau de l'abbaye de Beauport
Intérieur du cloitre
Vue vers l'ouest de la nef
Intérieur de la nef
Vue extérieure du réfectoire
Vue intérieure du réfectoire
Entrée de la salle capitulaire
Salle capitulaire
Salle au Duc

Sur un rocher en face de Ploubazlanec, sur l'île Saint-Rion dans une enclave de l'évêché de Dol s'élève un des monastère les plus riches du pays. Des Augustins installés entre 1184 et 1189 sont protégés par Alain d'Avangour, comte de Penthièvre, de Goëllo et de Tréguier et en 1198 par le pape Innocent III[1].

En 1202, les abbayes de Saint-Rion et de Beauport existent toutes les deux, mais l'abbaye de Saint-Rion est en ruine avec seulement un abbé et trois chanoines. L'évêque de Dol accepte de donner à l'abbaye de Beauport le monastère de Saint-Rion avec ses possessions.

Fondation[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Beauport BELLUS PORTUS est fondée en 1202 par Alain Ier d’Avaugour, comte de Penthièvre et de Goëlo. Elle appartient à l'Ordre des prémontrés, de la circarie de Normandie dont le chef-lieu est l'abbaye de Mondaye près de Bayeux. Le comte Alain de Goëllo demande à l'abbé de l'abbaye de la Lucerne d'Outremer au diocèse d'Avranches d'envoyer à Beauport 25 religieux. L'abbé de la Lucerne les installe lui-même et met à leur tête Raoul de l'abbaye d'Ardenne près de Caen. L'abbaye bretonne devient la fille de l'abbaye normande[2].

L'ordre de Prémontré est fondé vers 1120, par Norbert de Xanten, archevêque de Magdebourg. Un siècle plus tard il comprend près de 600 maisons réparties de l'Irlande à Chypre et de la Suède à l'Italie. Un abbé général dirige d'une main ferme ce qui constitue une entreprise multinationale dont une mission fixée par son créateur, Saint Norbert, est la desserte des paroisses.

Le comte du Goëlo donne en 1202[3] aux Prémontrés un terrain sur un socle rocheux entre l'embouchure du ruisseau de Correc venant de Kerfot et une zone marécageuse, baptisée « Le Pré aux oies », les biens de l'abbaye de Saint-Rion abandonnés par l'évêque de Dol: les églises de Bréhat et de Saint-Rion, les paroisses de Kérity, de Lannevez et les reliques de Saint Maudez. Il y ajoute ses églises de Pordic, Étables, Plouvara, Plélo, Plouha et Yvias, Plouagat et ses dépendances, 9 églises dans le diocèse de Lincoln en Angleterre et l'île de Saint-Rion qui devient un refuge. Ses frères, Conan et Geslin de Coëtmen font des donations dont le bois pour la construction du monastère. D'autres seigneurs apportent l'église de Plouezec, la moitié de celle de Gourdelin et la foire de Paimpol[4].

Le développement[modifier | modifier le code]

Ces dons sont confirmés par le pape avec d'autres privilèges en 1203. En 1224, l'abbé Hervé reçoit plusieurs donations et avec lui commencent les longues querelles avec les évêques de Saint-Brieuc.

En 1239, la haute justice de Beauport fonctionne et dès le XIIIe siècle, l'abbaye est aussi un établissement de crédit : elle prête, hypothèque, achète des biens parfois déguisés en donations, gère son patrimoine, défend ses droits par de nombreux procès. Les chanoines règnent sur les âmes par leur fonction pastorale et fluidifient l'économie par leurs interventions.

En 1254, accord avec Eudes Dollon, chevalier, relatif à la terre du Rossaire en Plérin en présence de l'évêque de Saint-Brieuc et Henri d'Avaujour, comte de Goëllo[5].

Entre 1276 et 1284, l'abbé Michel Gautier installe des boiseries et des stalles dans le chœur de l'église et son successeur accorde aux religieux une ration de vin les jours de fêtes et d'obits. L'abbé Guillaume de Pommerie construit la maison abbatiale et, au début de la guerre de Cent Ans, en 1352, signe la commission des envoyés traitant de la délivrance de Charles de Blois, prisonnier des Anglais. Son successeur obtient des lettres de sauvegarde du Roi d'Angleterre sur les propriétés anglaises du monastère. Jean Boschier, élu en 1397, abbé pendant 45 ans est inhumé dans la salle capitulaire comme exemple pour ses successeurs.

Pendant la guerre de succession de Bretagne qui oppose les Montfort-L'Amaury et les Blois-Penthièvre dont l'héritière, Jeanne de Penthièvre épouse de Charles de Blois est une descendante d'Alain de Goëlo, fondateur de l'abbaye, les prémontrés de Beauport sont rebelles à la prise de pouvoir de Jean IV de la lignée des Montfort. Charles de Blois leur fait quelques semaines avant sa mort une importante donation[6].

Après la guerre de Cent Ans, en 1452, l'abbé Pierre Huet, docteur en droit reçoit le droit de porter mitre et crosse et de donner la bénédiction papale dans toutes les églises de son abbaye. Il est inhumé dans la nef de l'église sous un tombeau avec son effigie. L'abbé Jean Le Bogot soutient l'indépendance de Beauport à l'égard de l'abbaye mère. Il est inhumé dans la nef.

La richesse des abbayes attire la convoitise des grands personnages ecclésiastiques et laïcs. Les prémontrés lutent contre le système des commendes qui impose un abbé nommé par le roi [7].

Le déclin et la fin[modifier | modifier le code]

En 1532, l'abbaye est mise en commende, les chanoines perdent leurs privilèges, l'abbé ne réside pas au monastère et il ne reste qu'un prieur ce qui entraîne un manque d'émulation et un relâchement des mœurs. Les revenus sont saisis par le roi et l'abbaye donnée à Gilles Quemper de Lanascol, des commis traitent avec les religieux pour la nourriture, les gages et l'entretien. En 1551, l'archevêque de Tours, Simon de Haille obtient la commende; Pendant les guerres de la Ligue, les chanoines s'oppose à leur abbé fidèle au roi. Les bâtiments ne sont plus entretenus, puis le Cardinal Alexandre de Farnèze aliène le prieuré des Fontaines que les chanoines rachètent en 1616.

Les désastres de la mise en commende impose une réforme que tente d'établir l'abbé de la Lucerne dans toutes les maisons de sa filiation, mais Beauport résiste jusqu'en 1630, date de l'entrée des réformés puis appartient à la Communauté de l'Antique Rigueur de l'Ordre des Prémontrés et est le siège d'un noviciat commun pour les abbayes prémontrées de la même obédience[8]. En 1651, l'état du monastère ne s'est pas amélioré, l'eau pénètre dans le dortoir et le réfectoire, il n'y a ni chauffage, ni infirmerie, l'enceinte conventuelle n'est pas close et les paroissiens envahissent le chœurs de l'église. En 1654, l'abbé commendataire venant très rarement à l'abbaye, son logis et ses dépendances sont séparés de l'espace monastique[9].

De 1678 à 1722, l'abbé Alexandre de la Rochefoucault abandonne aux religieux les revenus et les charges contre une pension de 8 000 Livres. Pendant la seconde partie du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle, l'église est restaurée.

Au cours du XVIIIe siècle, revient le relâchement de la règle, la création des séminaires enlève à l'abbaye sa principale raison d'être, la formation des prêtres. La Révolution la trouve en pleine décadence. Alphonse-Constance de Pontevès, aumônier de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X est le dernier abbé[10]. Il reste 19 religieux dans le monastère dont neuf dans les paroisses et neuf domestiques[11].

Ruines et sauvegarde[modifier | modifier le code]

Les décrets de 1790 suppriment les maisons religieuses, Beauport est fermée. Le 12 octobre 1790, Mathurin Chancerel, architecte mais aussi vénérable de la loge maçonnique la Vertu triomphante [12]de Saint-Brieuc évalue l'abbaye à 43 000 Livres et les terres à 108 574 Livres. Les projets industriels n'ont pas de suite. En 1797, l'enclos est estimé à 53 416 Livres, une partie est vendue à Louis Morand, l'instigateur de la pêche en Irlande à Paimpol et dans l'aile Est, la commune de Kérity y installe sa mairie et des écoles.

Vers 1821, les dépendances de la maison abbatiale, le bâtiment des dames, les toitures, le clocher et les voûtes de l'église s'écroulent[13]. En 1836, Prosper Mérimée fait un rapport au préfet des Côtes-du-Nord où il constate qu'il est trop onéreux de réhabiliter l'ensemble du site mais conseille au préfet de conserver le réfectoire et la belle salle gothique voisine du transept nord qui, comme monuments du premier style gothique méritent un haut intérêt[14].

En 1845, la partie adjugée à Louis Morand est achetée par le comte Poninski qui avec ses héritiers préservent l'abbaye. En 1859, le préfet s'oppose à la démolition du transept de l'église par la commune de Kérity et demande le classement des ruines de Beauport au nombre des Monuments historiques[15].

Suite aux démarches de Prosper Mérimée, à la volonté du Comte Poninski, l'abbaye fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[16]. Cela met fin au pillage dont elle a été la victime au cours du XIXe siècle. Le comte Napoléon Poninski est sa femme Mélanie Morand sont inhumés dans le bas-côté sud de l'église.

En 1891, les héritiers de la famille Poninski possèdent la totalité de l'abbaye.

En 1992, le site est devenu la propriété du Conservatoire du littoral. D'importantes restaurations ont été réalisées en collaboration avec le Conseil général des Côtes-d'Armor et des artisans d'art: David Puech, tailleur de pierres, Julie Malegol, fabrique des enduits de terre, et son père Gilles Malegol, tailleur de pierres, ainsi que l'artiste peintre, polychromiste et restaurateur d'art: Alain Plesse, qui a réalisé une étude de 6 mois polychromie et fresques ( étude scientifique sanitaire et de conservation) et le ferronnier d'art Jean-Claude Motte. L'abbaye de Beauport est devenue, en quelques années, un des lieux touristiques majeurs en Bretagne.

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

En 1790, les chanoines ont 1 930 livres dans leur bibliothèque dont 1 100 de peu de valeur. Ce sont pour la plupart des livres de droit et de théologie. On y trouve les 36 volumes de l' Histoire ecclésiastiques de l'abbé Claude Fleury, un atlas en 7 volumes, Virgile, Salluste, Pline, Horace, Aristote, Plutarque, Tacite, l' Homme par René Descartes, ses lettres et les œuvres de Bertrand d'Argentré[17].

Temporel[modifier | modifier le code]

Zone d(influence de l'abbaye

La fondation tardive de l'abbaye et la concurrence des autres établissements existants n'a pas permis à Beauport d'avoir des biens importants et les prémontrés ont cherché à développer leur temporel qui permet la subsistance et l'exercice de la mission de charité par une habile politique foncière et la recherches d'aumônes auprès de bienfaiteurs dans un rayon d'une cinquantaine de km autour du monastère. On y trouve la maison comtale, les grands officiers du comte, les lignages châtelains en particulier pour les églises associées à leurs familles, les élites paroissiales, les cadets exclus des successions, des cultivateurs aisés, de petits chevaliers, des bourgeois, des cultivateurs enrichis, des prêtres, souvent pour de petits dons et une forte densité de redevances en froment.

Au milieu du XIIIe siècle, ils se lancent dans une grande politique d'échange et d'acquisitions fondée sur des prêts d'argent pour constituer un domaine compact autour de l'abbaye où ils possèdent terres, droits seigneuriaux, coutumes, églises et délèguent parfois à des clercs séculiers des biens plus éloignés. Ils mènent une lutte acharnés pour récupérer les dîmes tombées aux mains des laïcs. Leur prospérité repose alors sur la construction et l'exploitation des moulins avec des zones de chalandises qui permettent aussi de contrôler la production, des salines, des pêcheries en mer et sur des rivières en particulier sur le Leff propre à la capture de saumons, sur le commerce et les échanges par voies terrestres et maritimes grâce aux cités de Paimpol et Guinchamp qui les intègrent aux flux commerciaux de Bretagne. Ils sont au cœur de l'action économique du Goëlo.

Les prémontrés sont des pasteurs qui délivrent la Parole de Dieu et ont un devoir de charité. Ils construisent un hôpital pour soigner les malades et des léproseries, distribuent des aumônes. Plus qualifiés que le clergé traditionnel, ils ont plus d'influence sur les fidèles et les familles d'aristocrates dont ils obtiennent plus facilement des dons contre des prières et des places d'inhumation dans les lieux sacrés. Pour compenser le faible rayonnement de Saint Maudez et surtout de Saint Rion dont ils ont reçu les reliques, ils développent le culte de Saint Josse, patron des pèlerins ayant vécu en Bretagne et du bienheureux Charles de Blois lié à l'abbaye par sa femme, la duchesse Jeanne descendante du fondateur Alain de Goëlo[18]. Par leurs actions spirituelles et sociales, le développement des lettres, ils obtiennent la reconnaissance des villageois et participe à l'encadrement politique de la société[19].

La zone d'influence

Un état des biens de l'abbaye en 1680 permet de connaître les moyens et l'espace où elle exerce ses fonctions pastorales, de justice car elle possède la haute justice depuis le XIIIe siècle, sociales, elle distribue en 1680 30 tonneaux de blé aux pauvres et économiques avec son rôle de banquier.

Dans le domaine avec le petit et le grand enclos sur la paroisse de Plouézec, on trouve l'église, le cloître, les dortoirs et autres lieux réguliers, la maison abbatiale, des jardins et vergers, deux colombiers et une fuie, des étangs, des prairies, un moulin à blé et des bois pour une surface de 70 hectares, auquel il faut ajouter 314 hectares de terre dans les autres paroisses[20].

Des presbytères confortables avec jardins dans les paroisses de: Plouézec, Plouha, Étables, Pordic, Plouvara, Yvias, Plélo, Plouagat, Goudelin, Boqueho, Bréhat, Perros-Hamon, Lannevez, Lanvignec et Kérity.

Des moulins à vent, eau et à marée dans les paroisses de: Plouézec, Yvias, Plouha, Perros-Hamon, Cohiniac.

Le manoir de la Grange du Bois avec ses jardins, chapelle, étangs et colombier à Plouézec, le lieu et manoir noble des Fontaines avec chapelle, moulin et colombier à Plouvara et Plélo.

Des dîmes dans les paroisses de: Plouézec, Kérity, Perros, Ploubazlanec, Lannevez, Lanvignec, Plounez, Plourivo, Yvias, Plouha, Tréveneuc, Étables, Pordic, Plélo, Plouvara, Boqueho, Plouagat, Cohiniac, Goudelin et les îles Bréhat et Biniguet.

Des rentes, droits et redevances diverses dans toutes les paroisses ci-dessus et dans celles de: Plourhan, Lantic, Pludual, Plérin, Saint-Brieuc, Tressignaux, Lanvollon, Trémeven, Quintin[21]...

La seigneurie maritime

Comme toute seigneurie côtière, l'abbaye de Beauport s'étend sur la mer qui la borde. Elle a le droit d'exploiter les terres qui découvrent à marée autour de l'île de Saint-Rion et de la pointe de Guilben au talus de l'abbaye avec sa vaste étendue de vase propice à la pêche et la capture des mammifères se laissant surprendre par la marée.

Elle a deux sites de pêche en mer dans la baie de Paimpol composées de filets sur des pieux et des murs de pierre dont un à environ un kilomètre devant l'abbaye, les revenus affermés des salines et sécheries de Plouzénec et Kérity, des taxes sur la vente et la capture du poisson en Goëlo aux foires de Paimpol et des droits sur la pêche à Bréhat.

En 1421, l'abbaye obtient en compensation des dégâts fait par la famille des Blois-Penthièvre, du Duc Jean V de Bretagne, le droit de construire un moulin à marée sur le site de Poulafret. Le marnage de près de 12 mètres et la lagune permettent après des travaux d'assainissement, de protection des berges, la construction d'une digue et l'aménagement de tout le terrain environnant de construire ce moulin.

En 1514 les habitants de Bréhat paient une redevance sur le poisson qu'ils prennent tant a la coste de Bretaigne, la Terre-Neuffve, Islandre qu'ailleurs.

À partir de 1750, une vaste zone de marais au Nord-Est de l'abbaye est transformée en prairie par la construction d'une digue.[22].

Héraldique et sigillographie[modifier | modifier le code]

Sceau du XVIIIe siècle

Les armoiries de l'abbaye: De gueules à la nef d'or, montée et gréée de même, chargée en poupe d'un archevêque, chapé et mitré de sinople, orfrayé d'azur, à la croix d'argent, affronté d'un abbé, frocqué de sable, mitré et crossé d'or[23].

Sceau ancien tiré d'une matrice en cire d'une gravure du XVIIe siècle mais d'un type plus ancien: SIGILLVM•COMMVNE•COVENTUS•BELLIPORTUS, navire voguant sur les ondes avec un évêque chapé et mitré tenant une croix et un religieux tenant une crosse. La forme du navire, celle de la mitre et de la crosse sont empruntées à l'ancien sceau de l'abbaye. Le sceau représente Saint Mandez et Saint Rion[24].

Petit sceau du couvent de Beauport, S•DU COUVENT DE BEAUPORT par François Martin, prieur de Beauport, vicaire général de l'abbé des prémontrés en visite à l'abbaye de Blanchelande pour y déposer l'abbé en 1656[25].

Sceau rond, milieu du XVIIIe siècle, SIGILLVM•BELLIPORTUS, l'abbé est mitré et crossé[26].

Sceau Frédéric Jérôme de Roye de La Rochefoucault, Abbé commendataire de Beauport, 1728, sceau ovale: Écu à la bande, écartelé d'un burelé à trois chevrons brochant, à l'écusson, un lion sur le tout, couronné, timbré d'une mitre et d'une crosse, support: deux lions[27].

Liste des abbés et des prieurs[modifier | modifier le code]

Abbaye de Beauport sur la carte militaire de 1776-1783 et reconstitution sur le cadastre napoléonien de 1831

Architecture[modifier | modifier le code]

Le site[modifier | modifier le code]

Coupe sur l'aile est de l'abbaye
Coupe sur l'aile ouest de l'abbaye

Le domaine d'environ 70 hectares donné par le Comte de Goëllo occupe la croupe d'une colline limitée par deux vallées parallèles descendant vers la mer avec une orientation nord / nord-est et est desservi par le chemin de Paimpol à Saint-Brieuc. Les ruisseaux en fond de vallées apportent l'eau douce et l'énergie hydraulique. Les religieux construisent une digue pour se protéger de la mer qui envahit les jardins lors des grandes marées et une jetée qui forme un havre utile pour les transports. Ils ont reçu l'estran de l'île de Saint-Rion à Beauport et gagnent des terres sur la mer. L'abbaye est protégée par des murailles qui délimitent les petit et grand enclos.

La principale contrainte du site est sa pente. Les concepteurs ont choisi d'accrocher le chemin d'accès de l'abbaye sur le chemin de Paimpol à Saint-Brieuc à l'ouest du domaine à une altitude de 24 m et de trouver l'emplacement de l'église, du cloître et des bâtiments qu'ils organisent à une altitude de 13 m. On note une dénivellation de 5 m entre le parvis de l'église et le terrain naturel de l'angle est de la salle au Duc.

Le bâti[modifier | modifier le code]

Plan de l'abbaye - Niveaux cloître et rez-de-jardin

Organisation

La première des contrainte de conception est le respect de la Règle des Prémontrés qui impose la clôture monastique autour d'un cloître desservant le chœur eucharistique de l'église avec un accès facile aux dortoirs pour les offices de nuit, une vision directe depuis le cloître de la salle capitulaire pour que personne n'ignore une assemblée de la communauté, les lieux de vie: le réfectoire et le chauffoir. L'église est en communication directe avec la sacristie et ses objets précieux. La pièce des livres rares est souvent proche. La zone ouverte sur l'extérieur comprend les fonctions d'accueil et de gestion de l'abbaye.

L'église est naturellement sur le point le plus élevé de l'emprise des constructions et impose un cloître au nord de 30 m x 30 m environ. Sur le transept nord est accrochée la sacristie, la pièce des livres, la salle capitulaire qui est parallèle à l'église, terminée en abside et au-dessous du niveau du cloître, le chauffoir, et sur la face nord, parallèle à l'église, le réfectoire qui est au-dessus du niveau du cloître, les bâtisseurs ayant utilisé la dénivellation du terrain pour créer un niveau rez-de-jardin avec des celliers. Les dortoirs des chanoines et l'infirmerie occupent l'étage de l'aile est de ces bâtiments réguliers.

Les visiteurs et les convers ont accès à la partie ouest de la nef de l'église et sont logés dans l'hôtellerie. Le temporel est géré dans la dépense .La fonction de la salle au Duc[28] du XIVe siècle avec son canal n'est pas bien définie, des fouilles ont montré une activité métallurgique, la lecture des pierres: des traces de constructions successives en plan et en élévation et une attention particulière des concepteurs sur la liaison visuelle entre l'accès maritime et l'angle Nord de l'abbaye[29].

L'espace clos et indépendant réservé aux abbés commendataires comprend le logis, la grange, l'écurie avec à l'étage le logement des domestiques, la cour et le jardin.

L'abbaye est protégée par des murs de 4 m et 2,50 m de hauteur qui forment une double protection. La porterie contrôle l'accès des voitures et des piétons, une ferme et un moulin complètent les annexes de fonctionnement.

Les matériaux employés sont du tuffeau, de la pierre de Caen et une pierre volcanique. Avec les détails de construction et les textes ils peuvent servir à dater les étapes de construction.


Chronologie de la construction

Le cloitre avec l'entrée de la salle capitulaire, l'église et le bâtiment des hôtes
L'église, la sacristie, la salle capitulaire, le chauffoir et la salle au Duc

On a deux approches, celle d'un historien qui se base sur la Règle des prémontrés et celle d'un architecte sur la logique de construction[30].

Quelques années avant la fondation de 1202, des religieux sont installés dans une habitation existant sur le domaine qui sera donné par le comte de Goëllo. Cette pratique est courante avant d'installer une communauté de chanoines.

À partir de 1202, ils construisent: la sacristie, la salle capitulaire, le chauffoir et le dortoir - le chœur et le transept de l'église, le mur nord des bas-côtés de l'église pour fermer le cloître - le rez-de-jardin, les celliers et cuisine sous le réfectoire, le cloître est fermé vers le nord en 1250 - l'hôtelletie fermant ainsi le cloître - les trois premières arcades de l'église les plus rapprochées du chœur et le quatrième pilier jusqu'au chapiteau - l'ouest de la nef avec une travée plus large - la façade ouest. L'église reçoit ses boiseries et ses stalles en 1280.

Cet ensemble terminé avant 1280 constitue l'abbaye du XIIIe siècle.

En 1420, le portail d'entré est construit, au XVe siècle, un colombier et, avec l'arrivée des abbés commendataires qui ne logent pas avec les chanoines, le logis abbatial et ses dépendances en 1530. En 1657, on éclaire les greniers avec des lucarnes dans le style Louis XIV, entre 1660-1690, l'église est restaurée et embellies. À la même époque, avec un changement de la règle des prémontrés autorisant l'accueil des femmes, on bâtit la salle des Dames.

L'abbaye du XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Par sa filiation avec l'abbaye de la Lucerne, les prémontrés de Normandie ont construit l'abbaye de Beauport dans le style gothique normand avec des apports anglais.

L'église

L'église de 50 m x 20 m est à chevet plat avec une nef, des bas-côtés et des transepts. Une flèche en charpente de 17 m de hauteur est située à la croisée des transepts. Celui du sud porte le nom de Chapelle des vicomtes et on peut y voir les pierres tombales d'un chevalier et d'une dame. On communique avec le cloître par une porte en plein cintre. Le portail principal composé d'archivoltes ogivales à sur la gauche un portail plus petit en plein cintre. Une fenêtre à ogive très étroite éclaire chaque travée de la grande nef, les baies correspondantes des collatéraux sont en plein cintre. Les voûtes reposent sur des piliers quadrilatéraux flanqués de chaque côté de la nef de colonnes engagées. Sur la face principale, une colonnette va toucher aux nervures de la voûte[31].

En 1790, au départ des religieux, l'église dédiée à la Vierge Marie est intacte. Les visiteurs entrent dans le sanctuaire en passant sous le buffet de l'orgue. Dans la lumière filtrée des vitraux, les quatre premières travées au pavage de briques émaillées du XIVe siècle leur sont réservées. Le prédicateur prend place dans une chaire soutenue par des colonnes et ornée de cariatides.

Le chœur des chanoines est surélevé de deux marches et meublé de stalles hautes et basses où sont accrochés des tableaux de saint Jean, Moïse, la Vierge, saint Augustin et saint Norbert fondateur de l'ordre des prémontrés. La table du maître-autel est supporté par des colonnes de marbre avec un retable orné de six colonnes et d'un tableau. Quatre autels secondaires dans des chapelles sont réservés entre autres à saint Riom et saint Maudez dont les reliques ont été transférées à l'abbaye en 1202. Pour le culte, les religieux disposent de cinq calices dont un en vermeil, une lampe, une grande et une petite croix, deux encensoirs, un soleil, un ciboire, des burettes, le tout en argent complété par un ornement de drap d'or complet et un autre avec des franges de fils d'or.

S'il ne reste dans l'église que les sépultures du seigneur de Kergosou, de sa femme et la pierre tombale d'un chevalier représenté par une grande épée, le fondateur de l'abbaye, le comte Alain et sa femme reposaient dans le chœur sous un tombeau aux armes d'Avaujour et dans la chapelle du vicomte, Prigent de Coëtmen et Alain de Laval. Dans l'église sont aussi inhumés Mahau de Plouha en 1245 et au XIVe siècle Pierre Poulard et sa femme Constance de Kerroual[32].

La salle capitulaire

Le lieu de réunion et de prise de décisions de la communauté des chanoines est une belle salle rectangulaire terminée à l'est pour une sorte d'abside à trois pans, construite avec plus de recherche que le reste du rez-de-chaussée, ses colonnes médianes, au nombre de trois sont d'une exécution soignée, et les chapiteaux décorés d'élégantes palmettes de feuilles aigus. Les corbelets des murs sont également garnis de feuilles, les voûtes ont des nervures avec boudin et gorge, et chacune des sept fenêtres cintrées de cette salle est ornée à l'intérieur d'un chambranle mouluré reposant sur deux colonnettes à chapiteaux allongés et sculptés. On y voit les pierres tombales de deux abbés dont l'abbé Huet, le premier à porter la mitre et la crosse[33].

Le cloître

Vue du réfectoire vers la mer

Le cloître a disparu et on peut voir les corbeaux de pierre sur les murs de sa périphérie mais il reste des détails de la fin XVe siècle dans l'angle nord-ouest. Dans le mur du réfectoire s'ouvre une élégante porte en plein-cintre, son archivolte ornée de moulures toriques retombe sur des colonnettes dont les chapiteaux sont formés de feuilles larges et enroulées aux angles supérieurs de la corbeille. L'escalier est éclairé par deux arcades trilobées séparées et soutenues par deux petites colonnes. Non loin de cette porte, le lavabo des chanoines a trois arcades prises dans l'épaisseur des murs. Le tympan de ces arcades est rempli par des ornements taillés sur plein, tels que de petites arcatures à ogive aigu, des trèfles, des quatre-feuilles et une rose[34].

Le réfectoire

Pour Arcisse de Caumont qui prend Beauport comme exemple d'abbaye dans son Abécédaire d'archéologie, le réfectoire est une belle pièce où l'on jouit d'une vue magnifique avec huit arcades à plein-cintre donnant sur le jardin et au loin sur la mer.S'ouvrant du côté nord, leur archivolte est ornée de moulures qui retombent dans l'intervalle qui les séparent sur une élégante colonne au chapiteau orné de branches de chêne et de feuillages les plus délicats, tous caractéristiques du XIIIe siècle. Les fenêtres qui font pendant sont ogivales, leur archivolte est ornée de moulures qui viennent mourir sur les pieds-droits. Vers le milieu du mur nord, un escalier en pierre conduisait à une espèce de tribune où se plaçait durant le repas le chanoine chargé de faire la lecture. Dans le pignon ouest s'ouvre une grande fenêtre dont l'arc en plein cintre retombe sur deux colonnettes et qui est intérieurement subdivisé par deux meneaux en trois ogives aigüe. Le réfectoire est construit vers 1250 par l'abbé Hervé.

Le grand cellier

Au-dessous du réfectoire est une salle à voûte d'arête en ogive, divisée par un rang de colonnes courtes et grosses qui reçoivent en partie les retombées de la voûte tandis que du côté des murs elles sont portées par des espèces de chapiteaux sans colonnes, ou plutôt des consoles ornées de larges feuilles enroulées sous les angles de l'abaque

La Salle-au-Duc

La Salle-au-Duc, au nord du réfectoire, dans une direction parallèle mais à un niveau inférieur est comme certaines pièces dans d'autres abbayes qui ne font pas parties de l'entourage immédiat du cloître, quoiqu'elles se distinguent par leur magnificence une vaste salle dont la voûte en ogive appuie ses arcs doubleaux sur des consoles placées le long des murs avec deux grandes cheminées. C'est avec le réfectoire et la salle capitulaire l'édifice le plus important de Beauport [35].

Le site protégé[modifier | modifier le code]

Le Conservatoire du littoral protège 61,55 hectares du site de Beauport Kerarzic par achat depuis 1995. Il offre un magnifique ensemble abbatial et naturaliste, avec des écosystèmes, un marais et un estran de tout premier intérêt. Cette zone alluviale ceinte de falaises boisées entre la baie de Saint-Brieuc et le Sillon de Talbert a été constamment remaniée sous l'action conjuguée de l'eau et des chanoines depuis huit siècles. Ils ont créé une mosaïque de milieux et de paysages originaux.

Dans cet amphithéâtre marin, la baie découvre sur deux kilomètres aux plus bases marées. Selon l'heure, la mer dessine une côte complexe, une étendue sablo-vaseuse, bordées de cordons de galets, de rochers et de prés-salés.

Sur les galets des grèves et les murs de l'abbaye, on trouve du grés rose, de la spilite, des schistes gris et des granites rosés.

Entre jardins et plages, roselières et lagunes, le site héberge des plantes rupestres, messicoles, fructifères, halophile (aimant le sel), aquatiques. Le cordon littoral offre la flore la plus originale. Le verger est dédié à 70 variétés de pommes anciennes et locales dont certaines propres à l'abbaye.

Les niches, fissures et trous dans les murs accueillent des cavernicoles, les jardins, des fauvettes et des petits granivores, dans la roselière niche le râle d'eau, la roussette effarvote, la bouscarle, les passereaux, sur le littoral, les limicoles, sur la plage et sur l'estran, en hiver, les bernuches.

L'anse de Beauport est le principal site d'hivernage en Bretagne de la mouette mélanocéphale (tête noire)[36].

Visite[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Beauport et l'ensemble du site reçoivent plus de 50 000 visiteurs par an pour des visites individuelles, en groupes ou scolaires. Des animations, des ateliers et des visites thématiques, pédagogiques, nocturnes sont organisées autour de l'histoire de l'abbaye et de la nature qui l'environne[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Henri Geslin de Bourgogne, Anatole de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne. Histoire et documents, 1864, Saint-Brieuc, Librairie Guyon Frères imprimeurs, tome 4, chapitre I, Abbaye de Saint-Rion, p. 1-14 (lire en ligne)
  2. E. Bonnaire: Histoire de l'abbaye de Saint-Rion, au diocèse de Dol et les origines de l'abbaye de Beauport au diocèse de Saint-Brieuc, dans: Bulletins et Mémoires/Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1935, pages273-276
  3. Charte en latin de la fondation dans: Histoire de Bretagne par Guy Alain Lobineau de 1707, page: 327
  4. Anciens évêchés de Bretagne, diocèse de Saint-Brieuc, tome 1, pages: 16-17
  5. Geslin de Bourgogne et A. de Barthélémy: Anciens évêchés de Bretagne, Abbaye de Beauport, tome IV, page: 141 Preuve: CCXVII
  6. A. Le Goff: Un scriptorium..., page: 67; A. Y. Bourges: Un scriptorium..., page: 70
  7. Anciens évêchés de Bretagne, Diocèse de Saint-Brieuc, tome: 1, pages: 20, 27-32
  8. B. Ardura dans: Un scriptorium et son époque..., page:13
  9. A. C Ballini: Un scriptorium..., page 239
  10. Anciens évêchés de Bretagne, diocèse de Saint-Brieuc, tome: 1, pages: 24-26, 34-36
  11. M.Morvan: L'abbaye de Beauport, page: 41-42 40
  12. Achille Richer: Histoire de la Franc-maçonnerie en France, pages: 130 et 158
  13. M. Morvan: L'abbaye de Beauport dans: Bulletins et mémoires/Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1920, pages: 42-43:
  14. Prosper Mérimée: Notes d'un voyage dans l'Ouest de la France: page: 141
  15. M. Morvan: L'abbaye de Beauport dans: Bulletins et Mémoires/Société d'émulation des Côtes-du-Nord, page: 44
  16. Notice no PA00089362, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. François Habasque: Notice historique..., page: 235
  18. A. Y. Bourges: Le scriptorium et son époque, pages: 69-84
  19. Plusieurs sources: Un scriptorium et son époque: A. Le Goff, page: 66, 67; A. Y. Bourges, page: 70, Y. Hillion, pages: 87, 92; Y. Coatvy, pages: 120, 125, C. Jeanneau, pages: 128 131, 133, 134, 139, 140, 142-144, 149-152, 157, 158, 160, 161, 163,
  20. M. Morvan: L'abbaye de Beauport dans: Bulletins et mémoires/Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1920, page: 40
  21. Anciens évêchés de Bretagne, diocèse de Saint-Brieuc, Tome: 1, page: 18
  22. François Attal: Beauport, une abbaye de Prémontrés en Goëlo, pages: 79, 105, 106, 134, 135, 138, 139, 141, 144
  23. M. Morvan: L'abbaye de Beauport dans: Bulletins et mémoires/Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1920, page: 58
  24. Barthélémy: Notice sur quelques sceaux inédits dans: Revue archéologique, IXe année, no 2, 15 octobre 1853, pages: 750-756
  25. Inventaire sommaire des archives départementales de la Manche, série H, no 157
  26. M. Morvan: L'abbaye de Beauport, page: 69
  27. Demay: Inventaire des sceaux de Normandie, no 2745, page: 304
  28. On trouve une donation à Beauport de Charles, Duc de Bretagne, vicomte de Limoges, et Jehanne, duchesse et vicomtesse dans Le cabinet historique, 1859, page: 74, n°17 ?
  29. Travaux de Fanny Tournier: Rapports de fouilles; Yves Gallet: Un scriptorium..., pages: 253-264
  30. Alfred Ramé: Abbaye de Beauport dans: Bulletin archéologique de l'Association bretonne, et M. Morvan: L'abbaye de Beauport. Études historiques et archéologiques, dans: Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1920, pages: 33-49
  31. François Habasque: Notices historiques sur le littoral des Côtes-du-Nord, page:10
  32. Plusieurs sources : Anciens évêchés de Bretagne..., page : 46 ; François Habasque: Notions historiques..., pages: 234, 235, 245; M. Morvan : L'abbaye de Beauport..., pages : 47, 49; Annales præmonstratensis..., page : 314-316
  33. M. Morvan: Abbaye de Beauport, page: 56
  34. Charles de la Monneraye: Essai sur l'histoire de l'architecture religieuse en Bretagne, 1851, page: 93
  35. Arcisse de Caumont: Abécédaire d'archéologie, volume 2, page: 115, 117, 210
  36. Site du Conservatoire du littoral: Beauport Kérarzic
  37. Site de l'abbaye

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : M. T. de Parsceau: État sommaire de la série H des archives départementales des Côtes-du-Nord, Série H, Clergé régulier, no 36-87, 1198-1790, Patrimoine en ligne: Paimpol
  • Annales præmonstratensis, Volume: 1, partie: 1, page: 307, Bellus-Portus, Circaria Normanniæ, liste des abbés, prieurs, reliques, sépultures
  • Gallia christiana, Tome: 14, province de Tours, page: 1109
  • François Habasque: Notices historiques sur le littoral des Côtes-du-Nord, Tome: 1, page: 226
  • Prosper Mérimée: Abbaye de Beauport dans: Notes d'un voyage dans l'Ouest de la France, page: 134
  • Benjamin Philibert Jolivet: Beauport dans: Les Côtes-du-Nord: Histoire et géographie de toutes les villes et communes, tome: 1, pages: 279-285, description des lieux en 1852 et gravure des ruines
  • Alfred Ramé: Abbaye de Beauport dans: Bulletin archéologique de l'Association bretonne, 1857, page: 61-70, architecture et chronologie de construction
  • Jules Henri Geslin de Bourgogne, Anatole de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne. Histoire et documents, 1864, Saint-Brieuc, Librairie Guyon Frères imprimeurs, tome 4, chapitre II, Abbaye de Beauport, p. 15-228 (lire en ligne)
  • De La Monnerays: essai sur l'architecture religieuse en Bretagne, 1851, page: 87
  • M. Morvan: L'abbaye de Beauport dans: Bulletins et mémoires/ Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1920, page: 3
  • Anatole Barthélémy: Abbaye de Beauport, dans: Bulletin monumental, 1849, page: 7
  • A. Barthélémy: Sceau de l'abbaye de Beauport dans: Revue archéologique, 9e année, octobre 1852, page: 750, Notice sur quelques sceaux inédits
  • René Durand: Une lettre de cachet à l'abbaye de Beauport au XVIIe siècle dans: Annales de Bretagne, 1916, Volume: 31, no 1, pages:47-49
  • Étienne Bonnaire: Histoire des abbayes de Saint-Rion et de Beauport dans: Bulletins et Mémoires/Société d'émulation des Côtes-du-Nard, 1935, pages: 265-282, voir aussi: Position des thèses, École des Chartes, 1925
  • Jean Braunwald, Abbaye de Beauport, dans Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 82-101
  • Bernard Ardura: Abbaye de Beauport dans: Abbayes, prieurés et monastères prémontrés en France des origines à nos jours
  • François Attal: Beauport, une abbaye de Prémontrés en Goëlo. Aménagement d'un espace côtier du XIIIe au XVe siècle, éditeur: La Tilv
  • Fanny Tournier: Rapports de fouilles: 1997, 1998, 1999, Service régional d'archéologie de Bretagne
  • Meiffret L., 2006 : "Le domaine de l'abbaye de Beauport (Côtes-d'Armor) : exemple de gestion active d'un site classé" Sites et monuments (bulletin de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France) - p. 29-31
  • Cédric Jeanneau (direction), B. Ardura, A. C. Ballini, A.Y. Bourgès, L. Chauris, Y. Coativy, C. Evans, Y. Gallet, S. Gicquel, S. Gondolle, Y. Hillion, A. Plouvier, Y. Schleef, H. Sonne de Torrens : Un scriptorium et son époque: les chanoines de Beauport et la société bretonne au Moyen-Âge, éditeur: Centre de recherche Bretonne et Celtique, (ISBN 979-10-92331-13-4)
  • Pascale Techer: Le dépôt lapidaire de l'abbaye Notre-Dame de Beauport, une invitation à la relecture de cinq siècles d'architecture, pages: 37-51, dans: Delphine Hanquiez: Regards sur les dépôts lapidaires de la France du Nord, Publication du centre de recherches archéologiques et historiques médiévales, (ISBN 978-2-902685-82-0)
  • Yves Gallet, Abbaye de Beauport, dans Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen-Âge ». 2015, Société française d'archéologie, p. 353-379, (ISBN 978-2-901837-70-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives départementales des Côtes-d'Armor possèdent un fonds d'archives sur l'abbaye de Beauport dans la série H, clergé régulier de H 36 à H 87. Les cotes H 36 et 37 sont deux livres de grand format appelés Livre-Déal rédigés en 1746 et justifiant par les titres les ressources de l'abbaye tant de ces fiefs nobles et autres fiefs que les dîmes, redevances et rentes de toutes les paroisses.

H 38: Abbaye de Saint-Rion • H 39: Déclarations de revenus de l'abbaye • Aveux de l'abbaye au roi, réfection des édifices • H 43: pêcheries, droits de pêche et chasse • H 44: pêcherie de Beauport avec plan • H 45: Réparation des édifices • H 48: Plouézec • H 49: Plouézec, moulins • H 60: Kérity • H 67: Yvias • H 68: Yvias, moulin Froter (1263-1737) • H 69: Bréhat • H 72: Plélo • H 77: Chatelaudrun • H 78: Plouagat • H 81 • Cohiniac • H 82: Réparations de 1607 à 1709 • H 87: Biens et revenus de l'abbaye en 1722

Dans la série Q : Domaines, 1Q 155: liquidation de l'abbaye (François Attal, Beauport; Une abbaye de prémontrés en Goëlo, pages: 79, 179-182).

Liens externes[modifier | modifier le code]