Paradoxe de l'égalité des sexes

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Le paradoxe de l'égalité des sexes renvoie au constat de différences plus grandes dans les choix d'études entre les garçons et les filles dans les pays les plus progressistes en matière d'égalité entre les sexes, par comparaison à des pays moins progressistes. Nombre de discussions dans les médias sur ce sujet remontent à la publication d'une étude de Gijsbert Stoet et David C. Geary (en)[réf. nécessaire][1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8], bien que le débat soit plus ancien dans les pays scandinaves. Cette étude s'est penchée particulièrement sur le déséquilibre entre les sexes dans quatre domaines d'études, les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques (STEM) en fonction des pays. Elle a mis en avant que la proportion de femmes poursuivant des études en STEM diminue avec une plus grande égalité des sexes dans le pays.

Dans le monde académique, l'étude de Stoet et Geary a fait l'objet de critiques diverses, dont des accusations de falsifications de chiffres, conduisant ses auteurs à publier de larges[réf. nécessaire] correctifs et explications sur les chiffres réellement employés[9], sans faire taire les critiques sur le fond[10],[11].

Le Paradoxe[modifier | modifier le code]

Le paradoxe de l'égalité des sexes est une théorie qui veut que les pays les plus égalitaires sur le plan du genre sont ceux où moins de femmes décident de se diriger vers une carrière en Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques (STEM en anglais) alors qu'on trouve plus de femmes qui embrassent ces carrières dans des pays moins égalitaires [12],[13]. Ce paradoxe est souvent relié à une étude de 2018 portant sur les données PISA mais le débat sur cette question ou sur des sujets proches existait dans certains pays avant cela[14],[15].

Les tenants de cette théorie notent que l'Algérie, l'Albanie, la Tunisie, les Émirats Arabes Unis et le Vietnam ont des taux de féminisation de la filière STEM supérieur à 35%, qu'ils rapprochent de taux de l'ordre de 25% pour des pays bien plus égalitaires que sont la Suède, la Belgique et les Pays-Bas.

Fondements scientifiques et critiques[modifier | modifier le code]

Etude internationale sur les différences de genre en mathématiques (Else-Quest, Hyde et Linn, 2010)[modifier | modifier le code]

Une première étude largement citée a été publiée en 2010; elle porte sur les différences entre les garçons et les filles dans les rapports aux mathématiques dans 69 pays. Les auteurs constatent qu'il n'y a globalement pas de différence liée au genre concernant les aptitudes mathématiques [16]. Par contre, l'étude note des différences significatives dans l'attirance et les affects liés aux mathématiques : les garçons se sentent plus attirés par ces matières que les filles, et l'ampleur de ces différences varie significativement de pays à pays. Les chercheuses ont voulu identifier les caractéristiques des pays qui ont une influence sur ces différences. A partir des données dont elles disposent, elles retiennent comme fortement corrélées : l'égalité dans l'accès à l'éducation, la proportion de femmes au parlement et le taux de femmes dans les carrières de recherche. Les chercheuses notent que l'égalité de genre est difficile à approcher en tant que concept univoque. Elles recommandent de plutôt conceptualiser séparément ses différentes composantes, comme l'égalité de genre en matière d'accès à l'éducation et l'égalité de genre en politique, qui ne seraient pas fortement corrélées, plutôt que les indicateurs composites[17].

Étude princeps sur le paradoxe (Stoet et Geary, 2018)[modifier | modifier le code]

La mention la plus citée du paradoxe de l'égalité des sexes semble être une étude publiée en 2018 par Stoet et Geary qui a fait l'objet par la suite d'un certain nombre de correctifs.

L'étude a analysé les résultats de l'enquête PISA de 2015 ( 472 242 dans 67 pays et régions) qui était focalisée cette année-là sur les aptitudes et les attitudes vis-à-vis des sciences et des mathématiques. Ces résultats ont été mis en contraste avec le niveau d'égalité de genre tel que défini par le Global Gender Gap Report.

Résultats principaux[modifier | modifier le code]

L'étude 2018 avant correctifs révèle plusieurs données primaires. Celles-ci peuvent être résumées comme suit :

  • La différence entre les performances des filles et des garçons dans PISA était inversement proportionnelle à l'indice GGGI du pays.
  • Les filles ont des résultats similaires ou meilleurs que les garçons dans deux pays sur trois et étaient plus aptes (selon un indicateur non-standard, s'étant révélé conçu par les auteurs pour les besoins de l’étude) pour à suivre un enseignement supérieur en STEM dans presque tous les pays examinés.
  • Plus de filles sont entrées en STEM que diplômées.
  • Les sciences et les mathématiques sont beaucoup plus souvent un point fort personnel pour les garçons que pour les filles
  • Il a été constaté que cet écart était en corrélation avec l'écart d'obtention de diplôme STEM, ce qui montre qu'il existe un écart similaire entre le nombre de filles et de garçons qui entrent dans les programmes universitaires STEM par rapport à ceux qui terminent leurs études dans des pays plus égalitaires.

Il est important de noter que la taille absolue de l'écart trouvé ne s'est pas révélée significative. Plutôt, un effet a été décelé au niveau de la relation relative entre les deux. En d'autres termes, aucune relation n'a été trouvée entre le nombre total de filles ayant débuté et obtenu un diplôme STEM et le GGGI du pays. L'effet était plutôt entre la différence relative entre le nombre de filles et de garçons ayant obtenu un diplôme en STEM, et le GGGI de leur pays.

Causes possibles selon les auteurs de l'étude[modifier | modifier le code]

Les auteurs suggèrent deux causes possibles liées à la découverte inattendue. Le premier a trait à la théorie de la valeur des attentes (en) qui suggère que les étudiants déterminent leurs choix en matière d'éducation supérieure en fonction de leurs forces relatives. La théorie de la valeur des attentes est souvent utilisée pour expliquer la différence entre les choix professionnels des hommes et des femmes[18]. Ainsi, la différence serait expliquée par le fait que les filles choisissent des matières pour lesquelles elles sont relativement plus fortes que les domaines STEM. En d’autres termes, lorsqu’on compare les aptitudes individuelles des élèves dans différents domaines, les filles se sentent plus fortes dans les domaines non liés aux STEM. L’auteur explique en outre que l’effet est encore accru dans les sociétés où la satisfaction à l’égard de la vie est plus faible, si l'on utilise l’indicateur du vivre mieux de l'OCDE, une analyse statistique superficielle confirmant un lien entre ces deux facteurs. La logique serait que les étudiants prennent des décisions plus motivées par l’économie quand ils éprouvent une moins grande satisfaction de la vie. Ainsi, dans les sociétés plus riches et plus égalitaires, les étudiants se sentiraient plus libres de choisir une étude basée sur leurs intérêts plutôt que sur des facteurs de motivation économiques.

Critiques[modifier | modifier le code]

A la suite de premières critiques qui portaient d'une part sur la mention de taux de femmes diplômées différents des chiffres officiels, et d'autre part sur le caractère non significatif des corrélations avec le niveau d'égalité entre hommes et femmes, Stoet et Geary ont publié une réponse expliquant que les écarts venaient du fait qu'ils n'avaient pas comptabilisé les femmes faisant des études dans les sciences de la vie. Si ces parcours avaient été intégrés dans le calcul, les écarts auraient été plus faibles. Pour eux, les débats portent surtout sur la sous-représentation des femmes dans les sciences "inorganiques", telles que l'informatique. Ils expliquent ce choix par une hypothèse de travail selon laquelle le choix des carrières scientifiques relève pour partie d'intérêts innés. Cette hypothèse a été jugée irréaliste par leurs critiques, notamment parce que la part d'inné et d'acquis dans des préférences de ce type étant impossible à établir[19],[20].

Critique éthique et réponses[modifier | modifier le code]

Les chiffres affichés par Stoet et Geary sur le taux de diplômées ne correspondaient pas aux chiffres publiés par l'Unesco alors qu'ils les mentionnaient comme source[11]. Stoet et Geary firent paraître en 2019 un correctif expliquant qu'ils ne prenaient pas en compte le pourcentage de femmes diplômées en sciences comme ils l'avaient initialement annoncé, mais un ratio de leur conception visant à mesurer le degré de « propension » des femmes par rapport aux hommes d'un pays donné à obtenir ce diplôme. 12 autres corrections furent apportées[11].

Une autre critique portait sur la pertinence de prendre comme variable explicative l'indice d'inégalité de genre (GGGI), un indice composite contesté, pour conclure à un lien de cause à effet et donc à un « paradoxe »[11].

Études discordantes[modifier | modifier le code]

Contrairement à cette étude, une autre étude a mesuré à la fois des stéréotypes de genre implicites plus forts tels que mesurés par l'IAT et des stéréotypes explicites mesurés par un simple questionnaire dans différents pays et a montré une relation inverse avec la représentation des femmes dans la science dans ces pays[21].

D'autres études ont remis en question l'idée selon laquelle l'intérêt déclaré est une bonne mesure de l'intérêt intrinsèque[22],[23],[24]. Par exemple, une étude a révélé que le nombre de femmes dans un domaine prédit les stéréotypes que les gens ont sur ce domaine[21]. À ce sujet, il existe une autre étude qui a mis en évidence une relation entre le sexisme perçu dans un programme menant à un diplôme et l’intérêt exprimé par les filles qui s'y intéressent. D’autres études ont montré qu’il existait un chevauchement important entre les attentes des parents et des enseignants concernant le genre et les STEM et ce que ces enfants expriment. Par exemple, une étude a révélé que les parents étaient moins susceptibles de penser que leurs filles seraient intéressées par les domaines des STEM et que cette conviction était un puissant prédicteur des futures attitudes et capacités en sciences. D'autres études longitudinales ont révélé un effet similaire entre la prédiction de la réussite de sa fille dans les STEM par une mère et les choix de carrière ultérieurs de la fille. Il a été démontré que des analyses similaires des effets de biais chez les enseignants en associant les STEM à des garçons plutôt qu'à des filles prédisaient également un intérêt futur pour les STEM[25]. Beaucoup de ces études longitudinales ont été effectuées sur des collégiens et des lycéens, montrant que cet effet est présent avant l'âge où le PISA serait pris.

Lien entre attitude des parents et choix des sciences et technologies (Guo et al., 2019)[modifier | modifier le code]

Dans une étude de 2019 sur l'effet de l'attitude des parents sur les choix éducatifs des enfants, Guo et al. affirment que les études telles que celle de Stoet et Geary en 2018 ont une lacune, celle de ne s'intéresser qu'à l'égalité de genre au niveau de pays. Ils se penchent ainsi sur l'interaction entre les facteurs nationaux ou « macrosociaux », comme l'égalité de genre et le développement économique, et les phénomènes familiaux, qui sont microsociaux. Leur analyse statistique indique un effet du rôle de modèle parental plus fort dans des pays plus socio-économiquement développés, où il y a également une plus forte égalité de genre. Ils soulignent en particulier l'effet de la mère: quand celle-ci fait carrière dans les sciences et technologies, cela pousserait plus la fille à faire carrière dans ce domaine que dans le cas du père, et plus fortement dans les pays plus riches, qui connaissent une plus grande égalité des sexes. Un élément d'explication possible, selon les auteurs, serait que les économies des pays en développement, recherchant la croissance, sont plus tournés vers le développement de l'industrie, tandis qu'une plus grande prospérité tend à favoriser le secteur des services. Dans ce dernier, la main-d’œuvre serait avant tout féminine parce que cela est plus en adéquation avec les stéréotypes traditionnels des rôles de genre, et ce phénomène serait favorisé dans les pays plus développés en raison d'un plus grand rôle du modèle parental[26],[27].

Développement économique et choix d'études genrés[modifier | modifier le code]

En 2009, Maria Charles et Karen Bradley ont analysé la ségrégation des sexes par domaine d'étude dans 44 sociétés, relevant un plus haut niveau de ségrégation dans des régions économiquement plus développées[28]. Ce résultat serait dans la ligne d'autres d'analyses comparatives qui indiqueraient que certaines formes de ségrégations sont plus prononcées dans les sociétés socialement ou culturellement modernes[29], la modernité allant de pair avec un plus grand développement économique)[30]. Cela contredirait la thèse généralement admise que la modernisation socio-économique (synonyme donc de développement) mène à la « dégenrisation » des institutions publiques comme les écoles et les universités. Les autrices proposent comme explication la combinaison de deux facteurs : la persistance de l'idéologie essentialiste y compris dans les contextes les plus « libéraux-égalitariens », couplée à des systèmes de valeurs qui mettent l'accent sur l'expression de soi (en), ce qui créerait des opportunités et des incitations pour l'expression de « soi genrés »[31].

En 2020, les travaux de Thomas Breda, Elyès Jouini, Clotilde Napp et Georgia Thebault[32] confirment le paradoxe de l'égalité des sexes : les écarts entre garçons et filles en termes d'intentions de poursuite d'études mathématiques sont positivement corrélés aux mesures de développement ou d'égalité. Mais ils montrent également et surtout que les stéréotypes d'association entre hommes et mathématiques (mesurés par un indice qu'ils construisent, le GMS) sont à la fois positivement corrélés aux mesures de développement et d'égalité et positivement corrélés aux écarts en termes d’intentions de poursuivre en mathématiques. De plus, les effets du développement ou des inégalités sur les intentions, sont systématiquement inférieurs à l’impact des stéréotypes et lorsque GMS est inclus comme contrôle, toutes les relations entre le développement ou l'égalité et les écarts d’intentions disparaissent. En revanche, l'association entre le GMS et les écarts d’intentions est pratiquement inchangé lorsqu'une mesure du développement ou de l'égalité est incluse comme contrôle.

Cette analyse semble montrer que le «paradoxe de l'égalité des sexes» pourrait s'expliquer par le fait que les pays plus développés ou égalitaires ont des stéréotypes concernant les femmes et les mathématiques plus prégnants, plutôt que par des différences innées qui s’exprimeraient plus facilement dans ces pays.

Selon Thomas Breda, Elyès Jouini, Clotilde Napp et Georgia Thebault[32] , les pays plus égalitaires et économiquement plus développés ont également développé des valeurs plus émancipatrices, individualistes et progressistes qui accordent beaucoup d'importance à la réalisation de soi et à l'expression de soi. Pour s'exprimer, les individus de ces pays doivent en quelque sorte se définir et pourraient alors se rabattre sur des identités de groupe et notamment de genre. Les normes de genre donnent alors aux individus un contexte, un cadre auquel ils peuvent s’identifier.

Égalité de genre et différences de personnalité et d'intérêts (Lippa, 2010)[modifier | modifier le code]

En 2010, Richard Lippa effectue une synthèse de deux méta-analyses et trois études transculturelles sur les différences de genre en termes de personnalité et d'intérêts. Les résultats montrent que les différences de genre en termes de personnalité ont tendance à être plus fortes dans les sociétés plutôt égalitaires sur le plan du genre, ce qui contredit la théorie des rôles sociaux mais est cohérent avec les théories de l'évolution, de l'attribution et de la comparaison sociale. Les différences de genre en termes d'intérêts seraient quant à elles similaires à travers les cultures et le temps, ce qui pourrait suggérer de possibles influences biologiques[33].

Préférences sexospécifiques et égalité des sexes (Falk et Hermle, 2018)[modifier | modifier le code]

En 2018, Armin Falk et Johannes Hermle ont examiné des données sur 80 000 personnes dans 76 pays pour découvrir ce qui pourrait influencer les différences de préférences liées au sexe, telles que la volonté de prendre des risques, la patience, l'altruisme, la réciprocité positive et négative[34]. Pour la Fédération Suisse des Psychologues, « De nombreuses explications, dont l'importance des rôles sociaux, peuvent expliquer ce résultat. Si [l']étude soutient plutôt la deuxième hypothèse [dite hypothèse des ressources], les chercheurs restent toutefois prudents et recommandent d'étudier plus en détail cette tendance pour en connaître les véritables causes sous-jacentes. »[35],[36].

Leur principale observation est que plus il y a d'égalité des chances pour les femmes, plus les femmes diffèreraient des hommes dans leurs préférences. Ces résultats statistiques pourraient aider à expliquer la conclusion de Stoet et Geary selon laquelle les choix éducatifs des femmes divergent de ceux des hommes dans les pays où l'égalité des sexes est plus grande, car une plus grande égalité des sexes pourrait faire diverger leurs préférences des hommes.[réf. nécessaire]

Voir également[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gijsbert Stoet et David C. Geary, « The gender equality paradox in STEM education » (prépublication), Psychological Science,‎ (lire en ligne [PDF])
  2. (en-US) Gijsbert Stoet et David C. Geary, « The Gender-Equality Paradox in Science, Technology, Engineering, and Mathematics Education » (accès limité, résumé disponible), Psychological Science, vol. 29, no 4,‎ , p. 581–593 (ISSN 0956-7976 et 1467-9280, DOI 10.1177/0956797617741719, lire en ligne, consulté le 23 décembre 2019)
  3. Tarek Mostafa, OCDE, « Pourquoi les filles ne sont-elles pas plus nombreuses à choisir une carrière scientifique ? », PISA à la loupe,‎ (DOI https://doi.org/10.1787/7870e927-fr, lire en ligne, consulté le 23 décembre 2019)
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  5. Emily Willingham, « Femmes/hommes : quand l’égalité creuse les différences », Cerveau et Psycho, (consulté le 5 septembre 2020)
  6. Claire Levenson, « Plus un pays est égalitaire, moins les femmes s'orientent vers des études scientifiques », sur Slate, (consulté le 5 septembre 2020)
  7. Yohan Demeure, « Paradoxe de l’égalité de genre : les femmes font moins d’études scientifiques dans les pays égalitaires », sur Sciencepost, (consulté le 5 septembre 2020)
  8. (en-US) Olga Khazan, « The More Gender Equality, the Fewer Women in STEM », The Atlantic,‎ (lire en ligne, consulté le 23 décembre 2019)
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  10. (en) Stephanie M. Lee, « A Controversial Study Claimed To Explain Why Women Don’t Go Into Science And Tech. It Just Got A 1,113-Word Correction. », sur Buzzfeed,
  11. a b c et d (en) Sarah S. Richardson, Meredith W. Reiches, Joe Bruch et Marion Boulicault, « Is There a Gender-Equality Paradox in Science, Technology, Engineering, and Math (STEM)? Commentary on the Study by Stoet and Geary (2018) », Psychological Science, vol. 31, no 3,‎ , p. 338–341 (ISSN 0956-7976 et 1467-9280, DOI 10.1177/0956797619872762, lire en ligne, consulté le 5 septembre 2020)
  12. « Paradoxe de l’égalité de genre : les femmes font moins d’études scientifiques dans les pays égalitaires », sur Sciencepost, (consulté le 12 septembre 2020)
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  14. (en) Inga Minelgaite, Berit Sund et Jelena Stankeviciene, « Understanding the Nordic Gender Diversity Paradox », TalTech Journal of European Studies, vol. 10, no 1,‎ , p. 40–57 (DOI 10.1515/bjes-2020-0003, lire en ligne, consulté le 13 septembre 2020)
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    « gender equity was negatively associated with gender differences in math attitudes and affect in the current study (p.123) »

  17. (en) Nicole M. Else-Quest, Janet Shibley Hyde et Marcia C. Linn, « Cross-national patterns of gender differences in mathematics: A meta-analysis. », Psychological Bulletin, vol. 136, no 1,‎ , p. 103–127 (ISSN 1939-1455 et 0033-2909, DOI 10.1037/a0018053, lire en ligne, consulté le 12 septembre 2020) :

    « Future research on the inherently interdisciplinary topic of societal stratification by gender must address the complexities of measuring gender equity with composite indices. Specific domains of gender equity should be conceptualized as distinct from one another; gender equity in educational access and gender equity in political agency are not highly correlated and do not likely reflect a monolithic construct. Future research on societal gender equity must make precise predictions about the specific domain of genderequity that is theoretically relevant in order to be truly informative. The current study improves upon previous research in this regard. (pp. 124-125) »

  18. (en) J. Petersen et J. S. Hyde, The Role of Gender in Educational Contexts and Outcomes, vol. 47, coll. « Advances in Child Development and Behavior », , 43–76 p. (ISBN 9780124115828, DOI 10.1016/bs.acdb.2014.04.004), « Gender-Related Academic and Occupational Interests and Goals »
  19. Colleen Flaherty, STEM's Ongoing Sex-Difference Debate 14 février 2020
  20. Stoet et Geary, Gender-Equality Paradox Is Part of a Bigger Phenomenon: Reply to Richardson and Colleagues (2020) 11 février 2020
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  27. (en) Jiesi Guo, Herbert W Marsh, Philip D Parker et Theresa Dicke, « Countries, parental occupation, and girls' interest in science » (Appendix), The Lancet, vol. 393, no 10171,‎ , e6–e8 (DOI 10.1016/S0140-6736(19)30210-7, lire en ligne, consulté le 12 septembre 2020)
  28. (en) Maria Charles et Karen Bradley, « Indulging Our Gendered Selves? Sex Segregation by Field of Study in 44 Countries », American Journal of Sociology, vol. 114, no 4,‎ , p. 924–976 (ISSN 0002-9602 et 1537-5390, DOI 10.1086/595942, lire en ligne, consulté le 12 septembre 2020) :

    « Data from 44 societies are used to explore sex segregation by field of study. Contrary to accounts linking socioeconomic modernization to a “degendering” of public-sphere institutions, sex typing of curricular fields is stronger in more economically developed contexts. (p. 924) »

  29. (en) Maria Charles et Karen Bradley, « Indulging Our Gendered Selves? Sex Segregation by Field of Study in 44 Countries », American Journal of Sociology, vol. 114, no 4,‎ , p. 924–976 (ISSN 0002-9602 et 1537-5390, DOI 10.1086/595942, lire en ligne, consulté le 12 septembre 2020) :

    « Recent comparative analyses suggest, moreover, that some forms of segregation aremore, not less, pronounced in the most socially or culturally modern societies (Bradley 2000; Charles and Bradley 2002, 2006; Charles and Grusky 2004; Van Langen and Dekkers 2005). (p. 925) »

  30. (en) Maria Charles et Karen Bradley, « Indulging Our Gendered Selves? Sex Segregation by Field of Study in 44 Countries », American Journal of Sociology, vol. 114, no 4,‎ , p. 924–976 (ISSN 0002-9602 et 1537-5390, DOI 10.1086/595942, lire en ligne, consulté le 12 septembre 2020) :

    « “modern” structural and cultural forms are correlated with economic development (e.g., high GDP) (p. 927) »

  31. (en) Maria Charles et Karen Bradley, « Indulging Our Gendered Selves? Sex Segregation by Field of Study in 44 Countries », American Journal of Sociology, vol. 114, no 4,‎ , p. 924–976 (ISSN 0002-9602 et 1537-5390, DOI 10.1086/595942, lire en ligne, consulté le 27 janvier 2020) :

    « The authors argue that two cultural forces combine in advanced industrial societies to create a new sort of sex segregation regime. The first is gender-essentialist ideology, which has proven to be extremely resilient even in the most liberal-egalitarian of contexts; the second is self-expressive value systems, which create opportunities and incentives for the expression of “gendered selves.” Multivariate analyses suggest that structural features of postindustrial labor markets and modern educational systems support the cultivation, realization, and display of gender-specific curricular affinities. [p. 924] »

  32. a et b (en) Thomas Breda, Elyès Jouini, Clotilde Napp et Georgia Thebault, « Gender stereotypes can explain the gender-equality paradox », Proceedings of the National Academy of Sciences,‎ (ISSN 0027-8424 et 1091-6490, PMID 33229558, DOI 10.1073/pnas.2008704117, lire en ligne, consulté le 28 novembre 2020)
  33. (en) Richard A. Lippa, « Gender Differences in Personality and Interests: When, Where, and Why?: Gender Differences in Personality and Interests », Social and Personality Psychology Compass, vol. 4, no 11,‎ , p. 1098–1110 (DOI 10.1111/j.1751-9004.2010.00320.x, lire en ligne, consulté le 5 septembre 2020)
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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