Féminisme matérialiste

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Le féminisme matérialiste est un courant (principalement) français du féminisme radical issu de la deuxième vague féministe qui s'est caractérisé par l'usage d'outils conceptuels issus du marxisme pour théoriser le patriarcat. Pour ce courant, profondément anti-essentialiste, l'origine du patriarcat ne doit surtout pas être cherchée dans une quelconque nature spécifique des femmes, qu'elle soit biologique ou psychologique, mais bien dans l'organisation de la société. Les féministes matérialistes se sont donc attachées à analyser les « rapports sociaux de sexe » (c'est-à-dire le genre), comme un rapport entre des classes sociales antagonistes (la classe des hommes et la classe des femmes), et non entre des groupes biologiques. La perspective politique qui en découle est donc révolutionnaire, car la lutte des classes de sexe doit aboutir à la disparition de ces classes et donc du genre[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, et en particulier à la suite de mai 1968, le féminisme connaît une « seconde vague », avec en France le Mouvement de libération des femmes (MLF). Très vite, trois tendances distinctes émergent et s'opposent : le courant "lutte des classes" qui tend à réduire l'oppression des femmes à un résultat du capitalisme, un courant différentialiste, Psychanalyse et Politique, qui mobilise la psychanalyse pour défendre l'idée que les femmes et les hommes sont différents par essence et que l'objectif du mouvement doit être la revalorisation du féminin, et enfin le courant radical et anti-essentialiste qui considère le patriarcat comme un système irréductible au capitalisme, et que c'est l'oppression qui crée les classes des femmes et des hommes et donc que la lutte des femmes doit mener à terme à l'abolition de ces classes.

Les premiers éléments du féminisme matérialiste apparaissent en même temps que la naissance du mouvement de libération des femmes. En effet, dès mai 1970, avant même la formation du MLF, un groupe de femmes (parmi lesquelles Monique Wittig), réussissent à faire publier par L'Idiot international « Combat pour la libération de la femme » (malgré un changement du titre par la revue, l'article devant initialement s'appeler « Pour un mouvement de libération des femmes ») un article qui, déjà, analyse l'oppression des femmes en termes de classes de sexe antagonistes[2]. À l'automne de cette même année et après avoir essuyé plusieurs refus du Monde, plusieurs militantes du MLF parviennent à arracher à la revue d'extrême gauche Partisans un numéro spécial sur les femmes intitulé « Libération des femmes année 0 »[3]. Elles y développent des analyses du patriarcat reprenant à leur compte la méthode matérialiste d'analyse des rapports sociaux développée par Marx. En particulier, dans « L'ennemi principal », Christine Delphy insère l'exploitation des femmes au foyer dans le cadre plus large du mode de production domestique, dévoilant ainsi l'aspect économique de cette oppression[4]. Dans le milieu de la recherche, Nicole-Claude Mathieu publie en 1971 « Notes pour une définition sociologique des catégories de sexe » dans la revue Épistémologie sociologique. Elle y défend, à l'encontre du naturalisme dominant même dans les sciences sociales, l'importance de définir les hommes et les femmes comme des catégories sociales, ainsi que la nécessité d’étudier ces deux catégories de manière relationnelle et non séparément. Cependant, ce n'est qu'en 1975 que l'expression « féminisme matérialiste » est finalement forgée par Christine Delphy[5].

En parallèle de la lutte militante, le besoin pour ces féministes radicales d'espaces qui permettent de développer et d'exposer leurs idées se fait cruellement sentir, les revues politiques « généralistes » n'acceptant pas systématiquement leurs articles, les nombreuses publications féministes qui voyaient le jour depuis 1970 étaient des journaux militants, qui ne publiaient pas d’articles longs[6], et de nombreuses recherches féministes ne trouvaient pas leur place dans le milieu universitaire car elles étaient jugées trop subversives[7]. La première revue théorique de ce courant, Questions féministes, est fondée en 1977 avec Simone de Beauvoir comme directrice de la publication. Elle a pour ambition de jeter un pont entre la recherche et le militantisme, les articles y étant publiés devant se plier à une certaine rigueur scientifique, tout en étant idéologiquement guidés par une orientation proprement politique[8]. Christine Delphy, Nicole-Claude Mathieu, Colette Guillaumin, Paola Tabet, Monique Wittig, Monique Plaza, Emmanuèle de Lesseps y publient de nombreux articles qui restent à ce jour des références importantes du féminisme[9].

En 1980, le Feminist Forum de Berkeley lance la revue Feminist Issues qui publie des traductions en anglais de leurs articles.

La même année, cependant, une scission apparaît dans le groupe, autour de la question du lesbianisme radical. En effet, un groupe nommé « les lesbiennes de Jussieu », partant de la critique de l'hétérosexualité comme lieu et moyen principal de l'oppression des femmes, arrive à la conclusion que les femmes hétérosexuelles sont des « collabos ». Une partie du collectif s'insurge contre cette vision des choses, tandis que l'autre se solidarise à la position dans son ensemble mais contestent le terme « collabo » qu'elle voit comme une injure. Ces dernières considéraient dans un premier temps que les deux camps pouvaient continuer à travailler ensemble en exprimant dans la revue leurs divergences, mais c'était pour les autres nier la réalité politique du conflit. La dissolution du collectif est donc décidée d'un commun accord[10].

En 1981 paraît le premier numéro de la revue Nouvelles Questions féministes, qui continue de paraître aujourd'hui, autour des membres du collectif qui s'étaient opposées à la ligne lesbienne radicale, dont Christine Delphy et toujours avec Simone de Beauvoir comme directrice de la publication.

Bien qu'étant né en France, le féminisme matérialiste n'est pas un courant spécifiquement français ni francophone. En effets, parmi les théoriciennes historiques on retrouve Paola Tabet qui est italienne. En Angleterre l'approche matérialiste a été reprise et défendue par les sociologues Lisa Adkins, Diana Leonard[11] et Stevi Jackson[12]. Au Québec les chercheuses Danielle Juteau et Nicole Laurin ont beaucoup contribué à son introduction dans le milieu féministe canadien et à son développement[13].

L'influence et la fertilité de cette tradition intellectuelle reste vivace. Par exemple, la chercheuse lesbienne radicale Jules Falquet a construit en 2016 le concept de « combinatoire straight » qui lui permet, à l'aide des outils conceptuels féministes matérialistes tels que le sexage de Guillaumin, et la pensée straight de Wittig, de penser l'imbrication des rapports sociaux de sexe, de race de classe[14]. En 2018, des militantes féministes et trans, lancent le site web Questions Transféministes, dont l'objectif est de de produire des analyses sur les questions trans inspirées par le féminisme radical et matérialiste[15]. Le 30 mars 2019, a lieu à l'ENS de Lyon la journée d’études : « Matérialismes trans », qui se propose de réunir des théoriciennes et/ou militantes travaillant sur des problématiques trans à travers une approche matérialiste, afin d’offrir une première plateforme collective à ce courant dans l’espace francophone[16].

Thèses[modifier | modifier le code]

Matérialisme[modifier | modifier le code]

Les féministes matérialistes reprennent de Marx, l'idée que ce sont les rapports sociaux qui forgent les mentalités et qui sont moteurs de l'histoire à travers une lutte entre les classes antagonistes créées par ces rapports sociaux. Réciproquement les classes antagonistes sont le produit de l'histoire, et ne lui préexistent pas sous forme d'idée ou d'essence. Cette vision s'oppose à l'idéalisme et à la métaphysique, pour lesquelles il existe un niveau de réalité supérieur des concepts abstraits, et que ces concepts ne feraient que se traduire à travers les consciences et la société, et seraient les réels moteurs de l'histoire.

Cependant, là où Marx, puis les féministes marxistes après lui ne reconnaissent que l'antagonisme prolétaires/capitalistes et gardent une vision idéaliste de la situation des femmes, les féministes matérialistes analysent l'antagonisme femmes/hommes comme des rapports sociaux de classes. En parallèle du mode de production capitaliste qui organise l'exploitation des prolétaires par les capitalistes, elles mettent en lumière le mode de production domestique qui organise l'exploitation des femmes par les hommes et qui coexiste et s'imbrique avec le mode de production capitaliste.

Contre l'idéologie naturaliste[modifier | modifier le code]

Pour les féministes matérialistes l'oppression des femmes n'est nullement due à une quelconque nature biologique ou essence métaphysique. Elle est au contraire pensée comme purement sociale et comme définissant les catégories « femmes » et « hommes ». Le naturalisme est analysé comme l'idéologie de la domination par excellence, car en faisant des catégories de notre société des essences éternelles, il nie qu'elles sont des produits de l'histoire et donc de la domination, et qu'ayant été construites elles peuvent aussi être détruites[17]. Elles s'opposent donc à tout discours qui tenterait d'expliquer la situation des femmes par une quelconque caractéristique interne à ce groupe[18], notamment celles d'ordre anatomique, comme la capacité d'enfanter ou une faiblesse physique des femmes relativement aux hommes ainsi que celles d'ordre psychologique ou psychanalytiques qui présupposent une psyché différente pour les hommes et les femmes. D'autant que traditionnellement, la nature ne sert qu'à décrire les femmes, qui auraient un lien spécial avec elle, un corps plus biologique, lié à la maternité, tandis que les hommes peuvent se penser comme des êtres purement sociaux[19].

Contre la différence[modifier | modifier le code]

La différence entre les femmes et les hommes étant vue comme le produit de l'oppression, mettre fin à l'oppression serait mettre fin à ces catégories, c'est-à-dire retirer toute signification sociale au sexe anatomique. Sans l'oppression, il resterait bien des individus mâles et femelles et intersexes, mais cela ne conditionnerait plus leur existence sociale et leur identité, la société ne les verrait plus comme des groupes différents mais ne verrait que des individus différents. En cela, les matérialistes s'opposent aux féministes différentialistes pour lesquelles les hommes et les femmes sont différents par nature et l'objectif du féminisme serait de revaloriser le « féminin ».

Cette vision est vue comme un piège car même si cette revalorisation était possible, elle ne permettrait qu'une égalité entre groupes, les individus de chaque groupe restant enfermés dans le leur, ce qui irait à l'encontre du principe de libérations des femmes (et non de LA femme)[20].

De plus, implicitement, le terme « différence » contient la hiérarchie entre les termes qui diffèrent. On dit « différer de », ce qui implique un référent, une norme, auquel « le reste », « les autres », sont comparés, assujettis. Cela apparaît d'autant plus clairement lorsque l'on parle de « droit à la différence », car la norme apparaît clairement comme un pouvoir auquel on va demander une autorisation[21].

Mode de production domestique[modifier | modifier le code]

Forgé par Christine Delphy dès 1970 dans « L'ennemi principal », le concept de mode de production domestique est vu comme le système économique principal d'exploitation des femmes, celui qui se cache derrière ce qu'on nomme dans le langage courant « tâches ménagères ».

En s'appuyant sur ses recherches sociologiques sur la transmission du patrimoine[22], elle met au jour un nouveau mode d'extorsion de travail, qui coexiste avec l'extorsion capitaliste. En effet, dans les exploitations rurales, à la mort du père, seul un des fils devient propriétaire de la terre puis, ses frères déshérités ainsi que son épouse vivent avec lui, sont entretenus par lui mais surtout travaillent gratuitement pour lui. En rappelant qu'historiquement la famille a toujours été un lieu de production économique, et continue de l'être de manière assez visible dans les sociétés rurales, chez les commerçants et artisans, et chez les médecins et avocats dont la femme fait régulièrement gratuitement le travail de secrétaire, elle redéfinit les tâches ménagères comme un travail productif et un cas particulier du travail domestique.

Il ne s'agit donc pas de se focaliser sur la nature des tâches effectuées (comme le ménage, la vaisselle, etc.), mais sur le rapport de production dans lequel elles ont lieu : qui travaille pour qui et dans quelles conditions[23]. Le mariage apparaît donc comme un contrat de travail par lequel le chef de famille – le mari – s’approprie tout le travail effectué par la femme en échange de son entretien[24].

Ce rapport d'exploitation, dans la mesure où l'écrasante majorité des femmes est mariée permet de définir les femmes en tant que classe. D'autant que les femmes qui vendent leur force de travail sur le marché de l'emploi pâtissent aussi de la situation, car les bas salaires qui leur sont réservés, et qui sont une conséquence de l'institution du mariage[25], les incitent à trouver un mari. Elles ont donc le choix entre la précarité ou alors le mariage ce qui revient à une double journée de travail.

De plus, à cette exploitation individuelle vient s'ajouter une exploitation collective des femmes par les hommes. Celle-ci apparaît notamment lors des divorces où la charge matérielle des enfants, qui faisait partie du travail gratuit effectué dans le cadre du mariage, continue de peser exclusivement sur les femmes et est redoublé de la charge financière. En réalité, cette responsabilité exclusive des femmes vis-à-vis des enfants, préexiste au mariage, dure pendant le mariage et y survit. Sur cette exploitation collective se greffe l’appropriation individuelle du travail d’une femme par son mari. En effet, il la rend « souhaitable » car si le mari s’approprie la force de travail de sa femme, participe en revanche à son entretien financier et à celui des enfants, et « allège » ainsi le fardeau de la femme[26].

Sexage[modifier | modifier le code]

Le sexage est le rapport social d'appropriation des femmes par les hommes tel que théorisé par Colette Guillaumin. Pour elle, ce n'est pas uniquement la force de travail des femmes qui est appropriée, mais leur corps tout entier. En cela, la situation des femmes serait donc plus proche de celle des serfs et des esclaves que de celle des prolétaires. Elle forge donc le terme « sexage » en référence aux termes « servage » et « esclavage ».

Elle distingue deux formes d'appropriation sociale des femmes : L'appropriation privée qui est l'expression légalisée de l'appropriation à travers l'institution du mariage. Elle se manifeste par la gratuité du travail que la femme effectue pour le mari, par la propriété du père sur les enfants dont le nombre n'est pas fixé à l'avance et par la prise de possession physique du corps de la femme, et son usage physique, que sanctionne en cas de « différend », la contrainte, les coups[27]. L'appropriation collective de la classe des femmes par celle des hommes, qui se manifeste dans le fait que toujours et partout, dans les circonstances les plus « familiales » comme les plus « publiques », on attend que les femmes (la femme, les femmes) fassent le nettoyage et l'aménagement, surveillent et nourrissent les enfants, balayent ou servent le thé, fassent la vaisselle ou décrochent le téléphone, recousent le bouton ou écoutent les vertiges métaphysiques et professionnels des hommes, etc.[18]. On peut aussi voir une manifestation de l'appropriation collective dans le harcèlement de rue, les femmes y étant vues comme des objets constamment disponibles que les hommes n'auraient qu'à aller piocher.

Cependant, comme dans tout système social, il y a des contradictions internes dans le sexage.

L'appropriation collective permet l'appropriation privée, pour « prendre femme » sans devoir en passer à chaque fois par le rapt ou la guerre, il faut que les hommes aient déjà solidement établi l’idée (et le fait) que les femmes sont évidemment disponibles pour le mariage[28], mais elle est aussi contredite par elle. En effet, si le mariage exprime le sexage, il le limite aussi en restreignant l'usage collectif d'une femme et en faisant passer cet usage à un seul individu. Cet homme prive du même coup les autres individus de sa classe de l'usage de cette femme déterminée, qui, sans cet acte, resterait dans le domaine commun[29].

Une seconde contradiction intervient entre l'appropriation des femmes, qu'elle soit collective ou privée, et leur ré-appropriation par elles-mêmes, leur existence objective de sujet social : c'est-à-dire la possibilité (en France depuis 1965) de vendre de leur propre chef, leur force de travail sur le marché classique[29].

D'après Guillaumin, ces deux contradictions commandent toute analyse des rapports de classes de sexe[30].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Monique Wittig, La pensée straight, Paris, Amsterdam, , « La catégorie de sexe », p. 43-50
  2. Monique WITTIG, Gille WITTIG, Marcia ROTHENBURG et Margaret STEPHENSON, « Combat pour la libération de la femme », L'Idiot international, no 6,‎ , p. 13-16 (lire en ligne)
  3. Christine Delphy, « Nos amis et nous », Questions féministes, no 1,‎ , p. 24-25 (lire en ligne)
  4. Christine Delphy, « L'ennemi principal », Partisan, nos 54-55,‎ (lire en ligne)
  5. Christine Delphy, « Pour un féminisme matérialiste », L'Arc, no 61,‎ , p. 61-67
  6. Christine Delphy, « Trente ans de Nouvelles Questions Féministes », Nouvelles Questions Féministes, no 30,‎ (lire en ligne)
  7. « Éditorial », Nouvelles Questions Féministes, no 1,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  8. « Éditorial », Nouvelles Questions Féministes, no 1,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  9. Christine Delphy, « Trente ans de Nouvelles Questions Féministes », Nouvelles Questions Féministes, no 30,‎ (lire en ligne)
  10. « Éditorial », Nouvelles Questions Féministes, no 1,‎ , p. 6-12 (lire en ligne)
  11. Diana Leonard, Sex in Question:French materialist feminism, Londre, Taylor & Francis, (lire en ligne)
  12. Stevi Jackson, « Pourquoi un féminisme matérialiste est (encore) possible – et nécessaire », Nouvelles Questions Féministes, no 28,‎ , p. 16-33 (lire en ligne)
  13. Line Chamberland, « In memoriam : Nicole Laurin (1943-2017), intellectuelle libre et engagée », Travail, temps, pouvoirs et résistances, no 30,‎ (lire en ligne)
  14. Jules Falquet, « La combinatoire straight. Race, classe, sexe et économie politique : analyses matérialistes et décoloniales », Cahiers de Genre, no HS n°4,‎ , p. 73-96 (lire en ligne)
  15. Questions Transféministes.
  16. Journée d’études : « Matérialismes trans ».
  17. « Editorial : Variations sur des thèmes communs », Questions féministes, no 1,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  18. a et b Colette Guillaumin, « Pratique du pouvoir et idée de Nature (2) Le discours de la Nature », Questions féministes, no 3,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  19. « Editorial : Variations sur des thèmes communs », Questions féministes, no 1,‎ , p. 16 (lire en ligne)
  20. Christine Delphy, L'ennemi principal, t. 2 : Penser le genre, Paris, Syllepse, coll. « Nouvelles Questions féministes », , « préface », p. 42
  21. « Question de différence », Questions féministes, no 6,‎ , p. 14-15 (lire en ligne)
  22. Christine Delphy, L'ennemi principal, t. 1 : Économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, coll. « Nouvelles Questions féministes », , « préface », p. 7
  23. Christine Delphy, L'ennemi principal, t. 1 : Économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, coll. « Nouvelles Questions féministes », , « Travail ménager ou travail domestique (1978) », p. 66
  24. Christine Delphy, L'ennemi principal, t. 1 : Économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, coll. « Nouvelles Questions féministes », , « Mariage et divorce (1974) », p. 123
  25. Christine Delphy, L'ennemi principal, t. 1 : Économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, coll. « Nouvelles Questions féministes », , « Mariage et divorce (1974) », p. 125
  26. Christine Delphy, L'ennemi principal, t. 1 : Économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, coll. « Nouvelles Questions féministes », , « Mariage et divorce (1974) », p. 133
  27. Colette Guillaumin, « Pratique du pouvoir et idée de Nature (1) L'appropriation des femmes », Questions féministes, no 2,‎ , p. 28 (lire en ligne)
  28. Jules Falquet, « La combinatoire straight. Race, classe, sexe et économie politique : analyses matérialistes et décoloniales », Cahiers de Genre, no HS n°4,‎ , p. 73-96 (lire en ligne)
  29. a et b Colette Guillaumin, « Pratique du pouvoir et idée de Nature (1) L'appropriation des femmes », Questions féministes, no 2,‎ , p. 22 (lire en ligne)
  30. Colette Guillaumin, « Pratique du pouvoir et idée de Nature (1) L'appropriation des femmes », Questions féministes, no 2,‎ , p. 30 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

  • Colette Capitan, La Nature à l'ordre du jour, 1789-1793, Paris, Kimé, 1993.
  • Christine Delphy, « L'Ennemi principal », Partisans, « Libération des femmes année 0 », 54-55, novembre 1970 ; rééd. Paris, Maspero.
    • « Pour un féminisme matérialiste », L'Arc, « Simone de Beauvoir et la lutte des femmes », 61, 1975, p. 61-67.
    • « Proto-féminisme et anti-féminisme », Les Temps Modernes, 346, mai 1975.
    • « Nos amis et nous », Questions Féministes, 1, novembre 1977.
    • Christine Delphy, « «LA PASSION SELON WITTIG» », Nouvelles Questions Féministes, nos 11/12,‎ , p. 149?156 (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2018).
    • « Penser le genre, quels problèmes ? », in Marie-Claude Hurtig et Marie-France Pichevin (dir.), Sexe et genre, de la hiérarchie entre les sexes, Paris, CNRS, 1991.
    • L'Ennemi principal 1, Économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, 1998.
    • L'Ennemi principal 2, Penser le genre, Paris, Syllepse, 2001.
    • et Chaperon Sylvie (dir.), Le Cinquantenaire du Deuxième sexe, Paris, Syllepse, 2001.
  • Colette Guillaumin, « Pratique du pouvoir et idée de nature », Questions féministes, 2-3, 1978.
    • Sexe, race et pratique du pouvoir : l'idée de nature, Paris, Côté-femmes, 1992.
  • Hurtig Marie-Claude, Kail Michèle et Rouch Hélène (dir.), Sexe et genre, de la hiérarchie entre les sexes, Paris, CNRS, 1991 ; réédition 2002.
  • Emmanuèle de Lesseps, "Variations sur un thème commun", Questions Féministes, 1, p. 7-12, novembre 1977.
    • « Le Fait Féminin : et moi ? », Questions Féministes, 5, février 1979.
    • « Hétérosexualité et féminisme », Questions Féministes, 7, février 1980.
    • « Sexisme et racisme - Les meurtres sexuels/sexistes », Questions Féministes, 7, février 1980.
    • « Le viol », Partisans, « Libération des femmes année zéro », 54-55, juil-oct 1970 ; rééd. F. Maspero, 1972.
    • « 3 ans de M.L.F. » (avec Claude Hennequin), Actuel, octobre 1972.
  • Nicole-Claude Mathieu, L'Anatomie politique. Catégorisations et idéologies du sexe, Paris, Côté-femmes, 1991.
    • (dir.), L'Arraisonnement des femmes, essais en anhropologie des sexes, Paris, EHESS, 1985.
  • Monique Plaza, « Pouvoir « phallomorphique » et psychologie de « La femme »», Questions Féministes, 1, 1978, p. 91-119.
    • L'Écriture et la folie, Paris, P.U.F., 1986.
  • Paola Tabet, La Construction de l'inégalité des sexes : des outils et des corps, Paris, L'Harmattan, 1998.
  • Monique Wittig, « La Pensée straight », Questions Féministes, 7, février 1980.
    • « On ne naît pas femme », Questions Féministes, 8, mai 1980.
    • « À propos du contrat social », in Didier Eribon (dir.), Les Études gay et lesbiennes, Paris, Centre Georges Pompidou, 1998, p. 57-64.
    • La Pensée straight (The Straight Mind and Other Essays, Boston, Beacon Press, 1992), Paris, Balland, 2001 (Modernes).

Sources secondaires[modifier | modifier le code]

  • Lisa Adkins et Diana Leonard, Sex in Question, French Materialist Feminism, Londres, Taylor & Francis, 1996.
  • Hennessy Rosemary et Ingraham Chrys (dir.), Materialist Feminism, New York et Londres, Routledge, 1997.
  • Helena Hirata, Françoise Laborie, Hélène Le Doaré et Danièle Senotier (dir.), Dictionnaire critique du féminisme, Paris, PUF, 2001.
  • Stevi Jackson, Christine Delphy, Londres, Sage "Women of Ideas", 1996.

Articles connexes[modifier | modifier le code]