Hydraulique

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L'hydraulique désigne la branche de la physique qui étudie la circulation des liquides sous pression, principalement l'eau ou huile.

Plus anciennement, l'hydraulique désignait la science qui enseigne à mesurer, à diriger et à élever les eaux. Les machines hydrauliques désignaient principalement les pompes employées à cet effet. L'hydraulique était alors du ressort du fontainier[1].

Champs d'études de l'hydraulique[modifier | modifier le code]

Les champs d'études qu'elle propose regroupent plusieurs domaines :

Historique[modifier | modifier le code]

Le mot hydraulique vient du mot grec ὑδϱαυλικός (hydraulikos) qui vient de ὕδϱαυλος qui signifie orgue à eau qui dérive à son tour de ὕδωϱ (eau) et de αὐλός (tuyaux).

Dans le monde méditerranéen, les premiers grands maîtres de cette science furent Héron d'Alexandrie et Ctésibios. Ainsi ce dernier perfectionna la clepsydre, inventa un monte-charge et un orgue hydraulique, l'Hydraule.

De manière générale, le fluide utilisé dans les systèmes hydrauliques (eau ou huile) est incompressible. Une pression est appliquée au fluide par l'intermédiaire d'un piston dans un cylindre, provoquant une pression équivalente sur un autre piston qui délivre l'énergie. Si la surface du second piston est supérieure à celle du premier, alors la force exercée par le second piston est supérieure à celle appliquée au premier piston. C'est le principe de la presse hydraulique, qui a été découvert en 1650 par Blaise Pascal et mis en application en 1785 par Joseph Bramah.

Un des fondateurs de l'hydraulique moderne a été Benedetto Castelli, élève de Galileo Galilei.

Système à air comprimé versus hydraulique[modifier | modifier le code]

La compression d'un gaz dégage de la chaleur, qui est une énergie perdue. Plus la pression est élevée, plus la chaleur dégagée est importante. Le rendement est donc plus faible.

Inversement, avec un liquide incompressible (huile, eau), la chaleur dégagée lors de la mise en pression n'est due qu'aux frottements (déplacement du liquide) et augmente peu avec la pression. On obtient donc des rendements largement supérieurs à ceux obtenus avec des systèmes à air comprimé.

La perte d'énergie due à la circulation d'un fluide dépend : de la longueur du conduit, du diamètre du conduit, des obstacles au déplacement du fluide, de sa vitesse, de la masse volumique du fluide (eau : 1 000 g/l ; air non compressé : 1,3 g/l).

Mais les fuites d'air ont souvent des effets négligeables, ce qui n'est pas le cas des fuites d'huile (pollution, risque d'incendie, etc.) ou des fuites d'eau (oxydation des pièces voisines, etc.).

Le réseau hydraulique[modifier | modifier le code]

Un réseau hydraulique est typiquement composé de :

  • réservoir ;
  • filtres ;
  • pompes ;
  • limiteur de pression (aussi appelé détendeur) ;
  • ballon anti coup de bélier (plus communément appelé "boule d'azote" dans le milieu agricole ou accumulateur de pression) ;
  • régulateur de débit ;
  • régulateur de pression ;
  • distributeurs et appareils de régulation ;
  • valves d'équilibrages ;
  • Clapet parachute (dans le domaine des ascensoriste) ;
  • limiteur de capacités ;
  • flexibles et conduites (en France, les conduites en plomb des années 1950 sont peu à peu remplacées par des conduites en polyéthylène haute densité couramment appelé PEHD) ;
  • clapet unidirectionnel ou bypass ;
  • récepteurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J.M. Morisot, Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages du bâtiment. Vocabulaire des arts et métiers en ce qui concerne les constructions (fontainerie), Carilian, 1814

Liens externes[modifier | modifier le code]