Brigueuil
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| Brigueuil | |
|---|---|
L'église Saint-Martial |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Charente |
| Arrondissement | Confolens |
| Canton | Confolens-Sud |
| Code commune | 16064 |
| Code postal | 16420 |
| Maire Mandat en cours |
Jacques Tondusson 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Haute-Charente |
| Démographie | |
| Population | 1 055 hab. (2008[1]) |
| Densité | 22 hab./km2 |
| Gentilé | Brigueillois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 190 m — maxi. 347 m |
| Superficie | 47,07 km2 |
Brigueuil (Briguelh en limousin, dialecte occitan) est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation et accès
Brigueuil est une commune de la Charente limousine limitrophe de la Haute-Vienne.
Elle est située à 16 km à l'est de Confolens et 8 km au nord de Saint-Junien. Elle est aussi à 9 km de Lesterps et d'Étagnac, 14 km de Chabanais, 34 km de Limoges et 64 km d'Angoulême[2].
La route principale desservant la commune est la D.30, route de Confolens à Saint-Junien, qui passe au bourg. D'autres routes départementales de moindre importance desservent aussi le bourg et irriguent la commune; la D.165, la D.350, la D.351.
La D.675 entre Saint-Junien et Bellac borde la commune à l'est. La N.141 entre Angoulême et Limoges, maillon de la route Centre-Europe Atlantique, passe à 2 km au sud de la commune en Haute-Vienne, et on y accède par Étagnac ou à l'est de Saint-Junien[3].
La gare la plus proche est celle de Saint-Junien, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.
L'aéroport de Limoges-Bellegarde est à 26 km.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Géologie et relief
Comme toute cette partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune de Brigueuil se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.
Le sous-sol d'une grande moitié orientale de la commune se compose essentiellement de granit. On trouve de la diorite dans un grand quart sud-ouest, et du gneiss à l'extrémité nord-est du territoire[4],[5],[6].
La commune de Brigueuil occupe un vaste plateau ondulé incliné vers l'ouest, dont l'altitude moyenne dépasse 250 m. Les altitudes s'étagent entre 190 m, dans la vallée du Goire en limite sud-ouest, et 347 m, près de Puyfragnoux au sud-est du bourg. Celui-ci est à environ 290 m d'altitude[3].
[modifier] Hydrographie
Le Goire, affluent de la Vienne à Confolens, prend sa source près de Villars et traverse la commune en direction de l'ouest. De nombreux petits affluents le rejoignent, dont le ruisseau de l'Étang de Brigueuil au nord du bourg, le ruisseau du Petit Boyat à l'ouest du bourg, et le ruisseau de l'Étang de Villars au sud de la commune.
Ces ruisseaux desservent de nombreux étangs, parfois disposés en chapelets. Les étangs de Brigueuil, de Pierre Brigueuil, de Roudareix, et l'Étang Neuf sont les plus notables[3].
[modifier] Végétation
La forêt de Brigueuil occupe un tiers du territoire communal[3].
[modifier] Histoire
Site défensif naturel et à la limite des provinces des Lémovices et des Pictaves, Brigueuil a été habité depuis la plus haute antiquité[7].
Deux lieux de peuplement protohistoriques sont situés au Roudarex et à Anglard.
Une villa gallo-romaine a été trouvée à Bussiéreix.
Le vicomté de Brigueuil, aux Ostafranc, appartient à la baronnie de Rochechouart depuis le XIe siècle.
Après qu'en 1365, de retour d'avoir rendu hommage au roi d'Angleterre, Louis Ostafranc se soit écrié "mort aux Anglais" la ville fut en récompense exemptée de taille et d'impôts royaux.
Brigueuil fut tenue par les protestants de 1567 à 1574.
Lors de la terreur, Brigueuil était à la famille Monstiers, très aimée de la population, qui ne fut pas inquiétée[8].
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1989 | 1995 | Roland Denis | SE | Pharmacien |
| 1995 | 2001 | Gilbert Thomas | SE | Retraité |
| 2001 | 2008 | Roland Denis | SE | Pharmacien |
| 2008 | Jacques Tondusson | SE | Retraité employé de préfecture | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Brigueuil depuis cette date :

[modifier] Pyramide des âges
[modifier] Économie
Une minoterie, construite en 1905 a arrêté son activité en 1936, puis a été modernisée en 1949 et s'est définitivement arrêtée en 1975[14].
La minoterie du Moulin Haut date de la fin du XIXe siècle et a été transformée en atelier de séchage pour les peaux de moutons et le cuir des mégisseries de Saint-Junien[15].
[modifier] Équipements, services et vie locale
[modifier] Enseignement
Brigueuil possède une école primaire comprenant six classes. Le secteur du collège est Confolens (collège Noël-Noël)[16].
[modifier] Vie culturelle
[modifier] La Rosière
Une tradition de la fin du XIXe siècle veut qu'une jeune fille soit désignée Rosière. La jeune Rosière est vêtue d'une robe blanche et se présente aux attractions festives du week-end : visite du village fortifié, fête foraine, bal, compétitions sportives...
À l'origine, la Rosière devait être née dans la commune, un Rosier était également élu (celui-ci devait être un agriculteur né dans la commune). Au fil des années, s'adaptant aux nouveaux modes de vie, une jeune fille vivant depuis au moins huit ans dans la commune peut être élue Rosière par le Conseil municipal. Les Rosiers ont fini par disparaître. Le week-end de Pâques reste l'évènement principal de la commune, accueillant de nombreux visiteurs et les médias locaux.
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Patrimoine religieux
L'église paroissiale Saint-Martial, construite à la fin de XIIe siècle et remaniée au XVe siècle a été inscrite monument historique en 1925[17].
Elle contient le gisant et enfeu de Marguerite de Chabot, épouse du vicomte de Brigueuil, Pierre de Reilhac, décédée en 1503, ainsi qu'une dalle funéraire datant de 1682. Ces objets sont classés monument historique au titre objet depuis respectivement 1911 et 1938[18].
La lanterne des morts du XIIe siècle située dans le cimetière est inscrite monument historique depuis 1932 en même temps qu'un mausolée lui aussi du XIIe siècle situé dans une grange du hameau de la Boulomie[19],[20].
[modifier] Patrimoine civil
Du donjon carré du XIe siècle qui comportait sept étages pour une hauteur de 41 mètres il ne reste qu'un étage après un effondrement partiel au XVIIIe siècle et une démolition en 1825.
Du château reste le portail Renaissance sculpté de feuilles d'acanthe et orné de fleurs et d'oiseaux[8].
On peut aussi trouver un menhir et deux tumuli au sud-ouest de la commune, près de la Vallade, sur le versant nord de la vallée du Goire[3].
[modifier] Patrimoine environnemental
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Notes et références
- Population municipale au 1er janvier 2008, consulté le 29 juin 2011
- Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
- Carte IGN sous Géoportail
- Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- Carte du BRGM sous Géoportail
- [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Oradour-sur-Glane » sur Infoterre, 1992. Consulté le 3 novembre 2011
- Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 96-99
- Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 84
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Evolution et structure de la population à Brigueuil en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Minoterie du Moulin Bas, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Minoterie du Moulin Haut, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles ». Consulté le 24 mars 2011
- Eglise St-Martial, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Brigueuil, sur la base Palissy, ministère de la Culture
- Lanterne des morts, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Mausolée, sur la base Mérimée, ministère de la Culture