Mouvement gothique

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Photographie à l'esthétique proche du gothique (noir et blanc, mise en valeur de la peau, importance du flou) mettant en scène une jeune fille habillée selon les canons de cette mouvance.

Le mouvement gothique est un courant de contre-culture apparu entre la fin des années 1970 et le début des années 1980 au Royaume-Uni, après les mouvements musicaux punk et post-punk.

Il s'est en partie inspiré du cinéma expressionniste allemand, du fantastique et du roman gothique. Le mouvement et son esthétique se sont propagés sous des formes diverses en Europe et aux États-Unis.

Musique[modifier | modifier le code]

Racines et influences[modifier | modifier le code]

À la fin des années soixante, Lou Reed et son groupe The Velvet Underground insufflent un côté sombre dans leur musique qui les distingue alors nettement du mouvement hippie. Lorsque Lou Reed débute sa carrière solo quelques années plus tard en 1972, le mouvement glam rock est en pleine ascension en Angleterre avec comme figures de proue Marc Bolan et David Bowie. Ces deux derniers chanteurs se crêpent les cheveux et anticipent le look punk qui apparaîtra dès 1976. Parallèlement à ce courant glam et dans une démarche très différente, la chanteuse d'origine allemande Nico reçoit le qualificatif « gothique » par la presse[1] dès 1971[2]. Mais pour le critique Simon Reynolds, Alice Cooper est le "véritable parrain" du rock gothique de par "la théâtralité et l'humour noir" qu'il utilisait dès le début des années 1970[3].

Groupes précurseurs[modifier | modifier le code]

Après l'explosion du mouvement punk en 1976 et 1977 sont apparus au Royaume-Uni des groupes étant à la fois influencés par ce mouvement mais aussi par le rock tourmenté de la fin des années 1960, celui du Velvet Underground, des Doors et des Stooges. Ces nouveaux groupes post-punk mélangent l'urgence du punk avec une recherche musicale plus poussée, expérimentant dans des directions nouvelles. Les deux principaux sont Joy Division et Siouxsie and the Banshees qui ont tous les deux débuté en 1976.

Groupes gothiques[modifier | modifier le code]

Le terme gothique est employé dans la presse anglaise comme un "terme abusif", pour parler du groupe Bauhaus qui est apparu sur la scène musicale trois années plus tard en 1979[4]. Les formations The Cure[5], Birthday Party[6], Killing Joke et Virgin Prunes, vont adopter ce genre dès 1980. On ne parle pas encore de musique « gothique », bien que ce terme ait été ponctuellement employé par des journalistes pour qualifier la musique de ces groupes et celle de Joy Division ou Siouxsie and the Banshees, mais pour certains de « cold wave ».

Durant cette période, certains groupes adoptent un style, une apparence et des thèmes semblables qui seront qualifiés plus tard de « gothiques » par leur noirceur et leur théâtralité. En février 1981, l'adjectif gothique apparaît pour la première fois dans le titre d'un article intitulé "The face of Punk Gothique", publié dans le magazine musical anglais Sounds[7]. À l'apogée de cette scène, le critique Paul Rambali rappelle dans le magazine The Face qu'il y avait "plusieurs caractéristiques gothiques fortes" dans la musique de Joy Division[8].

Article détaillé : Rock gothique.

En 1983, le NME publie en février un numéro spécial sur un nouveau genre musical coïncidant avec l'arrivée de nouveaux groupes. Leur style est exclusivement centré sur une musique sombre. Le groupe Southern Death Cult est mis en avant dans cet article. La scène gothique va regrouper les formations The Sisters of Mercy, Play Dead et Specimen. Leur ascension coïncide avec l'ouverture du club Batcave à Londres (avec comme figures connues Nick Cave et Marc Almond). En France, des soirées Sébales ont lieu à Paris (à l'Opera Night le jeudi soir). La majorité de ces groupes a pour originalité de jouer sans batteur ; ils utilisent à la place une boite à Rythme. Ce sera notamment le cas des March Violets, Red Lorry Yellow Lorry, Skeletal Family et des Cocteau Twins. Le label de ces derniers, 4AD, signe plusieurs groupes comme Dead Can Dance, Clan of Xymox, This Mortal Coil, Pale Saints ou Ultra Vivid Scene. Vers la même période apparaît, en Californie, une scène « death rock », pendant américain du rock gothique britannique, avec en tête de file, Christian Death. Le terme « batcave » est alors le plus employé pour désigner les groupes du mouvement.

Émergence en tant que mouvement[modifier | modifier le code]

Après avoir été appliqué d'abord pour qualifier une musique, puis pour qualifier les groupes qui la pratiquaient, le terme « gothique » finit par être donné aux personnes suivant ces groupes. À la fin de l'année 1983, le mouvement gothique a son existence propre. Il devient indépendant du punk. L'attribution du nom « gothique » à cette scène permet d'attirer un public plus important, réceptif à ce type de musiques.

L'année 1985 marque un tournant au Royaume-Uni, avec la séparation de plusieurs groupes comme Bauhaus, UK Decay, Sex Gang Children ou de Southern Death Cult (qui se renomme The Cult). Plusieurs formations plus rock arrivent sur le devant de la scène avec notamment The Mission UK[9] ou Fields of the Nephilim. D'autres groupes des premiers temps évoluent vers des directions plus pop ou new wave, comme Siouxsie and the Banshees et The Cure. Le groupe Birthday Party séparé, leur chanteur Nick Cave évolue désormais avec Nick Cave and the Bad Seeds, vers un côté plus blues tout en gardant un attrait pour le catholicisme et ses symboles religieux. Dans ses textes, Nick Cave continue de s'intéresser à la bible et à la notion de péchés.

Il émerge également à cette période des groupes produisant une musique lyrique et mélancolique, souvent inspirée de world music et de poésie romantique. Dead Can Dance et This Mortal Coil commencent alors à avoir plus de succès.

Le déclin puis le renouveau venu d'Allemagne[modifier | modifier le code]

La deuxième moitié de la décennie 1980 vit un déclin du mouvement gothique au Royaume-Uni, certainement imputable à un manque de créativité des groupes restant en activité, malgré quelques sursauts ponctuels comme le remix de Temple Of Love des Sisters of Mercy avec la participation de Ofra Haza. À la fin de la décennie 1980 et au début des années 1990, l'Allemagne qui, jusqu'ici, n'avait produit que peu de groupes d'importance (hormis entre autres Xmal Deutschland, Malaria!), voit surgir une vague de nouveaux artistes (et leur public) qui sera cataloguée sous le vocable « dark wave », sans toutefois que celui-ci ne revête une identité artistique particulière. Dans ce mouvement, certains demeurent (tout d'abord) dans la droite ligne du rock gothique le plus orthodoxe comme Love Like Blood ou Garden of Delight alors que d'autres teintent leurs racines gothiques d'Electro et de musique industrielle (Project Pitchfork, Deine Lakaien, Girls Under Glass). Le groupe emblématique de ce véritable « revival » de la scène gothique : Das Ich, projet électronique puisant son inspiration dans la culture allemande, utilisant entre autres des références bibliques (Kain und Abel, Jericho) ou philosophiques (Die Propheten, Gottes Tod).

Le mouvement aujourd'hui et le rapprochement avec les scènes électronique et industrielle[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1980, l'avènement de la techno rend dépassé tout mouvement ou référence apparentés au rock, les reléguant du devant de la scène à l'état de scènes alternatives, les disques deviennent plus difficiles à trouver, les concerts sont plus rares et les salles plus petites.

L'avènement de l’électronique à l’esprit gothique a ensuite évolué. Grâce à l’héritage culturel et musical du rock indus, des groupes allemands tels que Diary of Dreams renversent l’innocence figée du mouvement techno. Depuis la deuxième moitié des années 2000, à en croire le nombre de soirées dédiées et le nombre de formations musicales, l’électro défigurative ou l'électro gothique est très appréciée de la nouvelle génération, dite aussi « Cyber » du mouvement gothique. Quelques groupes tels que EXT!ZE, X-RX, Noisuf-X, Detroit Diesel ou encore Suicide Commando se sont établis comme groupes phares de la sous-culture cyber-gothique.

Culture[modifier | modifier le code]

Esthétique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mode gothique.
La photographe Viona Ielegems au festival Wave-Gotik-Treffen en 2005, dans une tenue empreinte du romantisme.
Le modèle Lady Amaranth portant une tenue élaborée en vinyle.

Parmi les constantes esthétiques du mouvement on observe l'usage du noir. Il s'agirait notamment à symboliser la marque du passage du temps, une sorte de mélancolie éternelle, la prégnance du romantisme noir, l'époque médiévale, victorienne ou encore l'imaginaire fantastique. Les symboles fréquents sont le corbeau (liberté, solitude), la chauve-souris (romantisme noir).

Dans les canons de l'esthétique gothique, la vision du corps est fréquemment transfigurée. Il existe une forme d'idéalisation esthétique corporelle qui fait que le corps devient un lieu de recherche artistique à part entière. Ce qui est mis en valeur dans cette vision du corps est souvent en rupture avec les canons de la société. Tout est entretenu au millimètre près: coiffure, maquillage, vêtements, bijoux. L'humain devient une œuvre d'Art en perpétuelle mutation.

Cinéma (du plus récent au plus ancien)[modifier | modifier le code]

Stricto sensu le gothique au cinéma fait référence à un sous genre du cinéma fantastique qui prend son essor avec les films produit par la Hammer. Quelques films comme le Nosferatu de Murneau, et les classiques du film d'horreur de la Universal sont considérés comme les précurseur de ce genre. Terence Fisher réalise plusieurs classiques du gothique britannique sur les thèmes de Dracula et Frankenstein. Aux États-Unis, cette tendance est représentée par Roger Corman qui adapte les nouvelles d'Edgar Poe, en Italie Mario Bava poursuit cette esthétique du film d'horreur, en mettant en vedette Barbara Steele. Dans les années 1970 le genre décline pour laisser place au Gore et au Slasher. Dans les années 1990 Tim Burton renouvelle le genre en lui rendant hommage.


Littérature[modifier | modifier le code]

Auteurs ayant un lien direct avec le mouvement[modifier | modifier le code]

Auteurs dont le mouvement se réclame[modifier | modifier le code]

Éditeurs[modifier | modifier le code]

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

Artistes appréciés bien que n'ayant pas de lien direct avec le mouvement :

Arts photographiques[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Rock
Metal[10]
Electro

Spiritualité[modifier | modifier le code]

Dans ses fondements, le mouvement gothique n'a pas de lien direct avec aucune religion en particulier. S'il n'est pas rare de rencontrer des gothiques se réclamant d'une confession religieuse, on observe généralement une attitude assez critique vis-à-vis des religions établies. L'agnosticisme et l'athéisme sont des tendances fortement représentées.

Aussi, malgré des similitudes esthétiques avec les groupes de black metal qui peuvent dans certains cas être apparentés au satanisme, le mouvement gothique ne saurait y être assimilé[11], ce qui n'empêche pas pour autant que certains gothiques puissent se réclamer du satanisme de façon individuelle. Cet amalgame est dû au fait que les deux mouvements, détournent des symboles religieux et spirituels.

Dans les deux cas, ce détournement de symboles, souvent judéo-chrétiens (crucifix, soutane, étoile de David) est fréquemment présenté comme étant une forme de critique de ces dogmes.

On peut noter que certains gothiques (ou assimilés) se passionnent pour l'ésotérisme et/ou l'occultisme. Il est donc possible de rencontrer des individus ayant développé des croyances bien spécifiques, comme le paganisme ou la wicca.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Simon Reynolds "From the Velvets to the void". The Guardian. 16 mars 2007. "The Marble Index is less folk than volk. It's Gothick, not in the corny white-face-and-eyeliner sense, but harking back to something pre-Christian and atavistic."
  2. Reynolds, 2005, p. 420
  3. (en) Simon Reynolds. "A life less lived" Reynoldsretro. "More than Bowie or Bolan, though, it was Alice Cooper who was the true ungodly godfather of Goth, his grisly theatrics and black humor blazing the trail for the likes of Christian Death and Specimen".
  4. Reynolds, 2005, p. 420.
  5. Reynolds, 2005, p. 429.
  6. Reynolds, 2005, p. 431.
  7. Steve Keaton. "The face of Punk Gothique". Sounds. 21 février 1981
  8. Paul Rambali. "A Rare Glimpse Into A Private World". The Face. juillet 1983. "Curtis' death wrapped an already mysterious group in legend. From the press eulogies, you would think Curtis had gone to join Chatterton, Rimbaud and Morrison in the hallowed hall of premature harvests. To a group with several strong gothic characteristics was added a further piece of romance."
  9. (en)Steve Huey, The Mission biography, Allmusic, Consulté le 22-12-2012, citation: le style goth rock est répertorié
  10. Malgré une ressemble esthétique avec certain groupe de Black metal utilisant notamment le corpse paint. Le Black metal ne prend pas ses sources à travers la culture gothique.
  11. "Tracks" : reportage sur le wave gothic Leipzig festival. Arte tv. Juin 1999

Presse et webzines[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

  • Transmission Magazine
  • Crawling Tunes Magazine

Belgique[modifier | modifier le code]

  • Side-Line

Espagne[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Portugal[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

  • Subculture Magazine

États-Unis[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres francophones[modifier | modifier le code]

  • Carnets Noirs : Acte 1, La scène internationale de Mario Glénadel, Christophe Lorenz, Stéphane Leguay, Olivier Steing et Alyz Tale (Éditions : K-Inite - 2003 - ISBN 2-915551-01-4)
    livre sur le mouvement gothique (musique, culture, histoire). (site web)
  • Gothic : la culture des ténèbres de Gavin Baddeley (Éditions : Denoel - 2004 - ISBN 2-207-25625-1)
    Un panorama de la culture gothique des origines à nos jours qui explore tous les aspects du cinéma, de la musique, de la littérature, du body-art et de la mode vestimentaire (traduction française du livre Goth Chic: A Connoisseur's Guide to Dark Culture).
  • Les Goths : Petit précis d'ethnologie urbaine de The Crobard (Éditions : K-Inite - 2004 - ISBN 2-915551-00-6)
    livre parodique et humoristique sur les goths et le mouvement gothique.
  • Goth : Le romantisme noir de Baudelaire à Marylin Manson, ouvrage collectif sous la direction de Patrick Eudeline (Éditions : Scali - 2005 - ISBN 2-35012-024-4)
  • Génération Extrême - 1975-1982, du punk à la cold-wave de Frédéric Thébault (Éditions : Camion Blanc - 2005 - ISBN 2-910196-94-1)
    ouvrage présentant un panorama des mouvements musicaux de l'époque, comprenant un chapitre sur les débuts du mouvement gothique. (site web).
  • Le Milieu gothique : Sa construction sociale à travers la dimension esthétique de Antoine Durafour (Éditions : Le Manuscrit - 2005 - ISBN 2-7481-5794-X)
  • Carnets Noirs : Acte 2, La scène francophone de Christophe Lorentz, Mario Glénadel, Stéphane Leguay, Olivier Camus, Ambre, Alyz Tale, Yannick Blay, Max Lachaud, Rose Vignat, Olivier Badin, Cyril Adam et Olivier Steing (Éditions : E-dite - 2006 - ISBN 2-84608-177-8)
    livre sur le mouvement gothique francophone (musique, culture, histoire). (site web)
  • Obskure Opus I : Chroniques des Musiques Sombres du Collectif Emmanuel Hennequin (Auteur), Nicolas Pingnelain (Auteur), Samuel Étienne (Auteur), Max Lachaud (Auteur), Frederick Martin (Auteur), Sylvain Nicolino (Auteur), Marjory Salles (Auteur), Stéphane Burlot / Jeanne Saint-Julien (Photographies) de Mick Mercer (Préface) (Éditions : K-Inite - 2007 - ISBN 2-915551-08-1)
    Consacré aux musiques dark au sens le plus large du terme (Gothic, Darkwave, Indus, Electro, Metal, Ambient...), ce premier volet aborde en profondeur l'itinéraire de certains artistes clefs comme de mouvements entiers.
  • Le Dictionnaire gothic de Patrick Eudeline et Gabriel Gay (Éditions : Scali - 2007 - ISBN 2-35012-188-7)
  • Le cinéma gothique un genre mutant de Valérie Palacios (Éditions : Camion Noir - 2009)

Livres anglophones[modifier | modifier le code]

  • Simon Reynolds. "Rip It Up and Start Again: Postpunk 1978-1984". Chapitre 22: "Dark Things: Goth and the Return of Rock." London: Faber and Faber, 2005. ISBN 0-571-21569-6
  • Gothic Rock : Black Book de Mick Mercer (Éditions : Omnibus Press - 1988 - ISBN 0-7119-1546-6)
  • All You Need to Know About Gothic Rock de Mick Mercer (Éditions : Pegasus Publishing - 1991 - ISBN 1-873892-01-2)
  • Gothic Rock de Mick Mercer (Éditions : Cleopatra Records - 1993 - ISBN 0-9636193-1-4)
  • Hex Files : The Goth Bible de Mick Mercer (Éditions : B.T. Batsford Ltd - 1996 - ISBN 0-7134-8033-5 / Overlook Press - 1997 - ISBN 0-87951-783-2)
  • Gothic: Four Hundred Years of Excess, Horror, Evil and Ruin de Richard Davenport-Hines (Éditions : North Port Press - 1999 - ISBN 0-86547-590-3)
  • 21th Century Goth Book de Mike Mercer (Éditions : Reynolds & Hearn - 2002 - ISBN 1-903111-28-5)
  • Goth Chic : A Connoisseur's Guide to Dark Culture de Gavin Baddeley (Éditions : Plexus Publishing - 2002 - ISBN 1-85973-600-9)
  • Goth : Identity, Style and Subculture de Paul Hodkinson & Fabrice Virgili (Éditions : Berg Publishing - 2002 - ISBN 0-85965-308-0 / ISBN 1-85973-605-X)
  • The Dark Reign of Gothic Rock : In The Reptile House with The Sisters of Mercy, Bauhaus and The Cure de David Thompson (Éditions : Helter Skelter Publishing - 2002 - ISBN 1-900924-48-X)
  • The Goth Bible : A Compendium For The Darkly Inclined de Nancy Kilpatrick (Éditions : Plexus Publishing - 2004 - ISBN 0-85965-365-X)
  • What is Goth? de Voltaire (Éditions : Weiser Books - 2004 - ISBN 1-57863-322-2)
  • Paint It Black : A guide to Gothic Homemaking de Voltaire (Éditions : Weiser Books - 2005 - ISBN 1-57863-361-3)

Livres germanophones[modifier | modifier le code]

  • Die Gothics - Weiß wie Schnee, Rot wie Blut und Schwarz wie Ebenholz de Klaus Farin & Kirsten Wallraff (Éditions : Thomas Tilsner Verlag - 1999 - ISBN 3-933773-09-1)
  • Gothic! de Peter Matzke & Tobias Seeliger (Éditions : Schwarzkopf & Schwarzkopf - 2000 - ISBN 3-89602-332-2)
  • Gothic 2 de Peter Matzke & Tobias Seeliger (Éditions : Schwarzkopf & Schwarzkopf - 2002 - ISBN 3-89602-396-9)
  • Das Gothic- und Dark Wave-Lexicon : Die schwarze Szene von A -Z de Peter Matzke & Tobias Seeliger (Éditions : Schwarzkopf & Schwarzkopf - 2003 - ISBN 3-89602-522-8)
  • Schattenwelt Helden und Legenden des Gothic Rock de David Thompson (Éditions : Medium Buchmarkt GmbH - 2004 - ISBN 3-85445-236-5)
  • Das Charisma des Grabes - Stereotyp und Vorurteile in Bezug auf jugendliche Subkulturen am Beispiel der Schwarzen Szene de Roman Rutkowski (Éditions : Books on Demand GmbH - 2004 - ISBN 3-8334-1351-4)
  • Schwarze Szene. Live-Fotografie 2003 - 2005 de Tim C. Rochels (Éditions : Schwarzkopf & Schwarzkopf - 2005 - ISBN 3-89602-636-4)
  • Die Welt der Gothics - Spielräume düster konnotierter Transzendenz de Klaus Neumann-Braun & Axel Schmidt (Éditions : Vs Verlag - 2005 - ISBN 3-531-14353-0)

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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