Nosferatu le vampire

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Nosferatu le vampire

Titre original Nosferatu, eine Symphonie des Grauens
Réalisation Friedrich Wilhelm Murnau
Scénario Henrik Galeen
d'après Bram Stoker
Acteurs principaux
Sociétés de production Prana Film Berlin GmbH
Pays d’origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Horreur
Sortie 1922
Durée 94 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Nosferatu le vampire (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens[1] en version originale) est un film muet allemand réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau sorti en 1922, adapté du roman Dracula, bien qu'il fût non autorisé par les ayants droit.

C'est pour cette raison que certains noms et détails ont été changés par rapport au roman. Le comte Dracula devient ainsi le comte Orlok. Le film fit l'objet d'un procès intenté par la veuve de l'écrivain, qui aboutit en 1925 à un jugement exigeant la destruction de toutes les copies illicites. Jugement qui ne fut pas appliqué ; plusieurs copies circulèrent dès les années 1930 aux États-Unis et en France[2].

Il ne s'agit pas de la première adaptation filmée du roman de Bram Stoker, une première adaptation du roman intitulée Drakula avait été réalisée auparavant par le cinéaste hongrois Karoly Lajthay (le film est considéré comme perdu)[2],[3]. C'est un des premiers films d'horreur, genre dont Murnau est un des pionniers, et un des grands chefs-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Wisborg[4] en 1838[5], Thomas Hutter, un jeune clerc de notaire ayant fait un heureux mariage avec Ellen, doit partir pour la Transylvanie afin de vendre une propriété au comte Orlok qui désire avoir une résidence dans la ville. Après un périple sur une terre d’ombres, le jeune homme est accueilli au sein d’un sinistre château par le comte. Durant la transaction, Orlok aperçoit une miniature d’Ellen qui le fascine et décide d’acquérir le bâtiment – proche de la maison du couple – qui lui est proposé. Hutter, hôte du comte, ne tardera pas à découvrir la véritable nature de celui-ci. Alors Nosferatu cheminera vers sa nouvelle propriété, répandant dans son sillage une épidémie de peste. Ellen, bientôt en proie aux mains griffues de Nosferatu qui la convoite, laissera le comte faire d’elle sa victime et sacrifie son sang au vampire pour sauver la ville frappée par la peste.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Château d’Orava où a été tourné le film

Scénario[modifier | modifier le code]

Le scénario, adapté du Dracula de Bram Stoker paru en 1897, prend plusieurs libertés par rapport à cette œuvre. Tout d’abord, il y a un changement de lieu puisque l'action se passe dans la ville imaginaire de Wisborg au lieu de Londres. La ville fictive de Wisborg est largement inspirée des villes de Wismar et de Lübeck où les scènes ont été tournées. Les noms des personnages ont été aussi modifiés par rapport au roman : Jonathan Harker devient Thomas Hutter, Mina Murray devient Ellen, Dracula devient le comte Orlok, Renfield devient Knock. Ces modifications ont été motivées par le faible budget dont disposait le film et qui lui interdisaient le versement des droits d’auteur. Ensuite, Nosferatu se présente à Hutter sous forme d’un loup-garou (ici représenté sous la forme d’une hyène brune), s’inspirant ainsi de L’Invité de Dracula, premier chapitre retiré du roman original et publié sous forme d’une nouvelle quelques années plus tard. Enfin, la lumière du jour peut tuer le vampire (alors que dans le roman, Dracula se promène à Londres, en pleine journée). Néanmoins, la trame narrative est respectée.

Tournage[modifier | modifier le code]

La maison de Hutter á Lübeck en 1909

Le tournage a débuté en juillet 1921 et la plupart des scènes se déroulant dans la ville fictive de Wisborg ont été tournées dans les villes de Wismar et de Lübeck. On peut y voir notamment la place du marché de Wismar avec la Wasserkunst et des monuments comme l'église Heilingen-Geist-Kirche ainsi que la Wassertort. C'est au grenier à sel de Lübeck (Salzspeicher), abandonné à l'époque, que furent tournées les scènes où l'on voit la maison achetée par le comte Orlok à Wisborg. D'autres scènes ont été tournées à Lauenburg, Rostock et Sylt.

L'équipe de tournage se déplacera ensuite en Slovaquie, dans les Carpates pour filmer les scènes censées se dérouler en Transylvanie. Le château d'Orava va servir de décor pour le château du comte Orlok. Des lieux situés à proximité du château serviront pour le tournage comme la ville de Dolný Kubín où Hutter fait une halte lors de son voyage, la rivière Váh, où a été tourné le voyage en radeau avec les cercueils. Les Hautes Tatras serviront aussi de décor représentant la Transylvanie[9].

Technique[modifier | modifier le code]

Murnau a recouru à des effets spéciaux, tels le stop-motion (comme lorsque Nosferatu sort du bateau) ou l’utilisation de l’image en négatif (lors du trajet de la calèche, quand Hutter se rend en Transylvanie). Le film est également originellement teinté. Le jaune est employé pour signifier le jour et la lumière artificielle ; le vert/bleu, la nuit ; et le rose pour le lever ou le coucher du soleil[10]. Le film ayant été entièrement tourné de jour, ces couleurs donnent un repère visuel qui complète les indices contextuels (présence de bougies ou de lampes allumées ; indications dans les intertitres).

Musique[modifier | modifier le code]

La partition de Hans Erdmann étant réputée perdue dans son état d'origine, elle est reconstituée par le musicologue berlinois Berndt Heller et interprétée par un orchestre de chambre pour la première fois le 20 février 1984 au festival de Berlin à l'occasion de la présentation de la copie restaurée sous la supervision de Enno Patalas (de). La version originale pour orchestre symphonique a, quant à elle, été jouée en février 1987 au Gasteig de Munich par l'Orchestre symphonique de Munich sous la direction de Heller, en accompagnement d'une nouvelle version teintée[11].

C'est cette partition, complétée des dernières découvertes de la musicologue Gillian B. Anderson à la Bibliothèque du Congrès en 1994[12] et interprétée par l'Orchestre symphonique de la radio (de) de Saarbrücken toujours sous la direction de Berndt Heller, qui accompagne la version restaurée de 2005.

En dehors de la partition de Hans Erdmann, d'autres compositeurs ont proposé leurs musique originale au film de Murnau :

Accueil[modifier | modifier le code]

En 1929, à l’occasion d’une ressortie parisienne du film, invisible depuis 1922, les surréalistes s’y rendent en « grande cérémonie ». Georges Sadoul déclara : « Pendant quelques semaines, nous nous sommes répété, comme une expression pure de la beauté convulsive, ce sous-titre français : Passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre. »[réf. nécessaire]

Procès pour plagiat[modifier | modifier le code]

Directement adapté du Dracula de Bram Stoker, les libertés apportées au scénario ne parvinrent cependant pas à empêcher le procès intenté par Florence Stoker, la veuve de l'auteur, contre Prana Film (entre 1922 et 1925). En juillet 1925, les copies et les négatifs sont détruits. En octobre 1925, alors que la British Film Society demande à Florence Stoker de patronner un festival de cinéma à Londres, celle-ci apprend avec stupeur que Nosferatu fait partie des films programmés. Elle engage par conséquent un nouveau procès destiné à défendre ses droits sur l’œuvre de son défunt mari. En 1928, Universal Pictures acquiert les droits du roman Dracula et les adaptations cinématographiques. Sur demande de Florence Stoker, la copie est expédiée aux États-Unis par la British Film Society pour y être détruite (1929). En 1937, après la mort de Florence Stoker, apparaissent des copies cachées (Allemagne, États-Unis, Angleterre). On assiste en 1960 puis en 1972 à une diffusion en salles de ces copies cachées. En 1984, l’œuvre intégrale est restaurée.

Restauration[modifier | modifier le code]

La version originale teintée de 1 967 m a subi de nombreuses coupes et dégradations dès les années qui ont suivi sa sortie, en raison notamment de la substitution par chaque distributeur des intertitres allemands par des cartons dans la langue de leur pays. Le film a ainsi été principalement exploité dans une version noir et blanc d'environ 1 562 m[19].

Une première restauration a été entreprise en 1981 à l'initiative du Munich Filmmuseum sous la supervision d'Enno Patalas, à partir de copies partielles noir et blanc, notamment la seconde version française (sortie à Paris le 24 février 1928) détenue par la Cinémathèque suisse et une version sonore non autorisée par Murnau, agrémentée de scènes supplémentaires par le producteur Waldemar Roger (de) et sortie le 16 mai 1930 à Vienne sous le titre de Die Zwölfte Stunde (« La Douzième Heure »), conservée par la Cinémathèque française[19]. Les intertitres ont été reconstitués d'après une copie de la Staatlichen Filmarchiv (de) de RDA. Cette version de 1 733 m (env. 80 min.) a été présentée le 5 juin 1981 à la Cinémathèque française[20].

Une copie teintée à l'aide de filtres, dans l'esprit de la version originale, est projetée pour la première fois au festival de Berlin le 20 février 1984, accompagnée par la musique d'Erdmann[20],[11].

En 1985, le spécialiste de Murnau Luciano Berriatúa, de la Filmoteca Española, découvre une copie teintée de la première version française dans les archives de la Cinémathèque française. Dégradée et lacunaire, elle sert néanmoins de modèle à une nouvelle copie teintée conforme aux souhaits de Murnau[19]. Cette version de 1 910 m (env. 92 min.) est projetée pour la première fois du 1er au 5 février 1987 à la salle Carl-Orff du Gasteig de Munich, toujours accompagnée par la musique d'Erdmann[20]. Elle est diffusée pour la première fois à la télévision le 29 décembre 1988 sur la ZDF à l'occasion du centenaire de la naissance de Friedrich Wilhelm Murnau mais avec une nouvelle partition de Hans Posegga[11].

En 1994, dans le cadre du « projet Lumière » soutenu par la Communauté européenne, la Cineteca de Bologne entreprend un nouveau travail de restauration sous la supervision de Luciano Berriatúa, à partir d'un négatif de la première version teintée de la Cinémathèque française, complété par deux copies nitrates de première génération, d'un négatif de la seconde version et d'un positif de la version de 1930, une copie positive teinté étant finalement tirée selon le procédé mis au point par Noël Desmet de la Cinémathèque royale de Belgique[19]. Cette version, enrichie d'une trentaine de plans sur les 522 (soit plus de 400 m de pellicule)[19], est présentée en 1995 au festival de Cannes, au festival Il Cinema ritrovato de Bologne et au London Film Festival[11],[19].

En 2005, Transit Film, le Friedrich Wilhelm Murnau Stiftung et le Bundesarchiv-Filmarchiv financent la numérisation complète du film confiée au laboratoire L'immagine ritrovata de Bologne toujours sous la supervision de Luciano Berriatúa. La base principale de cette ultime restauration est la copie nitrate avec intertitres français de 1922 conservée par la Cinémathèque française, complétée par un contretype de 1939 d'une copie tchèque des années 1920 et de la version de 1930 de la Cinémathèque française. La plupart des intertitres et inserts allemands sont issus d'un contretype de 1962 détenu par le Bundesarchiv/Filmarchiv, les manquants ayant été reconstitués par la société berlinoise Trickwilk dans le respect de la typographie originale[11],[21].

Sorties vidéo[modifier | modifier le code]

  • 21 juillet 1998 : Image Entertainment (États-Unis), 80 min. (18 i/s), musique de Timothy Howard (orgue), intertitres anglais, copie teintée non originale (transfert du laserdic de 1991)
  • 22 février 2000 : Elite Entertainment (États-Unis), 64 min. (24 i/s), musique de Peter Schirmann, intertitres anglais, copie noir et blanc
  • 2 janvier 2001 : Image Entertainment (États-Unis), 80 min. (18 i/s), musiques de Timothy Howard (orgue)/The Silent Orchestra, intertitres anglais, copie teintée non originale (remasterisation du DVD de 1998)
  • 22 janvier 2001 : Eureka Video (Royaume-Uni), 92 min. (18 i/s), musique d'Art Zoyd, intertitres anglais, copies sépia + noir et blanc (restauration de 1981)
Restauration de 1995
  • 23 novembre 1999 : Film sans frontières (France), 92 min. (18 i/s), musique de Galeshka Moravioff, intertitres allemands, copie teintée (restauration de 1995) + 60 min (24 i/s), musique de Galeshka Moravioff, intertitres français, copie noir et blanc (version Atlas années 1950)
  • 21 janvier 2002 : British Film Institute (Royaume-Uni), 92 min. (18 i/s), musique de James Bernard, intertitres allemands, copie teintée
  • 24 septembre 2002 : Kino Video (États-Unis), 93 min. (18 i/s), musiques d'Art Zoyd/Donald Sosin, intertitres anglais, copie teintée
Restauration de 2005
  • 24 octobre 2007 : MK2 (France), 94 min. (18 i/s), musique d'Hans Erdmann, intertitres allemands, copie teintée
  • 19 novembre 2007 : Eureka Entertainment (Royaume-Uni), 93 min. (18 i/s), musique d'Hans Erdmann, intertitres allemands, copie teintée
  • 20 novembre 2007 : Kino Video (États-Unis), 93 min. (18 i/s), musique d'Hans Erdmann, intertitres allemands/anglais, copie teintée

Sources[22],[20],[23]

Le personnage de Nosferatu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nosferatu (personnage).

Bien qu'inspiré d'un autre personnage, en l'occurrence le Comte Dracula du roman Dracula de Bram Stoker, Nosferatu a marqué les mémoires au point de devenir lui-même une icône du cinéma. C'est ainsi que de nombreux hommages lui ont été rendus, à commencer par le film Nosferatu, fantôme de la nuit de Werner Herzog. En effet, on peut considérer Nosferatu comme un personnage à part entière, son caractère et son apparence physique étant radicalement différents de son modèle.

Remake et influences[modifier | modifier le code]

  • Le réalisateur Tobe Hooper s’est inspiré de l’aspect du vampire de Murnau pour le monstre de son film, Les Vampires de Salem, sorti en 1979 et basé sur un roman de Stephen King.
  • Quasiment tous les films de Tim Burton font une référence plus ou moins explicite à ce film : scène finale de la fenêtre dans Edward aux mains d'argent, nom du « méchant » dans Batman, le défi (Max Shreck, qui jouait le comte Orlok dans le film de Murnau)…
  • En 2000, E. Elias Merhige réalise une adaptation romancée du tournage du film intitulée L'Ombre du vampire (Shadow of the Vampire). Il reprend notamment la légende selon laquelle l’acteur incarnant Nosferatu, Max Schreck, était un authentique vampire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Litt. « Nosferatu, une symphonie de l'horreur »
  2. a et b Jean Pierre Piton, « L'éternel retour de Dracula », L'Écran Fantastique n°130 janvier 1993 p. 21
  3. cependant, les auteurs Alain Pozzuoli (1997) dans Dracula (1897-1997): guide du centenaire et James Craig Holte (1997) dans Dracula in the Dark: The Dracula Film Adaptations ne savent pas si il s'agit d'une adaptation du roman de Stocker ou bien d'une biographie filmée de la vie de Vlad Tepes
  4. Wisborg est une ville fictive qui n'a rien à voir avec la ville allemande de Wismar dont l'ancien nom suédois est Wisborg
  5. Et non à Brême comme le laisse entendre la version française[réf. nécessaire].
  6. À la vitesse originale de 18-20 images par seconde. Certaines versions en 24 i/s, comme la copie française noir et blanc des années 1950 éditée par Films sans frontières en 1999, n'excèdent pas les 60 min.
  7. Le Matin, 27 octobre 1922, p.4, col. 3, sur Gallica
  8. « En voulez-vous de l'épouvante ? » La Presse, 29 octobre 1922, p.1, sur Gallica
  9. (en) Martin Votruba, « Nosferatu (1922), Slovak Locations. » Slovak Studies Program, University of Pittsburgh.
  10. Le cycle des couleurs dans Nosferatu
  11. a, b, c, d et e (de) Jens Geutebrück, Grabstein für Max Schreck : Nosferatu
  12. Nosferatu, eine Symphonie des Grauens sur cinemusic.de
  13. (de) Clemens Ruthner, « Vampirische Schattenspiele: F.W. Murnaus Nosferatu » in Stefan Keppler et Michael Will, Der Vampirfilm: Klassiker des Genres in Einzelinterpretationen, Könighausen & Neumann, Würzburg, 2006, p. 29-54
  14. Nosferatu, eine Symphonie des Grauens (BO) sur le site du label discographique Hi-Hat Records
  15. Utilisée pour l'édition DVD Films sans frontières sortie en 1999. Cf. Site officiel de Galeshka Moraviof
  16. « Nosferatu en création française » sur classiquenews.com, 3 février 2008.
  17. Entretien avec James Bernard, Soundtrack Magazine no 58, 1996
  18. Site officiel
  19. a, b, c, d, e et f Enno Patalas, « Unterwegs zu Nosferatu. Vorstellung einer Rekonstruktion » in Filmblatt no 18, juillet 2002
  20. a, b, c et d Nosferatu, eine Symphonie des Grauens sur celtoslavica.de
  21. Nosferatu, eine Symphonie des Grauens sur filmhistoriker.de
  22. Home Video : Nosferatu sur Silent Era
  23. Comparaisons des éditions Image (2001)/Kino Video (2002) et Euréka/Kino Video (2007)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nosferatu (découpage et textes), L'Avant-scène cinéma no 228, Paris, 1979
  • Michel Bouvier, Jean-Louis Leutrat, Nosferatu, préface de Julien Gracq, Les Cahiers du cinéma, Gallimard, Paris, 1981
  • Lotte Eisner, F. W. Murnau, le Terrain vague, 1964 ; réédition Ramsay, 1987
  • (de) Enno Patalas, « Unterwegs zu Nosferatu, Brief an Lotte H. Eisner », Film-Korrespondenz nos 5-6, 13 mars 1984, pp. 20-24.
  • (de) Loy Arnold, Michael Farin, Hans Schmid, Nosferatu, Eine Symphonie des Grauens, éd. Belleville, Munich, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]