Ambrose Bierce

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Ambrose Bierce

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Ambrose Bierce par J. H. E. Partington

Nom de naissance Ambrose Gwinnett Bierce
Activités Écrivain
Naissance 24 juin 1842
Horse Cave Creek, Ohio, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 1913 au Mexique
inconnu

Œuvres principales

Ambrose Gwinnett Bierce est né aux États-Unis le 24 juin 1842 à Horse Cave Creek dans l'Ohio, serait mort approximativement en 1913 (peut-être le 26 décembre) dans la ville de Chihuahua au Mexique[réf. souhaitée]. C'est un écrivain et journaliste américain.

Il est essentiellement connu comme l'auteur du Dictionnaire du Diable et de nouvelles d'humour noir, relevant fréquemment du genre fantastique[1], dont la plus célèbre est Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek.

Parcours[modifier | modifier le code]

Enfant de pionniers et d'origine modeste, il est autodidacte et exerce très tôt divers petits métiers ; il entre dans une école militaire mais n'y reste qu'un an.

Il est âgé de 19 ans lorsque la Guerre de Sécession éclate. Il s'engage dans le neuvième régiment de volontaires d'Indiana et devient officier dans le camp des Nordistes. Il est promu lieutenant en 1863. Blessé à la tête à la bataille de Kennesaw Mountain le 23 juin 1864, il est démobilisé en 1865 à la fin de la guerre. Son expérience des combats et les images de carnages marqueront profondément tous ses futurs écrits.

Il émigre alors vers l'Ouest et travaille au News-Letter & California Advertiser de San Francisco où il tient une rubrique satirique. Il acquiert une solide réputation de plume acerbe et devient rédacteur en chef à 26 ans. Il se marie en 1871, et publie sa première nouvelle la même année, puis part chercher fortune en Angleterre. Son séjour frise l'échec, il rentre amer aux États-Unis en 1875 où il exerce divers métiers avant de revenir au journalisme. Il est rédacteur au journal Wasp à partir du 1881 et y publie ses premières définitions qui vont constituer son futur Dictionnaire du Diable qui sera publié en 1906. Il est embauché par William Randolph Hearst, magnat de la presse, en 1887 et débute une longue et fructueuse collaboration. Son activité de nouvelliste l'occupe également beaucoup. Il corrige ses écrits dans différents recueils  : Histoires de soldats et de civils en 1891, De telles choses sont-elles possibles ? et Histoires négligeables en 1893.

Il est moins heureux dans sa vie privée : son premier fils meurt à la suite d'un duel au revolver avec un rival amoureux 1889, il quitte sa femme en 1891 et son deuxième fils décède en 1901 des suites de son alcoolisme.

On ne connaît pas avec précision la date ni les circonstances de sa mort. Il serait allé rejoindre à l'âge de 71 ans les rangs de l'armée du Nord de Francisco Villa pendant la guerre civile qui suivit la révolution mexicaine de 1910 et n'aurait jamais été revu. Carlos Fuentes a écrit un roman, "le Vieux gringo", où il imagine ce qu'a pu être cette épopée.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Avec une grande liberté, les producteurs Tarantino et Rodriguez dans le dernier volet de la trilogie cinématographique "Une nuit en enfer" ont imaginé, sur une trame scénaristique dite fantastique, le dernier chapitre de la vie de l'écrivain.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bierce en 1892

Livres[modifier | modifier le code]

  • Cobwebs from an Empty Skull (1874)(Les Fables de Zambri,
  • Tales of Soldiers and Civilians (aussi intitulé In the Midst of Life) (1891)
  • The Monk and the Hangman's Daughter (Le Moine et la fille du bourreau) (1892)
  • Can Such Things Be? (De telles choses sont-elles possibles?) (1893)
  • Fantastic Fables (Fables fantastiques) (1899)
  • 1911 : Dictionnaire du Diable (The Devil's Dictionary) - publié pour la première fois sous le titre The Cynic's Word Book en 1906
  • Collected Works (1909)
  • Write It Right (1909)
  • A Horseman in the Sky, A Watcher by the Dead, The Man and the Snake (1920)
  • The Staley Fleming's Hallucination

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Bierce a écrit près d'une centaine de nouvelles, très souvent sur la mort de l'individu et son absurdité. Parmi celles-ci, on peut citer, parmi les nouvelles du recueil Morts Violentes consacré aux horreurs de la Guerre de Sécession :

Citations et aphorismes[modifier | modifier le code]

  • Une connaissance, c'est quelqu'un qu'on connaît assez pour lui emprunter de l'argent, mais pas assez pour lui en prêter.

Extraits du Dictionnaire du diable :

  • Abstinent : Personne faible qui cède à la tentation de se refuser un plaisir.
  • Evangéliste : porteur de bonnes nouvelles, particulièrement (dans un sens religieux) de celles qui assurent notre propre salut et la damnation de nos voisins.
  • Frontière : En géographie politique, ligne imaginaire entre deux nations, séparant les droits imaginaires de l'une des droits imaginaires de l'autre.
  • Immigrant : Individu mal informé qui pense qu'un pays est meilleur qu'un autre.
  • Irréfléchi : Insensible à la valeur de votre conseil.
  • Patience : forme mineure de désespoir, déguisée en vertu.
  • Politesse : Forme la plus acceptable de l'hypocrisie.
  • Présidence : Le cochon le plus gras du champ de la politique.
  • Raison : propension au préjugé.
  • Bien-être : état d'esprit produit par la contemplation des ennuis d'autrui.
  • Égoïste : une personne de mauvais goût, plus intéressée à elle-même qu'à moi.
  • Les tableaux sont les représentations en deux dimensions des choses inintéressantes en trois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Plusieurs des récits fantastiques d’A. Bierce sont résumés et analysés par H.P. Lovecraft dans Supernatural Horror in Literatur (en), 1927 (Épouvante et surnaturel en littérature, trad. B. Da Costa, éd. U.G.E., coll. « 10/18 » n° 583, 3ème trimestre 1971).