The Cult

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

The Cult

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

The Cult en novembre 2010

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Post-punk (début)
Hard rock (par après)
Années actives 1983—présent (avec un break en 1995 et en 1999
Labels Beggars Banquet
Atlantic Records
Roadrunner Records
Site officiel www.thecult.us
Composition du groupe
Membres Ian Astbury
Billy Duffy
John Tempesta
Mike Dimkitch
Chris Wyse
Anciens membres Les Warner
Ray Mondo
Nigel Preston
Jamie Stewart
Mark Brzezicki
Kid Chaos
John Webster
Chris Taylor
Eric Singer
Mickey Curry
Matt Sorum
Todd Hoffman
James Kottak
Charley Drayton
Michael Lee
Kinley Wolfe
John Sinclair
Craig Adams
Scott Garrett
Martyn LeNoble
Billy Morrison

The Cult (créé sous le nom de Southern Death Cult) est un groupe de rock anglais formé à Bradford en Angleterre durant l'année 1981. Au fil des années, le groupe a régulièrement changé de line-up, à l'exception du chanteur Ian Astbury et du guitariste Billy Duffy, compositeurs du groupe.

Dans ses plus jeunes années, le groupe apparaît comme un progéniteur du post-punk, scène musicale qui se développe alors fortement en Angleterre à la suite du punk-rock, en perte de vitesse. Le style musical du groupe est rapidement associé par les médias au rock gothique, mais peut-être un peu trop vite car le groupe a aussi été très influencé par la culture des natifs américains, le rock psychédélique ou les Doors[1].

Après avoir « déménagé » à Londres, The Cult sort l’album Love qui lui fait gagner un large public, en atteignant la 4ème place des charts en Angleterre avec des singles tels que She Sells Sanctuary et Rain. Après quoi, le groupe s’éloigne de ce son pour migrer vers la musique du moment, le hard rock. Avec l’album Electric et le single Love Removal Machine, il perce en Amérique du Nord. Son album de 1989 Sonic Temple se révèle un énorme succès commercial.

Mais le groupe défraye également la chronique à cause de l'abus d'alcool de ses membres et la tension omniprésente dans les coulisses au début des années 1990. En 1995, le groupe se sépare à cause d'un problème (non-dévoilé) survenu pendant la tournée Sud-Américaine. The Cult se reforme ensuite de 1999 à 2002, produisant l'album Beyond Good and Evil. En 2006, le groupe se reforme à nouveau pour une série de concerts à travers le monde, dont un certain nombre ont été enregistrés pour la postérité par InstantLive.

En octobre 2007, le groupe sort Born Into This sur le label Roadrunner Records label[2]. Avant la sortie de l’album, le groupe a joué en festival et en salle en tête d’affiche et a fait la première partie des Who en Europe durant l’été 2007, avant d'enchaîner une tournée américaine.

Les Débuts[modifier | modifier le code]

Southern Death Cult[modifier | modifier le code]

L’origine du groupe remonte à 1981, à Bradford, Yorkshire, où le chanteur et compositeur Ian Astbury forme un groupe : “Southern Death Cult”[3].

Ian est alors accompagné par Buzz Burrows (guitare), Barry Jepson (basse) et Aki Nawaz Qureshi (batterie). Leur premier concert a lieu au Queen's Hall dans leur ville d’origine, Bradford, le 29 octobre 1981[4]. Le groupe est alors au premier plan d’un nouveau style de musique émergeant, un genre entre post-punk et rock gothique (aussi connu sous le nom de “positive-punk”). Très tôt, ils obtiennent des critiques élogieuses dans la presse et parmi les amateurs de musique[4].

La même année, le groupe signe sur le label indépendant Situation Two, une ramification de Beggars Banquet Records ; c’est sur ce label qu’ils sortent leur premier single : Moya. Le groupe tourne ensuite à travers l’Angleterre seul en tête d’affiche ou aussi avec Bauhaus et Theatre of Hate[4]. Le groupe joue son dernier concert à Manchester en février 1983, ce qui signifie que le groupe se sépare après seulement seize mois d'existence. Une compilation a été éditée sous le nom de Southern Death Cult, collection de singles, radio sessions avec John Peel pour Radio One et performances live – une d'elle a été enregistrée par une membre du public avec un enregistreur de cassettes[4].

Death Cult[modifier | modifier le code]

En avril 1983, Ian Astbury rencontre le guitariste Billy Duffy (ex The Nosebleeds, Lonesome No More et Theatre of Hate) et ils forment le groupe Death Cult. Astbury et Duffy sont rejoints par le bassiste Jamie Steward et le batteur Raymond Taylor Smith (plus tard connu en tant que Ray Mondo), venus du groupe post-punk Ritual. Death Cult délivre son premier concert à Oslo en Norvège fin juin 1983 et tourne à travers l’Europe. En septembre 1983, Mondo a été renvoyé dans son pays d’origine (Sierra Leone) et a été remplacé par Nigel Preston de Theatre of Hate. Le single « God’s Zoo » sort en octobre 1983, suit une tournée européenne pendant tout l'automne. Pour se débarrasser de l’étiquette « gothique » qu'il trouve limitative, le groupe modifie alors son nom et devient « The Cult » en janvier 1984, juste avant une apparition dans le programme « The Tube » de Channel 4.

The Cult[modifier | modifier le code]

Le premier album studio de The Cult a été enregistré aux “Rockfield Studios” de Monmouth en 1984. L’enregistrement devait être produit à la base par Joe Julian, mais après avoir enregistré les pistes de batterie, le groupe a décidé de le remplacer par John Brand.

Le groupe y a enregistré les chansons qui allaient plus tard devenir Butterflies, (The) Gimmick, A Flower in the Desert, Horse Nation, Spiritwalker, Bad Medicine (Waltz), Dreamtime, With Love (connue plus tard sous les noms Ship of Fools et Sea and Sky), Bone Bag, Too Young, 83rd Dream... et une inconnue, dont on ne sait pas ce qu’elle est devenue. Des chansons comme Horse Nation montrent comme Astbury était très intéressé par la culture amérindienne.

Le 4 avril 1984, The Cult sort le single Spiritwalker, qui a été en première position des charts indépendants en Angleterre, suivi par un second single : Go West. Suit la sortie de l’album Dreamtime en septembre, qui a été atteint la 21e place du top album et s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires en Angleterre.

Le 12 juillet 1984, le groupe joue 5 chansons en live à la “BBC Maida Vale 5 studio”, qui marque sa reconnaissance. Puis The Cult tourne intensément à travers l’Europe et l’Angleterre avant d’enregistrer un autre single, Resurrection Joe (UK #74), sorti en décembre de la même année, et une grande tournée en première partie de Big Country est ensuite programmée. Elle sera suivie par une tournée européenne en 1986 avec Sisterhood (devenu The Mission) en première partie.

Résumé[modifier | modifier le code]

Formé initialement en 1981 par son chanteur Ian Astbury sous le nom de "Southern Death Cult" qui sortit plusieurs singles, le groupe accède à la reconnaissance sous l'appellation "Death Cult" avec l'adjonction du guitariste Billy Duffy (ex Theatre of hate).

Évoluant un temps dans la mouvance gothique, la formation se forge une nouvelle identité autour de ses deux leaders naturels, Astbury et Duffy, qui allient des qualités musicales et un look supérieurs à la moyenne, leur permettant de se détacher du lot des nombreux groupes évoluant sur les scènes londoniennes. Elle adopta en 1983 l'appellation épurée de "The Cult", moins morbide et plus fédératrice.

Le premier album, Dreamtime (1984), comportait une influence new wave encore dominante et peut être perçu comme un disque transitoire. Dans Love (1985), s'effectue la mue en rock psychédélique avec des riffs plus marqués et des solos plus présents qui servent des compositions solides non dénuées de mélodies, tels les morceaux Nirvana, Phoenix, She sells sanctuary, Brother wolf, sister moon.

L'apparence des musiciens est alors assez hybride : chemises à jabots ou psychédéliques, coupe punk pour Duffy, cheveux longs avec tresses pour Astbury, bijoux à sautoirs, breloques et insignes divers pour tous, les clips faisant, quant à eux, la part belle au revival psychédélique.

L'album suivant, qui aurait dû s'appeler Peace, est enregistré aux studios Manor par Steve Brown et s'inscrit par ses arrangements dans la lignée de Love. Toutefois, à l'écoute des bandes, le producteur Rick Rubin recommande une autre optique plus hard rock avec des rythmiques plus lourdes et carrées et obtient le principe d'un ré-enregistrement intégral[réf. nécessaire].

Ces nouvelles bandes conduiront à la parution de l'album Electric (1987), qui fait entrer The Cult dans le panthéon des groupes hard rock[5] avec des morceaux comme Wild Flower, Lil'Devil et Love removal machine, celles enregistrées aux studios Manor présentant des versions plus fluides paraissant dans des éditions spéciales sous le nom de Manor sessions.

Bob Rock produira le disque suivant, Sonic Temple (1989), dans lequel la transformation en groupe hard rock se poursuit, Billy Duffy endossant le rôle du « guitar hero », cheveux blonds tombant sur les yeux, vêtu de cuir et la Gibson en avant, tandis qu'Astbury développe celui du chanteur charismatique.

L'album permet au groupe de conquérir les États-Unis et de poursuivre avec son album Ceremony (1991), plus apaisé, faisant apparaître des influences proches de The Doors, tant sur le plan musical que sur les thématiques (les indiens et le chamanisme).

À l'occasion, Astbury profite de son audience pour jammer avec de nombreux groupes, dont les psychédéliques garage de The Fuzztones avec lesquels il fait plusieurs concerts. De ces prestations, la reprise live de Down on the streets (The Stooges) est gravée sur un maxi (1990), puis les images paraissent quelques années plus tard sur un DVD (LSD 25 de The Fuzztones, 2005).

Alors qu'autour de Duffy et Astbury la formation change régulièrement, le duo poursuit sa carrière avec un single produit de nouveau par Rick Rubin, The Witch, qui sera intégré dans la compilation Pure Cult (1993), puis avec un album réalisé par Bob Rock, The Cult (1994).

En 1995, Ian Astbury part former The Holy Barbarians, mettant temporairement fin à son association avec Billy Duffy.

En 1999, Duffy et Astbury, soutenus par le batteur Matt Sorum, reforment The Cult et participent à la bande originale du film 60 secondes chrono, puis enregistrent pour la compilation Stoned immaculate (the music of the doors) (2000) la reprise de Wild Child, tandis que sur cette même compilation Ian Astbury prête sa voix aux musiciens des Doors pour le seul morceau Touch me, démontrant aux membres originaux sa capacité à compenser l'absence de Jim Morrison.

Bob Rock produit l'album Beyond Good and Evil (2001) qui marque le retour de The Cult. La tournée qui suit cette parution a fait l'objet d'un DVD : Live Cult music without fear (2002).

À partir de 2003, la carrière de The Cult est de nouveau mise entre parenthèses, Astbury acceptant de participer au projet de reformation de The Doors avec Robbie Krieger et Ray Manzarek sous les appellations successives de The Doors of 21th Century puis Riders of the storm.

Le même Ian Astbury apparaîtra parmi les invités de la reformation des MC5 en 2003 sur le DVD Sonic revolution : celebration of MC5.

Le groupe est signé le 29 mai 2007 par le label Roadrunner Records et enregistre Born Into This, qui sort en octobre 2007. Le single Dirty Little Rock Star sort quant à lui le 13 août 2007. Une tournée européenne a lieu en juin 2007 et le groupe se produit à plusieurs reprises en première partie des Who. Le 2 octobre 2009, le groupe se produit au Bataclan pour un concert ("LOVE LIVE") reprenant essentiellement l'album Love et les titres phares des albums suivants.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stephen Thomas Erlewine, « The Cult - Biography », Allmusic (consulté le 2007-01-15)
  2. Gail Worley, « Biography », Site officiel de John Tempesta,‎ octobre 2006 (consulté le 2007-01-15)
  3. « The Southern Death Cult », Deathrock.com (consulté le 2007-01-15)
  4. a, b, c et d « Southern Death Cult », Red Sun Press (consulté le 2007-01-15)
  5. Voir historique du groupe dans le magazine D-Side d'octobre 2007.