Dead Can Dance

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Dead Can Dance
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Concert à Munich en 2005

Pays d’origine Angleterre Angleterre
Australie Australie
Genre(s) Ethereal wave (Heavenly Voices)
Darkwave(débuts)
Dream Pop
New Age
World Music
Années actives 19811998 / 2005
Site Web site officiel Dead Can Dance
Anciens membres Lisa Gerrard
Brendan Perry

Dead Can Dance est un groupe britannico-australien composé essentiellement de la contralto, Lisa Gerrard (née le 12 avril 1961 à Melbourne, Australie) et du baryton, Brendan Perry (né le 30 juin 1959 à Londres, Royaume-Uni). Formé en 1981 à Melbourne, le groupe s'est séparé en 1998 mais s'est reformé en 2005 pour une tournée mondiale.

Dead Can Dance a été l'un des fers de lance du label discographique indépendant britannique 4AD, avec d'autres groupes tels que Bauhaus, les Cocteau Twins, les Pixies, This Mortal Coil ou les Throwing Muses.

Les deux membres fondateurs, Brendan Perry et Lisa Gerrard, ont développé leur propre univers, évoluant de la cold wave originelle vers des musiques d'inspiration liturgiques et médiévales aux sonorités incantatoires voire magiques, avant d'aboutir à une musique plus folklorique aux emprunts nord-africains, sud-américains ou asiatiques.

Sommaire

[modifier] Biographie

En 1981 à Melbourne, Brendan Perry fonde Dead Can Dance avec Simon Monroe (batterie) et Paul Erikson (basse), rapidement rejoints par Lisa Gerrard que Brendan a rencontré alors qu'ils se produisent tous les deux dans des clubs locaux. Le nom du groupe évoque un masque aborigène, apparemment macabre mais qui devait symboliser la capacité des choses "inanimées" à devenir animées (comme les instruments de musique par exemple...). En 1982, le groupe déménage à Londres, dont la scène leur paraît plus propice à l'ambition d'une musique non conventionnelle. Simon Monroe étant resté en Australie, le trio recrute le batteur Peter Ulrich, qui habite le même lotissement dans l'East End londonien et c'est avec lui qu'ils enregistrent des démos qu'ils envoient à des maisons de disque. La première année semble très difficile pour les musiciens, qui vivent d'allocations chômage. En 1983, Paul Erikson est remplacé à la basse par Scott Rodger. Le groupe est augmenté dans la même année de James Pinker aux percussions, mais il semble bien que la création musicale procède déjà essentiellement de Brendan et Lisa.

Les démos ayant intéressé Ivo Watts Russell du label 4AD, Dead Can Dance se voit offrir l'opportunité de faire deux fois la première partie du groupe Xmal Deutschland en juin et juillet 1983. Les prestations de Dead Can Dance sont convaincantes, et Ivo signe le groupe et leur permet d'entrer en studio pour enregistrer en septembre. En novembre, Dead Can Dance assure la première partie de Cocteau Twins sur une tournée de 7 dates, puis enregistre une session à la BBC pour John Peel.

Leur premier album Dead Can Dance, sort en février 1984. Il marie les influences rock de Perry avec celles plus mystiques et classiques de Gerrard. Ainsi se côtoient morceaux cold à la basse doucereuse (A passage in time) avec Perry au chant, à des morceaux plus enlevés et éthérés comme Ocean ou Musica Eternal. C'est aussi l'apparition de percussions, chose assez inhabituelle dans le paysage sonore de l'époque et ajoutant à l'ambiance cérémoniale de l'album.

Les premières rentrées financières permettent à Brendan Perry de faire l'acquisition d'un synthétiseur-échantillonneur et d'une boîte à rythmes. Il se lance immédiatement dans la composition de morceaux avec des sons de cuivres, de cordes et des percussions d'orchestre. Ivo Watts Russell leur alloue également plus de temps de studio, et les confie aux bons soins d'un nouveau producteur, John A. Rivers.

Leur second opus, Spleen and Ideal est une référence aux poètes et symbolistes du XIXe siècle, en particulier à Charles Baudelaire, dont le recueil Les Fleurs du Mal comporte un chapitre intitulé Spleen et idéal. L'ambiance générale est plus intimiste, plus sombre, l'instrumentation rock laisse place aux partitions classiques (violon, violoncelle, timbale). La voix de Lisa Gerrard est plus travaillée et plus discernable. La tournée étonne le public, peu habitué à ces ambiances mystiques et magiques, qui tranchent avec la new wave de l'époque, ou encore les atmosphères de concerts gothiques.

Les Dead Can Dance développent encore cette thématique de musique éthérée en produisant Within the Realm of a Dying Sun. Cet album navigue entre morceaux mystiques comme Anywhere out of the world et atmosphériques Summoming of the Muse.

Puis avec The Serpent's Egg, leur quatrième album, ils multiplient les influences et les mélanges. L'émergence du style médiéval se fait sentir dans Orbis de Ignis ou Chant of the Paladin et la musique religieuse baroque dans Ulysses ou Severance.

Aion continue dans cette voie baroque et joue dans le registre de la musique liturgique de la Renaissance.

Dead Can Dance poursuivra ses explorations musicales avec Into the Labyrinth et Spiritchaser, plus influencés par les musiques du monde et les percussions tribales.

Parallèlement et par la suite, ils suivront chacun une carrière solo et multiplieront les collaborations : Denez Prigent, CoEx, Elijah's Mantle, Pieter Bourke

C'est en 1998, en pleine préparation de leur nouvel album, que le groupe décide de se séparer pour divergence sur la ligne à suivre sur les nouveaux enregistrements. Seul un titre resurgira de ses sessions, il s'agit de The Lotus Eaters présent sur l'anthologie Dead Can Dance 1981-1998 (sorti en 2001), ainsi que la compilation Wake (sortie en 2003).

Lisa Gerrard a développé sa propre mélopée aux accents mélancoliques, et est internationalement reconnue depuis sa participation à nombre de bandes originales de films de qualité (Heat, 1995 ; Nadro, avec Pieter Bourke, 1998 ; The Insider, avec Pieter Bourke, 1999 ; Gladiator, avec Hans Zimmer et Klaus Badelt, 2000 ; Ali, avec Pieter Bourke, 2001 ; Mission Impossible II (participation), 2001 ; La Chute du faucon noir, avec Hans Zimmer, 2002 ; Whale Rider, 2002 ; Tears of the Sun, avec Hans Zimmer, 2003 ; et bien d'autres participations...)[1] Son langage construit de toute pièces comme un espéranto de la World Music.

Brendan Perry a plus modestement écrit Eye of the Hunter et collaboré aux projets ci-dessus cités.

2005 marque la reformation du groupe avec une tournée d'adieu européenne et nord-américaine. L'occasion de découvrir de nouvelles compositions telles que Saffron ou Hymn For The Fallen. Cette tournée fera l'objet de la sortie de la plupart des concerts en double album en tirage limité.[2],[3]

En 2008, dix ans après leur séparation, a eu lieu la réédition et remasterisation de tous les albums officiels sortis chez 4AD. Dans un premier temps en juin 2008, est sortie la collection "Audiophile Edition", éditée au Japon par Warner en association avec 4AD à quelques milliers d'exemplaires (6000 pour les albums, 3000 pour Garden of the Arcane Delights), proposant dans un format SACD luxueux chaque album dans son format d'origine dans une pochette cartonnée réplique du vinyle 33 tours.[4] La liste des morceaux de chaque album respecte celle des vinyles. C'est ainsi que Garden of the Arcane Delights a fait l'objet d'une sortie séparée, et que Into The Labyrinth inclus les titres Spirit et Bird ; la compilation A Passage in Time n'étant pas rééditée. En novembre 2008, les albums remasterisés sont sortis au format CD en boitier Super Jewel Case. La liste des morceaux, cette fois-ci, est la même que pour la sortie au format CD d'origine. La remasterisation a été effectuée par le célèbre studio Mobile Fidelity Sound Lab.[5]
Cette même année, le label Vinyl 180 a quant à lui commencé une réédition de luxe au format vinyle. Les premières sorties sont Dead Can Dance et Spleen and Ideal.[6].

[modifier] Discographie

[modifier] Albums

[modifier] EP

  • Garden of the Arcane Delights (EP 4 titres, 1984, 4AD) : les 4 titres sont incorporés à la version CD de l'album Dead Can Dance

[modifier] Compilations

[modifier] Collaborations

  • It'll End in Tears (This Mortal Coil, 1984, 4AD)
  • Lonely Is an Eyesore (Compilation 4AD, 1987, 4AD)
  • Baraka (Bande originale du film, 1992, Milan)

[modifier] Filmographie et vidéographie

[modifier] Sujet de roman

Le roman La mort peut danser[8] de Jean-Marc Ligny paru en 1999 est librement inspiré de l'imaginaire musical de Dead Can Dance ainsi que de la vie des artistes du groupe ; les héros du roman, Bran et Lyz, font référence de façon transparente à Brendan et Lisa. Lisa Gerard a d'ailleurs officiellement dédicacé le roman.

Le roman raconte la vie du groupe de rock La mort peut danser dont la chanteuse, Lyz, semble en proie à des crises psychiques au cours desquelles elle interprète des mélopées aussi troublantes qu'inspirées. Les chants de Lyz renvoient à ceux de la dernière barde irlandaise morte sur le bûcher des sorcières au Moyen Âge.

[modifier] Notes

  1. Cf. D-Side n° 26, janv./févr. 2005, pp. 36 à 41
  2. Site sur les albums sortis suite à la tournée de 2005
  3. Ecouter un titre de la tournée 2005 sur le site officiel
  4. Extrait du blog MySpace de Dead Can Dance informant de la réédition des albums
  5. Site Officiel présentant les rééditions de 2008
  6. Vinyl 180 : Site du label effectuant les rééditions des albums au format vinyl
  7. Ou le public se trouvait assis, calmement, applaudissant respectueusement la formation symphonique, comme à un concert de musique classique
  8. Jean-Marc Ligny. La mort peut danser. 1999. Paris. Denoël. Coll. Présence du fantastique.

[modifier] Liens externes

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