Marc Bolan

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Marc Bolan

Nom de naissance Marc Feld
Naissance 30 septembre 1947
Hackney, Londres
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Décès 16 septembre 1977 (à 29 ans)
Barnes, Londres
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale Musicien
Chanteur
Guitariste
Présentateur de Télévision
Genre musical Rock britannique, glam rock
Instruments Guitare
Années actives 1967 - 1977
Labels EMI
Site officiel www.marc-bolan.com

Marc Bolan, de son vrai nom Mark Feld (né le 30 septembre 1947, mort le 16 septembre 1977 à Barnes, Londres), était un chanteur, guitariste, parolier et compositeur britannique, connu pour avoir été le leader du groupe T. Rex. Au début des années 1970, il a été l'un des principaux représentants du glam rock, à l'instar de David Bowie et Bryan Ferry de Roxy Music.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un chauffeur de camions, Bolan grandit dans l'Angleterre d'après-guerre à Hackney, à l'est de Londres puis à Wimbledon. Il s'enthousiasme pour le rock and roll de Gene Vincent et Chuck Berry à un âge précoce. À l'âge de neuf ans, Bolan reçoit sa première guitare et intègre un groupe de skiffle peu de temps après. En pleine adolescence, il quitte l'école « par consentement mutuel » pour rejoindre brièvement une agence de mannequins. Il y devient un « John Temple Boy », un mannequin qui figure dans les catalogues de vêtements pour hommes. À l'âge de 17 ans, il essaie de démarrer une carrière dans la musique, Bob Dylan compte alors parmi ses influences. Arborant une casquette en denim et jouant d'une guitare acoustique, il tente sa chance en fondant le groupe John's Children avec le percussionniste Steve Peregrin Took : leur répertoire est alors rhythm 'n' blues[1]. Le morceau Desdemona devient un hit mineur.

En 1968, Bolan forme le duo acoustique Tyrannosaurus Rex toujours en compagnie de Steve Peregrin Took aux tablas  : ses textes poétiques évoquent les écrits de Tolkien et Lewis Carroll[1]. Un single, Debora remporte un certain succès. En 1969, ils sortent leur meilleur album Unicorn mais des tensions apparaissent très vite au sein du duo. Bolan se sépare alors de son acolyte Took pour divergences politiques[1] : ce dernier est remplacé par Mickey Finn. En 1970, Bolan modifie la formule de son groupe et le rebaptise T. Rex. Le compositeur électrise dès lors ses compositions avec Finn toujours à ses côtés : le bassiste Steve Currie et le batteur Bill Legend viennent alors les rejoindre mais les photos ne présentent toujours que le duo Bolan / Finn.
T. Rex connait alors un succès phénoménal en Grande-Bretagne, appelé T. Rextasy, comparable à la Beatlemania. En 1971, les hits Hot Love, Get It On et l'album Electric Warrior font de Bolan une star. Grâce à son look androgyne et ses vêtements aux couleurs chatoyantes, il devient dès lors un des pionniers du glam rock. The Slider sorti un an après, remporte à nouveau un immense succès, à la fois critique et public mais dès 1973, la tendance s'inverse. La popularité du chanteur commence à fléchir et la presse lui reproche de ne plus se renouveler. En 1976, il est critiqué pour ses influences western sur la chanson I Love to Boogie, fortement inspirée par un titre du répertoire du légendaire chanteur Webb Pierce : quoi qu'il en soit, ce titre lui permet de renouer avec le succès.

Décès[modifier | modifier le code]

Le 16 septembre 1977, en revenant d'une tournée avec le groupe punk The Damned, il meurt dans un accident de voiture à Londres. Marc Bolan était passager, sa compagne, Gloria Jones, aurait perdu le contrôle de sa mini 1275 GT et la voiture aurait heurté violemment un arbre. Le chanteur meurt sur le coup alors que la conductrice s'en sortira avec une fracture du bras et une mâchoire cassée. Bolan eut un fils (Rolan Bolan) avec G. Jones. Chanteuse, Gloria Jones a été l'interprète du morceau Tainted Love composé par Ed Cobb (le titre sera repris avec succès par Soft Cell au début des années 1980).

À son enterrement, David Bowie et Rod Stewart viennent lui rendre un dernier hommage. Le service funèbre a lieu à la Synagogue de Golders Green (reflétant l'héritage juif de son père - M. Bolan lui-même avait déclaré qu'il était juif bien que sa mère fût chrétienne), ses cendres ont ensuite été déposées au Crématorium de Golders Green.

Ironie du sort, dans les médias, sa disparition est éclipsée par celle d'Elvis Presley survenue un mois auparavant.

De son vivant, Marc Bolan n'avait jamais voulu apprendre à conduire, craignant lui-même une mort prématurée. Malgré cette peur, les voitures ou les composants automobiles sont souvent mentionnés dans ses textes, faisant parfois même l'objet de beaucoup de ses chansons[2]. Le site de l'accident, dans la route Queen's Ride (location:51° 27′ 57″ N 0° 14′ 19″ O / 51.46583, -0.23861) est devenu depuis un lieu de "pèlerinage" pour les fans de Marc Bolan comme cela a été rapporté par les médias anglais. Depuis 1999, l'endroit est pris en charge par un organisme de bienfaisance dénommé TAG, signifiant "Groupe d'Action T. Rex".

Influence[modifier | modifier le code]

Si depuis son décès, Bolan a été encensé par une multitude d'artistes dont Morrissey[3], Bono de U2[4], ou encore Siouxsie and the Banshees[5], il n'en a pas toujours été de même de son vivant. Salué par certains critiques, Bolan a aussi été quelque temps mal considéré par une partie de la presse musicale. Cependant, son fan club très actif a permis de redresser cette image pour qu'il soit définitivement consacré comme l'un des rockers « glam » les plus originaux de la scène britannique des années 1970. Avec sa voix chevrotante et son jeu de guitare simple et efficace, Bolan a créé un style « Space Boogie » empreint d'une poésie étrange et originale.

Marc Bolan restera un des inventeurs du glam rock, tout comme un autre artiste androgyne de cette époque, David Bowie, auteur de l'album Ziggy Stardust. Le titre Lady Stardust de Bowie est d'ailleurs une allusion à Marc Bolan. Le genre glam rock fera ensuite des émules avec d'autres groupes comme Slade et Sweet.

Par ailleurs, Bolan est désormais un guitar hero reconnu par ses pairs : le compositeur Johnny Marr du groupe The Smiths l'a cité dans ses 10 guitaristes préférés[6],[7].

Plaque commémorative de la maison, chez les enfants de Marc Bolan à Londres.

Ses chansons ont été revisitées par plusieurs musiciens. Children of the Revolution a été reprise par Pete Doherty au Live 8 et aussi par Bono qui l'a chantée avec Gavin Friday pour la B.O du film Moulin Rouge. À la fin des années 90, le groupe Placebo a enregistré une reprise de 20th Century Boy pour la bande originale du film Velvet Goldmine.

Bolan a aussi inspiré le chanteur crooner Marc Almond qui lui a rendu hommage lors d'un concert à Londres en 2007[8].

Collaboration[modifier | modifier le code]

Selon la rumeur le fameux riff de guitare sur Nutbush City Limits de Ike and Tina Turner serait de Marc Bolan. Si Gloria Jones, qui fut choriste pour Ike & Tina Turner dans les années 1960, confirma cette rumeur en 2007 dans le documentaire de la BBC4 Marc Bolan: The Final Word, le doute subsiste. Toutefois, il est acquis que Bolan participa à l'enregistrement des titres Baby - Get It On et Sexy Ida d'Ike & Tina Turner sortis en 1974. En outre, le son de guitare sur Nutbush City Limits semble en effet caractéristique du style de Marc Bolan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Patrick Eudeline. T-Rex. Best (magazine), février 1983, n°175. P70
  2. voir les textes des chansons Cadillac et Jeepster
  3. Morrissey a repris Cosmic Dancer en 1991, pour une face-b du maxi-single Pregnant For The Last Time
  4. Bono a repris Children of the Revolution pour la BO du film Moulin Rouge
  5. Siouxsie and the Banshees ont repris 20th Century Boy en 1979 (inclus sur le coffret Downside Up)
  6. "Johnny Marr Top Ten Guitarists". Uncut. Novembre 2004, le numéro avec U2 en couverture.
  7. "Johnny Marr Top Ten Guitarists". Morrissey-solo.com. Novembre 2004. NO.7 Marc Bolan. Johnny Marr sélectionne des disques T-Rex "The Slider"(1972) / "The Essential Collection"(1995)
  8. (en) David Sinclair."Marc Bolan: the celebration" Timesonline.co.uk. 17 septembre 2007. "it fell to Marc Almond to provide the evening’s only genuine touch of star quality. He revealed that he had been prompted to change the spelling of his own name thanks to his adolescent fascination for Bolan, and performed epic versions of Teenage Dream and Dandy in the Underworld".

Liens externes[modifier | modifier le code]

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