Métro de Toronto

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Métro de Toronto
(en)Toronto subway and RT
Image illustrative de l'article Métro de Toronto
Rame du métro de Toronto

Situation Toronto
Drapeau de l'Ontario Ontario
Drapeau du Canada Canada
Type Métro
Entrée en service 30 mars 1954
Longueur du réseau 68,3
Lignes 4
Stations 69
Rames 706 rames
Fréquentation 940 300 voyageurs/jour (2011)
Écartement des rails 1 495 mm
1 435 mm (ligne 3)
Exploitant TTC
Site internet www.ttc.ca

Image illustrative de l'article Métro de Toronto
Carte du réseau en 2007

Le métro de Toronto est un réseau de métro opérant sur quatre lignes à Toronto, Ontario, au Canada.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 30 mars 1954, la Toronto Transit Commission a ouvert sa première ligne du métro, en remplacement de la ligne du tramway de Toronto la plus chargée de la ville : celle de la rue Yonge. Cette ligne relie Union Station au sud (la gare centrale de Toronto utilisée aujourd'hui surtout par les trains de GO Transit et de Via Rail Canada) avec un terminus suburbain à l’avenue Eglinton. La ligne comprenait alors 12 stations, et le voyage en métro ne durait plus que 14 minutes, en comparaison de la demi-heure par l'ancien tram.

La croissance du réseau a été rapide jusqu'aux années 1970, après quoi le développement du réseau s'est fait plus lentement.

Réseau[modifier | modifier le code]

Garage de rames du métro à Davisville en 2009.
Intérieur d'une des rames originales, la série G-1, qui circulaient de 1954 jusqu'à 1990 (mais plus typiquement avec l'éclairage incandescant).
Intérieur des rames série T-1.

Aperçu général[modifier | modifier le code]

Le métro de Toronto est composé de quatre lignes, qui portent des numéros 1–4 seulement depuis 2014. Le réseau est administré par la Toronto Transit Commission (TTC). En 2014, il comprend 69 stations, presque chacune avec correspondance aux lignes d’autobus ou de trams. Les lignes de métro sont :

Ligne Description Route Ouverte Prolongée Distance Stations
1 Yonge-University-Spadina en U, nord-sud DownsviewUnionFinch 1954 1963, 1973, 1974, 1978, 1996 30,2 km 32
2 Bloor-Danforth est-ouest KiplingKennedy 1966 1968, 1980 26,2 km 31
3 Scarborough RT de capacité intermédiare KennedyMcCowan 1985 6,4 km 6
4 Sheppard courte, est-ouest Sheppard-YongeDon Mills 2002 5,5 km 5

Exploitation[modifier | modifier le code]

En anglais, les lignes 1 Yonge-University-Spadina, 2 Bloor-Danforth et 4 Sheppard sont appelées les « subways », parce qu'elles sont souterraines dans leur majorité. Une rame de six voitures comporte environ 400–450 places assises, selon le modèle, et peut transporter plus de mille personnes pendant les heures de pointe. Il faut toutefois distinguer la ligne courte de 4 Sheppard où les rames n'ont que quatre voitures.

La ligne 3 Scarborough RT s'appelle en anglais le « Scarborough RT » (« Rapid Transit ») ou simplement le « RT ». Elle se situe en partie au niveau du sol, et en partie en aérien ; elle emploie des trains légers dont quatre voitures ne comportent que 120 places assises. Ils sont actionnés par des moteurs linéaires ; la conduite est automatique, mais un opérateur est présent avec la fonction de serrer un bouton de marche à chaque station.

Les voies des trois lignes traditionnelles du métro de Toronto ont un écartement particulièrement inhabituel, 1,495 m (4 pieds et 10⅞ pouces) et donc supérieure de 6 cm à l'écartement normal de 1,435 m.

Cette solution, héritée de l'origine du réseau de tramway. On estime généralement que ce choix a été fait, à la fois parce que l'écartement de 1,435 m n'était pas encore devenu l'écartement normal des chemins de fer, mais également parce que cela évitait radicalement la circulation des trains des grandes compagnies dans les rues de la ville[1]. C'est le même type de considérations qui a amené la Ville de Paris à adopter un gabarit réduit pour son métro.

La ligne 3 Scarborough RT a, elle, un écartement normal de 1,435 m.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Les rames circulant sur le réseau sont notamment fournies par Urban Transportation Development Corporation (véhicules RT75 H5 et RT75 H6) et par Bombardier.

La TTC a commandé en décembre 2006 la construction de 39 rames de 6 voitures à Bombardier, avec intercirculation des voyageurs, système électronique d'information des voyageurs, vidéosurveillance[2]. La première rame est entrée en service en 2011, et en 2014, sous le nom de "Toronto Rocket", elles forment la plupart des rames sur la ligne 1 Yonge-University-Spadina.

En 2014, une option sur 10 rames à six caisses supplémentaires est levée pour 160 millions de Dollars canadiens[3].

Projets[modifier | modifier le code]

Le gouvernement fédéral, la ville de Toronto et la TTC ont décidé en mars 2008 un important programme d'amélioration et de développement du réseau, et notamment l'acquisition de soixante-dix-huit nouvelles voitures, la réparation ou l'amélioration des voies et tunnels, escaliers roulants et aux ascenseurs ainsi qu'au système de ventilation en cas d'incendie et aux systèmes de radiocommunications[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « a brief history of transit in Toronto », sur http://transit.toronto.on.ca,‎ 27 janvier 2010 (consulté le 24 janvier 2010)
  2. « 39 rames de métro Bombardier à Toronto », sur http://webtrains.net,‎ 21 décembre 2006 (consulté le 22 février 2010)
  3. (en) « World rolling stock market May 2014 »,‎ 11 mai 2014
  4. « Le financement du transport en commun permet à la Toronto Transit Commission de faire des progrès pour le plus grand bénéfice des navetteurs », sur http://www.tc.gc.ca/,‎ 18 mars 2008 (consulté le 22 février 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]