Canadien National

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Logo de Canadien National
Création
Forme juridique Capitalisation publique
Sigle CN
Slogan(s) « Le chemin de fer de l'Amérique du Nord »
Siège social Drapeau du Canada Montréal (Canada)
Direction Claude Mongeau, Président et Chef Exécutif
Effectifs 21 685 employés
Filiales Grand Trunk Corporation
Illinois Central Railroad
Site web www.cn.ca
Action TSX : CNR
NYSE : CNI
Chiffre d’affaires 7,7 milliards $CAN (2006)
Résultat net 2,1 milliards $CAN (2006)
Localisation Canada (8 provinces)
États-Unis (15 états)
Longueur 28 200 km
Écartement des rails Standard UIC (1 435 mm)

Canadian National System Map.PNG
Réseau du Canadien National

Le Canadien National (CN) ou plus officiellement la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada est, avec le Canadien Pacifique, l'une des deux grandes compagnies de chemin de fer du Canada (sigles AAR: CN, CNA et CNIS). Son réseau, par suite de l'absorption de diverses compagnies américaines (notamment Illinois central et Wisconsin Central), s'étend largement aux États-Unis. Il fait partie des sept compagnies de classe 1 en Amérique du Nord.

Elle se spécialise dans le transport des marchandises. Son chiffre d'affaires s'est élevé à 7,7 milliards $CAN en 2006. L'effectif du personnel est de 21 685 personnes.

Par l'acquisition de Wisconsin Central Transportation Corporation en 2001, le CN est devenu principal actionnaire d'EWS, le principal transporteur de fret ferroviaire en Grande-Bretagne (fin 2007, Railion, filiale fret de Deutsche Bahn, rachète EWS).

Le Canadien National a fait construire en 1976 à Toronto, la Tour nationale du Canada ou Tour du CN, haute de 553,33 m, elle était la plus haute structure autoportante du monde avant l'arrivée de la tour de Dubaï. Sa première fonction est d'améliorer les services de télécommunications.

Le réseau[modifier | modifier le code]

Cette société exploite un réseau transcontinental de 28 200 km qui dessert huit provinces canadiennes et 15 États américains. Il traverse l'ensemble du Canada d'est en ouest entre la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique et dispose d'un axe nord-sud qui traverse les États-Unis entre la région des Grands Lacs et le Golfe du Mexique. Comme tous les chemins de fer de classe 1, il s'est concentré sur les lignes à fort trafic, abandonnant les lignes secondaires, le plus souvent reprises par de petites sociétés locales, plus souples d'exploitation, sous formes de chemins de fer d'intérêt local (CFIL) qui assurent la correspondance avec les compagnies de classe 1 pour desservir les clients locaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

À partir de 1849, le gouvernement canadien finance à 50 % la construction de voies ferrées et favorise ainsi la création de plusieurs compagnies de chemins de fer comme l'Intercolonial Railway of Canada (IRC), le National Transcontinental Railway (NTR), le Prince Edward Island Railway (PEIR), le chemin de fer de la baie d'Hudson (HBRY) et quelques compagnies locales au Nouveau-Brunswick. L'objectif est de favoriser le commerce et de développer les régions peu populeuses, mais, à partir de 1867, l'incitation première est de remplir les promesses à certaines provinces pour leur entrée dans la Confédération canadienne. En 1897, ces compagnies sont connues collectivement sous le nom de Canadian Government Railways[1],[2] et ce terme sera utilisé à partir de 1915 par une société gouvernementale de gestion de ces compagnies. C'est le début timide de ce qui deviendra le Canadien National.

Au cours de la Première Guerre mondiale, le réseau ferroviaire canadien, trop vaste et sous-financé, connaît une grave crise financière. En effet, les Britanniques, qui en avaient largement subventionné la construction, mettent leurs fonds dans leur armée et l'afflux d'immigrants nécessaire à l'essor économique du pays est freiné temporairement. De plus, la loi force les compagnies à transporter hommes et matériel de guerre, ce qui est peu rentable et seul le Canadien Pacifique s'en sort sans crouler sous les dettes[3]. Le public craint alors de voir une perte de service de transport sur certaines routes importantes, notamment si la compagnie Canadian Northern Railway (CNoR) fait faillite.

Extérieur de bureau télégraphique CN, Toronto, 1942

Robert L. Borden, chef de l'opposition du gouvernement canadien au début du XXe siècle, est un fervent défenseur de l'idée d'une société de la Couronne dans les chemins de fer afin d'assurer le contrôle du peuple canadien dans ce domaine. Élu premier ministre du Canada, Borden passe à l'action en 1917 et le gouvernement canadien prend le contrôle du CNoR en nommant un conseil de tutelle. Le , il étend les responsabilités du Canadian Government Railways (CGR) à un nouveau réseau comprenant les compagnies originales, le CNoR et une dizaine d'autres compagnies en difficultés mais sans les fusionner. Le gouvernement permet alors l'appellation « Chemins de fer nationaux du Canada », comme nom descriptif de ces compagnies[3].

Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada[modifier | modifier le code]

L'acte créant la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada est ratifié le [3] par le parlement canadien. La nouvelle entité doit fusionner toutes les compagnies en tutelle en une seule pour en faciliter l'administration et le financement. Le , la création du Canadien National est officiellement approuvée par ordre du Conseil privé du gouvernement du Canada pour remplacer le Canadian Government Railways. La compagnie acquiert sa forme définitive en 1923 avec l'ajout du Grand Trunk Railway (liaison Québec-Toronto à l'origine).

Le CN, avec plus de 35 000 kilomètres de voies et 100 000 employés, compte alors parmi les plus grands réseaux du monde. La Compagnie exploite, en plus des chemins de fer et des services de messagerie, une compagnie de télégraphe, une chaîne d'hôtels et une ligne transatlantique[3]. Sir Henry Thornton, second président, lance une campagne vigoureuse de publicité et d'innovations pour attirer les passagers. En 1923, il fonde le premier réseau radiophonique au Canada dont les émissions sont transmises aux voyageurs. Ce premier réseau radiophonique en Amérique du Nord est l'ancêtre de la Société Radio-Canada[3].

Jusqu'aux années 1960, le CN poursuit ces différents services. Depuis, comme ses concurrents, il se centre progressivement sur l'activité du transport de marchandises alors que le gouvernement canadien crée Via Rail Canada pour s'occuper du trafic passager en déclin et qu'il se déleste des autres divisions.

Chronologie historique[modifier | modifier le code]

Une locomotive du CN à Harvey

Archives[modifier | modifier le code]

Le fonds d'archives du Canadien National est conservé au centre d'archives de Rouyn de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[5].

Activités[modifier | modifier le code]

Tour du CN en 1990

Marchandises transportées, part dans le chiffre d'affaires (%) :

  • produits forestiers, 23 %
  • produits chimiques et pétroliers, 19 %
  • envois intermodaux, 19 %
  • céréales et engrais, 16 %
  • véhicules automobiles, 9 %
  • métaux et minéraux, 9 %
  • charbon, 5 %
  • transports exceptionnels

Quelques chiffres (exercice 2003)[modifier | modifier le code]

Résultats financiers (en millions de dollars)[modifier | modifier le code]

  • chiffre d'affaires : 5 884
  • bénéfice d'exploitation : 1 777
  • bénéfice net : 1 014
  • Actif total : 20 337
  • Endettement : 4 658

Personnel[modifier | modifier le code]

Effectif du personnel : 22 012

Trafic[modifier | modifier le code]

  • wagons complets transportés : 4192 milliers
  • tonnes-milles commerciales : 163 717 millions

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Bibliothèque et archives Canada, « Le Canada par le train », Gouvernement du Canada (consulté en 2007-07-06)
  2. (fr) « Canadian Government Railways », L'Encyclopédia canadienne Histor!ca (consulté en 2007-07-06)
  3. a, b, c, d et e (fr) « Notre Histoire », Canadien national (consulté en 2007-07-06)
  4. La Presse canadienne, « Le CN acquiert le réseau d'EJ&E à Chicago », Le Devoir,‎ 2 janvier 2009 (lire en ligne)
  5. Fonds Canadien National (P213) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]