Métro de Casablanca

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Le métro aérien de Casablanca était un projet de système de transport en commun a Casablanca, au Maroc.

Le projet a été annonce en 2013 par Mohammed Sajid. En Juillet 2014 il a été abandonné.

Historique du projet[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1970, ce projet est régulièrement présenté comme la solution qui permettra de résoudre les problèmes de circulation de la ville, mais il tarde à voir le jour[1].

Casablanca et ses 3 millions d'habitants est confrontée depuis de nombreuses années aux problèmes liés aux transports urbains, Le projet d'un métro débute au début des années 1970[2].

Dans les années 1980 et 1990, des études de faisabilités impliquant des entreprises étrangères sont nombreuses, celle réalisée par des Japonais au début des années 1980 sert de bases aux projets des consortiums étrangers où l'on note la présence d'entreprises comme Bouygues ou Bombardier. En 1998, le quotidien L'Économiste relate ces projets dans un article évocateur : « Le métro fantôme de Casablanca »[3].

Le 25 avril 2001, alors qu'aucune étude n'a abouti, la Communauté urbaine de Casablanca (CUC) communique sur ce qu'elle appelle des « études préliminaires » qui n'auraient rien coûté à la collectivité, les dépenses imputable à la CUC et à l'État ne devant intervenir qu'après le choix fait par les élus[4]. Les études ont montré qu'il n'y a pas d'obstacles techniques, il faut choisir entre les choix proposés par les entreprises et consortiums, mais les études ne sont pas assez précises pour pouvoir lancer un appel d'offre et l'approfondissement du projet choisi sera à la charge du CUC[4]. La projection optimiste met la mise en service du métro en 2006[4].

C'est en février 2004 qu'intervient l'accord de principe de la ville pour un projet de transports en commun en site propre[5].

En 2006, aucun de ces projets n'a abouti, le Plan de développement urbain (PDU) constate que le problème de la mobilité des habitants et celui de la circulation sont des éléments limitant les possibilités de développement[6]. Mohamed Sajid, président de la commune urbaine de Casablanca, indique que le transport de masse est une priorité centrale. Appelé « Casa 2010 », le nouveau projet couvre les besoins de la ville en diversifiant les types de transport ferroviaire : une ligne de métro, trois lignes de tramway et une ligne de type réseau express régional (RER)[6]. L'ensemble est prévu pour être opérationnel d'ici 2030. Le bouclage financier n'est pas encore finalisé et seules deux lignes de tramways sont une première priorité, Mohamed Sajid affirmant néanmoins que le projet du métro est porté par la ville ce qui lui donne de plus sérieuses chances d'être réalisé que lorsqu'il était lié à une coopération avec d'autres pays[6].

Fin 2007, Mohamed Sajid précise le projet global qui représente 160 kilomètres de voies ferrées (tramway, RER et métro) pour 4,4 milliards d'euros[7]. La priorité est le tramway, dont la ligne 1 doit être mise en service fin 2012[7]. Pour le métro, le bouclage des études globales est prévu en 2009[7], il s'agit d'une ligne de 21 kilomètres, comprenant 20 stations, desservant les quartiers denses du sud et le centre ville[5].

En septembre 2013, la municipalité confirme l'actualité du projet de métro et parle d'une première ligne aérienne longue de 15 kilomètres[8]. Son coût est estimé à environ huit milliards de dirhams et sa mise en service était prévue à l'horizon 2018[8].

Le projet n'aura finalement pas lieu.

Avancement du projet[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, Thierry de Margerie président de Alstom Maroc, filiale de l'entreprise française Alstom, annonce avoir vouloir obtenir le contrat[9].

Les études topographiques et géotechniques en voie d'achèvement ont été réalisées par les cabinets Etafat et le laboratoire LPEE. Les études d’avant-projet en cours ont été confiées à la filiale RATP-SNCF Systra et au CID, un cabinet marocain. L'étude d’impact environnemental et social du projet de métro de a été confiée par Casa Transport à la société de conseil franco-germano-marocaine Phénixa[10].

Les travaux devaient commencer en 2014[11].

En juillet 2014, le conseil de la ville abandonne définitivement ce projet au profit de quatre lignes de tramway par manque de financement.

Liste des stations[modifier | modifier le code]

Le Schéma de Déplacement Urbain de Casablanca présente un tracé final de la ligne, comportant 17 stations, permettant des correspondances avec chacune des 4 lignes de tramway prévues.

Plan de la Ligne 1

Aucun projet d'extension ultérieure ou de construction d'autres lignes de métro n'a été présenté, le projet global prévoit néanmoins la construction d'une ligne souterraine pour des trains de plus grand gabarit, de type RER, desservant la ville sur 7 stations entre la gare de Casa-Port et la future gare de Casa-Sud, prévue entre les gares d'Ennassim et des Facultés, et se prolongeant, au delà, jusqu'à la gare de Mohammédia à l'est et l'Aéroport Mohammed V au sud. La correspondance entre les deux lignes se situera à la station Zerktouni, située à l'intersection des boulevards Zerktouni et Roudani.

Une correspondance est également prévue au niveau de la station Nouvelle Médina, à proximité de la gare de la Nouvelle Médina, desservie par les trains régionaux Al Bidaoui.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Amadou Diop, Développement local, gouvernance territoriale: enjeux et perspectives, Karthala éditions, 2008 (ISBN 9782811101565), p. 60 lire en ligne (consulté le 30 novembre 2011).
  2. T. Zhiri Oualalou, Le métro va-t-il trouver sa place dans l'évolution du TC de Casablanca, dans Urban mobility for all, Taylor & Francis, 2002 (ISBN 9789058093998), p. 343 lire en ligne (consulté le 30 novembre 2011).
  3. Site leconomiste.com, Le métro fantôme de Casablanca, article du no 322, 19 mars 1998 lire en ligne (consulté le 30 novembre 2011).
  4. a, b et c L'Économiste, Remise sur les rails du projet de métro de Casablanca : cette fois-ci est peut-être la bonne, par Fatima Mossadeq, publié le 27 avril 2001 lire (consulté le 30 novembre 2011).
  5. a et b Site lematin.ma, Transport urbain : Casablanca sera dotée de moyens à la hauteur de son rayonnement, par Map, le 23 novembre 2007 lire en ligne (consulté le 30 novembre 2011).
  6. a, b et c Site infosdumaroc.com, Maroc : Casablanca : un métro en projet et trois lignes de tramway, article du 25 septembre 2006 lire en ligne (consulté le 30 novembre 2011).
  7. a, b et c Le Moniteur, Un métro, un RE et un tramway pour Casablanca d'ici 2030, article du 26 novembre 2007 lire en ligne (consulté le 30 novembre 2011).
  8. a et b « Un métro aérien pour Casablanca », sur lefigaro.fr,‎ 26 septembre 2013 (consulté le 27 septembre 2013)
  9. http://www.lematin.ma/supplement/economie/2013/equipement-transport-et-logistique_aziz-rabbah-deballe-tout--/transport-urbain_alstom-a-des-visees-sur--le-metro-aerien-a-casablanca/192406.html
  10. http://www.phenixa.com/actualites/phenixa_travaille/
  11. http://www.telquel-online.com/content/m%C3%A9tro-%C3%A9rien-%C3%A0-casablanca-lancement-des-travaux-courant-2014

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) T. Zhiri Oualalou, « Le métro va-t-il trouver sa place dans l'évolution du TC de Casablanca », dans Urban mobility for all, Taylor & Francis, 2002 (ISBN 9789058093998), p. 343-348.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]