Carmelit

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Carmelit
Métro/Funiculaire du Mont Carmel
Image illustrative de l'article Carmelit

Année d’ouverture 1959
Date d’ouverture 6 octobre 1959
Dernière modification 1992 remise en servie après rénovation
Points d’arrêt 6
Longueur 1.78 km
Distance moyenne entre points d’arrêt 0.29 m
Jours de fonctionnement LMaMeJVSD

Le Carmelit est un métro souterrain utilisant les techniques du funiculaire et du métro sur pneu[1], située au Mont Carmel (d'où son nom) dans la ville portuaire de Haïfa, au nord d’Israël. Construit par des entreprises françaises, il est inauguré le 6 octobre 1959 par David Ben Gourion. Fermé en 1986 en raison de signes de vétusté, il est rénové et remis en service en septembre 1992.

Avec seulement quatre voitures, six stations et une seule ligne–tunnel de 1 800 mètres de long, le Carmelit est l’un des plus petits réseaux de métro au monde.

Description[modifier | modifier le code]

Comme la majeure partie de Haïfa est édifiée le long des pentes du Mont Carmel, la ligne de métro souterrain qui monte et descend la montagne sur sa face nord doit affronter une déclivité importante, la différence d’altitude entre les deux stations terminales étant de 274 mètres sur un trajet relativement court de 1 800 mètres, soit une pente moyenne de 15 %.

Pour surmonter ce relief difficile, le métro a été conçu comme une sorte de funiculaire souterrain : les wagons sont mus par un câble d’acier, les rames et les stations sont penchées, des escaliers sont situés aussi bien dans chaque rame que sur le long des quais. Comme la déclivité varie légèrement pendant le trajet (minimale : 8 degrés, maximale : 17 degrés par rapport à l’horizontale), le plancher de chaque rame n’est jamais tout à fait à l’horizontale mais tend au contraire à pencher légèrement vers l’avant ou vers l’arrière de la pente.

Les quatre voitures sont réparties en deux trains de deux voitures chacun, et roulent – comme la plupart des funiculaires – sur une voie unique munie d’une courte section à double voie afin de permettre les croisements.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1955 le choix d'un métro sur pneu[2] est envisagé par un groupement d'entrepreneurs et industriels français qui demandent une assistance à la Régie autonome des transports parisiens (RATP). Un avant projet est proposé en 1956 aux autorités de la ville, pour une ligne en souterrain d'une longueur de 1 750 m pour un dénivelé de 300 m entre les gares de départ et d'arrivée. La ligne comportant six stations est mise en service en 1959, elle est inaugurée le 6 octobre 1959[3] par le président d'Israël David Ben Gourion, en présence du Maire de la ville d'Haïfa monsieur Aba Khushi et de personnalités françaises.

Après sa fermeture en 1986 pour rénovation, il a été rouvert en 1992.

Le Carmelit aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Le faible nombre de stations fait que la desserte du Carmelit est très réduite et se limite seulement à une petite portion de Haïfa, à savoir celle de la zone de la ville la plus peuplée et active économiquement à l’époque où la ligne a été conçue. Actuellement, la grande majorité de la population de Haïfa n’habite pas à proximité de l’une ou l’autre des stations, faisant du Carmelit un mode de transport sous-utilisé. Par ailleurs, cette ligne est mal reliée au réseau de bus Egged.[réf. souhaitée]

On a débattu de l’extension de la ligne afin d’atteindre une plus large population, mais cette extension n’a jamais été réalisée, principalement pour des raisons financières. Le mode de transport public le plus utilisé à Haïfa reste donc le réseau des bus Egged, qui couvre la majeure partie de la ville.

Le rapport 2004 des comptes de la Ville de Haïfa, paru en 2005, évoque l’utilisation de plus en plus réduite du Carmelit et souligne que seulement 2 000 passagers l’empruntent quotidiennement. Depuis 1992, année de sa réouverture, le Carmelit est systématiquement déficitaire. Les pertes cumulées entre 1992 et 2003 s’élèvent à plus de 191 millions de shekels.

En 2007, le Carmelit est toujours le seul métro israélien. Il existe bien des projets de métro léger ou de métro conventionnel pour Tel Aviv et Jérusalem, mais ces plans n’en sont qu’au stade de la conception.

Stations[modifier | modifier le code]

Schéma du réseau du Carmelit.

Les six stations du Carmelit sont ici listées en descendant de la colline :

  • Gan Ha'em (« le jardin de la mère ») : proche du parc zoologique, vue panoramique, auditorium, nombreuses boutiques et hôtels.
  • Bnei Zion (« Fils de Sion ») : rue Golomb, proche de l’hôpital Rothschild des Fils de Siona et du Bahá'í World Centre.
  • Massada : proche des rues Massada and Nordau (antiquaires, galeries d’art, cafés, restaurants). Proche du musée de la Science.
  • Hanevi'im (« les Prophètes ») : Proche des rues Hanevi'im, Herzl et Hachalutz, rues commerçantes. Proche du musée de Haïfa.
  • Solel Boneh : Proche de la Tour Hanevi'im, du parc Ha'atzmaut, et de l’Hôtel de Ville de Haïfa.
  • Kikar Pariz (Place de Paris) : en centre-ville, proche des administrations et du Palais de Justice.

Heures d’ouverture[modifier | modifier le code]

  • De dimanche à jeudi : 06:00 - 22:00
  • Vendredi et veilles de fêtes : 06:00 - 15:00
  • Samedi (shabbat) : 19:00 - 22:00

Plus petit métro du monde[modifier | modifier le code]

Bien que le Carmelit soit une très modeste ligne de métro, il ne semble pas être le plus petit réseau du monde puisque le Tünel d’Istanbul s’étend sur seulement deux stations et 573 mètres. Cependant, Istanbul s’est récemment[Quand ?] doté d’un nouveau réseau de métro plus grand mais distinct du Tünel. Pour cette raison, le Carmelit de Haïfa est donc parfois mentionné comme étant le plus petit réseau de métro du monde. Le livre Guiness des records de 2005[4] l'inclut comme le plus petit métro du monde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Revue générale des chemins de fer, volume 90, Dunod 1971, p. 119 extrait (consulté le 1er juin 2011).
  2. Michel Margairaz, Histoire de la RATP: la singulière aventure des transports parisiens, Albin Michel, 1989 (ISBN 9782226038814) p. 126 extrait (consulté le 1er juin 2011).
  3. Institut technique du bâtiment et des travaux publics (France), Annales de l'Institut technique du bâtiment et des travaux publics, Federation nationale des travaux publics, Institut technique du bâtiment et des travaux publics, Direction de la recherche de l'UTI, 1963, p.576 extrait (consulté le 1er juin 2011).
  4. Guinness world records 2005, A linha de metro mais curta, p. 129 extrait (consulté le 1er juin 2011).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Moritz Rühlmann, Le Métro-funiculaire de Haïfa, Firmin-Didot, 1963, 576 pages.

Archives cinéma actualité[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]