Sept hommes à abattre

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Sept hommes à abattre

Titre original Seven Men from Now
Réalisation Budd Boetticher
Scénario Burt Kennedy
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Batjac Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Western
Sortie 1956
Durée 78 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sept hommes à abattre (Seven Men from Now) est un western américain de Budd Boetticher, sorti en 1956.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Comme plusieurs autres westerns de Budd Boetticher, Sept hommes à abattre raconte l’histoire d’un homme seul, ici mû par l’obsession de sa vengeance.

Le shérif Ben Stride (Randolph Scott) a récemment perdu son épouse, tuée lors d’un hold-up. Il cherche les sept hommes responsables pour les tuer. Le film débute par une nuit d’orage dans le désert : après avoir demandé l’abri dans une grotte à deux hommes qui partagent avec lui leur café, Ben Stride les tue aussitôt. Le lendemain, il aide des pionniers, John et Annie Greer (Gail Russell), à désembourber leur chariot puis accepte, après qu’ils ont longtemps insisté, de les accompagner afin de les protéger d’Indiens Chiricahuas. Dans un relais de diligence abandonné, ils croisent Bill Masters (Lee Marvin), qui se joint à eux, dans le but affiché d’aider Ben Stride mais surtout de récupérer le butin du hold-up.
Un duel final, dans les rochers, mettra aux prises Ben Stride et Bill Masters. Sa vengeance accomplie, Ben Stride pourra, sans doute, refaire sa vie avec Annie Greer dont le mari a, entre-temps, été tué par l’un des bandits.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Dans Qu’est-ce que le cinéma[1], André Bazin qualifie Sept hommes à abattre de "sur-western". Budd Boetticher étant alors confiné aux séries B, l’exploitation en salles françaises de ce western ne dura que quelques jours. Le réalisateur était en outre un quasi-inconnu, qui laissait la critique parfaitement indifférente. André Bazin écrivit néanmoins un long article[2], avertissant son lecteur qu’il allait lui parler d’un film qu’il ne verrait "sans doute jamais", tout en précisant qu’il s’agissait "peut-être (du) meilleur western que j’ai vu depuis la guerre, le plus raffiné et le moins esthète, le plus simple et le plus beau."
  • De fait, en France, il fallut attendre une rétrospective Budd Boetticher à la Cinémathèque française en 2001 pour revoir ce film sorti en salles en 1958.
  • La composition de Lee Marvin annonce, par l'assurance cynique qu'il donne à son personnage de tueur, celle de Liberty Valance.
  • Budd Boetticher et Randolph Scott ont tourné ensemble sept westerns, celui-ci étant le premier. Cette collaboration évoque celle qui unit Anthony Mann et James Stewart ou encore John Ford et John Wayne.
  • Le scénario de Sept hommes à abattre est le premier scénario signé Burt Kennedy. Celui-ci le proposa à John Wayne, qui lui-même le confia à Budd Boetticher. Il était prévu au départ que John Wayne, dont la société Batjac a produit le film, joue le rôle principal (Ben Stride) mais cela ne put se faire, car John Wayne était en train de tourner la Prisonnière du désert de John Ford au moment du tournage.

Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Qu’est-ce que le cinéma ?", André Bazin, Éditions du Cerf, Paris, 1975, (ISBN 2-204-02419-8)
  2. Cahiers du cinéma, août -septembre 1957, Tome 3