Everglades

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26° 00′ N 80° 42′ O / 26, -80.7

Everglades
Écorégion terrestre - Code NT0904[1]

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Une prairie de Cladium dans le parc national.

Classification
Écozone : Néotropique
Biome : Prairies et savanes inondées
Global 200[2] : Prairies inondables des Everglades
Géographie et climat
Superficie[3] :
20 028 km2
min. max.
Altitude[3] : 0 m 9 m
Température[3] : 17 °C 28 °C
Précipitations[3] : 36 mm 265 mm
Écologie
Espèces végétales[4] :
1 362
Oiseaux[5] :
210
Mammifères[5] :
38
Squamates[5] :
67
Espèces endémiques[5] :
0
Conservation
Statut[5] :
Vulnérable
Aires protégées[6] :
56,7 %
Anthropisation[6] :
28,7 %
Espèces menacées[6] :
14
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

alt=Description de l'image Ecoregion NT0904.svg.

Les Everglades sont une zone humide subtropicale du sud de la Floride, aux États-Unis d'Amérique. C'est une écorégion terrestre définie par le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui appartient au biome des et prairies savanes inondées de l'écozone néotropicale, dont elle constitue la limite septentrionale. La zone est partiellement protégée, en particulier par le parc national des Everglades, qui est mondialement connu. Les Everglades couvrent une superficie de plus de 15 000 km².

Les Amérindiens Calusa furent les premiers habitants de ces marais subtropicaux qu'ils baptisèrent Pa-hay-okee ou « eaux herbeuses ». Ils vécurent sur la côte plus de 2 000 ans et ne disparurent du sud de la Floride qu'au XVIe siècle avec l'arrivée des Espagnols.

Géologie[modifier | modifier le code]

Au plan géologique, la région est de formation relativement récente. Son assise fut constituée couche par couche par du corail adhérant à un calcaire oolithique submergé. L'apparition ultérieure de dunes de sable isola cette assise de l'océan et un bassin d'eau douce donna naissance à l'un des plus grands marécages du monde.

Aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, le gouverneur de Floride Napoleon Bonaparte Broward incita le gouvernement à drainer les Everglades de manière à irriguer les exploitations agricoles alentour tout en gagnant des terres pour le développement urbain. Quelque 2 250 km de canaux artificiels furent ainsi construits pour drainer l'eau des grands marécages afin d'alimenter les régions agricoles et suburbaines. Soucieux d'éviter que l'homme ne bouleverse irréversiblement l'équilibre déjà précaire des Everglades, des partisans de la protection du site manifestèrent très vite leur inquiétude face à de tels travaux d'envergure. Une réserve de 809 ha, le Royal Palm State Park, finit par être créée en 1916. Cependant, l'aménagement de la péninsule se poursuivait à un rythme accéléré. Achevée en 1928, la construction du Tamiami Trail (route US-41) ne fit qu'empirer les choses, car elle traversait le cœur des Everglades, bloquant l'écoulement des eaux vers le sud.

La création du parc national des Everglades mit un frein à cette dangereuse vague d'aménagements qui menaçait de faire disparaître un écosystème pourtant irremplaçable.

En 2008, il y avait des tribus indiennes : la tribu Seminole de Floride avec cinq réserves, et les terres de la tribu de Miccosukee des Indiens qui ont été collectivement considérées comme une sixième réserve. Les deux tribus ont lutté pour maintenir la confidentialité[Quoi ?] tout en se servant des attractions touristiques. Ils gagnaient de l'argent par des attractions de démonstration de lutte contre des alligators et la vente de produits artisanaux. ils ont aussi des casinos développés sur certaines de leurs propriétés. Tout ceci à été mis en place pour générer des revenus pour le soutien, les services et le développement économique.

Plan détaillé des Everglades.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, R. Abell, T. Allnutt, C. Carpenter, L. McClenachan, J. D’Amico, P. Hurley, K. Kassem, H. Strand, M. Taye et M. Thieme, The Global 200 : A representation approach to conserving the earth's distinctive ecoregions, Washington DC, Conservation Science Program, World Wildlife Fund-US,‎ 2000 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  4. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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