Cupidon
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Dans la mythologie romaine, Cupidon, fils de Vénus, est le dieu de l'amour. Il est assimilé au Dieu grec Eros bien que dans la tradition romaine il ne s'agisse plus d'une divinité primordiale.
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[modifier] Ses débuts difficiles
Cupidon, d'après le plus grand nombre des poètes, naquit de Mars et de Vénus. Dès qu'il eut vu le jour, Jupiter, qui connut à sa physionomie tous les troubles qu'il causerait, voulut obliger Vénus à s'en défaire. Pour le dérober à la colère de Jupiter, elle le cacha dans les bois, où il suça le lait des bêtes féroces. Aussitôt qu'il put manier l'arc, il s'en fit un de frêne, employa le cyprès à faire des flèches, et essaya sur les animaux les coups qu'il destinait aux hommes. Depuis il échangea son arc et son carquois contre d'autres en or..
[modifier] L'amour de Psyché
Cupidon est chargé par Vénus, jalouse de la beauté de Psyché, de rendre amoureuse la jeune fille du mortel le plus méprisable. Mais il tombe lui-même amoureux de Psyché en se blessant avec l'une de ses flèches. Il lui propose de vivre avec lui dans son château. Il la rejoint la nuit, lui demandant de ne jamais chercher à connaître son identité. Influencée par ses sœurs, mais surtout piquée par la curiosité, Psyché profite du sommeil de son amant pour allumer une lampe, il se réveille et s'enfuit. Elle parviendra à le retrouver au prix de toutes sortes d'épreuves pendant lesquelles plusieurs dieux lui prêtent main forte. À la suite de cela, ils se marient.
La fable de Psyché (mot grec qui signifie « âme ») a inspiré Apulée[1], La Fontaine, le poète V. de Laprade, le grand peintre Baron Gérard, etc.
[modifier] Représentations
Il est le plus souvent représenté sous la figure d'un enfant de sept à huit ans nu ou partiellement dénudé, muni d'ailes, l'air désœuvré, mais malin : armé d’un arc et d'un carquois rempli de flèches ardentes, quelquefois d'une torche allumée ou d'un casque et d'une lance ; couronné de roses, emblème des plaisirs. Tantôt, il est aveugle, car l'Amour n'aperçoit pas de défauts dans l'objet aimé ; tantôt, il tient une rose d'une main et un dauphin de l'autre. Quelquefois, on le voit entre Hercule et Mercure, symbole de ce que peuvent en amour la valeur et l'éloquence. Parfois il est placé près de la Fortune ayant comme lui un bandeau sur les yeux. Il est toujours peint avec des ailes, et ces ailes sont de couleur d'azur, de pourpre et d'or. Les ailes noires de l'Amour Victorieux du Caravage (voir illustration) font figure d'exception. Il se montre dans l'air, le feu, sur la terre et la mer. Il conduit des chars, touche la lyre, ou monte des lions, des panthères et quelquefois un dauphin, pour indiquer qu'il n'y a point de créature qui échappe au pouvoir de l'Amour...
Il n'est pas rare de le voir représenté auprès de sa mère qui joue avec lui, le taquine ou le presse tendrement contre son cœur.
Il arrive aussi qu'il soit représenté sous les traits d'un jeune homme adolescent, avec les mêmes attributs.
[modifier] Notes et références
- Apulée, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 28-VI, 24).