Juillet 1989

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Juillet 1989
Nombre de jours 31
Premier jour Samedi 1er juillet 1989
6e jour de la semaine 26
Dernier jour Lundi 31 juillet 1989
1er jour de la semaine 31

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Événements[modifier | modifier le code]

  • Cameroun : la police arrête quarante-six membres du Groupe des Moudjahidins qui sont inculpés pour agitation politique.
  • Égypte : au Caire, le docteur Mohamed Hussein al Dhahabi, ancien ministre des Cultes, est enlevé par l'organisation islamiste Takfir wal Hijra qui exige la libération d'activistes islamiques et la promesse de suivre désormais l'Islam. Les autorités refusent de négocier, l'otage est égorgé.
  • Serbie : Slobodan Milosevic est élu président de la Serbie. L’anniversaire de la bataille du Champ des Merles (1389) lui donne l’occasion de développer un discours très nationaliste.
  • Trinidad : fin juillet à Port-d'Espagne, près de deux cent cinquante terroristes du mouvement islamique Jama'at al Muslimin s'emparent du siège du Parlement, des bureaux la télévision, en prenant en otages des membres du gouvernement, dont le Premier ministre Arthur Robinson. Six jours plus tard, début août, les insurgés se rendent.

Samedi 1er juillet 1989[modifier | modifier le code]

Dimanche 2 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 3 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • États-Unis : la Cour suprême, revenant sur sa décision de 1973, d'accorder le « droit à l'avortement » sur tout le territoire fédéral, décide qu'il relèvera désormais de la compétence de chaque État. Cette décision va entraîner de nombreuses manifestations des partisans comme des adversaires de l'avortement.
  • France :
    • L'Assemblée nationale vote une vaste loi d'amnistie, concernant les terroristes indépendantistes de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Corse, et englobant les actions des dix militants de la CGT licenciés de la régie Renault.
    • Les chaînes publiques généralistes Antenne 2 et France 3 sont regroupées sous une présidence commune.

Mardi 4 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • Belgique : près de Courtrai, un Mig-23 soviétique s'écrase sur une maison, tuant une personne. Le pilote s'était éjecté plus d'une heure auparavant, alors qu'il était au-dessus de la Pologne.
  • États-Unis : dans son discours, le président américain George H. W. Bush déclare : « Je n'ai pas encore passé l'épreuve du feu, mais elle deviendra inévitable ».
  • France : le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev est en visite officielle de trois jours.
  • Liban : la France et l'URSS lance un appel conjoint pour un cessez-le-feu immédiat mais sans désigner, ni l'agression, ni l'ingérence des troupes syriennes.
  • Corée du Sud : naissance du chanteur du groupe B2st (Beast) Yoon Doo Joon.

Mercredi 5 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Jeudi 6 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • France : sans attendre la décision du Conseil constitutionnel, relative aux dix militants cégétistes de Renault, deux cents militants de la CGT, forcent le barrage de police bloquant la rue de Bièvre — où se trouve le domicile privé du président François Mitterrand — et manifestent sous les fenêtres de son immeuble, alors qu'il recevait chez lui le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Louis Viannet, responsable de la CGT, déclare : « Il est symbolique qu'en cette année du Bicentenaire, l'amnistie s'applique plus facilement aux condamnés de droit commun qu'aux salariés qui luttent pour la défense de la justice sociale ». Le 12 juillet, cédant aux menaces de déstabilisation du défilé de Jean-Paul Goude et du sommet des Sept, le gouvernement nomme un médiateur, Jean Lavergne.
  • Éthiopie : à Addis-Abeba, contacts entre la junte communiste et l’APLS, préparant des entretiens sur la « mise en application » de l’accord d’Addis Abeba de 1972 et la formation d’un Conseil exécutif chargé de l’administration des régions du Sud.
  • Hongrie :
    • Décès de Janos Kadar (77 ans), homme d'État hongrois et dictateur communiste qui a dirigé le pays de 1956 à 1988.
    • La cour suprême réhabilite Imre Nagy premier ministre lors de l'insurrection d'octobre 1956, condamné et pendu sur l'ordre de Janos Kadar.
  • Israël : dans les environs de Jérusalem, quatorze passagers d'un bus sont tués dans une attaque commise par un commando de la Légion du Jihad Islamique.
  • Soudan : à la suite du coup d’État du 30 juin, l'ancien premier ministre Sadek el-Mahdi est arrêté.
  • Union européenne : discours de Mikhail Gorbatchev, à Strasbourg, sur la « maison commune européenne ».

Vendredi 7 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • Cuba : le général Arnaldo Ochoa, l'ancien chef du corps expéditionnaire cubain en Angola, et trois autres officiers sont condamnés à mort pour « trafic de cocaïne et haute trahison ». Ils seront fusillés le 13 juillet.
  • Roumanie : à Bucarest, sommet sur deux jours du Pacte de Varsovie.
  • Espace : annonce de la découverte de Protée

Samedi 8 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • Argentine : le président Raul Alfonsin passe officiellement le pouvoir au nouveau président, Carlos Menem, un mois plus tôt que prévu.
  • France :
    • À Paris, sommet des sept pays les plus industrialisés. Des manifestations sont organisées. Concert du chanteur Renaud sur la place de la bastille.
    • Le Conseil constitutionnel, saisi par le groupe RPR, rejette le bénéfice de l'amnistie, votée le 3 juillet, aux dix militants CGT licenciés de Renault.

Dimanche 9 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 10 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • Arabie saoudite : à La Mecque, en pleine période de pèlerinage, un triple attentat tue un pèlerin et en blesse un grand nombre d'autres. Cette attaque est revendiquée depuis Beyrouth par une l'organisation Génération de la Colère Arabe lié au Hezbollah chiite. L'enquête aboutit durant le mois d'août à l'arrestation de seize chiites de nationalité koweïtienne. Reconnus coupables en septembre, ils seront condamnés à mort et décapités sur le lieu même de leur crime à La Mecque. Lors d'une conférence de presse donnée à Beyrouth des membres saoudiens et koweitiens du Hezbollah affirment que leur vengeance suivra et qu'elle "sera terrible".
  • Argentine : le nouveau président, Carlos Menem met immédiatement en œuvre son plan d'austérité drastique.
  • France : loi d'orientation sur l'éducation, prévoyant d'amener 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat, et instituant les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).
  • Grande-Bretagne : à Bradford, émeutes de musulmans indiens et pakistanais.
  • Russie (ex-Union soviétique) : début d'une série de dures grèves des mineurs de la Sibérie occidentale, rejoints par les mineurs de l'Ukraine. Elles vont se dérouler jusqu'au 25 juillet.

Mardi 11 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • Grande-Bretagne : mort de l'acteur sir Laurence Olivier (82 ans).
  • Hongrie : visite officielle du président américain George H. W. Bush, jusqu'au 13 juillet. C'est la première visite officielle d'un président des États-Unis dans ce pays. Le 12 juillet, trente centimètres de vieux fil de fer barbelé, fixés sur une plaque et provenant du rideau de fer que les Hongrois ont commencé à démanteler, ont été offerts au président américain, avec l'inscription suivante, hautement politique : « Ce barbelé représentait de manière tangible la division du continent européen en deux moitiés. Son démantèlement a été rendu possible par la volonté du peuple hongrois, en reconnaissance de la coexistence pacifique et de l'interdépendance mutuelle. », ce qui signifie que la fin du rideau de fer est de la volonté de la nation hongroise et d'elle seule, et que cette même nation veut désormais tenir sa place dans une Europe unie.

Mercredi 12 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Jeudi 13 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Vendredi 14 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • France :
    • Énorme succès des manifestations du bicentenaire de la Révolution française, malgré de nombreux commentaires négatifs. Le matin, défilé militaire traditionnel ; le soir, défilé organisé par le publicitaire Jean-Paul Goude sur le thème des « tribus planétaires ».
      • Le philosophe Alain Finkielkraut, dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, déplore que la célébration des droits de l'homme aboutisse à gommer la souveraineté nationale qui était l'idée maîtresse de la Révolution française : « Le 14 juillet multi-tribal de Jean-Paul Goude nie l'importance de la mémoire culturelle comme facteur d'identité nationale (...) La Nation disparaît, au profit des tribus, et la littérature au profit de la musique planétaire (...) Il ne faut pas croire, malgré la démagogie antiraciste dont cette mutation s'enrobe, que la France deviendra plus ouverte à mesure qu'elle deviendra moins nationale, et qu'elle cédera la place à la juxtaposition de ghettos, qui auront pour seuls éléments fédérateurs le son électronique et la télévision. »
      • L'écrivain polémiste de gauche, Régis Debray, dans une tribune publiée dans le journal Le Monde écrit : « L'humiliation de l'État-nation par les tribus élève les féodalités et la canailles (..) Avec le slogan inepte des « États-Unis d'Europe », on nous annonce une petite Amérique, mais on nous prépare un grand Liban (...) Si la République une et indivisible n'est plus assez forte pour faire que la loi et l'école soient les mêmes pour tous (...) ce sera la guerre de tous contre tous (...) Les Saint-Barthélemy sont le fait de pouvoirs centraux dévalués et domestiqués. »
    • À la suite d'une rixe générale, durant le bal entre jeunes d'origine maghrébine et d'autres jeunes d'origine italienne, à Cluses en Haute-Savoie, un jeune d'origine tunisienne est tué d'un coup de couteau. Ce meurtre est suivi d'une nuit d'émeutes, lors de laquelle des centaines de personnes d'origine maghrébine, déferlent dans les rues, assiègent le commissariat de police, réclamant la tête du coupable, lapident la mairie, et cassent dans la ville des voitures et les vitrines des magasins et de la Poste. Une centaine de gendarmes sont envoyés en urgence pour rétablir l'ordre républicain.
    • Le président François Mitterrand parle d'une possible réforme constitutionnelle qui permettrait la saisine du Conseil constitutionnel par les simples citoyens.
    • Inauguration de la salle de cinéma Sphérique « Dôme Imax » à La Défense.
  • Espagne : le gouvernement reconnaît officiellement l'islam comme une religion « notoirement implantée » et qui pourrait être subventionnée par l'État.
  • Pologne : une dizaine de juifs américains, emmenés par le rabbin new-yorkais Abraham Weiss investissent la clôture du carmel d'Auschwitz situé en bordure de l'ancien camp de concentration. Ils en sont chassés, manu militari, par des ouvriers polonais, travaillant sur place, bientôt aidés par les habitants du village.
  • Somalie : à Mogadiscio, première grande émeute après l'arrestation de six imams. Bataille sanglante causant la mort de vingt-quatre personnes (selon la police) à deux mille (selon le MNS).

Samedi 15 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • France : à la suite de l'assassinat d'un des leurs par un déséquilibré d'origine maghrébine, un groupe de Harkis prennent en otage le maire de Saint-Laurent-des-Arbres, petite commune du Gard.

Dimanche 16 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 17 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Mardi 18 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Mercredi 19 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • France : sous la pression du ministre de la Justice, Pierre Arpaillange et d'une violente campagne de presse, menée par les journaux Le Monde et Libération, le juge Bruguière demande au procureur de Paris, Pierre Bézard, de lever l'interdiction de communiquer qu'il avait ordonné à l'encontre des terroristes emprisonnés du mouvement Action directe et qui avaient entamé une grève de la faim, depuis le 20 avril. Après la confirmation du gouvernement, le 21 juillet, ils mettront fin à leur grève de la faim le lendemain, 22 juillet.
  • Grèce : le Parlement constitue une commission d'enquête chargée de déterminer le rôle et l'implication de l'ancien premier ministre socialiste, Andreas Papandreou dans l'affaire Georges Koskotas.
  • États-Unis : à Sioux City, une terrible explosion déchiquète un DC 10 à 11 000 pieds d’altitude. Le vol United Airlines 232 lance un mayday : le pilote ne peut plus diriger l’avion. Les commandes hydrauliques sont bloquées.

Jeudi 20 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Vendredi 21 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • Birmanie: Arrestation de Aung San Suu Kyi par la junte militaire.

Samedi 22 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Dimanche 23 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 24 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Mardi 25 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Mercredi 26 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Jeudi 27 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Vendredi 28 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • France : le Conseil constitutionnel annule l'article 10, relatif aux conditions du recours, de la nouvelle loi Joxe sur l'immigration.
  • Iran : élection de Hachemi Rafsandjani à la présidence de la république iranienne, et référendum constitutionnel lui donnat les pleins pouvoirs.
  • Liban : durant la nuit du 27 au 28, un commando israélien enlève au sud de Tyr, le cheikh Abdel Karim Obeid, considéré comme le chef spirituel, et militaire du Hezbollah pro-iranien. Ce chef musulman connaît la plupart des secrets des opérations de prises d'otages occidentaux depuis 1982 et ses groupes détiennent encore quinze otages. En représailles, le Hezbollah menace de pendre le colonel américain, William Higgins, détenu depuis février 1988.
  • Union soviétique : les députés réformateurs du Soviet suprême, dirigés par Boris Eltsine et Andreï Sakharov forment un groupe parlementaire.

Samedi 29 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Dimanche 30 juillet 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 31 juillet 1989[modifier | modifier le code]

  • Cuba : le général José Abrantès, ancien ministre de l'Intérieur, destitué le 29 juillet, est arrêté avec quatre hauts responsables de son cabinet, et cinq autres hauts fonctionnaires de son ministère sont mis à la retraite d'office.
  • Hongrie :
    • Le PSOH ne recrute plus et plus de cent mille adhérents n'ont pas renouvelés leur carte (sur 800 000).
    • Le pays est encore occupé par cinquante-cinq mille soldats soviétiques.
    • Le pays n'a plus de chef d'État, mais est représenté par un praesidium de quatre membres : Imre Pozsgay (ministre d'État), Rezsö Nyers (économiste libéral), Karoly Grosz (premier secrétaire du PSOH) et Miklos Nemeth (premier ministre).
    • La nouvelle constitution a été élaborée sur le modèle de la Ve République française.
  • Liban :
    • Le comité tripartite arabe (Algérie, Maroc, Arabie saoudite) réclame le départ, par étapes, des troupes syriennes d'occupation. Le président syrien réplique en ordonnant un pilonnage des zones chrétiennes et leur blocus.
    • Le Hezbollah diffuse un film-vidéo de la pendaison du colonel américain Higgins, commandant en chef de l'ONUST enlevé le 17 février 1988. D'après des sources américaines le colonel aurait été torturé, puis exécuté dès le mois de décembre 1988.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]