Fernando Tambroni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fernando Tambroni
Image illustrative de l'article Fernando Tambroni
Fonctions
52e président du Conseil italien
Président Giovanni Gronchi
Prédécesseur Antonio Segni
Successeur Amintore Fanfani
Ministre de l'Intérieur
Président du Conseil Antonio Segni
Adone Zoli
Amintore Fanfani
Prédécesseur Mario Scelba
Successeur Antonio Segni
Ministre du Budget
Président du Conseil Antonio Segni
lui-même
Prédécesseur Giuseppe Medici
Successeur Giuseppe Pella
Ministre du Trésor
Président du Conseil Antonio Segni
Prédécesseur Giulio Andreotti
Successeur Paolo Emilio Taviani
Ministre de la Marine marchande
Président du Conseil Giuseppe Pella
Amintore Fanfani
Mario Scelba
Prédécesseur Bernardo Mattarella
Successeur Gennaro Cassiani
Biographie
Nom de naissance Fernando Tambroni Armaroli
Date de naissance
Lieu de naissance Ascoli Piceno (Royaume d'Italie)
Date de décès (à 61 ans)
Lieu de décès Rome
Nationalité italienne
Parti politique Démocratie chrétienne

Fernando Tambroni
Présidents du Conseil italien

Fernando Tambroni (né le à Ascoli Piceno, dans les Marches - mort le à Rome) était un homme politique italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le nom de Fernando Tambroni restera lié pour toujours au gouvernement qu'il présida pour quatre mois, dont la majorité au parlement ne fut assurée que grâce aux voix du Mouvement social italien (MSI), qui, à l'époque, était l'expression du néo-fascisme italien.

Avocat dans sa ville natale, dans sa jeunesse il adhère au Parti populaire italien de Luigi Sturzo. Après l'instauration de la dictature fasciste en 1926, il est mis en garde à vue pour quelques heures, mais ensuite il aura une attitude complaisante envers le régime de Benito Mussolini.

Élu député à l'Assemblée constituante pour la Démocratie chrétienne en 1946, constamment réélu par la suite à la Chambre des députés, il fait partie, à partir de 1953, de différents gouvernements, et devient successivement ministre de la Marine marchande, du Trésor, du Budget et de l'Intérieur. Proche du président de la République Giovanni Gronchi, il est considéré l'expression de l'aile progressiste de la Démocratie chrétienne.

En mars 1960, Fernando Tambroni est chargé par le président Gronchi de constituer un gouvernement composé uniquement par des ministres de la Démocratie chrétienne. Le but, c'est d'obtenir l'abstention du parti socialiste, à l'opposition depuis 1947. C'est un échec, car Tambroni vire de cap et il n'a que la confiance de son parti et du Mouvement social italien. Trois ministres et un sous-secrétaire d'État démissionneront pour protester, mais ils seront vite remplacés.

En juin, la décision du gouvernement d'autoriser le congrès national du Mouvement social italien à Gênes, ville médaille d'or de la Résistance, provoque dans le pays un sursaut antifasciste d'une proportion inattendue. Tambroni adopte une politique musclée, réprimant avec la force les manifestations de protestation des partis de gauche à Rome, Reggio d'Émilie et Catane, avec treize morts et de nombreux blessés parmi les manifestants. Craignant un coup d'État, les chefs des partis antifascistes – y compris le secrétaire de la Démocratie chrétienne Aldo Moro – se mettront à l'abri. Fortement décrédité même dans son parti, il est contraint de démissionner le .

Il meurt à Rome, trois ans plus tard, le [réf. nécessaire], à l'âge de 61 ans.