Luigi Einaudi

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Luigi Einaudi
Illustration.
Fonctions
Sénateur à vie
Législature IIe, IIIe
2e président de la République italienne

(&&&&&&&&&&&025556 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection
Président du Conseil Alcide De Gasperi
Giuseppe Pella
Amintore Fanfani
Mario Scelba
Prédécesseur Enrico De Nicola
Successeur Giovanni Gronchi
Vice-président du Conseil des ministres
Ministre du Trésor
Président du Conseil Alcide De Gasperi
Gouvernement De Gasperi IV
Prédécesseur Aucun
Successeur Giuseppe Pella
(ministre du Trésor)
Gouverneur de la Banque d'Italie
19451948
Prédécesseur Vincenzo Azzolini
Successeur Donato Menichella
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Carrù (Italie)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Rome (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique PLI
Conjoint Ida Pellegrini
Religion Catholicisme romain

Signature

Luigi Einaudi
Présidents de la République italienne

Luigi Einaudi (né le à Carru, dans la province de Coni, Piémont - mort le à Rome) était un universitaire, économiste, journaliste et homme d'État italien, président de la République de 1948 à 1955.

Considéré comme l'un des pères fondateurs de la République italienne, Luigi Einaudi était également un grand économiste, de renommée mondiale.

Gouverneur de la Banque d'Italie depuis 1945, il se voit confier la vice-présidence du Conseil des ministres, couplée au ministère du Trésor, devenant l'une des figures du quatrième gouvernement d'Alcide De Gasperi.

En 1948, sa carrière est récompensée par son élection à la présidence de la République, pour un mandat de sept ans, à l'issue duquel il dispose du droit de siéger à vie au Sénat de la République.

Biographie[modifier | modifier le code]

De Carrù aux rédactions[modifier | modifier le code]

Né à Carrù, un petit village du Piémont, Luigi Einaudi est le fils d'un concessionnaire de la collecte des impôts.

Sorti diplômé du Lycée classique Cavour (Liceo Classico Cavour), au sein duquel il obtenait les meilleures notes, il poursuit ses études à l'Université de Turin. Durant cette période, Einaudi, proche du mouvement socialiste, rédige quelques chroniques dans la revue Critica Sociale, dirigée par Filippo Turati. Einaudi délaisse, cependant, ses convictions socialistes, et, ayant désormais un positionnement libéral, quitte la Critica. C'est en 1895 qu'il quitte l'Université, de laquelle il sort diplômé en droit.

Collaborant pour quelques journaux, comme La Stampa ou le Corriere della Sera, ayant le titre de correspondant de presse pour le magazine britannique The Economist et directeur du magazine La Riforma Sociale, il est cependant contraint de quitter les rédactions en 1926, à la suite de l'avènement, puis de l'emprise du fascisme sur le pays, bien qu'il dirige La Riforma jusqu'en 1935.

La politique[modifier | modifier le code]

Le , Luigi Einaudi se voit nommé au Sénat du Royaume par le président du Conseil, Francesco Saverio Nitti.

L'avènement de la dictature fasciste, assumée par Benito Mussolini, contraint cependant Einaudi à cesser ses activités politiques, quitter le Parlement et s'exiler en Suisse ; lui-même n'a jamais caché son antifascisme, puisqu'il fut l'un des signataires, en 1925, du Manifeste des intellectuels antifascistes (Manifesto degli intellettuali antifascisti).

Le , à la suite de la chute du régime fasciste, Einaudi se voit nommer recteur de l'Université de Turin ; d'autre part, il écrit de nouveau pour le Corriere, rédigeant quelques chroniques politiques et économiques.

Nommé Gouverneur de la Banque d'Italie en 1945, il est élu, dans le même temps, à la Consulta Nazionale, bien qu'on lui ai prêté une certaine sympathie pour la monarchie.

En 1947, Einaudi est nommé vice-président du Conseil des ministres, ministre du Trésor, étant ainsi le premier assumant une telle charge, dans le quatrième gouvernement d'Alcide De Gasperi. Sa politique économique est considérée comme étant à l'origine du Miracle économique italien des années 1950, celle-ci se résumant à la diminution de la fiscalité et des droits des douanes.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Le , Luigi Einaudi est élu président de la République italienne, au quatrième tour de scrutin ; il a recueilli 518 suffrages des 872 grands électeurs convoqués pour le scrutin, bien qu'à l'origine, le président du Conseil, Alcide De Gasperi, ait soutenu la candidature du ministre des Affaires étrangères, Carlo Sforza.

Luigi Einaudi, considéré comme étant l'un des pères de la République italienne, assuma ses fonctions présidentielles avc dignité, si bien que les partis semblaient favorables à sa réélection, lorsque son mandat de sept ans prit fin, en 1955. Mais le président Einaudi s'y étant opposé, celui-ci rendit ses pouvoirs à son successeur, Giovanni Gronchi. En sa qualité de président émérite de la République, Einaudi eut le privilège de siéger, de droit, au Sénat de la République.

Autres[modifier | modifier le code]

Luigi Einaudi est le père de Giulio Einaudi, fondateur des Éditions Einaudi et le grand père du compositeur Ludovico Einaudi[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Lo scrittoio del Presidente
  2. Prediche inutili
  3. Miti e paradossi della giustizia tributaria
  4. La guerra e l'unità d'Europa
  5. Lezioni di politica sociale

Liens externes[modifier | modifier le code]