Sidney Sonnino

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sidney Sonnino
Image illustrative de l'article Sidney Sonnino
Fonctions
28e et 30e président du Conseil italien
8 février 190629 mai 1906
Monarque Victor-Emmanuel III
Prédécesseur Alessandro Fortis
Successeur Giovanni Giolitti
11 décembre 190931 mars 1910
Monarque Victor-Emmanuel III
Prédécesseur Giovanni Giolitti
Successeur Luigi Luzzatti
Biographie
Nom de naissance Sidney Giorgio Sonnino
Date de naissance 11 mars 1847
Lieu de naissance Pise (Grand-duché de Toscane)
Date de décès 24 novembre 1922 (à 75 ans)
Lieu de décès Rome
Nationalité italienne
Religion Catholicisme

Sidney Sonnino
Présidents du Conseil italien

Le baron Sidney Costantino Sonnino (né à Pise le 11 mars 1847, mort à Rome le 24 novembre 1922) est un homme politique italien, président du Conseil des ministres du Royaume du 8 février au 29 mai 1906 et du 11 décembre 1909 au 31 mars 1910.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sidney Sonnino est le fils d'un commerçant d'origine juive, Isach Sonnino, et d'une Galloise. Sonnino, de confession anglicane, hérite du prénom de son grand-père maternel, Sidney Tery.

Il obtient son diplôme en droit à seulement 18 ans, en 1865 à l'université de Pise. Sonnino est avocat pendant une courte période avant d'épouser la carrière diplomatique et de d'installer, successivement, à Madrid, à Vienne e à Paris. Il reprend des études en économie et particulièrement sur les condition de l'agriculture italienne. À cette époque, précisément en 1878, il réalise une revue, La Rassegna Settimanale, qui traite, au début, uniquement de questions économiques et financières pour après se concentrer, petit à petit, sur l'activité politique.

En 1880 au cours de ma XIVe législature, il est élu député dans le collège de San Casciano in Val di Pesa et au parlement, il appartient à l'aile conservatrice. En 1893 il est ministre des Finances et du Trésor dans le troisième gouvernement Crispi. Sonnino, au sein du gouvernement, poursuit une politique de consolidation fiscale avec des mesures impopulaires (hausse des droits de douane sur les céréales) et le renforcement de la Banque d'Italie. Au cours de la crise du siècle, il ordonne également de tirer sur la foule qui manifeste. Mais il est aussi un partisan du suffrage universel[1].

Au cours des années suivantes, Sonnino se place sur des positions libéraux-conservateurs hostiles à la politique d'ouverture de Giovanni Giolitti.

Sonnino est président du Conseil pendant des courtes périodes, en 1906 la première fois, une participation des radicaux au gouvernement et en 1909.

Sonnino est ministre des Affaires Étrangères du gouvernement Salandra en 1914, il participe aux négociations secrètes qui conduisent à la signature du Traité de Londres et à la participation de l'Italie à la Première Guerre mondiale en échanges de territoires.

Il sera aussi présent, toujours comme ministre des Affaires Étrangères lors de la conférence de Paris de 1919 qui établit le traité de paix. En cette occasion, il s'oppose aux Français et aux Anglais en raison du non-respect des clauses du traité de Londres. Suite à la chute du gouvernement de Vittorio Emanuele Orlando, il cesse sa vie publique après avoir été nommé sénateur en 1920.

Il meurt un mois après la marche sur Rome.

Son cercueil repose dans une grotte creusée dans une falaise à pic sur la mer près du château qu'il fit construire près de Livorno.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Torniamo allo Statuto, texte dans lequel il expose une réduction des pouvoirs du Parlement, à la lumière d'une lecture plus restrictive du Statut albertin. Il a été écrit suite aux tensions sociales qui éclatèrent en Italie à la fin du XIXe siècle.
  • Libro Verde, histoire de négociations diplomatiques entre l'Italie et l'Autriche-Hongrie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Margaret Macmillan, Paris 1919, Random House, New York 2003, pagg. 279 e segg.
  • Antonio Saltini Storia delle Scienze agrarie Edagricole, vol IV, 1989 pp. 191-226 (ISBN 88-206-2415-X)

Note[modifier | modifier le code]

  1. Il publie sur ce thème un opuscole de 34 pages imprimé à Florence par l'imprimeur Botta en 1870 et intitulé Il suffragio universale.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]