Fausto Bertinotti

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Fausto Bertinotti
Fausto Bertinotti, en 2008.
Fausto Bertinotti, en 2008.
Fonctions
12e président de la Chambre des députés
29 avril 200628 avril 2008
Législature XVe
Prédécesseur Pier Ferdinando Casini
Successeur Gianfranco Fini
Député de la République italienne
15 avril 199428 avril 2008
Élection 27 mars 1994
21 avril 1996
13 mai 2001
9-10 avril 2006
Législature XIIe, XIIIe, XIVe, XVe
2e secrétaire du Parti de la Refondation communiste
22 janvier 19946 mai 2006
Prédécesseur Sergio Garavini
Successeur Franco Giordano
Biographie
Date de naissance 22 mars 1940 (74 ans)
Lieu de naissance Milan (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique PRC

Fausto Bertinotti, né le 22 mars 1940 à Milan, est un homme politique italien, membre du Parti de la refondation communiste (PRC), figure de la gauche italienne et président de la Chambre des députés de 2006 à 2008, durant la XVe législature du Parlement de la République italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le syndicaliste[modifier | modifier le code]

Fausto Bertinotti est le fils d'Enrico Bertinotti, ingénieur des chemins de fer.

Après avoir terminé ses études à Milan, le jeune Bertinotti adhère à la Confédération générale italienne du travail (CGIL) , en 1964. En 1972, il rejoint le Parti communiste italien (PCI), au sein duquel il anime la section la plus à gauche du parti, Essere Sindacato.

Syndicaliste fort actif, Bertinotti n'a de cesse de dénoncer la « classe des patrons », telle qu'il la présente ; cette attitude fruste bien des syndicalistes modérés, dont Sergio Cofferati. Ce dernier le nomme pourtant au secrétariat confédéral, en 1985.

Neuf ans plus tard, il se lance en politique et quitte alors toute fonction syndicale, bien qu'il se dise toujours intéressé par ces questions. Le ministère italien du Travail lui a été proposé par bien des dirigeants de centre-gauche, mais Bertinotti n'a jamais donné suite à ces invitations.

Un parlementaire à la gauche de la gauche[modifier | modifier le code]

Membre du Parti socialiste italien (PSI), puis du Parti socialiste italien d'unité prolétarienne (PSIUP), Fausto Bertinotti rejoint finalement les rangs du Parti communiste italien (PCI), s'engageant au côté de Pietro Ingrao, lequel dirigeait la section la plus radicale du parti.

Opposé à la dissolution du PCI, Bertinotti milite un temps au sein du Parti démocrate de la gauche (PDS) successeur du parti communiste historique. Il le quitte en 1993 pour adhérer au Parti de la refondation communiste (PRC). Devenu rapidement une figure charismatique de la formation, il prend le secrétariat du parti en janvier 1994 et assume son désaccord avec la doctrine réformiste du PDS. Quelques semaines plus tard, en mars, il fait son entrée à la Chambre des députés. En juin suivant, il conquiert un siège de député européen, qu'il exerce en parallèle.

Aux élections européennes de juin 2004, il conserve son siège au Parlement européen et, contraint de choisir le mandat qu'il souhaite accomplir, décide de siéger au sein de l'assemblée parlementaire communautaire.

Président de la Chambre des députés[modifier | modifier le code]

Après les élections générales des 9 et 10 avril 2006, Bertinotti dit présenter sa candidature à la présidence de la Chambre des députés, bien que l'ancien président du Conseil, Massimo D'Alema, ait lui-même déclaré sa candidature à la troisième charge de la République. L'équilibre de la nouvelle majorité parlementaire de centre-gauche étant considérablement fragile, car ne reposant que sur quelques sièges de plus que l'opposition de centre-droit, le chef de la nouvelle majorité, Romano Prodi, se déclara favorable à l'élection de Bertinotti, dirigeant d'un parti membre de la coalition.

Le 29 avril, au quatrième tour de scrutin, Bertinotti est élu président de la Chambre, ayant recueilli 337 suffrages contre 100 pour D'Alema, sur les 609 électeurs conviés.

Les 8, 9 et 10 mai 2006, Fausto Bertinotti, en sa qualité de président de la Chambre des députés, a présidé le collège des grands électeurs (députés, sénateurs, représentants de régions) réuni pour l'élection du onzième président de la République italienne ; il a, en conséquence, proclamé Giorgio Napolitano élu président de la République et présidé, le 15 mai, la cérémonie d'investiture du chef de l'État élu.

Retrait de la vie politique[modifier | modifier le code]

Après l'élection il a cédé la direction du parti à Franco Giordano. Aux élections de 2008, Bertinotti perd son siège de député et annonce son intention de renoncer à tout rôle de leader de premier plan[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]