Angelino Alfano

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Angelino Alfano
Angelino Alfano, à Palerme, en 2011.
Angelino Alfano, à Palerme, en 2011.
Fonctions
Ministre italien de l'Intérieur
En fonction depuis le
Président du Conseil Enrico Letta
Matteo Renzi
Gouvernement Letta
Renzi
Prédécesseur Anna Maria Cancellieri
Vice-président du Conseil des ministres
Président du Conseil Enrico Letta
Gouvernement Letta
Secrétaire politique national
du Peuple de la Liberté
Président Silvio Berlusconi
Prédécesseur aucun
Ministre de la Justice
Président du Conseil Silvio Berlusconi
Gouvernement Berlusconi IV
Prédécesseur Luigi Scotti
Successeur Nitto Francesco Palma
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Agrigento (Italie)
Parti politique Le Peuple de la Liberté
(jusqu'en 2013)
Nouveau Centre-droit

Angelino Alfano, né le à Agrigente, est un juriste, avocat spécialisé en droit de l'entreprise, et un homme politique italien.

Nommé ministre de la Justice au sein du gouvernement Berlusconi IV, en , il quitte son ministère le , pour se consacrer à la charge de secrétaire général du Peuple de la Liberté, qui lui a été confiée par le président du Conseil, Silvio Berlusconi, dont il est régulièrement présenté comme le « dauphin » politique.

Le , deux mois suivant des élections parlementaires n'ayant dégagé aucune majorité claire dans les deux Chambres du Parlement, il prend les fonctions de vice-président du Conseil des ministres, et ministre de l'Intérieur du gouvernement Letta, cette dernière fonction, il la conserve dans le gouvernement Renzi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts politiques[modifier | modifier le code]

Angelino Alfano débute sa carrière politique en Sicile dans les années 1990. Considéré comme un homme de confiance de Silvio Berlusconi[1], il devient député à la troisième tentative en 2001. Il est réélu en 2006 puis en 2008, pour la circonscription proportionnelle XXIV (Sicile 1).

En 2002, il est nommé responsable des politiques pour le Mezzogiorno de Forza Italia. En 2005, il devient le coordinateur du parti en Sicile.

Ministre de la Justice de Berlusconi[modifier | modifier le code]

Après le retour au pouvoir de la coalition de centre-droit de Silvio Berlusconi aux élections générales d' et la formation du parti du Peuple de la liberté (PdL), Angelino Alfano devient le nouveau ministre de la Justice. Il est à l'origine de la loi Alfano approuvée le qui donne une immunité pénale aux 4 postes politiques les plus importants (président de la République, président du Sénat, président de la Chambre des Députés, et président du Conseil) durant leur mandat. Cette loi fut ensuite abrogée en , car jugée anticonstitutionnelle.

Le dauphin du Cavaliere[modifier | modifier le code]

Perçu comme le « dauphin » de Berlusconi, il est nommé secrétaire politique national du Peuple de la liberté (PdL) le , ce qui en fait le numéro deux du parti. À peine une semaine plus tard, le président du Conseil annonce, dans un entretien accordé à La Repubblica, qu'il ne se représentera pas aux prochaines élections générales prévues pour 2013 et qu'il soutiendra Alfano pour lui succéder[2]. Angelino Alfano laisse, le , son fauteuil de ministre de la Justice à Nitto Francesco Palma, ancien secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur.

Ministre de l'Intérieur de la grande coalition[modifier | modifier le code]

Le , il prête serment au palais du Quirinal, devant le président de la République, Giorgio Napolitano, acceptant formellement la charge de vice-président du Conseil des ministres, chargé du ministère de l'Intérieur au sein du gouvernement d'Enrico Letta.

Le 28 septembre, il présente sa démission, comme tous les ministre du PDL du gouvernement, pour protester contre la possible destitution de Silvio Berlusconi de son mandat de sénateur. Il appelle toutefois à la modération en se déclarant « diversement berlusconien » et en déclarant vouloir « stopper les extrémistes qui entraînent le parti dans une aventure dangereuse »[3]. Toutefois, les députés ayant renouvelé début octobre leur confiance lors d'un vote au gouvernement Letta, leur lettres de démissions sont refusées, et les ministres restent en poste.

Le Nouveau Centre-droit[modifier | modifier le code]

À l'occasion du conseil national du 16 novembre 2013 où Le Peuple de la liberté reprend le nom de Forza Italia, Alfano décide ne pas faire partie du nouveau mouvement et avec une cinquantaine de parlementaires fonde le Nouveau Centre-droit qui entend continuer de soutenir la gouvernement Letta dont il est le vice-président.

Il est reconduit à son poste dans le gouvernement Renzi où il ne conserve pas ses fonctions de vice-président du gouvernement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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