Enrico Letta

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Enrico Letta
Enrico Letta, en 2013.
Enrico Letta, en 2013.
Fonctions
83e président du Conseil des ministres italien
28 avril 201322 février 2014
(&&&&&&&&&&&&03009 mois et 24 jours)
Président Giorgio Napolitano
Gouvernement Letta
Législature XVIIe
Coalition PD-PDL-SC
(avril-nov. 2013)
PD-NCD-SC
(nov. 2013-fév. 2014)
Prédécesseur Mario Monti
Successeur Matteo Renzi
Ministre des Politiques agricoles, alimentaires et forestières
(ad interim)
27 janvier22 février 2014
Président du Conseil Lui-même
Gouvernement Letta
Prédécesseur Nunzia De Girolamo
Successeur Maurizio Martina
Vice-secrétaire du Parti démocrate italien
7 novembre 200920 avril 2013
Prédécesseur Dario Franceschini
Secrétaire d'État à la
présidence du Conseil des ministres
17 mai 20068 mai 2008
Président du Conseil Romano Prodi
Gouvernement Prodi II
Prédécesseur Gianni Letta
Successeur Gianni Letta
Député européen d'Italie
20 juillet 200427 avril 2006
Élection 12-13 juin 2004
Législature 6e
Groupe politique ADLE
Successeur Gianluca Susta
Ministre de l'Industrie, du Commerce
et de l'Artisanat
22 décembre 199911 juin 2001
Président du Conseil Massimo D'Alema
Giuliano Amato
Gouvernement D'Alema II
Amato II
Prédécesseur Pier Luigi Bersani
Successeur Antonio Marzano
Ministre pour les Politiques communautaires
21 octobre 199822 décembre 1999
Président du Conseil Massimo D'Alema
Gouvernement D'Alema I
Prédécesseur Lamberto Dini
(de facto)
Successeur Patrizia Toia
Biographie
Date de naissance 20 août 1966 (47 ans)
Lieu de naissance Pise (Italie)
Parti politique DC (jusqu'en 1994)
PPI (1994-2002)
DL (2002-2007)
PD (depuis 2007)
Conjoint Gianna Fregonara
Diplômé de Université de Pise
École supérieure Sainte-Anne

Enrico Letta
Présidents du Conseil des ministres d'Italie

Enrico Letta, né le 20 août 1966 à Pise, est un homme politique italien, membre du Parti démocrate (PD) et président du Conseil des ministres du 28 avril 2013 au 22 février 2014.

Neveu du journaliste Gianni Letta, il a été ministre pour les Politiques communautaires, le plus jeune ministre italien à ce jour, puis de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat dans les gouvernements de Massimo D'Alema et Giuliano Amato. Député de l'opposition de 2001 à 2006, sous la XIVe législature, Letta retrouve le gouvernement, en 2006, comme secrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministres, auprès de Romano Prodi.

Après avoir retrouvé les rangs de l'opposition, au lendemain des élections générales d'avril 2008, il devient, en 2009, vice-secrétaire du Parti démocrate (PD). De fait, il devient une figure du premier parti de l'opposition, et participe activement à la campagne électorale du centre-gauche lors des élections générales de février 2013, à l'issue desquelles ne semble se dégager aucune majorité claire.

Nommé président du Conseil en avril 2013, il forme un gouvernement de grande coalition. Il démissionne le 14 février 2014 après un vote de défiance de la direction du PD.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une enfance européenne[modifier | modifier le code]

Enrico Letta, né à Pise, a passé son enfance à Strasbourg, en France[1].

De l'université de Pise à la politique[modifier | modifier le code]

Après avoir passé une laurea de sciences politiques à l'université de Pise, il se spécialise en droit communautaire à l'école supérieure Sainte-Anne de Pise[1].

Membre de la Démocratie chrétienne (DC), puis du Parti populaire italien (PPI, successeur de la DC en 1994), il est désigné président des Jeunes chrétiens-démocrates européens pour quatre ans, en 1991.

Enrico Letta est le neveu du journaliste Gianni Letta, un proche de Silvio Berlusconi, dont il a été le sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministres dans ses quatre gouvernements, entre 1994 et 2011. Divorcé et remarié en secondes noces à la journaliste Gianna Fregonara, Enrico Letta est le père de trois enfants.

Il est membre de la Commission Trilatérale[2].

Une ascension politique fulgurante[modifier | modifier le code]

En 1996, à la suite de la victoire de la coalition de centre-gauche L'Olivier aux élections générales, il devient secrétaire général du « comité euro » au ministère du Trésor. Il renonce à cette fonction au bout d'un an, lorsqu'il est nommé vice-secrétaire du PPI.

Le 21 octobre 1998, âgé de 32 ans, Enrico Letta prête serment comme ministre pour les Politiques communautaires, nommé dans le premier gouvernement du président du Conseil social-démocrate Massimo D'Alema. Lorsque ce dernier forme son second cabinet, le 21 décembre 1999, Letta est promu ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat. Il est confirmé le 25 avril 2000, lors de la constitution du deuxième cabinet de Giuliano Amato.

Le bras droit de Prodi[modifier | modifier le code]

Élu député du Piémont aux élections générales d'avril 2001, qui voient la victoire de la Maison des libertés (CDL) de Silvio Berlusconi, il rejoint, en 2002, le nouveau parti chrétien-social de centre-gauche, Démocratie et liberté - La Marguerite (DL).

Aux élections européennes de juin 2004, il est élu député européen de la circonscription Nord-Est, sur la liste Unis dans l'Olivier, puis s'inscrit au groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE).

Réélu à la Chambre des députés, en Lombardie, au cours des élections générales italiennes d'avril 2006, il démissionne du Parlement européen le 27 du même mois. Le 8 mai suivant, il est nommé sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministres, auprès de Romano Prodi.

Un Européen engagé[modifier | modifier le code]

Multilingue et notamment, parfaitement francophone, ayant étudié à Strasbourg, Enrico Letta, européen convaincu, a cofondé, en 2003, avec Guillaume Klossa, le think tank européen EuropaNova dont il a assuré la présidence du conseil scientifique jusqu'en 2010.

Un cadre du Parti démocrate[modifier | modifier le code]

Ayant intégré, le 23 mai 2007, le comité national pour le Parti démocrate (PD), de quarante-cinq membres, il se déclare candidat, le 24 juillet suivant, aux primaires citoyennes qui désigneront le secrétaire du parti. Il remporte 391 775 voix sur 3 554 169, soit 11 % des suffrages, et termine troisième derrière Rosy Bindi et Walter Veltroni, qui remporte largement l'élection avec plus de 75 % des voix.

Après la défaite du PD aux élections générales anticipées d'avril 2008, où il est réélu député en Lombardie, il devient ministre du Travail dans le « gouvernement fantôme » du PD, mis en place par Veltroni. À la suite de la démission de ce dernier, Letta apporte son soutien à Pier Luigi Bersani pour les primaires du 25 octobre 2009. Bersani l'emporte au premier tour avec 53 % des voix.

Le 7 novembre 2009, lors de la première réunion de l'Assemblée nationale du parti suivant la tenue de l'élection, Enrico Letta est nommé vice-secrétaire. Il prend alors la place laissée vacante par Dario Franceschini.

Président du Conseil[modifier | modifier le code]

La formation d'un gouvernement d'union nationale[modifier | modifier le code]

Les élections générales des 24 et 25 février 2013 ayant été remportées à la Chambre des députés par le centre-gauche, mais n'ayant fait apparaître aucune majorité claire au Sénat de la République, Pier Luigi Bersani, le chef de la coalition Italie. Bien commun, tente, sans succès, de constituer un gouvernement. Cet important blocage politique conduit, au mois d'avril, à la réélection du président de la République sortant, Giorgio Napolitano.

Le 24 avril 2013, Enrico Letta, pressenti, quelques jours plus tôt, comme l'ancien président du Conseil Giuliano Amato, pour la succession de Mario Monti, à la présidence du Conseil des ministres, est chargé, par le chef de l'État, de former un gouvernement d'union nationale, alliant le PD, Le Peuple de la liberté (PDL, droite) et le Choix civique (SC, centre).

Après avoir été convoqué, le même jour, au palais du Quirinal, le président du Conseil désigné fait une brève allocution, au cours de laquelle il dit avoir « accepté, avec réserve » la mission qui lui a été confiée par le chef de l'État, selon la traditionnelle déclaration. « La situation actuelle ne peut plus durer, en Italie, comme en Europe, car les politiques d'austérité ne suffisent plus » affirme Enrico Letta, qui promet alors de former « un gouvernement au service du pays »[3],[4],[5],[6]. Selon la presse italienne, le programme du prochain gouvernement, préparé par le président Napolitano lui-même, comprend une série de réformes institutionnelles, économiques et sociales, le chef de l'État appelant, quant à lui, l'ensemble des partis à soutenir la politique du prochain gouvernement[7].

Le 27 avril, Enrico Letta présente son gouvernement, lors d'une conférence de presse, depuis le palais du Quirinal.

Un gouvernement de poids lourds, féminisé et renouvelé[modifier | modifier le code]

Le gouvernement Letta, lors de sa prestation de serment, le 28 avril 2013, au palais du Quirinal.

Dans ce cabinet d'union, sont nommées de nombreuses figures politiques, comme Angelino Alfano, vice-président du Conseil et ministre de l'Intérieur, l'ancienne commissaire européenne Emma Bonino, ministre des Affaires étrangères, la ministre sortante de l'Intérieur, Anna Maria Cancellieri, ministre de la Justice, le directeur général de la Banque d'Italie, Fabrizio Saccomanni, ministre de l'Économie et des Finances, le directeur général de l'Institut national de statistique (ISTAT), Enrico Giovannini, ministre du Travail, et l'ancien vice-secrétaire du PD, Dario Franceschini, ministre pour les Relations avec le Parlement.

Le gouvernement voit également l'arrivée de jeunes responsables, comme Nunzia De Girolamo (PDL), 37 ans, ministre de l'Agriculture ; Andrea Orlando (PD), 44 ans, ministre de l'Environnement ; ou encore Beatrice Lorenzin (PDL), 41 ans, ministre de la Santé. De nouveaux parlementaires font par ailleurs leur apparition, comme Maria Chiara Carrozza, ministre de l'Éducation et rectrice d'université, Josefa Idem, ministre pour l'Égalité des chances et ancienne championne olympique, Cécile Kyenge, ophtalmologue et première personne de couleur nommée au gouvernement, ministre pour l'Intégration.

Les membres du gouvernement Letta prêtent serment le 28 avril, devant le président de la République, au palais du Quirinal[8].

Un discours réformiste et pro-européen[modifier | modifier le code]

Enrico Letta, lors du Festival de l'Économie de Trente, en Italie, le 1er juin 2013.

Le lendemain, Enrico Letta prononce son discours de politique générale devant la Chambre des députés, durant lequel il déclare que l'emploi sera « la priorité de l'agenda gouvernemental »[9]. D'autre part, le nouveau chef du gouvernement a évoqué l'Union européenne, qui, selon lui, « [souffrirait] d'un manque de légitimité et d’efficacité », dans un contexte difficile pour les citoyens, et promit une tournée diplomatique dans les trois grandes capitales européennes que sont Berlin, Bruxelles et Paris ; le président du Conseil qui a, par ailleurs, promis une réforme de la loi électorale de 2005, responsable, selon la classe politique comme la presse transalpine, de la situation de blocage politique vécue par le pays, a menacé, comme le fit le président Napolitano lors de son discours d'investiture du 22 avril, de remettre immédiatement la démission du gouvernement si des réformes institutionnelles ne devaient pas être assumées par les partis politiques[10]. À l'issue de ce discours, le gouvernement Letta obtint la confiance de la Chambre de 453 députés contre 153[11] ; le lendemain, le cabinet d'union nationale se voit conforté par la confiance de 233 sénateurs contre 59[12].

Le 17 mai, lors d'une conférence de presse, Enrico Letta a annoncé la suspension provisoire de la taxe sur la résidence principale. Cette mesure était une promesse phare de l'ex-chef du gouvernement et meneur du centre-droit, Silvio Berlusconi, durant la campagne des élections générales du mois de février. Cet impôt, fort impopulaire, avait été rétabli par le gouvernement technique de Mario Monti en 2012, dans le dessein de voir les finances publiques se redresser[13],[14].

Les 26 et 27 mai, puis les 9 et 10 juin, le gouvernement connaît son premier scrutin avec les élections municipales, remportées, dans une majorité de grandes villes, par le centre-gauche, comme Rome, qui sera gouvernée par le sénateur démocrate Ignazio Marino. Si le parti du président du Conseil sort victorieux de ce scrutin, celui-ci a été marqué par une forte abstention, conséquence, selon la presse politique italienne, du désenchantement des citoyens, déçus par l'austérité et la corruption[15],[16].

La crise d'octobre 2013[modifier | modifier le code]

Le 28 septembre, le président du Conseil, n'étant guère parvenu à convaincre les cinq ministres issus du PDL d'approuver de nouvelles mesures de rigueur budgétaire, telle une hausse de la TVA, lors d'un Conseil des ministres, demande à consulter le Parlement sur cette question[17],[18] ; or, ces cinq ministres annoncent, par la voix du vice-président du Conseil, Angelino Alfano, leur démission, souhaitant quitter le gouvernement d'union, dans le dessein de pouvoir dénoncer la probable destitution de Silvio Berlusconi, l'ancien chef du gouvernement étant menacé de voir son mandat de sénateur confisqué puisqu'ayant été condamné par la Justice pour fraude fiscale, une condamnation confirmée par la Cour de cassation.

Son cabinet se trouvant être menacé par une telle situation[19], le chef du gouvernement, condamnant sévèrement le « geste fou » du sénateur Berlusconi et de ses amis, s'en est remis au président Giorgio Napolitano, qui, préférant éviter une nouvelle dissolution parlementaire, devait trouver une alternative institutionnelle, dans le dessein d'éviter une nouvelle crise politique à la péninsule[20].

Se présentant le 2 octobre devant le Sénat de la République afin d'en solliciter la confiance, Letta prononce un discours volontairement dramatique, parlant de risque fatal pour l'Italie si le gouvernement devait tomber. Alors que Le Peuple de la liberté est au bord de la scission, Alfano s'opposant à Berlusconi sur l'attitude à adopter, l'ancien président du Conseil se range in extremis derrière l'opinion du ministre de l'Intérieur et annonce le soutien de ses sénateurs au gouvernement Letta, qui remporte largement le scrutin avec 230 voix favorables, contre 70 oppositions[21]. Cinq jours plus tard, un sondage accorde 32 % d'intentions de vote au Parti démocrate, en hausse de quatre points, tandis que Le Peuple de la liberté perd six points en recueillant à peine 20 % ; quant à la cote de confiance d'Enrico Letta, elle s'établit à 57 % chez les électeurs du centre-gauche, contre 53 % pour Matteo Renzi, maire de Florence et candidat au poste de secrétaire du PD[22].

Le 27 janvier 2014, la ministre des Politiques agricoles, alimentaires et forestières, Nunzia De Girolamo, impliquée dans un scandale, présente au chef du gouvernement sa démission ; celui-ci décide alors d'assumer provisoirement les fonctions de ministre chargé de l'Agriculture.

Une démission contrainte[modifier | modifier le code]

Le 13 février 2014, Enrico Letta déclare avoir l'intention de remettre, le lendemain, sa démission au président de la République. En effet, quelques heures auparavant, la Direction nationale du PD a approuvé, par une large majorité, la demande de formation d'un nouveau gouvernement émise par le secrétaire du parti Matteo Renzi[23]. Le 14 février, le président Napolitano accepte sa démission[24]. Renzi lui succède officiellement huit jours plus tard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre de Gasquet, « Un « médiateur-né » pour succéder à Monti », sur www.lesechos.fr, Les Échos,‎ 25 avril 2013 (consulté le 25 avril 2013).
  2. (en) « Members - April 2013» , Commission Trilatérale
  3. « Italie: la course contre la montre de Letta pour former un gouvernement », BFM TV, 25 avril 2013
  4. « Italie : Enrico Letta chargé de former le gouvernement », Euronews, 24 avril 2013
  5. « Italie: Enrico Letta chargé de former le gouvernement », Le Figaro, 24 avril 2013
  6. « Enrico Letta : la carte jeune de Giorgio Napolitano », Le Point, 24 avril 2013
  7. « L'Italie mise sur Enrico Letta pour sortir de l'impasse », Le Figaro, 25 avril 2013
  8. « Italie : les 21 ministres ont prêté serment », Euronews, 28 avril 2013
  9. « L’emploi, priorité du nouveau gouvernement italien », Euronews, 30 avril 2013
  10. « Le plan d'Enrico Letta pour retrouver la confiance des Italiens et de l'Europe », France Info, 29 avril 2013
  11. « Enrico Letta plaide pour une politique européenne de relance », Le Monde, 30 avril 2013
  12. « Enrico Letta obtient la confiance du Sénat italien », Libération, 30 avril 2013
  13. « L’Italie suspend la taxe sur la résidence principale », Euronews, 17 mai 2013
  14. « Italie: la taxe d'habitation suspendue », Le Figaro, 17 mai 2013
  15. « Les Italiens désenchantés boudent les municipales », Euronews, 10 juin 2013
  16. « Italie-Les municipales renforcent le chef du gouvernement », Les Échos, 10 juin 2013
  17. « Italie : Enrico Letta veut un vote de confiance », Les Échos, 27 septembre 2013
  18. « Italie : Enrico Letta réclame un vote de confiance au Parlement », Euronews, 28 septembre 2013
  19. « Silvio Berlusconi fait voler en éclats la coalition d’Enrico Letta », Les Échos, 28 septembre 2013
  20. « Italie: le "geste fou" de Berlusconi ébranle la gouvernance Letta », L'Express, 29 septembre 2013
  21. « Italie : le gouvernement Letta remporte le vote de confiance », Le Monde, 2 octobre 2013
  22. (it) « Il Pd cresce al 32% e Forza Italia crolla », La Repubblica, 7 octobre 2013
  23. « Italie: le premier ministre Enrico Letta annonce sa démission », Le Figaro, 13 février 2014.
  24. (en) « Napolitano a accepté la démission du Premier ministre », Euronews, 14 février 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles liés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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