Umberto Bossi
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Umberto Bossi (né le 19 septembre 1941 à Cassano Magnago, dans la province de Varèse, en Lombardie) est un homme politique régionaliste italien, dirigeant et fondateur de la Ligue du Nord.
Les médias italiens le désignent généralement sous le sobriquet d' « il senatùr. »
[modifier] Biographie
Depuis juillet 2004, Umberto Bossi est député européen, alors inscrit au groupe Indépendance/Démocratie qu'il a quitté depuis pour le groupe Union pour l'Europe des nations. Auparavant, jusqu'au 18 juillet, il était ministre des réformes du gouvernement Silvio Berlusconi II. Il avait été député au Parlement européen précédemment (1994-2001).
Après un bac scientifique, il s'inscrit à la faculté de médecine mais abandonne au début des années 1980, sans terminer son doctorat. Son engagement politique naît aux côtés de formations communistes dans les années 1970, stimulé par une rencontre avec Bruno Salvadori qui dirigeait alors l'Union valdôtaine.
Au début des années 1980, il fonde avec Roberto Maroni et Giuseppe Leoni, la Lega Lombarda (la Ligue lombarde) dont il devient le secrétaire. À la fin de la décennie, il réussit à fédérer les différents mouvements autonomistes de l'Italie du Nord avec la fondation de la Ligue du Nord dont il devient secrétaire fédéral. Le parti, qui initialement s'affirmait sécessionniste avec un grand retentissement au milieu des années 1990, a progressivement mis de côté ses revendications indépendantistes — au grand dam d'une partie de son électorat très attachée à la Padanie libre[réf. nécessaire] —, pour évoluer vers un populisme ethnorégionaliste, dont les représentants se laissent souvent aller à des propos xénophobes et homophobes[1].
Élu sénateur lors de la Xe législature (son premier mandat, d'où son surnom de senatùr en dialecte lombard, souvent employé par les médias pour le désigner), il a été député à quatre reprises (XIe, XIIe, XIIIe, et XIVe législatures) et également quatre fois député européen.
Il est condamné, en même temps que l'ancien trésorier de la Ligue, pour corruption dans le cadre de l'affaire Montedison.
Du 11 mars 2004, date à laquelle il a été victime d'une pathologie grave, au 11 janvier 2005 (plus de 300 jours), sans démissionner d'aucun mandat, il a été longuement hospitalisé et n'a pas eu d'activité politique. Il ne semble pas avoir retrouvé depuis son élocution antérieure.
À la suite des élections générales de 2008, il devient ministre pour les réformes et pour le fédéralisme du Gouvernement Silvio Berlusconi IV.
[modifier] Notes et références
- ↑ (fr) « Le retour des "Chemises vertes" », Le Nouvel observateur, 1er février 2007.

