Église syriaque orthodoxe

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Église syriaque orthodoxe
Image illustrative de l'article Église syriaque orthodoxe

Fondateur(s) Saint Pierre Apôtre
Autocéphalie/Autonomie 543 (par la consécration épiscopale de Jacques Baradée pour la réorganisation de l'Orthodoxie orientale face aux menées des Byzantins)
Primat actuel Patriarche Ignace Zakka Ier Iwas
Siège Damas, Syrie
Territoire primaire Moyen-Orient
Expansion territoriale Amérique, Europe, Australie, Inde
Rite syriaque occidental
Langue(s) liturgique(s) syriaque (araméen)
Calendrier grégorien
Population estimée 5 500 000 (3 500.000 en Inde)

L'Église syriaque orthodoxe est une Église orthodoxe orientale autocéphale. Elle fait partie de l'ensemble des Églises des trois conciles (ou orthodoxes orientales). Le chef de l'Église porte le titre de Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, avec résidence à Damas (titulaire actuel : Sa Sainteté Ignace Zakka Ier Iwas depuis 1980).

Du fait des querelles "christologiques" et des schismes qui s'ensuivirent, plusieurs Évêques ont le titre de Patriarche. En ce sens, le titre de Patriarche d'Antioche est très disputé et se trouve, de ce fait, porté également par quatre autres chefs d'Église.

Sommaire

[modifier] Nom

L'Église syriaque orthodoxe (d'Antioche) est également connue sous d'autres noms :

  • Église orthodoxe syriaque
  • Église orthodoxe syrienne
  • Église syrienne orthodoxe
  • Église jacobite
  • Église syriaque occidentale
  • Église syrienne d'Occident[1]
  • Église syriaque d'Occident

[modifier] Histoire

Article détaillé : Église d'Antioche.

Les racines de l'Église syriaque orthodoxe sont à rechercher dans les disputes christologiques qui émaillent l'Antiquité tardive. Les monophysites ne reconnaissent qu'une seule nature au Christ, la nature divine tellement supérieure à la nature humaine qu'elle l'a absorbée. Le concile œcuménique, convoqué en 451 à Chalcédoine par l'empereur byzantin, tranche: le Christ est à la fois pleinement homme et pleinement Dieu. Le monophysisme est condamné. Si cette déclaration satisfait Byzance et l'Occident, elle suscite beaucoup d'opposition aux marges de l'Empire.
En Syrie, l'opposition au concile de Chalcédoine est menée par le patriarche Sévère d'Antioche et l'évêque Philoxène de Mabboug. Au VIe siècle, l'impératrice Théodora soutient les Syriaques. Elle fait nommer deux évêques Syriaques dont Jacques Baradée qui occupe le siège d'Édesse de 542 à 578. Il parcourt l'Asie Mineure et la Syrie ordonnant prêtres, diacres, évêques et constituant ainsi une hiérarchie parallèle qui donne naissance à l'Église syriaque orthodoxe ou Église jacobite. Les villes étant fidèles à la théologie officielle de l'Empire byzantin, l'Église syriaque orthodoxe se développe dans les campagnes de la Syrie intérieure et trouve refuge dans les couvents[2].
Les jacobites, hostiles à la domination de Byzance, favorisent l’entrée victorieuse des arabes musulmans en Syrie. Durant le califat omeyade, ils apprécient d'être gouvernés depuis Damas et savent se rendre indispensables dans l'administration[3]. Mais les jacobites s'arabisent et beaucoup se convertissent à l'islam. Une période moins favorable s'ouvre en 750 avec le califat abasside, centré sur Bagdad et plus perméable à l'influence de l'Église nestorienne[4]

Ancienne juridiction :

[modifier] Organisation

[modifier] Siège patriarcal

Membres du Saint Synode de l'Église à Damas

Le chef de l'Église porte toujours le titre de Patriarche d'Antioche même si le siège patriarcal a été déplacé à plusieurs reprises :

[modifier] Organisation territoriale

Moyen-Orient

Église de Midyat en Turquie

Reste du monde

Église à Lidcombe en Australie
  • Europe
    • Vicariat patriarcal des Pays-Bas
    • Vicariat patriarcal de Belgique et de France
    • Vicariat patriarcal d'Allemagne septentrionale (siège à Berlin)
    • Vicariat patriarcal d'Allemagne centrale (siège à Gutersloh)
    • Vicariat patriarcal d'Allemagne méridionale (siège à Kirchhausen)
    • Vicariat patriarcal de Suisse et d'Autriche
    • Archidiocèse de Scandinavie
    • Vicariat patriarcal de Suède
    • Vicariat patriarcal de Grande-Bretagne
  • Amérique
    • Vicariat patriarcal du Canada
    • Vicariat patriarcal de l'Ouest des É.-U. [6]
    • Vicariat patriarcal de l'Est des USA [7]
    • Vicariat patriarcal d'Argentine
    • Vicariat patriarcal du Brésil

[modifier] L'Église en Inde

Article détaillé : Église syro-malankare orthodoxe.

L'Église syro-malankare orthodoxe est une juridiction autonome de l'Église syriaque orthodoxe en Inde sous le nom de Maphrianat-Catholicossat de l'Inde.

[modifier] Mouvements centrifuges et schismes

[modifier] Relations avec les autres Églises

L'Église est membre du Conseil œcuménique des Églises (depuis 1955) ainsi que du Conseil des Églises du Moyen-Orient.

[modifier] Relations avec les autres Églises orthodoxes orientales

Le Patriarche participe chaque année à la Rencontre des Primats des Églises orthodoxes orientales du Moyen-Orient.

[modifier] Relations avec les autres Églises de tradition syriaque

Depuis 1994, l'Église syriaque orthodoxe participe à une série de discussions œcuméniques avec les autres Églises de tradition syriaque, à l'initiative de la Fondation Pro Oriente, organisme dépendant du diocèse catholique de Vienne en Autriche. Ces discussions rassemblent des représentants d'Églises catholiques et séparées, de tradition syriaque occidentale (Église syriaque orthodoxe, Église catholique syriaque, Église malankare orthodoxe, Église catholique syro-malankare, Église maronite) et de tradition syriaque orientale (Église apostolique assyrienne de l'Orient, Ancienne Église de l'Orient, Église catholique chaldéenne, Église catholique syro-malabare).

[modifier] Relations avec l'Église catholique

[modifier] Dialogue bilatéral

[modifier] Dialogue dans la cadre de la «  Commission mixte internationale entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe orientale. »

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Sébastien de Courtois, Le génocide oublié. Chrétiens d'Orient, les derniers Araméens, Ellipses, Paris, 2002 (ISBN 272981230X)
  • Sébastien de Courtois / Douchane Novakovic, Les derniers Araméens, le peuple oublié de Jésus, La Table Ronde, Paris, 2004 (ISBN 2710327171)
  • Jacques Rhétoré, Les chrétiens aux bêtes, Cerf, Paris, 2005 (ISBN 2204072435)
  • Claude Sélis, Les Syriens orthodoxes et catholiques, Brepols (col. Fils d'Abraham), Turnhout, 1988 (ISBN 2503823629)
  • Vahé Tachjian, La France en Cilicie et en Haute-Mésopotamie : aux confins de la Turquie, de la Syrie et de l'Irak (1919-1933), L'Harmattan (col. Hommes et Sociétés), Paris, 2004 (ISBN 2845864418)
  • Jean-Pierre Valognes, Vie et mort des Chrétiens d'Orient, Fayard, Paris, 1994 (ISBN 2213030642)
  • Claude Guérillot L'Église d'Antioche Syriaque Orthodoxe I Une Église martyre, Véga, Paris, 2008 (ISBN 978-2-85829-503-6)
  • Claude Guérillot L'Église d'Antioche Syriaque Orthodoxe II Une Église trinitaire, Véga, Paris, 2008 (ISBN 978-2-85829-504-3)

[modifier] Filmographie

  • Nahro Beth-Kinne et Robert Alaux, Seyfo l'élimination, Bruxelles,2006 (film documentaire de 52 minutes)

[modifier] Notes et références

  1. Raymond Le Coz, Histoire de l'Église d'Orient, Cerf, Paris, 1995, p. 60
  2. Françoise Briquel-Chatonnet, tout commence à Edesse, L'histoire n°337, décembre 2008, p 48
  3. J.-P. Valognes, op. cité, p.341.
  4. J.-P. Valognes, idem.

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