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TikTok

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TikTok
Description de l'image TikTok Logo.svg.

Informations
Développé par ByteDance
Première version
Dernière version (11.2.0 (iOS, ))
Système d'exploitation IOS et AndroidVoir et modifier les données sur Wikidata
Environnement Android, iOS, Windows
Langues Multilingue (d) et anglaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Type Partage de vidéo
Réseautage social
Licence Gratuiciel
Site web www.tiktok.com

TikTok est une application mobile de partage de vidéo et de réseautage social lancée en . Elle est développée par l'entreprise chinoise ByteDance comme pendant de l'application Douyin pour le marché non-chinois (chinois : 抖音短视频 ; pinyin : Dǒuyīn duǎnshìpín ; litt. « courte vidéo vibrato ») [1],[2],[3]. Son logo évoque une note de musique.

Historique

ByteDance, entreprise de technologie numérique fondée en 2012 par Zhang Yiming et basée à Pékin, lance en Douyin, une application mobile de partage de vidéos courtes pour le marché chinois[4],[5]. En 2017, ByteDance lance TikTok, la version de Douyin pour les marchés situés hors de Chine. Les deux applications sont très similaires mais fonctionnent sur des serveurs différents et ont des contenus différents, afin de respecter les exigences de la censure d'Internet en république populaire de Chine et le Grand Firewall. Ainsi, TikTok n'est pas accessible en Chine, tandis que Douyin n'est présent que sur les magasins d'application chinois[6].

L'application permet aux utilisateurs de créer des vidéos courtes accompagnées de musique, de 3 à 60 secondes.

TikTok devient le principal service de ce type en Asie, et l'application est considérée comme celle ayant la plus forte croissance tous pays confondus. Elle est l'application de partage de clips qui rassemble la plus grande communauté[7],[8]. En , TikTok atteint les 150 millions d'utilisateurs actifs quotidiens (pour cinq cents millions d'utilisateurs actifs mensuellement)[9],[10]. Au cours du premier trimestre de l'année 2018, elle est la première application mobile en nombre de téléchargements (45,8 millions selon des estimations)[11].

Le , ByteDance acquiert la plateforme chinoise de vidéos concurrente Musical.ly, pour près d'un milliard de dollars[12]. Le , l'entreprise fusionne les deux applications, tout en conservant le nom de TikTok[13]. Cette fusion, notamment le nom TikTok et les campagnes publicitaires sur YouTube et Snapchat, sont critiqués par des utilisateurs francophones. Cependant, l'ex-communauté francophone de Musical.ly adopte très vite la nouvelle plateforme[4].

En , TikTok est condamné aux États-Unis à une amende record de 5,7 millions de dollars par la Commission Fédérale du Commerce (FTC). La plateforme est reconnue coupable d'avoir illégalement collecté et laissé publiques les données d’enfants de moins de 13 ans[14]. Cette sanction pousse le Bureau de la commissaire à l'information (ICO) du Royaume-Uni à ouvrir une enquête sur la protection des enfants sur la plateforme[15].

Durant l'année 2019, suite à ses soucis règlementaires et aux controverses sur ses liens avec l'État chinois, TikTok engage du personnel pour faire du lobbying aux Etats-Unis[16],[17],[18] ainsi qu'en Europe[19], où l'action est vue comme proactive, l'entreprise n'ayant pas eu de problèmes significatifs. ByteDance est ainsi l'une des rares entreprises internet chinoises à faire du lobbying sur le continent. Pour une experte du lobbying auprès de l'Union européenne, cela représente aussi un changement dans la stratégie de lobbying de la Chine, au travers à la fois d'entreprises privées et du gouvernement, et d'un usage accru des méthodes occidentales[19].

Fin 2019, l’application compte plus d'un milliard d'utilisateurs — 3e application la plus téléchargée au monde sur smartphone[20] —, particulièrement chez les adolescents, et est le seul réseau social aussi populaire à l'Est qu'à l'Ouest[21]. En janvier 2020, l'application atteint les huit cents millions d'utilisateurs actifs par mois, chiffre qui se rapproche d'un milliard fin avril 2020. Les périodes de confinement observées lors de la pandémie de Covid-19, en début d'année 2020 dans presque tous les pays du monde sont vues comme favorisant ce bond[5],[22]. TikTok égalerait ainsi Instagram, qui avait atteint un milliard d'utilisateurs actifs par mois selon ses derniers chiffres de juin 2018[23].

En mai 2020, TikTok, qui cherchait un directeur général américain[24], nomme Kevin Mayer (en), alors directeur de la vidéo à la demande chez Disney[25]. Mayer prend également le poste de directeur des opérations de ByteDance. Ce recrutement est qualifié de stratégique, visant à gagner la confiance des États-Unis dans un contexte où l'application est critiquée par les autorités qui la soupçonnent d'être une menace pour la sécurité nationale[24].

En juin 2020, l'application est inscrite sur une liste de 59 applications chinoises interdites en Inde, son premier marché avec 158 millions d'utilisateurs, peu de temps après un affrontement meurtrier entre les armées des deux pays sur leur frontière. La décision est prise pour assurer « la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien », l'application étant accusée de « voler et transmettre clandestinement » les données des internautes indiens sur des serveurs situés en-dehors du territoire[26].

Suite à l'interdiction de l'application en Inde et face à la possibilité d'une interdiction aux États-Unis, les directions de TikTok et de sa société mère ByteDance réfléchissent à la création d'un siège social hors de Chine pour l'entreprise, et d'un conseil d’administration dédié qui lui permette plus d'indépendance vis-à-vis de ByteDance[27],[28].

Après l'introduction d'une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, ByteDance retire l'accès à TikTok pour le territoire, citant « les évènements récents », tout en laissant la version chinoise de l'application Douyin accessible[29].

L'application a des bureaux à travers le monde, notamment à Los Angeles, New York, Londres, Paris, Berlin, Dubaï, Bombay, Singapour, Jakarta, Séoul, et Tokyo[30]. Afin de consolider sa croissance, elle ferait usage de méthodes « agressives » pour attirer du personnel de grandes firmes Internet comme Google et Facebook, y compris de nombreuses personnes haut placées, et proposerait de gros salaires[31],[32]. En juillet 2020, sa maison-mère ByteDance employait 60 000 personnes, et déclarait en mars 2020 vouloir atteindre les 100 000 employés d'ici à la fin de l'année. À la même période, le nombre d'employés de TikTok visibles sur le réseau social professionnel LinkedIn était de plus de 4600[32].

Fonctionnement

TikTok permet aux utilisateurs de visionner des clips musicaux, mais également de filmer, monter et partager leurs propres clips. L'utilisateur choisit une chanson, puis se filme par-dessus pendant 60 secondes. L'application comporte de nombreux titres ainsi que de nombreux genres musicaux, dont le hip-hop et la musique électronique. Du fait de son influence, l'application a vu naître plusieurs tendances virales[33],[34], popularisé plusieurs chansons, propulsé des utilisateurs au rang de personnalités sur le Web[35] ; elle est par ailleurs connue pour être populaire auprès des célébrités[36],[37],[38].

Le succès de l'application vaut à certaines de ses fonctionnalités d'être reprises par ses concurrents, notamment Instagram qui a annoncé une fonctionnalité dénommée « Reels », et une nouvelle plateforme similaire américaine nommée Thriller[39],[40]. En 2018, Facebook lance Lasso, une application similaire et concurrente, projet auquel elle renonce en 2020[41],[39].

Utilisateurs

Démographie

Avant l'interdiction de la plateforme dans ce pays, une part importante des usagers est originaire d'Inde, 43 % selon une étude de mars 2019[42]. Particulièrement apprécié par les adolescents formant la Génération Z, un sondage YouGov de septembre 2019 indique que 40% des Américains de 13 à 16 ans utilisent TikTok, soit autant que Facebook et Twitter, mais moins que Snapchat (68%), Instagram (79%), et YouTube (utilisé par presque tous)[43]. Toutefois, un sondage de janvier 2019 du site web Business Insider constate que 11 % des internautes américains de 13 à 21 ans consultent TikTok quotidiennement, soit significativement moins que ces autres plateformes[23]. En France, la plateforme compte 4 millions d’utilisateurs actifs mensuels à la fin juin 2020[44].

Émergence de célébrités sur le réseau

La plateforme propulse des adolescents et des jeunes adultes au rang de célébrités à part entière, dont beaucoup signent ensuite des contrats avec des sponsors et des agences artistiques et dont la célébrité peut s'étendre hors du champ de TikTok.

Elle rend ainsi célèbre l'adolescente américaine Charli D'Amelio, qui télécharge TikTok durant l'été 2019 et devient connue pour ses vidéos de danse, avant d'être rejointe par sa soeur Dixie D'Amelio (en)[45], dont le compte devient également extrêmement populaire. En novembre 2019 les deux soeurs intègrent le collectif de créateurs de contenu TikTok Hype House (en), qui inclut 19 influenceurs/tiktokeurs dont Addison Rae et Chase Hudson (en)[46],[47]. En janvier 2020, Charli D'Amelio signe avec l'agence de talents UTA[48] et le New York Times la qualifie de « reine de TikTok »[47]. En 10 mois, son compte devient le plus suivi sur la plateforme, et dépassant celui de Loren Gray, le . Elle atteint par la suite plus de 70,0 millions d'abonnés[49], ainsi que 20,1 millions sur Instagram[50], 4 millions sur YouTube[51] et plus de 2,2 million sur Twitter[52]. Victime de harcèlement et de moqueries sur son corps, Charli D'Amelio et sa sœur Dixie s'associent à l'UNICEF pour dénoncer l'intimidation en ligne et les dangers de la célébrité sur la plateforme[53].

La jeune Britannique Amelia Gething commence sa carrière sur Musical.ly à l'âge de 17 ans, publiant des sketches, des reprises de chansons et des danses pour le plaisir, devenant rapidement populaire. Elle crée ensuite une chaîne YouTube où elle peut publier des sketches plus longs et atteint les 500 000 abonnés, attirant l'attention du média publique britannique BBC, qui lui propose de créer sa propre émission humoristique. Cette offre, qu'elle accepte, est analysée comme une tentative par la BBC d'attirer un public jeune, alors qu'elle fait face à une crise existentielle dans sa compétition avec les grandes plateformes de streaming telles que Netflix et YouTube. Amelia Gething continue de publier du contenu sur TikTok (qui a fusionné avec Musical.ly) où elle atteint 7 millions d'abonnés en 2019, soit sept fois plus que la somme de ses abonnés sur YouTube et Instagram[54],[55],[56].

L'application rend célèbres des musiciens dont les morceaux deviennent viraux sur la plateforme, comme le jeune rappeur américain Lil Nas X et sa chanson Old Town Road, le musicien français Kid Francescoli[57] et la chanteuse française Wejdene[58].

Médias

Avec le succès de l'application auprès des plus jeunes, divers médias occidentaux rejoignent la plateforme, publiant des vidéos adoptant ses codes, afin de profiter de la forte audience du site pour tenter notamment de rajeunir leur audience en atteignant une génération dont la consommation médiatique est différente des générations précédentes. La responsable de la création vidéo du Washington Post explique que TikTok est très utile, faisant un parallèle avec sa section mots croisés, longtemps dénigrée par les lecteurs avant de devenir très réputée et de représenter de véritables entrées d’argent ainsi qu'une source de nouveaux abonnements[59]. Le journal Le Monde rejoint la plateforme en juin 2020 après le confinement en France qui a favorisé sa croissance dans le pays. Le chef de son service Snapchat/TikTok affirme que le succès sur la plateforme de questions de société et d'actualité comme le mouvement #BlackLivesMatter témoigne d'une génération d'utilisateurs capable de s’intéresser à des sujets complexes, et qui demande souvent d'aborder des sujets « difficiles », comme la situation des Ouïghours[60], par ailleurs connue pour causer des controverses liées à la censure sur la plateforme[61],[62],[63],[64].

Politique

Avec l'envol de sa popularité dans leurs pays, la plateforme attire des politiques européens à partir de 2019 et 2020, dont Matteo Salvini, Elio Di Rupo et Agnès Buzyn. Au Venezuela, elle est utilisée par le président Nicolás Maduro. Aux États-Unis, malgré le très fort succès de la plateforme, elle n'est pas rejointe par le président Donald Trump ni par le candidat démocrate à la présidentielle de 2020 Joe Biden[65]. En juillet 2020, le président français Emmanuel Macron rejoint la plateforme et publie une vidéo félicitant les lycéens ayant réussi leur baccalauréat, dans une action très médiatisée[65],[66],[67]. L'action est analysée notamment comme une entrée en campagne pour l'élection présidentielle de 2022[65], ne visant pas directement les utilisateurs de la plateforme, pour l'essentiel mineurs ou parmi les classes d'âge votant peu[68]. Emmanuel Macron est ensuite suivi par Jean-Luc Mélenchon, député du parti La France Insoumise et potentiel candidat à la présidentielle de 2022[69], qui lui répond en publiant une vidéo musicale parodique adoptant les codes de la plateforme[68],[70], et partage la vidéo sur Twitter en invitant le premier ministre Jean Castex à créer un compte[71].

En juin 2020, la plateforme aurait été utilisée par des adolescents et jeunes adultes pour coordonner une tentative de sabotage d'un meeting électoral du président américain Donald Trump, au travers notamment de vidéos expliquant comment réserver des places pour le meeting, offertes gratuitement, mais sans intention de s'y rendre[72],[73],[74].

Contenus

Aux États-Unis, des médecins utilisent la plateforme pour informer les adolescents sur la santé et lutter contre les rumeurs et la désinformation sur des sujets controversés comme la vaccination et la santé reproductive des femmes, rencontrant parfois un succès important[75].

Lors de la pandémie de Covid-19 en Inde, un grand nombre de vidéos TikTok niant la dangerosité du coronavirus SARS-CoV-2 pour les musulmans et appelant à refuser les mesures sanitaires comme le port du masque sont identifiées par l'entreprise Voyager Infosec. Cela pousse le ministère des technologies de l'information à demander à TikTok de supprimer les fausses informations de ce genre et d'en identifier les auteurs, demande également adressée à Facebook où des contenus similaires circulent. TikTok répond en disant travailler de manière active avec le gouvernement pour lutter contre la désinformation, tout en favorisant les contenus « crédibles » sur la Covid-19 sur sa plateforme[76]. En juillet 2020, TikTok annonce avoir supprimé 29 000 vidéos contenant des fausses information sur la Covid-19 en Europe[77], dont 3000 contenaient de fausses informations médicales. Afin d'informer ses utilisateurs sur la pandémie, l'application affiche une bannière donnant accès à des renseignements[78].

En mai 2020, le gouvernement français annonce un partenariat avec la plateforme pour y diffuser des messages de prévention et d'information dans le cadre d'une campagne générale contre les violences faites aux enfants[79].

En juin 2020, la plateforme annonce avoir signé le Code de bonnes pratiques de l’Union européenne sur les discours haineux et la désinformation[80].

Modèle commercial

Si Douyin comporte un bouton d'achat et génère beaucoup de revenus par le commerce en ligne, ce n'est pas le cas de TikTok, qui cherchait en 2019 un modèle commercial. Le commerce en ligne teste ainsi des partenariats avec les marques d'habits Uniqlo et Hollister[81]. Fin 2019, la plateforme décide de se tourner vers la publicité pour son marché français, offrant plusieurs formats publicitaires déjà proposés ailleurs par la plateforme[82]. Les annonceurs, comme la marque de bonbons Haribo, lancent également des défis du type de ceux qui sont omniprésents sur la plateforme, en recrutant à cette fin des influenceurs[83]. En 2020, la plateforme commence à introduire le commerce en ligne directement dans l'application avec un bouton d'achat « shop now » (« acheter maintenant »)[84].

En juillet 2020, TikTok annonce un programme de rémunération des créateurs de contenu dénommé « Creator Fund », avec un budget prévu de 200 millions de dollars. Le programme serait réservé à des créateurs majeurs ayant un nombre minimum d'abonnés et de vidéos publiées. Ce mécanisme de sélection viserait notamment à éviter de rémunérer des créateurs controversés, comme cela a été le cas pour YouTube, limitant ainsi les risques de mauvaise publicité pour la plateforme[85]. Face au succès de TikTok, Facebook offre des partenariats rémunérés à des influenceurs de TikTok pour qu'ils migrent vers la nouvelle fonctionnalité Reels de sa plateforme Instagram, où ils sont appelés à publier des contenus en exclusivité[39].

Vulnérabilités de la plateforme

En janvier 2020, l'entreprise de cybersécurité Check Point révèle plusieurs failles de sécurité graves dans l'application, qui permettent un contrôle à distance partiel de l'application grâce à l'envoi d'un faux sms, et laissent des données personnelles exposées. Ils réussissent notamment à publier et supprimer des vidéos, rendre publique une vidéo privée, approuver une demande d'abonnement, et récupérer des informations privées comme l'email ou le contenu du « porte-monnaie » d'un utilisateur[86],[87],[88]. Les failles ont été corrigées en décembre par TikTok, Check Point ayant prévenu la plateforme[86].

En avril 2020, deux chercheurs critiquent l'application pour son usage du protocole HTTP sans cryptage plutôt que du protocole plus sécurisé HTTPS dans son réseau de diffusion de contenu (CDN). Ce choix améliore la performance du transfert de données, mais mettrait en danger la vie privée et la sécurité des utilisateurs. Une attaque dite de l'intercepteur (ou homme du milieu) est donc possible, dans laquelle un intercepteur pourrait notamment obtenir des données personnelles sur l'activité de l'utilisateur comme les vidéos visionnées, et faire visionner une fausse vidéo sur un vrai compte à des utilisateurs connectés au travers d'un même routeur, ce qui pourrait servir à des fins de désinformation. L'attaque pourrait être mise en place par des gestionnaires de réseau wifi publics, des opérateurs de VPN, des fournisseurs d'accès à internet, ou des agences gouvernementales (notamment de renseignement). En créant un serveur pirate, les auteurs ont substitué pour certains utilisateurs des fausses vidéos sur les comptes de l'OMS, de la Croix-Rouge et le compte officiel de TikTok. Ils recommandent la mise en place du HTTPS, qui est la norme dans iOS et Android, insistant sur le fait que TikTok est l'une des applications les plus utilisées au monde et que l'usage du HTTP devrait être une exception[89],[90],[91].

Actions en justice et enquêtes réglementaires

États-Unis

Vie privée et sécurité des enfants

En février 2019, la Commission Fédérale au Commerce (FTC) des États-Unis inflige une amende à ByteDance pour des violations par Musical.ly (qui a fusionné ensuite avec TikTok) du Children's Online Privacy Protection Act. Musical.ly aurait collecté illégalement les noms, addresses mail, photos et d'autres données d'enfants de moins de 13 ans[92], sans obtenir au préalable le consentement parental, et les aurait laissés accessibles publiquement, donnant lieu notamment à des tentatives de prédation sexuelle par des adultes[93]. L'amende de 5,7 millions de dollars est la plus haute amende infligée par la FTC pour des faits liés à la vie privée d'enfants[94]. ByteDance s'engage à obtenir la permission des parents avant de collecter les données personnelles des enfants, et à supprimer toutes les vidéos et informations appartenant aux utilisateurs de moins de 13 ans, ainsi que de ceux dont l’âge n’est pas connu.

En mai 2020, plusieurs groupes de consommateurs accusent TikTok de n'avoir pas résolu le problème, de nombreuses vidéos d'enfants de moins de 13 ans parmi celles dénoncées en 2019 n'ayant pas été supprimées. Ils ajoutent que le nouveau service de TikTok pour les enfants de moins de 13 ans, qui ne collecte à priori aucune donnée et sur lequel ils ne peuvent pas publier de vidéos, peut être contourné par un enfant qui supprime son compte et en crée ensuite un autre sur le même téléphone en utilisant une fausse date de naissance[93],[95].

Action collective pour violation de la protection des données

En décembre 2019, une demande d’action collective en justice est déposée auprès de la cour fédérale de Californie contre ByteDance, Musical.ly et Tiktok. Selon la plainte, TikTok collecterait illégalement et secrètement de vastes quantités de données personnelles, qui seraient ensuite directement transmises vers la Chine. Accusées d'entretenir une politique de confidentialité « ambiguë », TikTok Inc. et sa maison-mère ByteDance recueilleraient notamment les brouillons de vidéos des utilisateurs sans le consentement de ces derniers, et le transfèreraient vers divers domaines, dont la Chine, sans que l’usager ne soit au courant, et ce avant même que la vidéo ne soit enregistrée ou publiée. Les plaignants craignent que les données agrégées puissent ensuite être utilisées pour identifier les utilisateurs, établir leur profil et les pister, notamment parce qu'elles contiennent bien souvent des gros plans sur les visages, permettant donc à la plateforme de collecter des données biométriques réutilisables dans la publicité ciblée. Parmi les données recueillies, on compte le numéro de téléphone, les profils sur les réseaux sociaux, adresses mail et IP, position géographique et de nombreuses autres informations, et TikTok continuerait à collecter des données biométriques et des informations personnelles même après fermeture de l'application[96],[97].

Interdiction

En août 2020, le président Donald Trump annonce l'interdiction prochaine de TikTok aux États-Unis[98].

Pays-Bas

En mai 2020, l’autorité de protection des données néerlandaise ouvre une enquête pour vérifier si les informations fournies sur la collecte de données des enfants sont suffisamment compréhensibles et détaillées[99].

Royaume-Uni

En février 2019, le Bureau de la commissaire à l'information du Royaume-Uni ouvre une enquête sur TikTok suite à l'amende infligée par la Commission fédérale du commerce des États-Unis pour collecte et partage public illégaux de données d’enfants de moins de 13 ans. La commissaire affirme étudier la collecte de données de la plateforme, le type de vidéos réalisées et partagées en ligne par des enfants, et le système de messagerie de la plateforme, complètement ouvert. Elle exprime notamment son inquiétude face à la possibilité pour les adultes d'envoyer des messages à tous les enfants, et affirme que l'entreprise pourrait être en violation du Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui lui impose de mettre à disposition des services et des protections différenciés pour les enfants[15].

Union européenne

En juin 2020, le Comité européen de la protection des données annonce qu'il va enquêter sur le traitement et la protection des données de TikTok par son propriétaire ByteDance, suite à une interpellation du député européen Moritz Körner (en)[99],[100],[101].

Controverses

Censure et propagande

Potentiel général

Des chercheurs s'inquiètent du potentiel, selon eux très fort, de l'application dans la guerre informationnelle mondiale, notamment parce qu'elle pourrait appliquer à un public international les méthodes de censure du gouvernement chinois et façonner sa compréhension de l'actualité. Ces inquiétudes sont renforcées par le fait que TikTok fournit peu d'informations sur les contenus qu'il supprime et sur l'indépendance qu'il affirme avoir vis-à-vis des censeurs chinois. Les chercheurs notent que Douyin, uniquement accessible en Chine, est soumis à la vision du Parti communiste chinois (PCC) sur les contenus et sources appropriés, et doit respecter des règles de censure ainsi que le Grand Firewall de Chine. Douyin a ainsi adopté une définition large des contenus indésirables, interdisant notamment tous ceux jugés « incommodants »[102]. Selon Matt Schrader, spécialiste de la Chine pour le groupe de pression américain Alliance for Securing Democracy, tous les contenus qui contreviennent à la ligne officielle du PCC sur Douyin, notamment l'emprisonnement des Ouïghours, la corruption de membres haut placés du PCC ou les vidéos des manifestants à Hong Kong, sont rapidement retirés[92]. Douyin a supprimé le compte du chanteur chinois Liu Keqing, connu pour sa forte ressemblance physique avec le président Xi Jinping, et dont le nom et l'image étaient utilisés pour parler du président Xi en contournant la censure[103],[104],[105].

En termes de propagande, des chercheurs soulignent l'utilisation de Douyin par le PCC. Pour un spécialiste de l'industrie numérique chinoise, les contenus généralement légers et amusants de Douyin aident à faire passer les messages de propagande nationaliste approuvés par les autorités chinoises, auprès d'une population jeune qui a moins tendance à consulter les médias classiques. Pour un spécialiste du marketing sur TikTok, la plateforme a un potentiel massif pour changer les perceptions du public international, cela étant facilité par le fait que la plupart des usagers sont jeunes et relativement faciles à influencer[92]. Des chercheurs notent également que TikTok pourrait être utilisé pour des campagnes de désinformation en ligne à l'étranger, comme les autorités chinoises l'ont déjà fait sur Facebook, Twitter et YouTube, en créant des faux comptes pour dénigrer les manifestants hongkongais[92].

Accusations et pratiques

Selon Belinda Barnet, spécialiste des médias à l'université de technologie de Swinburne (en), il est « hors de doute » que TikTok et Douyin contribuent à la désinformation, les deux plateformes « pratiquant la censure et de campagnes de désinformation pour perturber et orienter le débat public »[106].

Répression des Ouïghours

Le sujet de la répression des Ouïghours en Chine est censuré ou masqué sur Douyin, menant à la publication de vidéos qui tentent de contourner cette censure de manière créative[63],[64]. En novembre 2019, une vidéo dans ce style publiée par une adolescente américaine sur TikTok devient virale, avant qu'un de ses autres comptes, puis son téléphone ne soit bloqués sur la plateforme. Interrogée par la BBC, TikTok affirme ne pas modérer les contenus en fonction de sensibilités politiques, et avoir effectué ces blocages en raison d'une autre vidéo montrant Oussama Ben Laden, ce qui contrevenait à sa politique de contenu. TikTok publie ensuite un communiqué sur l'affaire[107], mentionnant le blocage du compte et du téléphone, ainsi qu'un bref retrait de la vidéo dû à une « erreur » d'un de ses modérateurs et annulé ensuite par un supérieur. TikTok s'excuse du retrait momentané de la vidéo et débloque le téléphone de l'adolescente en dérogation à sa politique, affirmant qu'à l'évidence la vidéo précédente (et satirique[61],[62]) montrant Oussama Ben Laden n'était pas mal intentionnée. La plateforme affirme que les vidéos sur la situation des Ouïghours en Chine sont autorisées, et que la vidéo virale ne viole en rien sa politique de modération. La BBC note que si de telles vidéos sont présentes sur la plateforme, elles ne reçoivent en général de loin pas autant d'attention[61],[62],[108].

Manifestations de Hong Kong

En septembre 2019, TikTok est accusé de supprimer des vidéos des manifestations de Hong Kong, celles-ci étant presque totalement absentes lors d'une recherche avec le hashtag #HongKong, alors que ce même hashtag révèle un nombre très important de vidéos des manifestations sur Twitter[109],[92], [110].

. Les contenus utilisant les hashtags populaires liés aux manifestations sont également quasi- ou totalement absents de la plateforme. Le Washington Post relève qu'il est impossible de savoir quelles vidéos sont censurées sur TikTok en application de son interdiction des contenus haineux et extrémistes, les décisions de ByteDance sur cette question étant très opaques et l'entreprise ne fournissant pas d'outils permettant à des personnes externes d'effectuer des recherches sur le sujet. Le journal note par ailleurs qu'il est possible que les utilisateurs de Hong Kong pratiquent l'autocensure en évitant de publier des contenus politiquement risqués sur une application très observée par les censeurs chinois. Répondant aux allégations de censure, TikTok affirme que la modération des contenus pour ces utilisateurs est gérée par une équipe américaine qui n'est pas influencée par le gouvernement chinois. L'entreprise ne donne toutefois pas de détails sur la manière dont ces contenus sont modérés et sur ce qui protège l'équipe de modération américaine de l'influence des autorités chinoises. L'entreprise affirme également que si les publications sur Hong-Kong sont si peu présentes, c'est parce que la plate-forme est consacrée au divertissement et non à la politique, les utilisateurs de l’application cherchant un « contenu positif et joyeux »[109],[92]. Elle ne fournit par contre pas de réponse à la question de savoir si la politique de modération des évènements de Hong Kong est la même sur TikTok que dans sa version chinoise Douyin[110].

Conflit sino-indien

En juin 2020, lors du combat entre soldats chinois et indiens dans la vallée de Galwan, The Times of India affirme que TikTok effectue un shadow banning des vidéos relatives au combat et au conflit à la frontière sino-indienne. Des recherches employant quelques-uns des hashtags associés aux vidéos sur conflit, pourtant présentes sur la plateforme, ne donneraient aucun résultat ou des résultats portant uniquement sur de vieux contenus. Par ailleurs, d'autres hashtags liés à des sujets sensibles pour la Chine, comme les manifestations de Tian'anmen, ne donneraient pas de résultats pour les utilisateurs indiens de TikTok[111].

Fuite de consignes de censure

En septembre 2019, dans le sillage de la controverse sur les manifestations de Hong Kong, le journal The Guardian obtient des documents qui confirment une censure sur TikTok des contenus anti-gouvernements chinois ou considérés comme sensibles vis-à-vis d'autres gouvernements et sociétés[112],[113]. Cela inclut les contenus considérés comme des « diabolisations ou distorsions d’événements historiques chinois » ou étrangers, notamment le génocide cambodgien, les émeutes de 1998 en Indonésie et les manifestations de la place Tian'anmen. Les règles interdisent également de « critiquer les lois et règles d’un pays », incluant notamment les critiques du système socialiste chinois, d’évoquer « le séparatisme, les conflits religieux », et d'« exagérer des conflits entre personnes noires et blanches ». Dans tous ces cas, les vidéos doivent être masquées et peu accessibles[114]. D'autres contenus semblent pouvoir être totalement supprimés, comme les vidéos promouvant la discipline et le mouvement religieux Falun Gong, interdit en Chine. Les mentions de certaines personnalités sont aussi bannies de la plateforme, notamment de « leaders étrangers ou figures sensibles » comme Kim Jong-Un, Vladimir Poutine, Barack Obama, Donald Trump ou Gandhi, mais pas le président chinois Xi Jinping[114],[115],[113]. TikTok répond en affirmant que ces règles ne sont plus en vigueur depuis mai 2019[115],[116], et que la plateforme aurait au départ adopté une approche « brute » pour minimiser les conflits sur la plateforme, avant de se décider à modérer les contenus de façon plus locale. La plateforme affirme qu'elle travaillera avec des comités locaux indépendants pour évaluer en continu ses politiques de modération et reconnaît le besoin d'une plus grande transparence au sujet de ces politiques[117].

The Guardian révèle ensuite des informations sur les règles locales, dont un ensemble de règles dit « Strict » pour les pays à morale conservatrice, et un autre lié à des pays spécifiques. Les règles « strictes » sont significativement plus sévères que les règles globales révélées auparavant pour les questions de nudité et de vulgarité, interdisent notamment les « fesses partiellement dénudées », les décolletés avec « une longueur de plus d'un tiers de la poitrine », et les descriptions détaillées de serviettes hygiéniques. Pour ce qui est des règles liées à des pays spécifiques, le Guardian révèle qu'en Turquie, les contenus interdits incluent les images de consommation d'alcool, les représentations de dieux « non-islamiques », de l'homosexualité et les mouvements pour les droits LGBT (toutes des pratiques et représentations légales dans le pays, bien qu'il existe une loi contre les contenus « obscènes »), le séparatisme kurde et les critiques de Mustafa Kemal Atatürk et du président Recep Tayyip Erdoğan. Les responsables de TikTok répondent à ces deuxièmes révélations en affirmant que les règles concernant la Turquie ne sont plus en vigueur[116],[115].

D'anciens employés de TikTok aux États-Unis rapportent au Washington Post que les décisions finales sur le retrait de contenus étaient faites par des employés de ByteDance à Pékin[118].

Utilisateurs considérés comme peu attrayants

En 2020, les responsables de l'application TikTok sont accusés par le magazine anglais The Intercept de censurer les personnes laides, grosses, pauvres ou handicapées, pour diffuser des vidéos plus attrayantes. Ils démentent cette information et nomment, dans différents pays, des responsables pour la confiance et la sécurité[119].

Réponse de TikTok aux controverses

Fin 2019, réagissant aux controverses sur la censure, ByteDance engage le cabinet d'avocat américain K&L Gates (en), dont les anciens membres du Congrès Bart Gordon et Jeff Denham, pour la conseiller sur les politiques de modération de TikTok[17],[18], ainsi que le cabinet de lobbying américain Monument Advocacy[16].

En mars 2020, TikTok admet que ses pratiques « ne sont pas sans reproche » et annonce qu'elle va ouvrir un centre de modération « transparent » à Los Angeles, où des observateurs extérieurs pourront évaluer les pratiques du réseau social en termes de régulation de contenus. TikTok affirme également qu'elle donnera à terme à ces observateurs un accès au code de l'application, afin de leur permettre de juger de ses efforts en matière de sécurité et de vie privée et de l'aider à « améliorer sa politique de modération et ses systèmes de sécurité »[120].

Confidentialité et sécurité

Sécurité nationale

La plateforme et son application sont accusées par plusieurs gouvernements d’être un Cheval de Troie du gouvernement chinois[121].

Selon Fergus Ryan, analyste à l'Institut australien de politique stratégique (en), TikTok est obligée de donner accès à ses données si les services de renseignements chinois le lui demandent et de tenir cet accès secret. Il cite la règlementation du pays en matière de renseignement, notamment la Loi chinoise sur le renseignement national, dont l'article 7 indique que « Toute organisation ou citoyen doit, en accord avec la loi, soutenir, apporter assistance et coopérer avec le travail de renseignement national et garder le secret sur tout travail de renseignement national dont ils ont connaissance ». Dans d'autres pays, la situation serait différente, par exemple aux États-Unis où Apple a publiquement refusé de décrypter les données (en) d'un iPhone pour la police fédérale[106], qui a ensuite poursuivi l'entreprise en justice pour les obtenir[122].

La politique de confidentialité de TikTok indique que la plateforme peut partager les données des utilisateurs avec sa société mère ByteDance, une filiale ou une entité affiliée du groupe. Elle peut ainsi partager des données avec son pendant chinois Douyin, qui possède une politique dédiée à la protection de la sécurité nationale chinoise. Celle-ci indique notamment que l'entreprise « ne nécessite pas d'autorisation pour la collecte et l'utilisation d'informations personnelles »[111].

Suite à diverses controverses en 2020, Bytedance produit un rapport qui affirme notamment que les États-Unis auraient fait des demandes d'accès à des comptes d'utilisateurs, mais pas la Chine, y compris concernant les manifestations de 2019-2020 à Hong Kong[119].

Australie

En Australie, l'application est lancée en mai 2019 et devient rapidement populaire, atteignant les 1.5 millions d'utilisateurs en juillet 2020[123]. En juin 2020, TikTok ouvre un bureau dans le pays[124].

En décembre 2019, le Sénat australien ouvre un comité d'enquête sur l'ingérence étrangère par les réseaux sociaux, pour analyser notamment les risques de désinformation par ce biais. Un parlementaire avance que TikTok pose question au vu de son développement et de sa gestion dans une société illibérale, critique sa censure de contenus anti-gouvernement chinois, et note les risques d'utilisation des réseaux sociaux en matière d'espionnage, d'opérations d'influence, de censure à des fins de propagande et même d'ingérence électorale[125]. En juillet 2020, la présidente du comité d'enquête affirme que les experts interrogés sont préoccupés par TikTok, et appelle ses responsables à se présenter devant le comité d'enquête en accusant le gouvernement de manquer de « leadership » face à ce problème[106].

En janvier 2020, suite aux interdictions pour les soldats américains d'utiliser TikTok, le Ministère de la Défense australien indique que l'application n'est pas autorisée sur ses téléphones professionnels, sans donner de motif. Le département avait déjà interdit l'application de messagerie chinoise WeChat, et en 2018 le gouvernement australien avait interdit d'utiliser des appareils du fabricant chinois Huawei dans son infrastructure de téléphonie 5G pour des raisons de sécurité nationale[126].

Le directeur général de TikTok Australie affirme que TikTok ne partage les données des utilisateurs australiens avec aucun gouvernement étranger, y compris le gouvernement chinois, et que la plateforme refuserait un tel partage en cas de demande[127]. Il souligne que les données des utilisateurs australiens sont stockées à Singapour et que la plateforme « tente de minimiser l'accès aux données à travers les régions ». Pour Fergus Ryan, analyste à l'Institut australien de politique stratégique (en), cette formulation est une manière indirecte de dire que des données d'utilisateurs australiens de TikTok transitent par la Chine, ce qui ferait sens pour que les ingénieurs basés à Pékin puissent travailler sur l'application. Selon Ryan, cela est « particulièrement inquiétant », les lois chinoises sur le renseignement obligeant toute entreprise du pays à fournir ses données sur demande et à ne pas en parler le cas échéant[106].

États-Unis

En octobre 2019, le sénateur républicain Marco Rubio, qui s'inquiète des « opérations d'influence chinoises » que pourrait mener TikTok, notamment par une censure au profit du gouvernement chinois, demande l'ouverture d'une enquête par le Comité pour l'investissement étranger aux États-Unis (CFIUS). Celle-ci doit porter sur les conséquences pour la sécurité nationale du rachat en 2017 de l'application Musical.ly par ByteDance, qui l'a ensuite fusionnée avec TikTok en 2018[128],[129],[130]. Le démarrage d'une enquête sur Musical.ly/TikTok est ensuite relaté dans la presse, où il est fait état de discussions entre le CFIUS et ByteDance sur des mesures dites d' « atténuation », qui éviteraient à l'entreprise d'avoir à se désinvestir de Musical.ly[131]. Le CFIUS avait quelques mois auparavant demandé à une entreprise chinoise de jeux vidéos, Kunlun Tech, de revendre la plateforme de rencontres homosexuelles Grindr, notamment par crainte que le gouvernement chinois n'utilise des informations personnelles pour influencer des responsables américains[132].

En novembre 2019, le sénateur démocrate Chuck Schumer et le sénateur républicain Tom Cotton demandent à la direction du renseignement national d'évaluer les risques d'espionnage que TikTok et d'autres plateformes chinoises de contenu opérant aux États-Unis posent au pays. Ils estiment notamment que ByteDance est obligé de respecter les lois chinoises et donc de coopérer avec les services de renseignement du Parti communiste chinois, même si les données des utilisateurs sont stockées aux États-Unis. Ils citent en particulier la nouvelle loi chinoise sur le renseignement national entrée en vigueur en 2017, craignant que l'application n'offre aux renseignements chinois un accès secret aux smartphones et ordinateurs des utilisateurs, accusation similaire à celle faite contre les fabricants d'équipements de télécommunication et de smartphones Huawei et ZTE. Ils s'inquiètent également de l'apparente censure des contenus jugés « trop politiquement sensibles à l'encontre du Parti communiste chinois », et expriment des craintes sur l'utilisation de TikTok par la Chine pour faire pression sur l'élection présidentielle de 2020. TikTok dément fermement ces accusations, affirmant n'être sous l'influence d'aucun gouvernement étranger, que ses centres de données sont situés hors de la Chine et que ses données ne sont pas soumises à la loi chinoise. Le réseau social dément également censurer des contenus qui dérangeraient le gouvernement chinois, et affirme n'avoir jamais reçu une demande de ce genre, ajoutant qu'il ne la respecterait pas le cas échéant[131],[133],[134],[135],[136].

Le même mois, le sénateur républicain Josh Hawley invite Apple et TikTok à témoigner devant le Congrès américain, lors d'une audition sur le numérique, les données personnelles et la Chine. TikTok refuse en citant un délai trop court et Apple ne fait pas de commentaire[130].

En décembre 2019, les forces navales américaines[137], puis l'armée de terre, ordonnent à leurs soldats de désinstaller l’application chinoise des smartphones militaires pour des raisons de cybersécurité. L'armée de terre les laissent libres d'utiliser l'application sur leur téléphone privé, mais les met en garde contre des messages non sollicités et des demandes de renseignement[138]. Les armées sont ensuite suivies par d'autres administrations fédérales du pays liées notamment à la diplomatie et à la sécurité[139],[140]. Le parti démocrate recommande à ses responsables et ses équipes de campagne de ne pas installer TikTok et de supprimer son compte et l'application dans le cas contraire. En juillet 2020, il précise sa consigne pour les téléphones personnels et recommande d'installer l'application sur un téléphone séparé si l'équipe fait campagne via la plateforme. Le parti républicain affirme quant à lui qu'une telle recommandation existe de longue date en son sein[141]. Fin juillet, l'équipe de campagne présidentielle de Joe Biden interdit à ses membres d'utiliser l'application sur leurs téléphones privés et professionnels, citant des raisons de sécurité[142],[143].

Inde

En juin 2020, TikTok, dont les 120 millions d’utilisateurs indiens représentent le plus grand marché pour l'application, est inscrite dans une liste de 59 applications chinoises (dont le jeu Clash of Kings (en), et les réseaux sociaux WeChat et Weibo) interdites par le gouvernement indien de Narendra Modi. Elle est en effet accusée de « voler et transmettre clandestinement » les données des internautes indiens sur des serveurs situés en-dehors du territoire[26]. Le ministère des Technologies de l’Information déclare que la décision vise à assurer « la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien ». TikTok Inde réagit en réfutant avoir communiqué des informations sur ses utilisateurs. Cette décision survient dans un contexte de tensions militaires entre l'Inde et la Chine, deux semaines après un affrontement meurtrier entre les armées des deux pays dans une région disputée de l’Himalaya[144].

Entreprises

En juillet 2020, Amazon demande à ses employés de supprimer l'application de tout téléphone ayant accès à ses mails internes, citant des « risques pour la sécurité », avant de revenir quelques heures plus tard sur cette communication, qu'elle qualifie d'erreur[145],[146]. Selon Susan Ariel Aaronson, professeure à l'université George-Washington et experte de la gouvernance des données et de la sécurité nationale, Amazon pourrait avoir craint un accès de l'application aux données de ses employés en raison des accusations de vols répétés de propriété intellectuelle que le gouvernement américain fait à la Chine. L'entreprise aurait aussi pu être partiellement motivée par une volonté de ne pas froisser l'administration Trump, avec laquelle elle est en conflit[147]. TikTok publie un communiqué affirmant que le sécurité de ses utilisateurs est « de la plus haute importance », et que bien que les craintes ne lui soient toujours pas claires, elle est ouverte à un dialogue avec Amazon[146],[147].

La banque américaine Wells Fargo dit avoir demandé à certains employés ayant installé l'application sur des téléphones professionnels de la désinstaller, en raison des controverses sur la confidentialité et la sécurité de TikTok, et du fait que des téléphones professionnels ne devraient pas être utilisés à d'autres fins[146].

Contenu et moeurs

L'application fait l'objet de plusieurs controverses : on l'accuse d’avoir collecté les données personnelles de mineurs, on lui reproche également d'encourager le narcissisme et l'hypersexualisation de ses utilisateurs, souvent très jeunes. Par voie de conséquence, elle pourrait être une plateforme de choix pour les prédateurs sexuels[148].

Egypte

En Egypte, deux influenceuses sont arrêtées pour avoir fait créé des comptes et publié des vidéos qui incitent à l'immoralité et à des comportements allant à l'encontre des valeurs familiales égyptiennes. Une autre est arrêtée pour des faits similaires et accusée de traffic d'êtres humains pour avoir tenté de recruter d'autres influenceuses afin de "faire des rencontres" et "publier des vidéos de divertissement" contre de l'argent, incitant ainsi des jeunes filles à commettre des actes "inappropriés" en profitant de la situation économique difficile[149].

Hashtag #Autismchallenge

En mai 2020, des utilisateurs de Tiktok lancent, sous le hashtag #Autismchallenge, une parodie des mouvements et des expressions faciales des personnes autistes, à travers des grimaces et des imitations de danses malhabiles[150]. Ce défi est qualifié d'« humiliation » sur le site web handicap.fr, et suscite une réaction de la secrétaire d'Etat française aux personnes handicapées Sophie Cluzel, qui juge ce challenge « consternant »[150].

Inde

En Inde, où l'application rassemble plus de deux cents millions d'utilisateurs actifs en mars 2019, soit 43 % du total à ce moment[151], celle-ci traverse plusieurs polémiques. En 2018, elle est accusée de faire la promotion de la pornographie et de la pédophilie, en raison du nombre grandissant d'adolescents et de jeunes adultes se mettant en scène dans des positions ou des scénarios sexualisés. La polémique fait d'autant plus de bruit qu'elle éclate dans un pays très attaché aux valeurs morales et religieuses de l'Hindouisme. Le , le gouvernement indien annonce son intention d'interdire l'accès à l'application qu'elle accuse de propagation de contenus pornographiques[152], et demande à Google et Apple de retirer l’application de leur boutique en ligne. L’application n’est pas supprimée mais TikTok retire environ 6 millions de vidéos controversées[153].

Consignes internes sur les contenus sexualisés montrant des mineurs

En septembre 2019, des documents internes obtenus par le quotidien The Guardian révèlent les consignes liées à la pédopornographie. Dans le cas des vidéos signalées comme représentant des mineurs, si les modérateurs ne parviennent pas à déterminer si la victime a l’air d’avoir moins de 18 ans, il leur est demandé de la considérer par défaut comme un adulte. Andy Burrows, expert et militant pour la protection de l'enfance (en) en ligne, critique ce qu'il considère comme une « approche cavalière », notamment parce que TikTok reconnaît à l'évidence dans ces documents internes l'existence de vidéos représentant des personnes qui semblent mineures en « tenues sexy » ou « dansant de manière séduisante », utilisant même l'expression de « pornographie de mineurs »[116]. ByteDance répond à ces révélations en affirmant que ce document n'est plus valide[114] et qu'elle a depuis décidé, de traiter comme telles les vidéos à caractère sexuel qui semblent montrer des mineurs[116].

Propagande de l'État islamique

En octobre 2019, le quotidien Wall Street Journal relève que l’organisation djihadiste État islamique (EI) publiait des vidéos de propagande sur 20 comptes montrant, entre autres, des cadavres exhibés dans les rues et des combattants de l’EI armés. Les comptes auraient moins de 1000 abonnés[154]. L'information est ensuite confirmée par un collaborateur anonyme de TikTok, qui affirme que 10 comptes ont été supprimés, sans donner d'informations sur les 10 autres comptes, et que l'essentiel des vidéos avaient un nombre très faible de vues[155]. TikTok affirme que les comptes promouvant des organisations terroristes n'ont pas leur place et que leurs auteurs verront leurs comptes et leurs appareils bloqués[156]

Harcèlement et agressions

Plusieurs utilisateurs dénoncent des problèmes de harcèlement[157],[158], ainsi que des agressions racistes et antisémites[159].

En avril 2020, TikTok retire l'accès des utilisateurs de moins de 16 ans à la messagerie privée de l'application, suite à des controverses sur le cyberharcèlement des mineurs et la pédophilie. Cette mesure est toutefois critiquée comme étant facile à contourner[160].

En juin 2020, des utilisatrices francophones du réseau lancent le hashtag #balancetontiktokeur, dénonçant le harcèlement sexuel dont elles avaient été victimes[44]. Face à l'inaction de la plate-forme, la secrétaire d'état française chargée de l'égalité femmes-hommes Marlène Schiappa contacte ses dirigeants pour la France pour leur demander de prendre des mesures contre les harceleurs. Elle affirme qu'ils n'ont rien fait face à des milliers de témoignages, et qu'elle leur a demandé de bannir les personnes mises en causes de manière préventive, comme l’a fait la plateforme de streaming Twitch, ainsi que de mettre les victimes en contact avec la justice ou des associations. Dans les médias, les responsables de TikTok répondent en affirmant qu'ils suspendent les utilisateurs qui enfreignent les règles, contrairement aux autres plateformes[161].

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Voir aussi

Liens externes