Scandale Facebook-Cambridge Analytica

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Le scandale Facebook-Cambridge Analytica ou la fuite de données Facebook-Cambridge Analytica renvoie aux données personnelles de 87 millions d'utilisateurs Facebook[1] que la société Cambridge Analytica (CA) a commencé à recueillir dès 2014. Ces informations ont servi à influencer les intentions de vote en faveur d'hommes politiques qui ont retenu les services de CA. À la suite de la révélation de la fuite, les publics américain et britannique ont exprimé leur indignation. Même si la société Facebook s'est excusée, la valeur de ses titres boursiers a sensiblement décliné[2].

Estimation d'utilisateurs touchés.

Voir l’image vierge

Selon Facebook[3], nombre de personnes touchées par la fuite de données. Elles sont réparties par pays. Par exemple :

Historique[modifier | modifier le code]

En , l'implication de CA dans les primaires présidentielles du Parti républicain américain de 2016 est dévoilée[4]. En , le journal The Guardian rapporte que l'homme politique américain Ted Cruz a utilisé les données de CA, les personnes visées ignorant que des sociétés exploitaient ces informations[5]. CA aurait participé en 2016 à la campagne électorale de Donald Trump[6].

En , The New York Times, The Guardian et Channel 4 News rapportent plus de détails sur la fuite de données grâce aux révélations de l'ancien salarié de Cambridge Analytica Christopher Wylie, qui a fourni des éclaircissements sur la taille de la fuite, la nature des données personnelles et les échanges entre Facebook, Cambridge Analytica et des personnalités politiques qui avaient retenu les services de CA dans le but d'influencer les intentions de vote[7],[8]. Selon Christopher Wylie : « Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit[9]. »

Le , la société Facebook admet recueillir des données sur les internautes, peu importe qu'ils soient enregistrés, ou non, sur le site et même s'ils naviguent sur d'autres sites[10].

Épilogue[modifier | modifier le code]

Au début , la société Cambridge Analytica annonce fermer ses portes et déclarer faillite. Sa société-mère ferme aussi ses portes[11]. Cependant, presque tous les membres fondateurs se regroupent dans une autre société, Emerdata, qui a été fondée par la même société-mère mais qui a survécu à la disparition de cette dernière[12]. Emerdata a récupéré les algorithmes et les bases de données de Cambridge Analytica, sans préciser ce qu'elle comptait en faire[12].

Une deuxième entreprise, Data Propria, reprend plusieurs employés de CA[13], son ancien chef de produit, Matt Oczkowski, et son ancien chef de données scientifiques, David Wilkinson notamment.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Olivia Solon, « Facebook says Cambridge Analytica may have gained 37m more users' data », sur the Guardian, (consulté le 6 avril 2018)
  2. (en) « Facebook scandal 'hit 87 million users' », BBC News,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Mike Schroepfer (Chief Technology Officer), « An Update on Our Plans to Restrict Data Access on Facebook », Facebook,
  4. (en) Kenneth Vogel, « Cruz partners with donor's 'psychographic' firm », Politico,‎ (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2015)
  5. (en) Harry Davies, « Ted Cruz campaign using firm that harvested data on millions of unwitting Facebook users » [archive du ], sur the Guardian,
  6. « Cambridge Analytica : 87 millions de comptes Facebook concernés », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Matthew Rosenberg, Nicholas Confessore et Carole Cadwalladr, « How Trump Consultants Exploited the Facebook Data of Millions » [archive du ], The New York Times,
  8. (en) Emma Graham-Harrison et Carole Cadwalladr, « Revealed: 50 million Facebook profiles harvested for Cambridge Analytica in major data breach » [archive du ], sur the Guardian,
  9. « "Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit, affirme le lanceur d'alertes Christopher Wylie », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mars 2018).
  10. (en) « Facebook admits tracking users and non-users off-site », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  11. « Cambridge Analytica ferme ses portes et déclare faillite », Ici.Radio-Canada.ca,‎ (lire en ligne)
  12. a et b « Cambridge Analytica est mort, vive Emerdata ? », sur france24.com, (consulté le 9 mai 2018)
  13. Gregory Rozieres, « Data Propria, la start-up où les anciens de Cambridge Analytica travailleraient déjà à la réélection de Trump », Huffington Post,‎

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christopher Wylie, Mindfuck. Le complot Cambridge Analytica pour s'emparer de nos cerveaux, Grasset, 2020.

Articles connexes[modifier | modifier le code]