Scandale Facebook-Cambridge Analytica

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Le scandale Facebook-Cambridge Analytica ou la fuite de données Facebook-Cambridge Analytica renvoie aux données personnelles de 87 millions d'utilisateurs Facebook[1] que la société Cambridge Analytica (CA) a commencé à recueillir dès 2014. Ces informations ont servi à influencer les intentions de votes en faveur d'hommes politiques qui ont retenu les services de CA. À la suite de la révélation de la fuite, les publics américain et britannique ont exprimé leur indignation. Même si la société Facebook s'est excusée, la valeur de ses titres boursiers a sensiblement décliné[2].

Selon Facebook[3], nombres de personnes touchées par la fuite de données. Elles sont réparties selon le nombre de pays. Par exemple :

En juillet 2015, l'implication de CA dans les primaires présidentielles du Parti républicain américain de 2016 est dévoilée[4]. En décembre 2015, le journal The Guardian rapporte que l'homme politique américain Ted Cruz a utilisé les données de CA, les personnes visées ignorant que des sociétés exploitaient ces informations[5]. CA aurait participé en 2016 à la campagne électorale de Donald Trump[6]. En mars 2018, The New York Times, The Guardian et Channel 4 News rapportent plus de détails sur la fuite de données grâce aux révélations de l'ancien salarié de Cambridge Analytica Christopher Wylie, qui a fourni des éclaircissments sur la taille de la fuite, la nature des données personnelles et les échanges entre Facebook, Cambridge Analytica et des personnalités politiques qui avaient retenus les services de CA dans le but d'influencer les intentions de votes[7],[8]. Selon Christopher Wylie, « Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit »[9].

Le 17 avril 2018, la société Facebook admet recueillir des données sur les internautes, peu importe qu'ils soient enregistrés auprès du site et même s'ils naviguent sur d'autres sites[10].

Epilogue[modifier | modifier le code]

Au début mai 2018, la société Cambridge Analytica annonce fermer ses portes et déclarer faillite. Sa société-mère ferme aussi ses portes[11]. Cependant, presque tous les membres fondateurs se regroupent dans une autre société, Emerdata, qui a été fondée par la même société-mère mais qui a survécu à la disparition de cette dernière[12]. Emerdata a récupéré les algorithmes et les bases de données de Cambridge Analytica, sans préciser ce qu'elle comptait en faire[12].

Une deuxième entreprise, Data Propria reprend plusieurs employés, son ancien chef de produit, Matt Oczkowski, et son ancien chef de données scientifique, David Wilkinson notamment.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Olivia Solon, « Facebook says Cambridge Analytica may have gained 37m more users' data », sur the Guardian, (consulté le 6 avril 2018)
  2. (en) « Facebook scandal 'hit 87 million users' », BBC News,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Mike Schroepfer (Chief Technology Officer), « An Update on Our Plans to Restrict Data Access on Facebook », Facebook,
  4. (en) Kenneth Vogel, « Cruz partners with donor's 'psychographic' firm », Politico,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Harry Davies, « Ted Cruz campaign using firm that harvested data on millions of unwitting Facebook users » [archive du ], sur the Guardian,
  6. « Cambridge Analytica : 87 millions de comptes Facebook concernés », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Matthew Rosenberg, Nicholas Confessore et Carole Cadwalladr, « How Trump Consultants Exploited the Facebook Data of Millions » [archive du ], The New York Times,
  8. (en) Emma Graham-Harrison et Carole Cadwalladr, « Revealed: 50 million Facebook profiles harvested for Cambridge Analytica in major data breach » [archive du ], sur the Guardian,
  9. « "Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit", affirme le lanceur d'alerte Christopher Wylie », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  10. (en) « Facebook admits tracking users and non-users off-site », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  11. « Cambridge Analytica ferme ses portes et déclare faillite », Ici.Radio-Canada.ca,‎ (lire en ligne)
  12. a et b « Cambridge Analytica est mort, vive Emerdata ? », sur france24.com, (consulté le 9 mai 2018)