Escorailles

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Escorailles
Escorailles
Centre du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Salers
Maire
Mandat
Jean Louis Layac
2020-2026
Code postal 15700
Code commune 15064
Démographie
Population
municipale
80 hab. (2018 en augmentation de 3,9 % par rapport à 2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 27″ nord, 2° 19′ 51″ est
Altitude Min. 518 m
Max. 805 m
Superficie 2,79 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Mauriac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mauriac
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Escorailles
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Escorailles

Escorailles est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il s'agit de la plus petite commune du département en superficie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune bordée au nord-est par l'Auze.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Escorailles
Ally Le Vigean
Ally Escorailles Ally
Ally

Escorailles est presque enclavée dans la commune d'Ally ; elle est touchée seulement au nord-est par une autre commune, Le Vigean.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Escorailles est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mauriac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (62,9 %), zones agricoles hétérogènes (31,3 %), forêts (5,2 %), zones urbanisées (0,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Escorailles, par corruption de Scorailles tire son nom d'un général romain, Scaurus Aurélius, qui selon les légendes serait à l'origine de sa fondation au Ve siècle. Scorailles est une des localités les plus anciennement connues. Le Castrum Scoralium est d'ailleurs mentionné dans la Charte de Clovis.

En 767, Pépin le Bref vint assiéger Waïfre, duc d'Aquitaine, au Castrum Scoralium. Les ruines de celui-ci s'élèvent au nord-est et en contre-bas du village d'Escorailles, sur un éperon rocheux découpé par un profond méandre de l'Auze. On peut encore distinguer plusieurs formes de retranchements.

Le site fut abandonné et le château féodal se fixa plus haut où il donna naissance au village actuel vers le XIe siècle. À la suite de plusieurs années d'indivision, le château menaçant ruine, les Scorailles allèrent s'installer au château de La Vigne, à l'emplacement d'un ancien corps de ferme, vers 1550. L'aîné alla à La Vigne, le cadet fit souche des seigneurs de Roussilhe.

Les armes de Scorailles étaient « d'azur à trois bandes d'or. »

Aujourd'hui les ruines laissent encore apparaître d'énormes pans de murailles, les anciennes fortifications qui formaient un parallélogramme rectangle dont chaque angle était vraisemblablement terminé par une tour. Une tour est encore en bon état.

Le château de La Vigne, datant de la fin du XVIe siècle, a probablement été bâti avec beaucoup de matériaux de l'ancien château de Scorailles. C'est un magnifique spécimen de la fin de la Renaissance. Il se compose principalement de deux tours rondes et d'une carrée avec créneaux et mâchicoulis. D'autres corps de logis plus récents y sont adossés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1955 Mars 2001 Jean Rongier    
mars 2001 En cours
(au 17 août 2020)
Jean-Louis Layac[8] DVD Retraité agricole

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 80 habitants[Note 3], en augmentation de 3,9 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200169200200219206240210183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
216208190169159132146118125
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
124126152145140154144113104
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
10110099988378727174
2017 2018 - - - - - - -
7980-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'érudit baron Charles Vacher de Tournemire, dont les archives et collections scientifiques sont aux archives départementales, mourut en 1840 à « La Maison Chevalier du Fau ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Annuaire des maires du Cantal », sur AMF15 (consulté le 17 août 2020)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Notice no PA00093509, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « À voir, à la Maison de la paille et du grain », sur www.lamontagne.fr, (consulté le 22 janvier 2019)