Brageac

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Brageac
Église Saint-Thibaud
Église Saint-Thibaud
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Mauriac
Canton Mauriac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Salers
Maire
Mandat
André Dayral
2014-2020
Code postal 15700
Code commune 15024
Démographie
Population
municipale
67 hab. (2012)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 18″ N 2° 17′ 20″ E / 45.205, 2.288945° 12′ 18″ Nord 2° 17′ 20″ Est / 45.205, 2.2889  
Altitude Min. 288 m – Max. 686 m
Superficie 12,23 km2
Localisation

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Brageac

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Brageac

Brageac est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Massif central, bordée au nord et au nord-est par l'Auze.

Histoire[modifier | modifier le code]

(Brejectum, Bragectum, Bréjac, Braghac)

Petite paroisse du canton de Pleaux; elle doit son origine à Saint-Til (Tillo), solitaire, vivant au VIIe siècle, abbé de Solignac en Limousin, où il revint mourir en 702, après avoir été à Brageac le père de 300 religieux. On y voit encore un porte-Dieu destiné à mettre la custode pour le saint viatique, connu sous le nom de bourse de Saint-Til.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2001 Lucien Bouige RPR  
mars 2001 réélu mars 2014 André Dayral[1] sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 67 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
501 257 562 377 483 492 480 501 451
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
431 400 386 350 402 407 403 401 336
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
303 320 323 254 237 223 217 177 152
1962 1968 1990 1999 2006 2007 2012 - -
128 107 64 67 74 75 67 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption[4],[5] appelée aussi église Saint-Thibaud. L'abbaye aurait été fondée au début du XIIe siècle par Guy et Raoul de Scorailles à leur retour de la croisade d'où ils auraient ramené les chefs de saint Côme et saint Damien[6]. Elle est située sur un promontoire dominant la vallée de l'Auze. L'abbaye de religieuses a été une abbaye royale. L'abbesse était nommée par le roi.
    Au VIIe siècle, Tillo[7], né vers 610, un jeune fils d'un chef saxon battu par Clotaire II, vers 622, est vendu comme esclave. Après avoir été acheté par saint Éloi il a reçu une éducation chrétienne à l'abbaye de Solignac. Il suivit en 640 saint Éloi quand il fut nommé évêque de Noyon et de Tournai pour évangéliser les Saxons. Il se retira en 659 comme ermite à Brageac où il aurait fondé une abbaye. Il est revenu près de Solignac, au Vigen, en 697. Il serait mort en 702 à Solignac. Il est vénéré sous le nom de saint Till ou saint Théau. L'abbaye aurait été détruite en 732 par les Sarrasins[8].

L'église dédiée à Notre-Dame-de-l'Assomption, à saint Côme et saint Damien a été construite près de la cellule de saint Till, entre 1151 et 1174, par Matfred de Scorailles, doyen du monastère Saint-Pierre de Mauriac. Étant donné que saints Côme et Damien sont patrons de chirurgiens et de pharmaciens, cette église abbatialle est devenue, au Moyen Âge, un haut lieu pour les grands médecins français.
Selon l'affichage dans l'église, sa cloche serait la plus ancienne du Cantal, et porte une inscription : " IHS • MA • SANCTAM MANTEM SPONTANNAM HONOREM DEO - L'AN MCCCCLXVI (Âme Sainte, toujours devouée pour l'honneur de Dieu, 1466), M.H. 30.6.1908 "[9] La Gallia Christiana écrit que Gilberte Aultier de Villemontée, abbesse de 1679 à 1716, "refit le chœur et la nef de l'église tombée de vétusté". Cette reprise a consisté à refaire la tribune où se tenaient les dames et les grandes arcades et les voûtes d'arêtes des bas-côtés. Au XIXe siècle, il n'y avait qu'un lambris pour la nef. En 1847, on constate que l'église est en mauvais état. Aussi on entreprend des travaux de restauration en 1863 après son classement comme Monument historique en 1862[10]. La nef comptait quatre travées jusqu'en 1863 et n'en compte plus que trois.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 15 juillet 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012
  4. Bernard Craplet, Auvergne romane (4e édition), p. 329-333, Éditions Zodiaque (collection « la nuit des temps » no 2), La Pierre-qui-Vire, 1972
  5. Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse- Auvergne. Limousin. Bourbonnais (Tome II-B), Robert Laffont, Paris (France) ; p. 22-24
  6. Jacques Baudoin, Auvergne, terre romane, Clermont-Ferrand, De Borée,‎ 1999, 120 p. (ISBN 978-2-844-94016-2, OCLC 191244072), p. 102
  7. Jacques Baudoin, Grand livre des saints : culte et iconographie en Occident, Nonette, Éditions Créer,‎ 2006, 519 p. (ISBN 978-2-848-19041-9, OCLC 469531049), p. 453
  8. Diocèse de Saint-Flour : Du Ve au IXe siècle
  9. Visité et vérifié le 2 avril 2011.
  10. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brageac, brochure anonyme, mairie de Brageac, 1990.
  • L'église romane de Brageac (Cantal), par Pierre Moulier, édition Cantal Patrimoine, 2012, 64 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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