Placître

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Le placître de Languidou, la chapelle, le calvaire et le muret d'enceinte.

Le placître est un terrain, souvent herbeux, délimité par une clôture, fréquemment un mur, entourant les églises, chapelles ou fontaines bretonnes[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Usages[modifier | modifier le code]

Lorsque le placître est l'un des éléments de l'enclos paroissial, il désigne l'espace non bâti à l'intérieur de celui-ci.

Au début du VIIe siècle, sous Clotaire II, le placître (ou placidre) est une place ou un carrefour où se tenaient les assises des tribunaux ambulants rendant la justice[2].

Au Moyen Âge, à Saint-Malo, on achevait là le séchage de la morue commencé sur les mielles, à l’extérieur des murs[3].

Ce terme, qui ne figure pas dans les dictionnaires modernes[4], était souvent utilisé pour les actes officiels[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, Paris, Bouillon, 1889, t. VI, p. 182, rubrique « Placistre » : « s. m., terrain vague entourant une église ou un autre bâtiment, une fontaine, etc. »
  2. Jules Rémy Pesche, Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, t. I, troisième époque, p. LVII.
  3. Georges Seigneur, Connaitre Saint-Malo, Fernand Lanore, 1992, p. 204.
  4. « Dispute sur le placître », sur fr.slideshare.net, 2016 (consulté le 18 juin 2016).
  5. « 1840 - Droits d'étalage sur le placître de la chapelle de Kerdévot », sur grandterrier.net, 18 avril 2013 (consulté le 18 juin 2016). — « 1855 - Décret impérial pour l'érection de Kerdévot en chapelle de secours », sur grandterrier.net, 18 avril 2013 (consulté le 18 juin 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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