Penn Bazh

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Paysan de Langolen Pont-l’Abbé, avec un penn-bazh.

Le penn bazh, également écrit pen-baz ou penbas (bâton à tête du breton penn (tête ou extrémité) et de bazh (bâton traduit par gourdin[1] ou bâton à bout ferré [2],[3]), est un bâton appartenant à la culture et à la tradition bretonne. Son équivalent irlandais est le Shillelagh.

Description[modifier | modifier le code]

Le penn bazh est un bâton en bois dur d'une longueur de 80 cm à 1 mètre doté d'une extrémité arrondie, provenant la plupart du temps d'une racine ou d'un nœud, lui permettant de servir de gourdin. L'extrémité la plus fine est équipée d'un lacet de cuir permettant une meilleure prise en main. Le bois est le plus souvent taillé afin de lui conférer la forme souhaitée. Le penn bazh peut être sculpté et ornementé.

Origines[modifier | modifier le code]

Bâton traditionnel des paysans bretons, il servait à marcher et à se protéger en cas de nécessité. Un coup de penn bazh pouvait facilement briser les os, voire causer la mort comme ce fut le cas lors de la révolte du papier timbré) en 1675[4],[5].

« Aux mains des hommes de cœur qui parlent le breton, « tout est bon : pioche, pelle, couteau, faucille, cognée, fourche de fer ou Penn bazh. C’est avec ces armes que nos pères vainquirent… Aux mains d’un breton, un Penn bazh est une arme terrible ! » La Fontenelle, pendant la ligue, 1574-1602, Baudry

Tuatha Penn Bazh[modifier | modifier le code]

Le Tuatha Penn Bazh est un sport de combat utilisant le penn bazh comme arme.

Expression[modifier | modifier le code]

Recevoir un coup de penn bazh, au sens figuré, est l'équivalent de l’expression Recevoir un coup de massue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roparz Hemon, Dictionnaire Breton-Français, donne gourdin
  2. Thierry Jigourel, Merlin, Tristan, Is et autres contes brittoniques, éditions Jean Picollec
  3. Revue de Bretagne et de Vendée, Tome 7, page 49, Nantes, 1860
  4. Garlan (Yvon) et Nyères (Claude), Les Révoltes bretonnes. Rébellions urbaines et rurales au XVIIe siècle, p. 75 : « le mot breton torr e benn signifie « casse-lui la tête » ; on se servait pour cela du bâton à grosse tête appelé penn bazh »
  5. Bulletin de la société académique de Brest, Tome V, page 177, 1868-1869

Liens externes[modifier | modifier le code]