Alexandre Nikolaïevitch Benois

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Alexandre Nikolaïevitch Benois
Aleksander Benua 1898 Bakst Fragment.jpg

Portrait d'Alexandre Benois par Léon Bakst (1898)

Naissance
Décès
(à 89 ans)
Paris, France
Autres noms
Алекса́ндр Никола́евич Бенуа́
Nationalité
Activités
peintre, écrivain, chorégraphe, historien de l'art, librettiste +
Formation

Alexandre Nikolaïevitch Benois (en russe : Алекса́ндр Никола́евич Бенуа́, nom de famille prononcé à la française), né à Saint-Pétersbourg le , mort à Paris le , est un peintre, décorateur, scénographe et historien d'art russe[1]. Ami intime de Serge de Diaghilev, Léon Bakst et Serge Ivanoff, ses créations ont particulièrement porté sur des décors pour des représentations de ballets.

Artiste très influent il est l'un des fondateurs du mouvement artistique Mir Iskousstva[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Décor pour la production originale de Petrouchka en 1911.

Alexandre Benois était issu d'une famille d'origine française renommée en Russie; son grand-père paternel émigra en Russie à la Révolution française comme cuisinier à la cour du Tsar Paul Ier. Son grand-père maternel, Albert Cavos, d'origine italienne, était architecte à la Cour impériale [4].

Sa mère Camilla (ru: Камилла Альбертовна Кавос, puis Бенуа) était la petite-fille de Catterino Cavos.

Son père (Nicolas Benois) et son frère (Léon Benois) furent des architectes reconnus. Alexandre Benois reçut son instruction secondaire au deuxième gymnasium de Saint-Pétersbourg. Doué pour la peinture, il n'envisageait pas initialement de consacrer sa vie à l'art. Diplômé de la Faculté de droit de Saint-Pétersbourg en 1894, il peignit trois ans plus tard une série d'aquarelles représentant les Dernières Promenades de Louis XIV, qui furent remarquées par Serge de Diaghilev et Léon Bakst, qui fondèrent ensemble le journal artistique Mir Iskousstva (Le Monde de l'art) qui allait influencer l'école de peinture russe et se répandre en Europe, sous l'égide des Ballets russes.

Au cours de la première décennie du XXe siècle, Benois poursuivit ses études tout en continuant de collaborer à Mir Iskousstva. Il réalisa plusieurs monographies sur l'art russe du XIXe siècle et sur la ville de Pouchkine (ancienne Tsarskoïe Selo). En 1903, il publia ses illustrations pour le Cavalier de bronze d'Alexandre Pouchkine, qui furent reconnues comme des chefs-d'œuvre du genre. De 1918 à 1926, il s'occupa de la galerie des Grands Maîtres au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, dans laquelle il exposa l'héritage prestigieux de son frère, la Madonna Benois de Léonard de Vinci.

En 1901, Benois avait été nommé directeur scénique du Théâtre Mariinsky. Depuis lors, il avait consacré l'essentiel de son temps à la création de décors scéniques. Les décors pour Les Sylphides de Chopin (1908), Giselle d'Adam (1910) et Petrouchka de Stravinsky (1911) comptent parmi ses plus grandes réalisations. Il collabora avec Diaghilev et travailla en relation avec plusieurs grands théâtres européens. C'est lui qui créa, en 1928, les décors pour la création du Boléro de Ravel. En 1926 il quitte définitivement la Russie et s'installe à Paris où il travaille pour l'Opéra et la Comédie française, pour la Scala de Milan pour Covent Garden.

En 1939 il passe ses dernières vacances en Bretagne à Trébeurden d'où il rapporte de nombreuses aquarelles dont celle du Pardon de la chapelle de la Clarté à Ploumanac'h [5].

En 1927, il est le chef décorateur du Napoléon d'Abel Gance. Il n'a peut-être pas été totalement satisfait par le résultat, puisque, au dos de l'un de ses dessins préparatoires, il a écrit « Cette scène a été gâchée par les prétendues exigences du cinéma »[6].

Ses mémoires ont été publiés en deux volumes en 1955. Zinaïda Serebriakova, peintre, était sa nièce et l'acteur britannique Peter Ustinov son petit-fils.

Un prix international a été créé en son honneur pour les artistes du ballet à Moscou, intitulé Prix Benois de la danse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Russi in Italia, Aleksandr Nikolaevič Benua », Centro di ricerca internazionale “Russia-Italia” (consulté le 4 septembre 2012)
  2. (en) Larissa Salmina-Haskell, Russian Paintings and Drawings in the Ashmolean Museum, Ashmolean Museum,‎ 1989, 15 p.
  3. (en) Bobbi Owen, Costume Design On Broadway: Designers and Their Credits, 1915-1985, New York, Greenwood Press,‎ 1987, 19 p.
  4. Collectif, "Peintres russes en Bretagne", Éditions Palantines, Musée départemental breton à Quimper, 2006, (ISBN 2-911434-56-0)p. 38
  5. Collectif, "Peintres russes en Bretagne", Éditions Palantines, Musée départemental breton à Quimper, 2006, (ISBN 2-911434-56-0)p. 41
  6. (en) The Independent

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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